Roumanie

Les Carpates de Roumanie

Lors de l’été 2011, Simon Dubuis est parti pour un périple de 4 mois à pied à travers la chaîne des Carpates, en passant par la Slovaquie, la Pologne, l’Ukraine, la Roumanie et la Serbie.

Une aventure fabuleuse à retrouver sur le site www.transcarpatie.dubuis.net

Un grand merci à Simon pour ce descriptif détaillé et très complet !

La Roumanie a été le plus gros morceau de ce voyage, deux mois de marche pour traverser une vingtaine de massifs. Plus qu’un passage, une immersion totale dans ce pays qui offre d’innombrables terrains de jeu pour les randonneurs. Des pâturages aux immenses forêts, en passant par les crêtes jusqu’au sommet du Moldoveanu à 2554 mètres d’altitude et le château de Dracula, chacun pourra y trouver massif à son pied !

Ce topo reprend l’ensemble des massifs et de leurs variantes traversés par l’itinéraire de la « Transcarpate Roumaine », sorti de l’imaginaire de randonneurs rêveurs. Un itinéraire de plus de 1000 kilomètres de la frontière Ukrainienne à la frontière Serbe.

Les parcs

Plusieurs massifs sont en partie protégés par l’étiquette de parc national ou naturel. Dans ces parcs parfois payants (quelques euros), les sentiers sont bien marqués, le balisage de bonne qualité, et les cartes topographiques récentes. Attention tout de même, une fois sorti de la limite des parcs, les massifs tombent souvent dans l’oubli et ne disposent ni de balisage ni de sentier clair. Ils ont du coup l’avantage d’être bien moins, voire pas du tout, fréquentés.

A l’intérieur des parcs, les chiens de berger, lorsqu’il y en a, ne sont pas agressifs, car ils ont l’habitude de voir des randonneurs. Concernant le bivouac, il est en général interdit en dehors des aires de bivouac (certains parcs n’en ont pas).

Les forêts

Les forêts, constituées de chênes, de hêtres, de sapins ou d’épicéas selon l’altitude, sont omniprésentes dans les Carpates, dans tous les massifs sans exception. Chaque départ de randonnées débute donc en sous bois. Puis avec l’altitude certains massifs se découvrent, alors que d’autres se cachent éternellement sous les arbres.

Les forêts pouvant être immenses, cela rend parfois l’orientation difficile. Mais étant exploitées, de nombreux forestiers y sont présents. Sympathiques et prêts à aider, ils connaissent toujours bien leur parcelle. Ils sont un grand atout pour le randonneur égaré.

La géologie

Les Carpates sont loin d’un être une chaîne comme les Alpes où la roche est présente partout. Si bien que, dès qu’un bout de rochet pointe le nez, le secteur devient un parc (aussi bien en Roumanie que dans les autres pays). Certains massifs comme Munţii Rodnei, Făgăraş et Retezat présentent des roches granitiques dans lesquelle l’érosion glaciaire a laissé de nombreux lacs. D’autres comme par exemple Munţii Ceahlãu, Ciucas et Piatra Craiului sont des mastodontes calcaires présentant un paysage dolomitique. Des roches d’origine volcaniques sont elles aussi présentes en Maramureş.

Les Salvamont

Les Salvamont (secours en montagne en Roumain) sont les sauveteurs de montagne (www.0salvamont.org), ils sont présent sur tout le territoire. Dans les massifs fréquentés, ils ont même leur propre refuge pour être au plus prés des randonneurs. Ils assurent la sécurité en montagne, l’accueil des parcs, l’entretien des sentiers et jouent parfois le rôle d’office du tourisme.

Numéro d’urgence des Salvamont : 0725-826668

Les cartes

La carte « Erdély » (Transylvanie en Hongrois) au 1:400’000 de chez Dimap (www.dimap.hu) couvre l’ensemble des Carpates Roumaines. Elle est idéale pour se repérer dans le pays à l’échelle des massifs et indispensable pour ceux qui envisagent de traverser plusieurs d’entre eux.

Les massifs les plus courus disposent de bonnes cartographies éditées chez Dimap et Bel Alpin, trouvables facilement en librairie en France, en Roumanie ou sur internet. Pour les autres massifs, il faut se contenter de vieilles cartes trouvables sur internet. Voici une liste de sites où il est possible de les trouver :

Portail interactif : www.openmaps.eu

L’association française OVR-Transcarpates a effectué un repérage en 2007 sur plusieurs grands massifs et mis à disposition ses relevés, points GPS et autres informations utiles sur son site www.transcarpates.org

Le balisage

A une époque, l’ensemble des massifs roumains était balisé. La randonnée était de tradition. Depuis, de nombreux tronçons ont été laissés à l’abandon, et avec le temps la végétation a repris le dessus et les marques se sont effacées. Aujourd’hui, seulement certains massifs bénéficient d’un programme d’entretien. Le balisage se présente sous 3 couleurs (rouge, bleu ou jaune) et 4 formes géométriques différentes (croix, trait, triangle ou rond). Ils n’ont pas de signification particulière. Chaque sentier a sa marque que l’on suit. Seul le trait rouge est celui régulièrement utilisé pour une traversée d’un massif entier.

Le carré rouge n’est pas un balisage de randonnée. Il indique les limites des parcs nationaux et naturels. On en trouve parfois des blancs qui quant à eux délimitent des régions, des parcelles d’exploitation… le long des crêtes. Ce qui est un plus pour se repérer dans les forêts.

La faune

La faune roumaine est l’une des plus riches d’Europe : chevreuils, cerfs, chamois, sangliers, ours bruns, loups, lynx, renards, marmottes, lièvres, aigles, martres, coqs de bruyère, gelinottes, cailles, perdrix… Elle possède également la plus forte concentration de carnivores. L’association « Carpathian Large Carnivore Project » (www.clcp.ro) œuvre pour leur protection.

La Roumanie compte plusieurs réserves naturelles, la plus grande étant celle du parc de Retezat, avec une superficie de vingt-mille hectares, où à l’intérieur se trouve également une réserve scientifique. Mais pour le randonneur, cette faune reste parfois difficile à observer. Les forêts étant immenses, elles offrent d’innombrables cachettes et une visibilité réduite.

Les ours

La chaine des Carpates compte environ 8000 ours bruns dispersés dans les différents pays. Mais c’est en Roumanie où ils sont le plus présents, environ 5000. Un chiffre gonflé, voir doublé, afin d’augmenter le quota de la chasse. Le tourisme de la chasse rapporte gros. Selon AVES (www.aves.asso.fr), l’ours serait menacé d’extinction en Roumanie dans la prochaine décennie.

L’ours est-il dangereux ? La moindre recherche sur internet fait ressortir une multitude d’articles, d’accidents survenus en Roumanie… En réalité, il s’agit des deux mêmes cas de personnes inconscientes, maintes fois relayés par la presse. Essayez de le caresser, il vous mettra une baffe, c’est sûr… Le problème est qu’il est devenu une attraction touristique. L’observation des ours aux poubelles de Brasov fait presque partie des guides et programmes de voyage. Cela dit, même si une rencontre avec un ours reste impressionnante et potentiellement dangereuse, elles sont rares sur les sentiers. L’ours a tendance à se faire discret. Et dans les forêts, ce ne sont pas les cachettes qui manquent.

Les précautions d’usage :

  • L’ours est chez lui, retirez-vous en sa présence.
  • Si vous le croisez, ne faites pas de gestes agressifs ou brusques.
  • Pour ne pas le croiser, faites du bruit, parlez, chantez, sifflez…
  • Au bivouac, accrochez votre nourriture à une branche à l’aide d’une corde, loin de la tente.

Les chiens

Les chiens des bergers sont un des dangers du randonneur. D’un aspect parfois fort agressif, ils vous arrivent dessus en courant pour vous encercler, tout en aboyant et en montrant les crocs. Les premières rencontres sont souvent très impressionnantes ! Et pour ceux qui auraient déjà peur d’un teckel en France, il est déconseillé de randonner seul dans les massifs où ils sont nombreux. Un berger qui balade son troupeau de moutons compte 3 à 7 chiens. Quant aux bergeries, elles peuvent en avoir plus d’une dizaine. Les chiens se trouvant dans les massifs habitués à voir du monde, comme dans les parcs ou les Munţii Făgăraş, sont bien moins agressifs, voire paisibles. Dans une meute, il y a 3 catégories de chiens : le meneur, les jeunes fougueux (au nombre de 1 à 4) et les suiveurs. Le meneur est par définition le leader du groupe.

Il dicte la conduite de la meute. Les jeunes fougueux sont les plus agressifs et ils cherchent à s’imposer. Les suiveurs constituent le reste de la troupe et ne font que suivre le meneur et les jeunes fougueux. Ils sont bien moins courageux, voir craintifs. Il est fortement conseillé de garder avec soi quelques cailloux de 2 à 4 cm de long pour les lancer sur les chiens afin de les tenir à distance. Parfois, pour les chiens les moins courageux, juste le fait de faire semblant de ramasser un caillou suffit à leur faire peur (ceci est surtout vrai pour les suiveurs).

Les précautions d’usage :

  • Faites vous remarquer par le berger, qu’il puisse tenir ses chiens (si possible avant que les chiens ne vous voient).
  • Ne traversez pas le troupeau de moutons sans la compagnie du berger.
  • Ne traversez pas une bergerie au moment de la traite, les bergers ne pourrons pas tenir leurs chiens (vers 8h, 13h et 20h).
  • Ne courez pas ! N’utilisez pas, n’agitez pas vos bâtons de rando (les garder d’une main, parallèle au sol).
  • Restez calme et faites preuve d’autorité et fermeté (ne pas hésiter à pousser un cri « OUSTE » « DEGAGE »).
  • Ayez toujours avec vous 3 ou 4 cailloux dans la poche.
  • Tenir à distance les jeunes fougueux.

Le matériel

Il fait plutôt beau et chaud en Roumanie. Une tenue légère est à prévoir pour ne pas souffrir de la chaleur, sans oublier un chapeau et une crème solaire. Même les soirées sont douces au bivouac pendant l’été. Pour le sac-de-couchage, prévoir tout de même un 5°C. Car à l’inverse, en altitude la météo peut changer complètement. Et dans ce cas, veste, polaire et autres protections sont indispensables pour se protéger du froid et de la pluie. A 2000 mètres, les conditions peuvent vite devenir épouvantables. Et pour les adeptes du réchaud à bois, en dehors des parcs où le feu est interdit, ce n’est pas le carburant qui manque (hors Făgăraş).

Le ravitaillement

Les commerces sont présents partout : supermarchés dans les villes et superettes ou épiceries dans les villages. A chaque passage en vallée il est possible de se ravitailler (Banques et distributeurs de billets sont également bien présents). Le budget nourriture (ravitaillement dans les commerces) tourne autour de 5 à 7 euro/jour. Coté eau, c’est parfois plus délicat, surtout sur les hauteurs. Avoir une cartographie qui indique les sources d’eau est un vrai atout. Sans, il faut porter, chercher, demander (berger, forestier).

Les Logements

Dans les villes touristiques les pensions sont nombreuses et faciles à trouver, pour 10 à 20 euro la chambre. Mais en dehors des régions touristiques, c’est parfois plus délicat d’en trouver, car elles sont souvent à l’extérieur des villes. Et pour le randonneur qui est à pied, quelques kilomètres de plus en fin de journée, ça fait beaucoup. Quant aux petits buis-buis pas chers, ils sont très rares. Une autre alternative peut se présenter : les monastères.

La langue

Le Roumain est un langue latine. Pour ceux qui passeront du temps dans ce pays, il sera rapidement possible de converser avec les locaux. Voici quelques mots utiles pour la pratique de la randonnée. Attention à ne pas confondre « cabane » et « refuge ».

  • Cabanã : Refuge gardé
  • Refugiu : Abri de montagne
  • Stîna : Bergerie
  • Camping : Aire de bivouac (en montagne)
  • Mănăstirea : Monastère
  • Masivul : Massif
  • Munţii : Mont
  • Vârful ou virful : Sommet
  • Saua ou pasul : Col
  • Valea : Vallée
  • Izvor : Source d’eau
  • Bonjour : Bună ziua (bouna zioua)
  • Merci : Mulţumesc (moul tsoumesse)
  • Au revoir : La revedere (la révédéré)
  • Oui : Da (da)
  • Non : Nu (nou)

Les massifs

Munţii Maramureş

  • Point de départ : Poienile de sub Munte, Valea Viseului
  • Parc naturel des Maramureş : www.muntiimaramuresului.ro La région des Maramureş est l’une des plus connues de Roumanie pour avoir gardé sa culture, son folklore, ses traditions et ses magnifiques églises en bois, une authenticité qui en fait une région touristique. Par contre, le massif des Munţii Maramureş l’est beaucoup moins. Pour cause, il n’y a que deux itinéraires balisés au départ du village de Poienile De Sub Munte en direction de la frontière Ukrainienne. L’un vers le Virful Farcău, l’autre vers la ville de Valea Viseului. En plus, il n’existe pas de bonne carte topographique. Si le balisage n’est pas tout jeune, l’absence de forêt dense rend tout de même ces circuits abordables. La partie Nord-Est du massif fait partie du parc naturel.

Munţii Rodnei et Suhard

  • Point de départ : Sãcel, Borşa, Sângeorz-Băi, Vatra Dornei
  • Par national des Rodeni : www.parcrodna.ro Ces deux massifs se suivent et peuvent se traverser l’un après l’autre. Une belle traversée de crête sur une semaine environ jusqu’à la ville touristique et sympathique de Vatra Dornei. S’ils sont balisés tout deux, seul le massif des Munţii Rodnei, qui est également un parc national, dispose d’une carte éditée au 1:50’000 ainsi que de deux refuges gardés (très sommaires), un au départ et un à l’arrivée. De plus, c’est un parc national avec plusieurs zones protégées réserves naturelles. Pour les Munţii Suhard, il faut se contenter d’une carte web, plutôt de bonne qualité. De nombreux sentiers balisés serpentent ces massifs, de quoi faire de belles boucles dans tous les sens.

Munţii Bistrietei et Călimani

  • Point de départ : Vatra Dornei, Grinţieş, Toplita, Borsec
  • Parc national des Călimani : www.calimani.ro Les Munţii Bistietei font partie de ces massifs oubliés. Quasiment pas de balisage, en dehors du secteur du monastère de Piatra Tăieturii et seule une vieille carte web de mauvaise qualité couvre le secteur. Avec un itinéraire à moitié en forêt, à moitié en crête, il est idéal pour ceux qui aiment chercher leur chemin et se perdre en forêt. Quant aux Munţii Călimani, ils offrent une variante possible plus facile avec son parc national, son balisage et sa carte éditée au 1:60’000. Mais plus petit, il s’arrête au niveau de la ville de Toplita, il ne permet pas du coup de rejoindre le massif suivant, les Munţii Ceahlãu.

Munţii Ceahlãu

La grande partie de ce massif appartient au parc national des Ceahlãu. C’est un beau massif rocheux, facile d’accès qui du coup possède un fort attrait touristique. La fréquentation est importante en période estivale. Il en est du coup très bien entretenu. C’est un des rares endroits fréquentés où l’on ne trouve pas des déchets partout. Cartographié au 1:50’000, bien balisé, avec des sentiers propres, il est le massif le plus facile de Roumanie. Avec trois refuges gardés, ce qui est rare en Roumanie, une aire de bivouac ainsi qu’un monastère. Seule la partie Sud, en dehors du parc, oubliée des touristes, est difficile à parcourir.

  • Point de départ : Grinţieş, Durãu, Bicaz
  • Parc national des Ceahlãu : www.ceahlaupark.ro

Munţii Gosman et Tarcãului

  • Point de départ : Bicaz, Comăneşti

Ce secteur est certainement l’un des passages les plus difficiles de Roumanie, aucun des deux massifs n’offrant une vraie solution. Les Munţii Gosman sont 100% forêt. Et la végétation ayant repris ses droits depuis longtemps par manque de fréquentation, il est impossible à traverser sans machette. De plus, la seule carte web sommaire existante pour ce massif est illisible. Les Munţii Tarcăului, également 100% forêt, n’offrent pas de bel itinéraire même avec la carte éditée au 1:60’000. Pour ce passage, il est préférable de suivre les vallées qui se trouvent entre les deux, sur l’axe Bicaz, monastère de Schitu Tarcãu, Pãltiniş et Comăneşti en passant par les pistes et deux petits cols en forêt.

Munţii Nemira

  • Point de départ : Comăneşti, Breţcu, Slănic Moldova

Que demander de plus qu’un massif balisé, disposant d’une carte web correcte, d’un beau panorama et d’une fréquentation minime. La faune est d’autant plus présente. Le massif des Munţii Nemira est fait pour ceux qui aiment marcher dans des coins reculés mais avec l’appui de sentiers marqués. En prime, la ville thermale de Slănic Moldova non loin de là.

Munţii Vrancei et Podu Calului

Il faut distinguer deux secteurs pour les Munţii Vrancei. La partie au Nord du col routier Delusor qui est la plus agréable et facile à parcourir. Même si elle ne dispose que d’une carte web moyenne, le massif est bien balisé. Alors que la partie au Sud du col, plus forestière, ne dispose ni de balisage, ni d’aucune carte. Il est délicat de s’y orienter. De plus, une fois franchi, il faudra obligatoirement passer par les Muntti Podu Calului qui sont à mettre dans le même bain. Pas de variante possible. Pour y échapper, il faut prendre la route entre Zagon et Crasna.

Munţii Siriu, Ciucaş, Grohotiş et Munţii Baiului

  • Point de départ : Crasna, Cheia, Buşteni

Ces quatre petits massifs peuvent s’enchainer très facilement, et seuls les Munţii Ciucaş sont fréquentés car ils bénéficient d’une route jusqu’au refuge, point de départ de plusieurs itinéraires balisés et cartographiés au 1:30’000. Les trois autres ne sont fréquentés que par de nombreux bergers et bénéficient de belles petites crêtes très agréables et faciles à suivre (les Munţii Siriu disposent d’un balisage partiel).

Munţii Bucegi

  • Point de départ : Buşteni, Sinai, Bran
  • Parc naturel des Bucegi : www.bucegipark.ro

Bienvenue dans le massif le plus touristique de Roumanie. Le secteur entre le Virful Omu et la télécabine de Sinaia ressemble plus à un parc d’attraction qu’à un parc naturel ! Pour ceux qui n’aiment pas la marche, les télécabines sont là où, encore, il est possible de faire un circuit en 4x4 et même en hélicoptère ! La touche finale qui vient gâcher ce magnifique et exceptionnel panorama, sont les déchets abandonnés encore plus présents que dans le reste du pays, surtout à proximité des refuges gardés. Par contre, parc naturel oblige, le bivouac est interdit. La partie à l’Ouest du Virful Omu menant à Bran est bien moins fréquentée et très agréable. Carte éditée au 1:50’000.

Muntii Piatra Craiului

  • Point de départ : Bran, Zărneşti, Podu Dâmboviței
  • Parc national des Piatra Craiului : www.pcrai.ro

Piatra Craiului signifiant Pierre du Prince en Roumain, tout est dit. Une superbe crête rocheuse, certainement la plus belle du pays. Pour ceux qui aiment la roche, les pierriers, les éboulis, c’est le massif ! Même le secteur affichant moins de dénivelé autour des villages de Măgura et Peştera est magnifique. Une randonnée qui débute au pied du château de Dracula à Bran. Sentiers balisés, carté éditée au 1:30’000 et une fréquentation faible pour un parc national. A ne pas louper. Le petit refuge rustique de Garofita Pietrei Craiului est l’un des plus authentiques de Roumanie.

Munţii Făgăraş

  • Point de départ : Zărneşti, Tălmaciu, nombreux villages autour du massif

Le plus grand, le plus haut massif de Roumanie ! Culminant en haut du Moldoveanu à 2554 mètres, le plus haut sommet du pays. La traversée des Munţii Făgăraş est une randonnée exceptionnelle. Une traversée qui demande un certain engagement, car elle nécessite d’être en autonomie en nourriture (à moins de quitter la crête pour rejoindre des refuges). De plus, si l’itinéraire est plutôt facile, le passage équipé de chaînes entre les abris Căltun et Scara est plus délicat (déconseillé par mauvais temps). Le sentier est bien balisé et une dizaine d’abris plus ou moins sommaires se trouvent le long de l’itinéraire (attention : celui proche du Moldoveanu est petit et vite complet). Plusieurs éditeurs proposent des cartes au 1:75’000 et 1 :60’000 (vérifier que les sources d’eau sont indiquées, c’est un réel atout)

Munţii Lotrului et Parâng

  • Point de départ : Tălmaciu, Petroşani

Les Munţii Lotrului sont au cœur de la région la plus touristique de Roumanie entre Bucegi, Făgăraş et Retezat. Et pourtant, ils sont oubliés des randonneurs ! Le massif est calme, reposant et charmant. Une belle traversée balisée (pas terrible sur certains passages) avec une carte web de bonne qualité. A ne pas louper, le refuge sommaire et authentique de Prejba, gardé toute l’année par le même gardien fort sympathique. Les Munţii Parâng est un beau massif rocheux et balisé qui permet de rejoindre la vallée de Petroşani. C’est bien dommage qu’il ne bénéficie pas d’une meilleure cartographie !

Munţii Vâlcan et Retezat

  • Point de départ : Vulcan, Uricani
  • Parc naturel des Retezat : www.retezat.ro

Le massif des Munţii Vâlcan est une très belle crête qui amorce un nouveau virage dans les Carpartes, pour prendre la direction de la Serbie. Le massif est balisé et dispose d’une carte web correcte. Un itinéraire bis, un peu plus long est possible par le parc de Munţii Retezat, qui est certainement le plus beau parc de Roumanie. Le panorama depuis ses sommets est de toute beauté. Un parc préservé où les campagnes pour l’écologie et contre les déchets sont présentes et ont leurs effets. Même si en haute saison il est fréquenté, il est l’un des joyaux des Carpates roumaines. A ne pas rater. Il est bien entendu bien balisé (dans le parc, en dehors le massif ne l’est pas), cartographié au 1:50’000 et équipé de deux refuges.

Munţii Mehedinti, Goddeanu et Cernei

Les derniers massifs qui permettent de rejoindre le Danube ne sont pas les plus faciles. Par les Munţii Mehedinti, l’itinéraire le plus court, les forêts sont des plus galères à traverser. Par les Munţii Goddeanu et Cernei, plus long mais peut être plus facile, à condition de bien préparer son itinéraire ! Les cartes topographiques pour ces massifs sont inexistantes. Seules des petites et vieilles cartes schématiques décrivent le secteur. Par contre, entre les deux se trouve la vallée de Cernei classée parc national, belle et facile à suivre, mais elle nécessite de suivre une route.

En savoir plus sur www.transcarpatie.dubuis.net

Les topos à découvrir

Difficulté : Moyenne