Comment choisir ses chaussures de rando / montagne ?

Choisir ses chaussures de randonnée

Le choix d’une paire de chaussures de rando/alpinisme est difficile. Dans la réalité, il n’y a malheureusement pas une chaussure pour chaque pied. Aussi, va t-il falloir trouver le meilleur compromis de chaussant, de pointure et de type de chaussure pour une activité où les pieds joueront toujours le rôle principal. Voici quelques explications et des trucs simples pour éviter de se tromper.

La chaussure : 1er élément de sécurité en montagne

Les statistiques des accidents en montagne montrent que la plupart d’entre eux ont lieu dans des terrains non classés "alpinisme". Il s’agit de pertes d’équilibre ou de chutes dans des pentes de moyenne altitude où l’exposition est parfois plus sévère qu’il n’y parait. Dans ce terrain la chaussure joue un rôle primordial. La qualité d’accroche de la semelle et une rigidité adaptée permettent de maîtriser les dévers, les supports glissants comme les pentes d’herbe, les terrains mouillés et la neige.

Chaussures de montagne : les critères de sécurité pour la sélection de vos futures chaussures :

  • La rigidité : elle est essentielle pour la tenue du pied et l’accroche en terrain montagneux.
  • Le maintien : un bon maintien est la résultante d’une chaussure adaptée à votre pied, avec une tige haute, qui vient soutenir l’articulation de la cheville et le bas du tibia.
  • L’accroche de la semelle : l’accroche de la semelle dépend de la qualité du matériau utilisé et de son crantage. En général, les gommes tendres ont une meilleure accroche sur le rocher mais elles s’usent vite, ce qui est pénalisant car un ressemelage est assez onéreux et peut être plus ou moins bien effectué. Les gommes dures seront plus résistantes. On cherche donc le bon compromis en fonction des terrains pratiqués (plus tendre pour l’escalade rocheuse, plus dure pour la haute route et la rando classique) mais on trouve maintenant de bonnes semelles, à la longévité et à l’accroche rocheuse satisfaisante.
  • Protection / Imperméabilité : Pare-pierre, renforts latéraux et type de matériel utilisé assureront une longévité de la chaussure et vous protégeront contre les éléments extérieurs (pierre, rochers).

“Maintien, accroche de la semelle, protection et imperméabilité : les critères de sélection pour vos futures chaussures ”

Les constituants essentiels de votre chaussure de randonnée :

Les différents composants d'une chaussure de randonnée

  • 1. Crochet autobloquant : En général situé en haut ou au milieu de la chaussure. il permet de bloquer la totalité ou la partie basse du serrage pour des réglages plus précis et un verrouillage de la tenue de la chaussure pendant l’effort. En général on serre davantage à la descente qu’à la montée pour soutenir le pied.
  • 2. Amorti ou intercalaire : Très important pour encaisser les chocs et donc soulager les articulations du randonneur et ses lombaires. Il est en général plus ample sur le talon qu’à l’avant sur les modèles techniques où l’on cherche à favoriser la précision et le "ressenti" du terrain. Pour les parcours de longues distances, les terrains accidentés, et avec un portage, la qualité de l’amorti est primordiale.
  • 3. Tige : Plus ou moins montante. Peut-être en mesh, synthétique, croute de cuir, nubuck, cuir...
  • 4. Pare-pierres : Partie rigide sur l’avant de la chaussure qui évite les chocs avec des blocs de pierre. Limite également l’abrasion de l’avant de la chaussure.

Les 5 types de chaussures de montagne

Exemple de chaussures d'alpinisme ou de haute montagne>> 1. Les chaussures d’alpinisme qui se déclinent en plusieurs catégories :

  • Alpinisme hivernal et expéditions ; chaussures destinées aux températures inférieures à -20°C. Souvent équipées de surbottes, et plus ou moins techniques selon les modèles, elles se composent pour la plupart d’un chausson qui s’enfile dans la chaussure. Elles acceptent les crampons à attache automatique grâce à leur débord avant et arrière (voir paragraphe sur les crampons).
  • Alpinisme technique pour les courses difficiles ; chaussures rigides pour tenir sans trop d’effort sur les appuis que l’on trouve dans les ambiances verticales. Leur rigidité permet l’utilisation de crampons à attaches automatiques (débord avant et arrière).
  • Alpinisme haute route et Alpinisme "facile" ; chaussures adaptées à l’altitude, aux cheminements parfois hors sentier, avec passages en neige voir en glace. Polyvalentes et indiquées pour des courses de neige F à AD avec pentes jusqu’à 45°, se sont des chaussures d’alpinisme à tige haute et à semelles semi-rigides, cramponnables en semi-auto (débord arrière).

Exemple de chaussures de trek ou de grande randonnée>> 2. Les chaussures de grande randonnée

Chaussures de randonnée à tige haute avec semelle assez rigide et amorti conséquent pour de forts dénivelés et des charges importantes. Ce sont des chaussures de randonnée/trek, à tige haute, et à semelle semi-rigides. A priori elles ne sont pas prévues pour évoluer sur des pentes de neige raides mais on peut leur adapter des crampons à lanières (certains crampons ont maintenant la faculté de s’articuler sur des semelles assez souples ex : petzl Vasak)


Exemple de chaussures de petite randonnée>> 3. Les chaussures de petite randonnée

Chaussures de "balade" ou à tige "mid" pour des parcours en général de moyenne dimension avec des sacs à dos légers.

Agréables par leur légèreté, surtout en période estivale.


Exemple de chaussures d'approche>> 4. Les chaussures d’approche

Depuis une dizaine d’années les fabricants proposent des chaussures de montagne basses avec un amorti suffisant pour porter une charge, avec une rigidité et une qualité de semelle tout à fait indiquée pour les terrains difficiles.

Initialement conçues pour rejoindre le pied des parois d’alpinisme, où elles sont remplacées par des chaussons d’escalade, elles sont maintenant utilisées comme des chaussures de randonnée voire de montagne pour certains parcours. Ces chaussures sont donc intéressantes mais encore plus basses que les "mid" donc réservées à des randonneurs avertis et je conseille vivement de les utiliser avec une paire de bâtons. Voici une illustration de ce que l’on peut faire avec une chaussure d’approche (test et vidéo). Test en escalade pure avec des Kayland


Exemple de chaussures de trail>> 5. Les chaussures de running et de trail

Légères et amortissantes, mais spécifiques à la course à pied en terrain "montagne".

Elles n’offrent que peu de protection.

Quelle chaussure pour quel terrain ?

Il faut d’abord choisir une chaussure qui corresponde à son pied. Trouvez le bon chaussant est la première chose à faire. En général les marques sont typées (Scarpa chausse large, tout comme Meindl, Lowa. La sportiva essaye de chausser "moyen" mais à l’origine était typée "pieds fins", idem Asolo. Kayland chausse assez fin avec assez de place sur le devant, Merrell chausse assez étroit au niveau du talon et plus large devant... etc...)

“La question essentielle : que vais-je faire avec mes futures chaussures de montagne”

Ensuite, prenez une chaussure qui vous plait, qui corresponde à votre nature de montagnard : tout cuir ou matériaux plus légers avec membrane GTX, très montante ou légère...

Certains modèles sont très polyvalents et peuvent tout faire, des chemins de randonnée jusqu’au Mont Blanc et des pentes de 45°. Pour la plupart des passionnés de montagne, il peut être intéressant et suffisant d’en avoir deux paires : une pour la rando légère style moyenne montagne (éventuellement mid), et une paire de haute route/alpinisme "facile" avec cramponnage semi-auto (voir paragraphe sur les crampons). Ensuite il y a les chaussures plus "techniques" qui intéressent ceux qui veulent partir dans le dur et le froid.

Choisissez aussi en fonction des massifs fréquentés et de votre niveau d’entraînement. Moins vous êtes entraînés, plus la chaussure devra être protectrice. La légèreté, toujours à double tranchant, va davantage avec un bon niveau de forme et des conditions de montagne "sèche".

Le choix de la bonne rigidité sur vos chaussures de montagne

La rigidité tient essentiellement à la semelle et se teste en essayant de plier la chaussure. Si elle se tord comme une éponge, elle est considérée comme très souple. A l’autre extrême, si vous ne pouvez pas la "plier", elle est considérée comme très rigide. La rigidité peut être quasi-totale sur les chaussures d’alpinisme technique, c’est à dire qu’on ne peut quasiment pas les faire fléchir, et faible pour les chaussures de randonnée minimaliste.

Au premier abord, dans le magasin, la rigidité d’une chaussure peut paraître désagréable. Mais sur un long parcours elle soutiendra le bas de la jambe et soulagera les efforts du pied dans les terrains escarpés (pour autant que le pied soit également adapté au chaussant du modèle utilisé).

“La rigidité tient essentiellement à la semelle et se teste en essayant de plier la chaussure.”

En montagne, un manque de rigidité de la part de la chaussure sera à la longue synonyme de manque de stabilité pour le pied qui cherchera instinctivement à compenser par un effort musculaire. N’hésitez donc pas à choisir des chaussures assez rigides si vous voulez tâter du terrain. Avec un chaussant adapté à votre pied, vous ne souffrirez pas d’une chaussure rigide et vous pourrez vérifier, les heures durant, que la rigidité vous apportera le confort et la sécurité. Bien des chutes sont malheureusement des chutes dites "de fatigue" qui interviennent lorsque le randonneur est au bout de ses ressources musculaires de la zone tibia / cheville. Cette zone, hyper-sollicitée, lorsqu’elle n’est pas assez soutenue par une chaussure rigide et montante, va souffrir des efforts demandés par le terrain, un peu comme une voiture dans un virage avec des suspensions dépassées. Dans le cas d’un randonneur peu entraîné, cette fatigue peut survenir rapidement et avoir des effets importants.

La sollicitation continue de la zone pied/cheville/mollet, peut devenir un point de souffrance qui sollicite le mental et ses propres ressources. Le mental devenant à son tour vulnérable, le randonneur sera moins lucide et plus sensible aux difficultés du terrain. Le facteur de risque augmentera donc considérablement.

Le choix de la bonne pointure et du bon chaussant de vos chaussures de montagne

Je dois le dire de prime abord : c’est difficile ! Les erreurs d’appréciation sur les tailles ou les chaussants sont fréquentes.

Un bon vendeur doit vous demander de voir votre pied, avant de vous orienter vers des modèles à essayer. Si il ne le demande pas, faites le pour lui. Avant de flasher sur un modèle, regardez donc si son chaussant est compatible avec la forme de votre pied.

1/ La pointure :

Les magasins ont encore de beaux jours devant eux. Acheter une chaussure en ligne sans l’essayer relève de la roulette ou du baccara. Les tailles ne sont pas équivalentes sur une marque entre les modèles. Et pour un même modèle, on peut avoir des décalages hallucinants en laissant passer quelques mois. C’est à se demander si les fabricants le font exprès...

Le test de la pointure

Test de la pointure

Pour choisir sa pointure, je classe les chaussures en deux catégories :

  • - les chaussures rigides (grosse rando et alpinisme) ; il faut, en général une taille de plus que celle de votre pied le plus fort. Procédez de la façon suivante : mettez vous debout, chaussure OUVERTE et avec une paire de chaussette moyenne. Poussez jusqu’à toucher le bout de la chaussure avec les orteils. Dans cette position il doit y avoir l’espace d’un doigt (plutôt petit, disons 1cm environ) derrière le talon. Lacez la chaussure et vérifiez que le talon ne se relève pas complètement pendant la marche.
  • - les chaussures plus fines, moins rigides, type "mid" ou basses peuvent avoir 1/2 pointure de moins en général que les "grosses", voire davantage. Pour ce type de chaussures, le pied doit avoir un peu d’espace mais pas trop. On ne recherchera pas un véritable espace au talon, mais une notion de confort et de non-compression des orteils.

Peu de chaussures se détendent vraiment, mais les matelas intérieurs vont un peu se contraindre et légèrement se tasser à la longue (je ne sais pas si cela équivaut à 1/4 de pointure) disons que c’est la marge pour une grosse paire de chaussettes.

2/ Le chaussant (Pied fin, pied large, sensibilité du tibia ...)

Le bon chaussant doit, dans l’idéal, accueillir votre pied et le maintenir dans les mouvements de marche. Les marques étaient assez typées dans le temps. Elles essayent aujourd’hui de concevoir des chaussures au chaussant plus « passe partout » qui conviennent au plus grand nombre de formes de pied possibles. De manière générale, les marques italiennes proposent un chaussant plus étroit que les marques allemandes en offrant des largeurs métatarse de 96 à 102 pour les premières et de 100 à 106 pour les secondes (certains modèles sont proposés en deux largeurs chez Meindl et Lowa pour les pieds très larges).

“La boite à orteils doit permettre aux orteils de bouger et de "respirer” et le talon doit à peine se soulever dans le déroulé de pied.

Test du chaussant

Vérifiez d’abord que vous avez la bonne pointure, sinon cela ne sert à rien. Serrez moyennement la chaussure avec une paire de chaussettes moyennes.

La boite à orteils doit permettre aux orteils de bouger et de "respirer". L’avant du pied ne doit pas partir en translation vers la droite ou vers la gauche dans les pas en dévers. Attention à ne pas comprimer l’avant du pied pour tenter de gagner en précision. Ce genre de compression se paye au cours du temps et l’addition arrive la quarantaine passée avec un syndrome de Morton que les femmes aux chaussures fines et comprimantes connaissent malheureusement bien et qui peut devenir très handicapant.

Le talon doit à peine se soulever dans le déroulé de pied. La chaussure neuve viendra s’assouplir légèrement avec le temps, mais le talon ne doit pas se décoller en totalité de la semelle sous peine d’échauffement, d’ampoules et de souffrances rapides.

L’impression de confort général du pied doit être bonne, mais méfiance ! C’est au cours de la première rando que vous en serez sûrs, après une ou deux heures de marche, et si possible avec un sac à dos et dans des pentes prises en travers.

Imperméabilité et membrane imperméable de vos chaussures de montagne

Vos chaussures de rando : imperméables ?

Il s’agit d’un point fondamental pour les activités de montagne engagée. Mais ne croyez pas que parce que les fabricants parlent d’imperméabilité votre chaussure est totalement étanche (je n’en connais pas mis à part les bottes de caoutchouc).

Les chaussures basses, dites d’approche, sont très sensibles à l’eau du fait de leur ouverture. De ce fait les fabricants ne cherchent pas à les doter d’une membrane (ce qui est un tort selon moi, car une marche de 3 minutes dans l’herbe mouillée vous fera rentrer à la maison tout penaud). Oublions donc ce type de chaussure quand on parle d’étanchéité et concentrons-nous sur les chaussures montantes.

Dans la classification des marchands, on lira : bonne imperméabilité, très bonne imperméabilité, étanchéité. Cela veut dire que certains modèles sont plus ou moins sensibles à l’eau, et, surtout, à la "neige chaude". Il y a peu de chaussures de montagne dont l’étanchéité résiste vraiment à 10 heures dans la "neige chaude" ou alors les coques, les chaussures d’expé avec surbottes.

Le point essentiel reste dans le complexe étanchéité/respirabilité. En effet, certaines coques plastiques sont des plus imperméables, mais assez mauvaises en respirabilité. De ce fait on assiste à des gelures, dans ces chaussures de face nord, par excès de condensation. Le pied transpire pendant l’effort et il lui faut une chaussure à la fois protectrice de l’élément aqueux mais respirante pour évacuer sa propre humidité.

Mon utilisation des chaussures depuis quelques décennies m’amène à penser que la membrane est un élément très positif pour la lutte contre les pieds mouillés. Elle se veut à la fois imperméable et respirante et c’est bien ce qu’il faut. Dans la pratique, je constate que mes Asolo Titan GTX, après 10 ans d’alpinisme sont bien écorchées mais que la membrane GTX continue à faire son travail d’une façon satisfaisante. Par contre les cuirs "traités hydrophobes" que j’ai utilisés (Trappeur TD+ et Népal Trek) me mouillent invariablement les pieds en "neiges chaudes".

La membrane ne fait cependant pas tout le travail, elle peut être mise en défaut selon sa qualité et certaines conditions. Car les membranes ne se valent pas toutes, on trouvera des détails sur leur performance imperméables en Schmerber, l’unité de mesure de l’imperméabilité ... et surtout sur leur respirabilité. Citons les membranes Novadry, Gore-tex, Mp+... Gore-tex reste l’inventeur et la référence dans l’imperméabilité des chaussures, et vient de sortir une nouvelle génération de membrane (Gore-Tex Pro) qui équipera peut être les nouveaux modèles prochainement. MP+ est pour moi la meilleure en terme de respirabilité mais n’équipe que les vêtements, pas les chaussures. Novadry, Sympatex... en fait, chaque fabricant peut développer sa propre membrane, alors on ne peut pas toutes les citer.

Thermicité de vos chaussures de montagne

Thermicité des chaussures

La quasi totalité des chaussures d’alpinisme traditionnel et de haute route, même les légères, peuvent résister à des températures de l’ordre de -10°C EN MOUVEMENT, et à condition de ne pas trop les serrer.

Ensuite on trouve pas mal de modèles avec assez d’épaisseur de cuir ou des matériaux légers et des couches isolantes de type Thinsulate, qui permettent de résister à du -20°C. En deçà, attention, il faut de la chaussure spécifique étudiée pour les hivernales. La semelle joue un grand rôle dans la thermicité. Les gelures du premier degré interviennent assez souvent sur les orteils et la plante du pied, lorsque la semelle est insuffisante. On peut donc augmenter sa thermicité en remplaçant la semelle de propreté par une semelle plus isolante.

J’essaye actuellement une chaussure assez thermique, mais où l’on peut jongler avec la semelle pour les conditions estivales, car une chaussure trop chaude est désagréable en conditions estivales, surtout en rocher. J’utilise donc une semelle intérieure pour l’été et une autre pour l’hiver.

Chaussures et choix des crampons :

Vos chaussures de rando sont elles craponnables ?

Les crampons sont des "crabes d’acier" que l’on fixe sur les chaussures pour progresser sur la neige ou la glace. Certains sont en alliage plus légers pour les terrains les plus faciles et pour limiter le poids de portage (en ski de rando notamment).

A mon avis il ne faut pas éluder cette question même si l’on ne se sent pas l’âme d’un alpiniste. La neige en montagne est une grosse affaire de sécurité et certains vallons traversant des espaces "faciles" peuvent être enneigés tout l’été. Vous aurez donc certainement l’occasion de regretter de ne pouvoir chausser des crampons sur vos brodequins, le jour où on vous proposera un itinéraire alléchant comportant des passages en neige.

Choisissez donc votre modèle de chaussure en fonction du type de cramponnage. Les différents types d’attache des crampons correspondent à des degrés de rigidité de la chaussure. La rigidité conditionne l’utilisation des attaches rapides car celles-ci exigent que la chaussure garde constamment la même dimension, même en flexion. Si la distance entre l’avant et l’arrière de la chaussure diminue, les attaches auto et semi-auto ne tiennent plus. A priori les crampons "lanière" (polyamide et néoprène) iront sur tous types de chaussure. Mais on ne pourra les utiliser avec efficacité que si la chaussure a un minimum de tenue, encore que comme dit précédemment certains crampons s’ajustent maintenant à des semelles assez souples, pour des durées raisonnables. Mais attention, adapter des crampons à des chaussures souples et légères est un jeu qui peut s’avérer parfois dangereux. Outre le fait du faible maintien du crampon, on se tordra la cheville plus facilement, et les lanières pourront avoir tendance à cisailler le pied et lui couper la circulation sanguine.

Crampons pour alpinisme

Les crampons semi-auto ont une attache rapide au talon. Ils sont plus faciles à poser, surtout en terrain difficile, et également plus stables et donc indiqués pour l’alpinisme. Ils sont utilisables avec des chaussures qui ont un débord talon et une rigidité suffisante. Les crampons auto sont réservés aux chaussures d’alpinisme vraiment rigides qui ont un débord à l’avant et au talon.

Sensibilité féminine

Si choisir une chaussure de rando est difficile en général, pour les femmes c’est particulièrement compliqué.... Il faut dire que les pieds des femmes sont plus sensibles, et morphologiquement différents de ceux des hommes. Les irritations dues aux frottements du tibia par exemple, touchent près de 50% des utilisatrices. Les fabricants développent des modèles féminins, ce n’est pas pour rien... Dans la majorité des cas ces modèles sont des réponses aux contraintes des chaussants de nos dames. Je mets ici le lien d’un test d’une chaussure particulièrement confortable la Mauria Gtx de Lowa. Cette chaussure est une illustration des efforts que font les fabricants pour équiper les femmes difficiles à chausser.

Chaussures proposées par nos partenaires

Chaussures de randonnée hommes

Chaussures de randonnée femmes

Chaussures de grande randonnée

Commentaires

  • par le 8 novembre 2013 à 16h25

    Merci pour cet article !

    L’année dernière, j’ai acheté une paire de chaussure de rando tige haute et relativement rigide pour des randos à la journée.
    Après quelques randonnées, elles ont commencés à me donner des ampoules du à frottement à l’arrière du talon qui ne se ressentait pas au début.
    Je n’ai vu qu’à ce moment là qu’il y avait une couture au talon, pile au mauvais endroit :/
    C’est très ennuyeux, elles en sont inconfortables même avec une double peau.

    Difficile parfois d’être certains que les chaussures seront de bonnes compagnes...

  • par le 8 novembre 2013 à 22h08

    Bonjour stellana,
    Je pense que le dossier est très complet et je ne rajouterai rien de spécial.
    Je te donnerai juste mon avis, il est personnel et me convient mais d’aucuns pourraient te donner un avis différent aussi valable.

    - Je n’aime pas les chaussures type 2 et type 3, avec l’expérience je préfère une type 4 mais de bonne facture. Aujourd’hui il existe des chaussures légères très performantes. Bien sûr elles ont leurs limites, notamment il faut faire attention au niveau de la cheville.
    - Si je pense qu’elles ne suffiront pas, je passe directement à la chaussure d’alpinisme légère.
    Elles me permettent aussi de mettre des crampons au cas où (lanières pour les légères)
    - Si tu as de bonnes chaussures, mais usées, tu peux aussi penser à les faire ressemeler. J’ai fais ça sur une de me paires de chaussure, c’est efficace ! Un pied de nez au consumérisme !
    A bientôt !

  • par Olivele 8 novembre 2013 à 23h56

    Bonjour, après des années de pratique personnelle ou professionnelle (j’ai exercé durant 15 ans comme AMM en France, aux US et en Afrique) je remarque que la tendance reste à la surenchère dans le matériel .... la plupart des randonnées que font la grande majorité des pratiquants ne nécessitent guère plus qu’une basket améliorée (type 5), tout au plus de type 4. Ces chaussures permettent de biens meilleures sensations et offrent une excellente accroche tout en évitant les ampoules, tout simplement parce qu’elles sont plus souples (et je ne vous dis même pas point de vue confort sur des randonnées de plusieurs jours type GR 20 par exemple ...). Ceci étant les bâtons peuvent effectivement être de bon conseil car ils permettent aux moins expérimentés de parer au risque de torsion du fait de la souplesse et de l’absence de tige haute. Reste l’étanchéité, mais si l’on doit sortir en terrain sec, le risque d’avoir les pieds mouillés un matin me semblent bien peu de chose par rapport au bonheur de porter ce type de chaussures plutôt que des "grosses" :)

  • par le 9 novembre 2013 à 00h11

    On peut aussi évoquer le bonheur de chopper des mycoses quand à la longue on macère dans son jus...

  • par le 9 novembre 2013 à 01h18

    J’ai traversé l’Ecosse à pied, 3 semaines à patauger, pluie battante et compagnie.
    A l’époque, j’avais des chaussures légères, loin des chars d’assaut que l’on nous vend aujourd’hui.
    Pas une seule ampoule ou mycose. L’important est de se sécher les pieds et d’essayer de conserver quelques chaussettes seiches d’avance. Ne pas partir avec des chaussures que l’on ne connait pas sur des grands raids. Il y a un élément important que l’on aurait tort de sous-estimer : Nous ne sommes pas tous égaux devant ces problèmes d’ampoules.
    Je pense que le plus important est d’avoir des chaussures souples, à la longue ça paye.
    Comme je l’ai dit dans le préambule, ce n’est que mon avis et mon expérience. Pour le froid, il vaut mieux en effet miser sur le côté hermétique. (même indispensable)
    Sans être passéiste, je me souviens de cette époque pas si lointaine ou toutes les chaussures étaient en cuir, et ces périodes de séchage interminable ! Le progrès est une bonne chose mais je pense que c’est bien d’avoir connu çà !
    « La conquête du confort été accompagnée d’une perte compensatoire d’autres choses aussi précieuses ou peut-être d’avantage » A Huxley

  • par JYle 9 novembre 2013 à 10h08

    Merci pour ces explications bien fouillées !

  • par le 9 novembre 2013 à 11h10

    Merci à vous pour vos retours et commentaires, ça éclaire toujours !
    Une basket type 5 me parait un peu léger tout de même sur certaines randonnées.
    Je rejoint assez bien les propos de Michel et donner une nouvelle vie à ses chaussures (surtout lorsqu’on est si bien dedans...ça m’est arrivé) c’est une très bonne idée.

    La surenchère n’est pas utile, certes mais être trop optimiste sur ses chaussures ça n’est pas bon non plus.

    In fine, tout dépend des personnes et de leur pieds, du confort recherché et de ce que l’on en fait (des dites chaussures).

    Je sais que si je prends des tiges basses pour une rando où il y a du dénivelé, je prends des risques pour mes chevilles et même mes genoux.

    Une chaussure légère, je dis oui de suite, avec une mid ou une haute tige je prends !

    Je vais aller sur le forum pour en parler plus longuement peut être...

  • par le 9 novembre 2013 à 19h05

    la meilleur chaussure c’est celle qui ne fait pas mal aux pieds et dans laquelle on se sent parfaitement bien d’ou l’expression à l’aise dans ses baskets !! sinon je rejoints Olive pour ces idées en la matière ayant laissé les grosses au placard pour des trails adaptées à la plupart des rando sur chemin. Je ressorts les grosses pour porter de lourdes charges quand je pars en trek ou sur plusieurs jours...

  • par le 10 novembre 2013 à 11h26

    Dossier bien fouillé j’utilise depuis plusieurs années des "Trézéta" j’en suis très sastifait j’ai une paire usée au talon qui me sert maintenant pour les raquettes,l’autre paire va subir la même usure.Je réfléchis pour un remplacement mais avec la crainte d’un achat "raté" et des problèmes qui suivront....pour ma part randonnées = chaussures à tiges hautes j’aime bien avoir la cheville tenue.

  • par le 10 novembre 2013 à 11h33

    Et bien, Papinou38, ce sont des "Trézéta" pour ma part qui me satisfaisaient au début et par la suite m’ont apporté des ampoules énorme au niveau des talons, frottement et coutures verticales mal placées.
    Et nous sommes deux dans ce cas avec le même modèle.
    Vraiment dommage parce qu’elles sont bien en dehors de ça.

    J’ai trouvé une paire qui n’a pas l’air mal et qui rejoint ce que disait Michel plus haut. Des "Salowa" légère...

    Tout pareil que vous, tige haute ou mid au minima pour la cheville.

    Pour les raquettes j’ai des chaussures hiver de décath et j’adore !

  • par le 10 novembre 2013 à 15h04

    Hé oui Stellana !
    Trouver chaussure à son pied n’est-ce pas le plus important ? :)
    Je comprends que certains soient réticents à passer sur des types 4.
    On se sent plus en sécurité dans une chaussure montante, et d’ailleurs on l’est !
    Comme il est dit justement dans la rubrique, ce sont des chaussures qui s’adressent à des randonneurs plus expérimentés.
    Les progrès de ces chaussures sont stupéfiantes, il y a encore quelques années je n’aurais pas tenu les mêmes propos.
    Elles demandent aussi une petite période d’adaptation, mais lorsqu’on y a goûté, impossible de revenir en arrière !
    Encore une chose, pour ce qui est des chaussures, il est préférable d’aller voir des magasins dédiés à la montagne. La gamme sera plus étendue et plus technique que dans les grandes chaînes d’habillement.

  • par Patricele 11 novembre 2013 à 13h24

    Le choix de la chaussure est évidemment très important, mais il faut penser aussi au choix des chaussettes qui en sont le complément indispensable. Une très bonne chaussure avec une chaussette pourrie (basique coton par exemple) ôtera 50% du confort. La chaussette participe à la respirabilité, l’évacuation de l’humidité, à la chaleur ou la fraîcheur, à la douceur du contact...

  • par le 12 novembre 2013 à 08h22

    Je ne peux que être d’accord avec vous Patrice !

  • par web 007le 20 novembre 2013 à 20h01

    Les chaussures rigide type planche de bois, en terrain rocheux(alpinisme)sa défonce les genoux, a un tel point que j’ai fini la course (1000m) sur un pied pour ne pas payer les secours ; c’est peux vous dire comme j’ai kiffer mes battons. La prochaine, je prendrai des chaussure très très souple et très très légère.

  • par cap au sud.. toutesle 13 janvier 2014 à 00h07

    @web 007
    Une question : marches tu "souplement" ?
    Je te la pose car je fais assez régulièrement des dénivelés 1500+ à 1800+ avec des chaussures rigides et fais très attention à adopter une démarche la plus "souple" possible.. et pas de problèmes articulaires particuliers. Ça demande certes un peu d’entraînement, mais avoir une chaussure qui tient bien le pied (et surtout la cheville) peut s’avérer vital. Dès qu’il y a de la caillasse, je mets des grosses.

  • par Amandale 28 janvier 2014 à 10h39

    Bonjour, j’aurais besoin de vos conseils. Après lecture de votre article je ne sais plus trop quoi penser... Je vais réaliser un stage pendant deux mois à plus de 2000m avec montée redescente tous les jours, pas mal de dénivelé, terrain mixte (alpage à vache-falaise-pierrier et éventuellement neivé).
    Les gardes m’avaient conseillée de prendre des semelles très rigides et tige haute. Mais avec ce que vous dites j’hésite à garder mes chaussures souples décath’ à tige mi-haute....
    Merci pour votre aide

  • par le 28 janvier 2014 à 10h54

    Bonjour Amanda,
    Je dis que la sécurité et le confort en montagne passent par une chaussure rigide, montante, et surtout qui a un chaussant compatible avec votre forme de pied. Je suis donc plutôt d’accord avec les gardes qui vous ont conseillés. A la suite de l’article, certains commentaires font l’apologie de chaussures souples et légères, je ne partage pas ce point de vue en général. Merci de ne pas confondre mes propos et les différents avis que chacun peut émettre selon son expérience ou sa philosophie. Si vous avez besoin de conseils vous pouvez me joindre sur ma boite mail perso. Bonne montagne. Paul

  • par Amandale 28 janvier 2014 à 20h48

    Excusez-moi j’avais oublié de préciser "et les commentaires".
    En tout cas merci beaucoup pour votre réponse rapide. Je vais donc bien opter pour des chaussures rigides.
    Merci pour votre aide, bonne soirée et bonne montagne à vous aussi !

  • par Amandale 28 janvier 2014 à 20h48

    Excusez-moi j’avais oublié de préciser "et les commentaires".
    En tout cas merci beaucoup pour votre réponse rapide. Je vais donc bien opter pour des chaussures rigides.
    Merci pour votre aide, bonne soirée et bonne montagne à vous aussi !

  • par Vincele 20 février 2014 à 19h57

    Je rejoins l’avis d’Olive et Michel.

    Cependant, il y a avec les chaussures souples, la grande tentation de se taper des bourres et sortir des chemins, voir oublier le guide. Imaginez un vieux guide(genre qui n’arrive même pas à faire 1000 mètres de dénivelé positif en moins d’une heure... si si cela existe ! Il ont aussi le droit d’être âgés.) et une bande de jeunes en chaussures souples courants dans tous les sens : ingérable et risqué. Alors il faut leur mettre des grosses godasses pour les empêcher de courir dans tous les sens(n’oublions pas plein de matériel bien lourd et inutile, un sac à dos débile et les bâtons de marches pour les empêcher de faire de l’escalade sans autorisation).

    "Randos"(il y en a qui appelle cela raid/course, aventures) en autonomie (parfois un peu de camping bivouak, ;)), dont en Alaska, parfois -40°(sans compter le vent) et aussi en période de dégel... A mon avis, le plus important ce n’est pas le matériel, mais la connaissance de la nature et de soit même.

  • par le 21 février 2014 à 10h02

    Salut à tous !
    Je pense qu’il n’y a pas de raison d’opposer les différents types de chaussures. Elles sont complémentaires, à titre personnel j’ai 4 paires de chaussures qui vont du trail à l’alpinisme technique. La tendance est de toute façon à la réduction du poids car les techniques actuelles le permettent. Avec mon poids plume de 60kg, j’ai toujours cherché à réduire « la charge utile », d’optimiser le poids en prenant l’essentiel et non le superflu. Une surcharge fatigue le bonhomme et cela est aussi dangereux que d’être trop peu équipé. Et puis je n’ai jamais aimé les chaussures qui vous font ressembler à Robocop. (on se souvient des koflach)
    Les limites de ces chaussures d’approche sont connues, il ne s’agit pas de les utiliser n’importe où et je comprends que les personnes peu expérimentées fassent le choix de la sécurité. Cela dit, ces chaussures sont très performantes et bien utilisées, elles pourront vous emmener très loin. C’est une opposition de style qui s’opère et je pense que l’on doit au trail cette évolution qui fait de plus en plus d’adeptes. On pourra toujours se convaincre que la cheville n’est pas assez protégée, qu’elles prennent l’eau lors d’un passage de gué, que le petit cailloux qui vient se loger sous le pied est bien chiant, et bien tout cela est vrai !
    Chacun ses choix, en se rappelant de ceci :
    « N’importe qui est capable de choisir ce qu’il préfère ; mais seuls les superbes savent préférer ce qu’ils choisissent. »

  • par le 22 février 2014 à 22h41

    Quelques considérations sur les chaussures : et pourquoi pas les sandales ou les espadrilles, voire les souliers à clous ? Et puis comment marcher sur un névé ou un glacier ?

    - Texte extrait de "La MONTAGNE", revue du CAF, 1908, volume IV.

    ... Bien entendu, souliers ordinaires de grimpeurs, mais, en plus, deux bonnes paires de sandales.

    Les clous ne mordent pas sur le rocher des Dolomites, tandis que la semelle, en drap et toile, de l’espadrille, s’y agrippe admirablement, surtout quand elle n’est pas mouillée.
    Et puis, avec la semelle dure des souliers on ne sent pas sa prise, tandis qu’on la tâte bien avec celle de l’espadrille.

    Celui qui n’a jamais grimpé, sans sac ni piolet, et avec les "scarpe da gatto" (souliers de chat), aux pieds ne sait pas combien on se sent ainsi prêt à attaquer n’importe quel mur de pierre.

    Choisir les espadrilles presque trop petites ; elles ne tarderont pas à s’agrandir et il faudra mettre alors une paire de chaussettes de plus car il importe qu’elles collent bien et ne toument pas.

    II est bon de les briser quand elles sont neuves, tant pour les mettre bien à son pied que pour en rendre la semelle plus rugueuse et plus mordante encore. On les fait ressemeler en quelques heures.

    Les meilleures sandales se vendent à Cortina, chez Cesare Domenego, qui en a de toutes faites et peut aussi en fabriquer en 24 heures. Il y a aussi un bon cordonnier à San-Martino.

    Ce n’est que par hasard que l’on peut trouver à Karersee des sandales convenables. A part les espadrilles, il vaut mieux apporter tout son équipement car, même à Cortina, les magasins tenant l’article de tourisme sont mal assortis.

    Traversée des cinq pointes du Charmoz et du Grépon

    27 Août.1908 — A titre comparatif, je dirai quelques mots de cette course, faite avec les mêmes guides, par beau temps et bon rocher sec et en utilisant nos sandales des Dolomites.

    ... premier col des Charmoz à 6h.23 ... Sommet des Charmoz à 8h.48 ... deuxieme col des Charmoz de 9h. à 9h.34 ... Col Charmoz-Grépon à 9h.47 sommet du Grépon à midi 1.

    ... sommet du Glacier des Nantillous et nous y reposons de 2h.2 à 2h.38 .... retour au Rognon à 3h.26 et arrivée au Montanvers à 5h.42.
    Nous avons été enchanté de l’emploi des sandales. Leur supériorité sur les chaussures à clous n’était pas, comme au Tirol, absolue ; aux Charmoz, notamment, elles s’agrippaient moins qu’au Grépon. Nous avons eu, il est vrai, la chance de ne trouver ni neige ni glace pendant sept heures de rocher.

    Mais quelle supériorité pour monter la Cheminée Mummery. La corde m’y fut utile parce que je pus me servir, comme point d’appui, de mon pied droit calé en travers de la fente, ce que je n’aurais pas pu faire avec des souliers sans crainte de ne pouvoir le sortir difficilement ensuite de cette position. Et partout ailleurs quelle légèreté dans les mouvements.

    A Chamonix, on pourrait ajouter assurément au plaisir de !a grimpade en utilisant, surtout en fin de saison, les sandales des Dolomites, notamment pour le Moine, le Géant, les Dru.

    J’ai cependant pu constater par moi-même, en descendant du Cervin, le 24 Août dernier, après avoir fait la montée parfaite de Zmutt, que ce chemin était parfaitement reconnaissable par le frottement des clous des chaussures, spécialement au point où elle se bifurque de l’ancienne et où elle forme alors un vrai petit sentier dans des pierrailles et de la terre.

    Etienne Giraud.

    - Texte extrait de "La MONTAGNE", revue du CAF, 1906, volume II, "Le Manuel l’Alpinisme", édité par le Club Alpin

    Ce qui importe avant tout, c’est d’avoir des chaussures aussi imperméables que possible et assez amples pour qu’on puisse porter deux paires de chaussettes en laine épaisse, et, qu’une fois raccornies par le froid, ces chaussures ne compriment pas le pied. Ces chaussures sans clous, confectionnées avec une double empeigne, ont entre les deux empeignes une vessie de porc ou une bande de caoutchouc, destinee à mieux assurer l’impermeabilite. Elles sont cousues avec du fil poissé.

    G. Bernard

    ...

    De bonnes guêtres en drap ou molleton, des jambières en laine, ou encore des bandes molletières garantiront les jambes et empêcheront la neige de couler dans les chaussures.

    ...

    Selon le médecin Grataroli :

    "Si nous sommes forces de franchir des cols de montagne et de marcher sur la glace, ou l’on n’est pas seulement expose au danger de tomber, mais aussi à celui de glisser vers des précipices, il y a un moyen très facile, ajouté à une stricte attention, qui peut nous garantir très surement contre tout danger. II faut faire attacher à des lames de fer, fabriquées d’une pièce et couvrant toute la semelle du Soulier, des pointes d’acier, qui forment une espèce de quadrilatère ; elies sont en vente à peu près partout. II est vrai qu’il suffit souvent, sans avoir recours a ce moyen artificiel, de marcher sur la pointe des pieds ; car, bien que les doigts des pieds soient recouverts de la chaussure, on peut en faire grand usage, en inclinant le corps du côté opposé où il est porté a glisser. Les doigts des pieds adhèrent mieux au sol, non pas seulement parce que leur nombre les fait agir comme autant de pieds divers, mais plutôt parce que, tout le corps ne s’appuyant que sur la plante des pieds, une petite partie du corps est enfoncée dans le sol par un très grand poids, en sorte qu’elle s’y attache d’autant plus solidement. De plus, comme le reste du pied est dégagé, il aide la partie qui travaille. Notons que, comme Aristote nous l’apprend, toujours chez les animaux une partie du corps ne se meut que lorsque les autres sont stables. Enfin, que tout voyageur soit attentif en route, car beaucoup tombent ou glissent par suite du manque d’attention".

  • par le 4 avril 2014 à 11h50

    Salut Hereme,
    Je ne recommande pas de doubler les chaussettes car cela bloque l’afflux sanguin à l’extrémité du pied et favorise les gelures.
    J’enfoncerai le clou (de la chaussure :) en disant qu’il faut éviter les types 2 sur des grands raids. (et pour moi tout court)
    Prenez des chaussures moins montantes et plus souples. Type3 pourquoi pas. Pour l’alpinisme la rigidité et l’herméticité de la chaussure sont indispensables. Beaucoup font les marches d’approche avec des baskets (y compris les guides qui les mènent aussi sur les glaciers, mais il faut avoir une certaine habitude !) et se servent de leurs chaussures d’alpinisme le lendemain car elles sont souvent peu idéales pour la marche d’approche.
    On peut trouver des chaussures d’alpinisme qui sont aussi de bonnes chaussures de rando mais elles seront limitées techniquement, par exemple on ne pourra pas mettre des crampons auto, faire des hivernales etc.…
    Je rappelle que l’homo sapiens fut nomade très longtemps et je ne pense pas qu’il n’ait jamais marché avec des chaussures montantes ! Bien qu’à cette époque ils n’allaient pas souvent en villégiature à la montagne, la démarche naturelle se passe du blocage de la cheville !
    Je prendrai pour exemple un reportage que j’ai vu il y a peu de temps, car, plus que les palabres et les promos rien ne vaut l’expérience :
    Celui d’un couple qui a rejoint Paris à Jérusalem à pied ! soit 6000 km , donc bien plus que les treks catalogue !
    Ils son partis avec de superbes chaussures rutilantes type 2 qu’on leur avait surement recommandé. A l’erreur de partir avec des chaussures neuves, s’ajoute l’erreur de partir avec des chaussures rigides. Ils ont tenu 10 jours avant d’en changer (les pieds en compote) et de poursuivre les six mois suivant…leur aventure en chaussures légères et souples y compris lors de la traversée des Alpes !

  • par le 4 avril 2014 à 13h37

    Ben oui Michel, les articles datent de 1906-1908. J’aime bien savoir ce que l’on préconisait il y a plus d’un siècle. Mais tout n’est pas faux. Quant au Paris - Jérusalem, j’ai effectivement vu les documentaires filmés on the TV, y compris de gros plans sur les pieds (ou tout au moins sur ce qu’il en restait).

  • par le 4 avril 2014 à 14h14

    Certainement Hereme. On apprend des anciens, de leurs erreurs et de leurs réussites.
    Entre nous, je ne pensais pas que ces chaussures montantes auraient fait autant de dégâts en si peu de temps.

  • par PALLANDREle 23 juin 2014 à 15h47

    Bonjour, mes nouvelles chaussure de randonné décathlon commander sur internet depuis l’étranger (quechua Arpenaz 100 Nauvadry Waterproof Women’s hiking shoes) sont un peu trop grande. Environ 1/2 pointure je pense. Mon pied se soulève un peu quand je marche. Quel sont les risques et que faire pour y remédier ?

  • par le 23 juin 2014 à 16h07

    Le risque est de "flotter" dedans et de perdre en précision lors de la marche. Que faire ? ajouter une deuxième semelle intérieure. Cordialement.

  • par le 23 juin 2014 à 16h09

    Salut Pallandre,
    Il existe des semelles "compensatoires" capables de rattraper une demie pointure. Il faut toujours essayer ses chaussures de rando !

  • par le 23 juin 2014 à 18h04

    Ou bien mettre des chaussettes plus épaisses, ou mettre une deuxième paire si tu n’en as qu’une. La deuxième doit être plus grande que la première si on ne veut pas avoir les pieds comprimés.

  • par Emilele 24 juin 2014 à 17h47

    Un peu étonnent ce lien vers un magasin qui vend ses chaussures en ligne...comme vous dites cela relève de la roulette ou du baccara.
    Je suis à 15 jours d’un séjour dans le Queyras avec courses en hautes montagnes.
    Mes belles chaussures (cuir) qui ont 7 années d’existence viennent de me lâcher. 15 jours pour m’habituer à des nouvelles me semble peu ?
    Justement, le cuir reste-t-il un must pour la montagne ?
    Un tout grand merci pour l’article bien documenté et bien structuré.

  • par Emilele 24 juin 2014 à 17h47

    Un peu étonnent ce lien vers un magasin qui vend ses chaussures en ligne...comme vous dites cela relève de la roulette ou du baccara.
    Je suis à 15 jours d’un séjour dans le Queyras avec courses en hautes montagnes.
    Mes belles chaussures (cuir) qui ont 7 années d’existence viennent de me lâcher. 15 jours pour m’habituer à des nouvelles me semble peu ?
    Justement, le cuir reste-t-il un must pour la montagne ?
    Un tout grand merci pour l’article bien documenté et bien structuré.

  • par le 24 juin 2014 à 18h05

    Bonjour Emile,
    Oui le cuir reste un must. En général c’est solide , je suis étonné de la durée de vie de votre paire de "cuirs". A moins que vous soyez un assidu ;-)). Les chaussures cuir d’aujourd’hui n’ont plus grand chose à voir avec les Galibier ou les "Trappeurs" des années 70/80. Plus besoin de les "faire". J’ai été tout de suite à l’aise avec les apex guide ou les Népal trek. Si le chaussant est bien adapté à votre pied, elles seront rapidement confortables.

  • par le 24 juin 2014 à 18h10

    Absolument d’accord !

  • par le 11 août 2014 à 14h42

    Bonjour,

    Je fais des randonnées en IDF uniquement chaque dimanche mais j’ai les pieds très fragiles aussi je ne peux pas mettre n’importe quelle chaussures. J’en suis à ma 4ème paire mais ce n’est toujours pas le top.

    Après de nombreuses recherches, on m’avait conseillé de prendre des ASICS Gel Fujistorm GTX mais elles sont introuvables.

    Aussi je souhaitais savoir si vous pourriez me conseiller d’autres chaussures de ce type avec gel devant et au talon pour un meilleur amorti et surtout pour que mes petits pieds se sentent comme dans des chaussons car à ce jour ce n’est toujours pas le cas et du coup j’ai été obligée de baisser le nombre de kms (30 à 18/20) pour éviter d’avoir le devant du pied trop endolori et pouvoir terminer ma journée malgré les semelles orthopédiques en principe adaptées.

    Je vous remercie pour vos conseils.

  • par le 11 août 2014 à 15h19

    Bonjour Douchka,
    Regardez dans cette ga

  • par le 11 août 2014 à 15h21

    Bonjour Douchka,
    Par expérience, les pieds sensibles des femmes trouvent leurs solutions chez Lowa. Regardez dans cette gamme là : http://www.lowaboots.com/catalog/li...
    Cordialement

  • par le 11 août 2014 à 15h30

    merci beaucoup pour votre rapidité.

    Je vais regarder ça de près et contacter également le site pour leur expliquer mes besoins et affiner ma recherche.

    D’un autre côté enfin un site m’a répondu "produsport" que je pouvais également me tourner vers l’Asics Gel Fuji Trabuco 2 Gtx qui a également du gel devant et au talon comme la Fujistorm.

    Avec tout ça je devrais trouver mon bonheur....j’espère :-)

  • par le 11 août 2014 à 16h43

    Que pensez-vous de la ST CLOUD GTX WS ? elle me parait parfaire mais il va falloir que je trouve où aller l’essayer....

  • par le 11 août 2014 à 17h11

    Je ne connais pas ce modèle en particulier.
    dsl
    Paul

  • par le 12 août 2014 à 20h49

    Bonsoir,

    J’ai finalement trouvé chaussure à mon pied.
    Pour répondre à Douchka, personnellement, j’ai les pieds fragiles aussi, avec un algu-valgus bien présent. J’ai donc besoin d’une chaussure large.

    Les Lowa que j’ai essayé sont souvent trop étroites pour moi (comme bon nombre de chaussure ceci dit), me tourner dans le rayon homme m’a traversé l’esprit mais le chaussant n’est pas fait de la même manière.

    J’ai finalement trouvé mon bonheur dans des Salomon FEMME COMET 3D L GTX : de vraies pantoufles en ce qui me concerne.

    Bonne recherche, ce n’est pas toujours facile....

  • par Nicole 13 août 2014 à 17h09

    Perso j’ai à peu près tout essayé, et un temps j’utilisais des chaussures de type 2, des grosses Zamberlan pour être précis. Il a fallu les roder sur l’arrière car ampoules au niveau du tendon d’Achille au début. Passé ce souci, tout était bien, notamment une absence d’ampoules. Mais le poids a fait son oeuvre, et sur une rando de 8h grosse douleur au tendon d’Achille, j’ai donc abandonné. Après ça j’ai testé quelques chaussures de running (Asics Kayano par exemple) mais là même sur courte rando, c’est trop souple, mal aux pieds assuré sur terrain autre que herbe molle... Au final c’est une chaussure de rando basse type Salomon qui me convient.

    A noter qu’on ne cesse de dire (et lire) que les chaussures hautes c’est bien pour les chevilles. Ca les protège durant la rando oui, mais ça fait moins travailler les muscles qui l’entourent : une fois le retour à des chaussures basses, pour de la marche en ville par exemple, la cheville est fragilisée... Je vois de plus en plus de randonneurs qui ne s’embarrassent plus de chaussures hautes, et seuls ceux qui ont des chevilles fragiles (ou blessées) à la base les gardent.

    Je suis aussi un gros adepte des chaussettes double Rywan. Pas des deux paires de chaussettes l’une sur l’autre, mais bien d’une seule paire qui a deux couches qui glissent l’une sur l’autre, mais sont attachées à certains points. C’est nettement plus stable que deux paires différentes, et ça garde les avantages anti-ampoules. Malheureusement c’est encore trop peu connu.

  • par le 14 août 2014 à 11h08

    Oui, je connais aussi ces chaussettes, elles restent un peu cher (bien que ce sont les autres qui se démocratisent peut être trop au détriment de la qualité....)

    Pour les chaussures, c’est vrai que maintenir "trop" la cheville ne la fait pas travailler.
    La personne, très pro, qui m’a conseillé m’a demandé ce que je voulais : une chaussure haute pour maintenir la cheville ou une chaussure "haute" pour éviter que les cailloux n’entrent dedans. Il m’a demandé aussi si j’étais fragile au niveau des chevilles et ce que je recherchais comme % de souplesse à ce niveau. Tous ses paramètres donnés (+ celui de la largeur de la chaussure), il m’a de suite conseillée celles-là.

    Pour être certains, il m’a fait essayé d’autres modèles, d’autres marques mais non, c’était bien celle là qui me convenait.

    Pour ne pas citer, c’était chez les vieux C ;)
    Franchement, ça vaut vraiment la peine de mettre un peu le prix (et celles-ci ne sont pas les plus élevés) et d’être bien conseillé !

    Les Trezeta étaient super mais trop durs et même problème que vous : ampoules au tendon sur rando plus longues....

  • par le 14 août 2014 à 17h49

    Bonjour,

    Pour les Salomons Comet 3D L GTX ce n’est pas possible pour moi car elles sont montantes et mes chevilles ne supportent pas ce type de chaussures.

    Finalement je me suis décidée et j’ai acheté les ASICS Gel Fuji Trabuco 2 GTX. Je les teste actuellement à home mais par contre je les teste ce dimanche en rando. Je vais avoir tout de suite une idée si elles sont faites pour moi ou pas. Je prends mes chaussures en 39 pour une taille normale 37/38. Quand aux chaussettes j’ai fait le tour et après des ampoules énormes répétées finalement mon choix s’est porté sur les Xsocks qui me conviennent parfaitement aussi bien celles d’hiver que celles pour femme l’été : aucun problème.

    Je reviens vers vous d’ici quelque temps pour vous dire si tout va bien...

  • par Vosgien 44le 16 novembre 2014 à 20h17

    Bonjour
    Je vais faire le mont blanc en juillet avec des guides, quel type de chaussure conviendrait le mieux ? J ai des semelles rigides vibrâx sur une paire en gore tex, n est cz pad trop rigide ?
    Merci

  • par le 16 novembre 2014 à 20h25

    Bonjour,
    Donne moi le nom de ta chaussure ce sera peut être plus clair...
    Pour le Mt Blanc, des chaussures d’alpinisme facile, mais pas trop light, suffisent par bonnes conditions. Des semelles thermiques remplacent alors avantageusement les semelles de propreté standard pour contrer les températures du lever du jour (-10/15°C régulièrement au col du Dôme). Je parle de ça en fin d’article sur ce test de chaussure :http://test-materiel-outdoor.fr/ind...
    Cordialement,

  • par Clairele 1er décembre 2014 à 11h23

    bonjour,
    Je n’ai pas tout à fait trouvé mon bonheur dans cet article pourtant très fouillé. Les femmes ont souvent plus froid aux pieds que les hommes et j’en sais quelque chose. Je n’arrive pas à savoir ce qu’il faut comme chaussure pour faire un trek en très haute altitude quand on a très froid aux pieds, mais que l’on n’a pas besoin de cramponner.
    J’ai une Scarpa semelle Vibram. Existe-t-il quelque chose de mieux sur le plan thermique ? Les chaussures avec coque ?
    Cordialement

  • par le 1er décembre 2014 à 11h44

    Bonjour Claire,
    Un trek à "très haute altitude", c’est à dire avec passages de cols à 5000 ? c’est ça ?
    Sous les tropiques c’est du -10 /-15°C en général.
    Toutes les chaussures d’alpinisme/trek engagé ou de grande randonnée sont prévues pour ces conditions. Vous pouvez augmenter la thermicité en achetant une semelle "thermique". La lowa dont je parle en fin d’article par exemple. Les coques ne s’utilisent plus guère, car elles sont peu respirantes et dépassées au niveau du confort pour un trek. Concernant le froid aux pieds en général, on le gère par : les semelles, les chaussettes, une chaussure chaude ET respirante, un déblocage dorsal qui permet une meilleure circulation sanguine. A+

  • par chami chamole 4 décembre 2014 à 22h38

    Hareme, ben moi j’ai fait le tour du Mont blanc en espadrilles espagnoles à lacets montants. Eeeeh oui ! Après une bonne dizaine d’étés de randos avec les parents à Chamonix, en baskets. Les espadrilles étaient dans mon sac pour soulager mes pieds le soir en fait. Mais après la 1ere journée de marche, pieds en sang dans des chaussures en cuir à lacets rouges de l’époque, j’ai essayé les espadrilles et je les ai adoptées ! L’idéal : passages à gué impec, ça sèche très rapidement, passages de glacier impec : la seule à ne pas glisser c’était moi, les petits cailloux se glissent dans la corde ça fait crampon... Seul hic : il en faut une par semaine car la semelle s’use à l’arrière du talon dans les descentes. J’ai raconté ça à ma sœur qui m’a dit que dans les Andes ils étaient en sandales en cuir. Au fait, j’ai des chevilles hyper fines. Je ne recommande pas cela évidemment à quiconque, je dois avoir des chevilles top niveau.
    Depuis, tout ce que j’essaie me fait mal. Je viens d’acheter pour 110€ à Décath des semi-montantes un peu rigides avec des semelles vibram, je voulais arrêter de glisser avec mes vieilles chaussures super confortables héritées de ma mère, j’ai découvert qu’on glisse autant avec des semelles vibram que sans, mais avec des douleurs atroces dans les descentes en plus. Je les ressens trop rigides au bout sur les côtés (en magasin on ne peut pas se douter de ça). Les copines de rando ont toutes des trails, je crois que je vais faire comme elles.

  • par le 5 décembre 2014 à 13h54

    Salut Chami Chamo.
    Quand je parlais d’espadrilles, je n’ai fait que transcrire ce qui se disait ou faisait vers 1906, la source étant la revue "La Montagne" du Club Alpin Français.
    Personnellement, je ne le conseillerais pas, ayant vu suffisamment de chevilles hors d’usage pour ne pas avoir été "habillées" de façon correcte.
    Mais au moins il apparaît que ce splendide dossier "comment choisir ses chaussures ..." a ouvert la voie à moults commentaires : il s’agit bien manifestement d’un sujet primordial, tous conseils et expériences personnels étant intéressants.

  • par Nicolasle 17 mars 2015 à 12h50

    Pour les femmes qui cherchent un chaussant LARGE et une bonne isolation du froid pour les trekkings en altitude, je recommande ce modèle : http://www.barrabes.fr/bestard-adva...

    Bestard est une marque espagnole de grande qualité parfaite pour les pieds larges.

  • par Arsonle 31 mars 2015 à 21h37

    Bonjour, petite question : qu’elle est la marque des chaussures sur la photo du thème imperméabilité ? Merci !

  • par le 31 mars 2015 à 22h41

    Salut Arson,
    Il s’agit de la marque ASOLO.

  • par Arsonle 1er avril 2015 à 09h30

    Merci Vince pour la rapidité et pour ta réponse !

  • par Emmale 2 avril 2015 à 13h23

    Bonjour Paul et merci pour ce dossier très bien ficelé et qui m’a appris beaucoup de choses. J’ai une petite question. Je veux investir dans une bonne chaussure de rando mais je vais également me mettre à l’alpinisme (en débutant, 2-3 sorties maximum dans l’été). Connais-tu des modèles mixtes ? Est ce que opter pour un modèle mixte est une bonne solution ou faut-il mieux envisager une paire spéciale pour l’alpinisme (mon budget en prendrait un coup .... ;-)
    Merci pour ta réponse !!

  • par le 3 avril 2015 à 08h54

    Bonjour Emma,
    oui il y a des chaussures assez rigides qui permettent de faire toutes sortes de randonnée et de l’alpinisme pas trop raide. Te conseiller sur un modèle sans connaitre la forme de ton pied est impossible, mais dans l’absolu je citerais la Népal trek (lire : http://test-materiel-outdoor.fr/ind...)
    Le tout est qu’elle aille à ton pied et qu’elle accepte les crampons semi-auto (débord arrière). Trouve un modèle équivalent à la Nepal trek, mais avec une membrane gore tex et tu auras tout bon... cordialement, Paul

  • par GABYle 7 juin 2015 à 15h12

    Bonjour Paul,

    J’ai des LOWA Terrano (modèle féminin) depuis 2 ou 3 ans et je voudrais savoir si je peux y adapter des crampons dessus ? Si oui, quel type de crampons ? Je compte faire une ou deux courses d’alpinisme peu complexes.
    En vous remerciant,
    Cordialement

  • par le 7 juin 2015 à 17h02

    Bonjour Gaby,
    Sur ce genre de chaussure on peut utiliser des crampons lanières pour des pentes de neige pas trop raides. Eventuellement des crampons articulés pour mieux suivre le mouvement de la semelle, comme le Vasak Flexlock. Il faut bien comprendre comment les mettre pour ne pas se tromper le jour J, et penser à les resserrer de temps en temps durant la course. N’oubliez pas également une paire de guêtres.
    Cordialement,

  • par gabyle 8 juin 2015 à 19h03

    Merci pour votre réponse rapide et très précise. Je pars avec des gens expérimentés, ils m aideront à mettre les crampons. Encore merci et bravo pour votre site.

  • par Pierrele 12 juin 2015 à 18h20

    Excellent article.

  • par Ariannele 14 juin 2015 à 09h50

    Bonjour, Où acheter tous ces matériels superbes ?

  • par le 14 juin 2015 à 10h18

    Tape le nom du matos en question et google te véhiculeras vers les marchands

  • par Romainle 15 juin 2015 à 17h27

    Très intéressant.

    Merci beaucoup

  • par le 15 août 2015 à 14h10

    Et bien je viens de rencontrer un guide de Briançon au glacier noir qui revenait d’une course de 6 jours dans
    les Écrins et qui portait des sandalettes.

  • par le 21 septembre 2015 à 15h04

    Perso je ne fais que des marches d’une journée, de 5 à 9h, avec des dénivelés de 800 à 1400 m. Je ne porte que des chaussures tige basse, pas des chaussures de sport, mais des chaussures de rando. De toute façon les fabricants font désormais exactement les mêmes chaussures synthétique (rigidité, semelle) déclinées en tige haut, mid ou basse. Les tiges hautes je les utilise uniquement en rando neige/raquettes pour leur étanchéité, je n’ai jamais eu besoin de tige haute pour la cheville... D’ailleurs, plusieurs études américaines montre que des jeunes portant des tiges hautes (baskets) à longueur de journée ont des déficiences de développement des chevilles et des problèmes de genoux. Bref, si vous êtes ado ou jeune, aucun intérêt aux tiges hautes. Quant aux chaussures en cuir très rigides, même là ça devient moins populaire avec l’ultralight-backpacking, très à la mode. Pas besoin de rangers militaires pour porter 10 ou 15 kilos, surtout en France ou avec les randos refuges, pas besoin de tente.

  • par Britanicus100le 21 septembre 2015 à 19h11

    Cela dépend de ce que l’on fait. Si on ne fait que du GR des tiges basses peuvent peut être être suffisantes mais si on fait un peu de hors piste une tige haute me parait plus adaptée car plus étanche.
    Je pense aux descentes de pierriers où des petits cailloux peuvent rentrer ou dans des passages herbeux pour la même raison.
    Sans faire de pub pour la marque , nous avons des scarpa tiges hautes de randonnée choisies à une pointure de plus et nous n’avons aucun problème avec 40000 m de dénivelé dans la saison.

  • par le 21 septembre 2015 à 19h17

    Scarpa et Zamberlan en cuir, c’est vraiment très rigide. Beaucoup ne supportent pas, tant c’est long pour les roder et les rendre confortables. C’est vraiment à réserver pour des randos avec gros sacs ou des pieds en béton armé. J’avais des Zamberlan rigides tige haute, il a fallu longtemps pour roder l’arrière, et elles étaient trop lourdes : tendinite au niveau du tendon d’Achille j’ai donc laissé tomber.

  • par Brianicus100le 21 septembre 2015 à 19h39

    Nos scarpa ne sont absolument pas en cuir et nous n’avons pas eu besoin de les roder.
    Adaptation et confort immédiat. Ma compagne qui a les pieds fragiles avait essayé avant des marques concurrentes et elle a eu des problèmes. Je précise, les scarpa que nous avons sont très souples.
    On nous avait proposé des meindl en cuir qui elles nécessitent un temps de rodage.

  • par le 16 janvier à 15h51

    Bonjour,je suis interesse par des SCARPA REBEL LIGHT GTX.
    Quand pensez vous ? Cordialement .

  • par le 16 janvier à 16h51

    Scarpa très bien, très bon confort. Moi je les prend une à une pointure et demi au dessus.
    Longévité 80000 m de dénivelé maxi. Après il n’y a plus de Vibram.

  • par le 16 janvier à 18h41

    ok.super merci.je pensais juste une demi pointure au dessus ?

  • par le 16 janvier à 21h27

    Une pointure au dessus du pied le plus fort et c’est bon.
    1/2 pointure au dessus c’est juste.
    Ma compagne a aussi une pointure de plus.
    Conseils que je détiens d’un certain Félix, ancien organisateur de randos au CAF de Briançon.

  • par Christophele 20 janvier à 18h31

    Bravo et merci pour les infos

  • par speccyle 25 janvier à 14h47

    Bonjour, et les bouquetins, ils mettent quoi comme chaussures ?....je rigole ! mais je suis né un peu bouquetin car cela fait 20 ans que je fais de la montagne en basket au début puis en chaussure basses et souples maintenant pour l’adhérence qd même.....je monte à 3000m, traverse des éboulis et adore sauter de rocher en rocher ou descentre un peu en courant...... tout cela pour dire qu’on peux faire de la montagne en chaussures sans tenue de chevilles et les bien-pensants n’ont rien à dire...Tout est une histoire de sensation personnelles.... L’homme n’a pas attendu 1900 et des chaussures modernes pour pratiquer la montagne !.... Bises. Jean Marc

  • par fredo04le 5 février à 14h00

    Bonjour, quelqu’un aurait-il des retours sur les R EVOLUTION TREK deSCARPA ??
    merci

  • par Gyloo 26le 24 mars à 15h05

    Vieux marcheur je constate que les chaussures plus souples renvoient moins les vibrations dans les genoux et les hanches que les hautes ! Sur une longue marche cela fait une différence notable en fin de journée.
    Ceci dit dans la caillasse les hautes sont plus sûres !
    Cordialement

  • par le 24 mars à 15h13

    Il y a aussi le fait que les chaussures basses font travailler la cheville, ce qui soulage le genou. Les chaussures hautes forcent le genou à travailler plus. En rando occasionnelle ça ne gêne pas, mais pour quelqu’un qui randonne disons 5 à 10h de manière hebdomadaire ça va commencer à poser des problèmes. La cheville n’est pas faite pour être bloquée.

  • par Charles85le 23 mai à 13h18

    Petite question : je vais faire l’ascension du Grand Paradis fin Juin, et j’hésite quant aux chaussures, sachant que je vais randonner plusieurs jours avant l’ascension. Je cherche donc le bon compromis : chaussure cramponnable pour la fin de l’ascension et confortable pour les jours d’approche ? Avez vous 1 conseil à me donner ? Merci !

  • par le 23 mai à 13h25

    Bonjour Charles,
    Beaucoup de chaussures possibles pour cela. Chaussures de grande rando (crampons lanières) si vous faites 99% de rando/trek. Ou chaussure d’alpinisme cramponable EN SEMI AUTO, au choix selon votre chaussant Voir le dossier 9 chausures d’alpinisme au banc d’essai.

  • par Kilianle 12 juin à 17h12

    Bonjour, bonjour,

    Tout d’abord, merci beaucoup pour ce site et tous les articles et les précieux conseils !!
    J’ai commencé les trekks depuis maintenant 3 petites années et j’investis petit à petit dans du bon (très ?) bon matos, j’ai décidé cette année de m’occuper des chaussures, mais je suis un peu paumé.
    Cette année je pars en Irlande, puis sans doute les pays Scandinaves. Je compte aussi me lancer dans un petit tour d’Europe en stop (du coup de la ville et des randos au programme), du coup je cherche une paire de chaussure dans lesquelles je serais bien :D

    je dois avouer que j’hésite entre deux modèles qui sont dans mon budget (250€ max) :
    http://www.snowleader.com/litepeak-...
    http://www.snowleader.com/r-evo-tre...

    Qu’en pensez-vous ?

    Cordialement

  • par le 12 juin à 19h59

    Bonjour Kilian,
    Pas d’avis particulier car je ne connais pas précisément ces deux modèles qui font référence à des marques sérieuses. Une impression cependant : les deux modèles que vous avez sélectionnés sont des chaussures de montagne à 600g et + par pied. C’est bien pour les treks engagés, mais peut-être un peu surdimensionné pour l’Irlande et le stop le long des routes européennes.

  • par Édouardle 19 août à 19h05

    NE JAMAIS ACHETER OU METTRE DES CHAUSSURES DITES DE « RANDONNÉE »

    Imaginez un vélo qui ne pourrait avancer qu’en soulevant les pédales. Même si les pieds étaient attachés, l’effort nécessaire serait considérablement plus difficile, parce que les muscles des jambes sont principalement faits pour pousser, et non pour soulever des poids.

    Au contraire des conseils donnés sur cette page (cf. ci-dessus), les godillots de randonnée onéreux peuvent réellement abîmer les articulations des hanches et des genoux, tendons inclus, en raison de leur poids excessif. Soulevé des centaines de fois par jour de marche, chaque gramme supplémentaire aux extrémités des jambes se transforme en autant de kilogrammes quotidiens, démonstration :
    • à raison d’environ 2 pas par mètre ;
    • lors d’une petite randonnée de 10 km ;
    • chaque gramme de chaussure est soulevé 10 000 fois par pied.

    => 1 GRAMME DE CHAUSSURE = 10 KG PAR PIED POUR 10 KM DE RANDONNÉE

    Le calcul est facilement adaptable à la variabilité individuelle, en comptant le nombre de pas effectués sur une distance de 10 mètres afin de connaitre sa propre moyenne par mètre. Cette personnalisation ne permettra toutefois pas de réduire de manière significative l’impact que chaque gramme de chaussure représente par jour de randonnée.

    La sur-sollicitation fatigue inutilement la personne qui randonne, lui faisant progressivement perdre en précision du pied, butant un peu dans les cailloux le matin, jusqu’à lancer le pied comme un pendule en fin de journée. Le manque de précision peut faire qu’un pied se cogne contre une grosse pierre, ou se coince dans une anfractuosité, donnant la fausse impression que les protections sont nécessaires. En réalité, elles ne protègent que de ce dont elles sont directement responsables.

    Les chaussures dites de protection vident le portefeuille. Les recommandations pour des produits à plus forte valeur ajoutée n’augmentent jamais les plaisirs qu’offrent les paysages magnifiques de l’Aubrac (mes préférés dans le monde).

    J’ai randonné plusieurs milliers de kilomètres en France (Corse incluse), en Italie et aux États-Unis avec divers types de chaussures, allant du godillot haut de gamme à la chaussure de sport bas de gamme. Mes conclusions sont que les chaussures légères (de course/trekking) :
    • sont moins chères ;
    • sont plus légères ;
    • fatiguent moins les articulations ;
    • permettent de muscler les chevilles ;
    • possèdent un amorti suffisant en toute circonstance ;
    • permettent de placer le pied avec précision, même en fin de journée, sans trébucher ni cogner dans les cailloux ;
    • sèchent bien plus rapidement si on les mouille (30 minutes), parce que les pieds sont chauds lorsqu’on marche ;
    • sont plus aérées ;
    • font moins mal aux pieds ;
    • peuvent présenter l’adhérence nécessaire (éviter les semelles lisses) ;
    • présentent des signes extérieurs de dégradation indiquant clairement qu’il est nécessaire d’en changer (entre 450 et 550 km selon les modèles), contrairement aux godillots dont l’aspect extérieur se patine d’année en année, alors que l’amorti disparait pourtant aussi rapidement (semelles en Vibram, ou pas).

    Porter moins permet de préserver le corps. Le poids du matériel de randonnée, est le tout premier des critères à vérifier lors d’un achat. Cela s’applique tout aussi bien aux chaussures, dont l’intérêt technique principal est d’offrir un amorti moelleux sous le pied. Les chaussures de course ou de trekking les plus légères m’ont permis de marcher plus longtemps au quotidien, sans fatigue excessive. :)

  • par le 19 août à 19h22

    Je suis d’accord pour la musculation des chevilles, mais quand on parle de séniors qui veulent se mettre un peu à la rando et ont déjà la cheville fragile, difficile de leur conseiller en premier lieu des chaussures de trail. En revanche pour des jeunes je vois pas trop l’intérêt des chaussures de rando montantes.

    Perso je ne prends que des chaussures de rando basses, et n’utilise que les vraies bottines (et encore, des mid) pour la neige. J’ai des chevilles solides et des genoux solides et je fais assez régulièrement entre 1000 et 1400 m de dénivelé sur une rando à la journée.

    Après j’ai essayé les chaussures de running, et je les trouve insuffisantes pour de la rando. Pas assez de semelle pour moi, amorti insuffisant, je sens trop les cailloux sur un terrain comme le massif des Ecrins par exemple, il me faut plus d’épaisseur sinon j’ai des ampoules. En revanche oui je suis contre les monstres en cuir ou synthétiques de Zamberlan et autres. Pour moi ça ne sert quand dans la neige ou sur glacier. Quand on attache des crampons ou des raquettes, mieux vaut une chaussure bien rigide.

  • par Philippele 19 août à 21h27

    Très intéressant comme articles et commentaires
    J ai commencé avec des decath tige haute.. Super confort mais elle m’ont lâchés après 4’ans.
    Je suis maintenant passe à des meIndel perfect quand les conditions sont difficiles soit le temps pluie, neige rando de plusieurs jours sans connaître les conditions météo .... Et 90% du temps je crapahute avec des trails de decat... Que j adore .. Je préfère la légèreté avec un bon amorti que les chaussure haute (meindel dans mon cas).. Je fait génèralement 1000+

  • par le 19 août à 21h49

    Tout dépend sur quel terrain vous évoluez. Si c’est pour de la rando sur sentiers aucun problème pour les chaussures basses. Si c’est sur du hors sentier, sur un terrain accidenté instable avec traversée fréquente de torrents et descente de pierriers alors des semi montantes légères en goretex sont très bien.
    On a des scarpa et on fait jusqu’à 1500m voir plus de dénivelé sans aucun soucis avec l’an dernier 50000m de dénivelé dans la saison.
    J’ai aussi des chaussures basses mais je n’aime pas l’introduction de petits cailloux dans la chaussure lors de la descente de pierriers.

  • par le 19 août à 21h57

    Pour des traversée de torrent ou boue profonde je peux comprendre. Pierrier un peu moins, j’en emprunte aussi assez régulièrement, pas de problème en chaussure basse. Mais finalement ce que vous dites c’est comme moi : la hauteur de la chaussure c’est bon pour empêcher les éléments d’y pénétrer. Mais on ne s’en sert pas du tout pour ce quoi c’est vendu : le maintien de la cheville.

  • par Philippele 19 août à 22h07

    Très intéressant comme articles et commentaires
    J ai commencé avec des decath tige haute.. Super confort mais elle m’ont lâchés après 4’ans.
    Je suis maintenant passe à des meIndel perfect quand les conditions sont difficiles soit le temps pluie, neige rando de plusieurs jours sans connaître les conditions météo .... Et 90% du temps je crapahute avec des trails de decat... Que j adore .. Je préfère la légèreté avec un bon amorti que les chaussure haute (meindel dans mon cas).. Je fait génèralement 1000+

  • par le 19 août à 22h19

    Oui c’est l’intérêt principal que je trouve aux semi-montantes.
    Avec des basses il met arrivé d’être obligé de déchausser pour ôter des petits silex qui me chatouillaient les orteils.
    Cela ne m’arrive jamais avec des semi-montantes. Il m’arrive parfois de dévaler de très gros pierriers et là je suis tranquille. Je traverse aussi des torrents avec l’eau qui monte aux 3/4 de la chaussure et je garde les pieds au sec.
    Je n’aime pas les grosses chaussures montantes rigides en cuir. Trop de rigidité et trop de poids pour de longues randonnées. L’argument du maintient supérieur de la cheville pour l’activité randonnée ne me convainc pas. C’est du commerce.

  • par le 20 août à 20h36

    Personnellement, je suis totalement convaincu par l’argument du maintien de la cheville par les chaussures à tige haute : j’ai les chevilles fragiles (plusieurs entorses sérieuses aux deux pieds), et mes chaussures montantes m’ont évité des dizaines d’entorses en montagne : le pied part, ça bloque, et on repart. Mes chaussures basses, c’est pour les bons sentiers, et on reste vigilant ! Quant à l’argument de la musculation des chevilles, il me laisse perplexe, car la cheville n’a pas de muscles ; sa stabilisation est assurée par les muscles des mollets. Cela dit, le tout-cuir pour les chaussures montantes n’est pas obligatoire ; les chaussures mixtes cuir et synthétique sont plus légères et tout aussi efficaces.

  • par Britanicus100le 20 août à 21h43

    Je plains le consommateur qui a besoin de s’équiper. Comment peut il s’y retrouver avec tous ces avis contradictoires ?
    Alors il faut le juste milieu, semi-montantes, légères, imperméables donc Goretex et bien sur semelles vibram.
    C’est ce que l’on a et aucun problème.

  • par le 20 août à 22h28

    Un conseil valable serait : il faut essayer de tout, et avec l’expérience et le ressenti personnel le choix se fera naturellement.

    Donc au début il y aura des erreurs de choix.
    Pour les minimiser disons que quelqu’un de robuste peut se permettre de prendre du souple, et inversement prendre du rigide pour les moins costauds.

    Personnellement j’ai du montant souple pour tous les sentiers de montagne standard et du cuir rigide cramponnable pour les terrains scabreux été/hiver.

    Les tiges mid et basses ne me plaisent pas car systématiquement des cailloux rentrent, cela doit être dû à ma façon de marcher car ça ne le fait pas à d’autres.

    Autre chose. Il faut habituer son pied aux chaussures et à l’effort, au début ça peut faire mal (personne n’est égal à ce sujet)

  • par le 21 août à 10h51

    Je suis d’accord avec vous, ça doit cogiter pour certain quand on voit à quel point le débat est contradictoire.
    je possède la sportiva BoulderX que l’on voit sur la photo (4)... bon choix Paul en attendant le test des TX3 :)
    Ça me permet d’avaler 800m de D+ en moins d’une heure lorsque la forme est au rendez-vous ou de me balader pépère avec ma compagne.. tout confort.
    Test grandeur nature : http://www.altituderando.com/Tete-d...
    J’en suis à ma 3eme paire de chaussure de marche d’approche et pas une seule torsion à la cheville malgré des terrain presque toujours difficiles.
    Ces chaussures ne satisferont pas tout le monde et il faut vraiment faire attention aux retours de cailloux dans les tibias lorsqu’on descend des éboulis.
    Donc, je ne les conseillai pas systématiquement !
    La boulderX en version mid existe, une alternative qui peut-être judicieuse pour ceux qui privilégient la sécurité du pied.
    Pour les rigides, elles sont à réserver aux courses en neige ou d’alpinisme glaciaire ou encore pour les voies techniques.
    J’ai le pied fin et La Sportiva convient à mon type de morphologie. C’est aussi un paramètre à prendre en compte.

  • par le 21 août à 11h17

    Bonjour à tous. Chacun donne son avis ou sa philosophie. Au delà, il y a la réalité du terrain qui montre que la majeure partie des accidents en montagne ont pour cause des glissades en terrain expo. C’est pourquoi j’incite à la prudence sur les tiges basses et souples. Relire le début du dossier "la chaussure = 1er élément de sécurité..."
    Moi aussi j’utilise des chaussures d’approche et des mid. Mais dès que je pars en trek isolé, avec portage, je reprends les grosses, et je suis toujours surpris par le confort à la longue.
    @ Michel, j’ai les TX4 en test. La sportiva a complètement changé son chaussant. Pour les derniers modèles La Sportiva taille large et grand. On ne peut plus généraliser. Asolo aussi ne fait plus dans le pied fin... ça devient même difficile de trouver un chaussant fin , je trouve...

  • par le 21 août à 11h36

    C’est tout l’intérêt du débat Paul.
    Je ne suis pas fan du portage lourd de toute façon.
    C’est vrai qu’Asolo chaussait fin jusqu’à maintenant.
    Les tx3 ou tx4 semblent séduisantes, si tant est qu’elles restent en chaussant étroit.
    Il faut les essayer, c’est comme ces histoires de taille, il ne faut rien généraliser, je prends le plus souvent ma taille ou seulement 1/2 pointure au dessus.
    En somme chacun son style et ça ne me dérange pas que d’autres se trimbalent des kilos de godillots du moment que ce n’est pas moi qui les porte !

  • par le 21 août à 12h04

    Chacun son style, oui... et non. Il y a tout de même de plus en plus de gens en montagne qui sont sous équipés et inconscients des réalités. Et je vais te dire que parfois je me rends compte après coup que j’en suis. On mise peut être beaucoup sur les secours en cas de pépin, et on part super light. Passer une nuit ou quelques heures bloqué en altitude dans le mauvais temps avec des chaussures légères, ça te change la vision de la montagne et de l’équipement en général. Je me demande combien d’intervenants sur ce fil en ont eu l’expérience...

  • par le 21 août à 12h13

    Je ne suis absolument pas d’accord pour dire que les glissades en terrain expo ou les accidents de montagne seraient imputables aux chaussures légères. (Je ne parle pas de basquette évidemment.)
    Non seulement elles sont minoritaires, et même si je concède que l’exposition du pied est plus importante, les chaussures techniques de marche d’approche accrochent remarquablement.
    J’ai vu bien des randonneurs peu à l’aise dans des passages délicats et ce quelque soit le type de chaussures et le plus souvent avec des chaussures dites conventionnelles.
    L’inexpérience ou la méconnaissance de ses limites est pour moi la seule cause d’accident.

  • par le 21 août à 12h44

    Cela dit je saisi le fond de ta pensée.
    C’est vrai que sur certains chalenges uniquement basés sur la performance le sous équipement est préjudiciable.
    Lorsque je faisais de la spéléo à un certain niveau, nous utilisions de la corde de 8 plutôt que du 11 ou du 12. Cette épaisseur ne supporte pas la moindre erreur car très sensible à la friction.
    Je me suis demandé si trop d’assurance n’était pas aussi dangereux que pas assez...
    Je te rejoins sur ce point, mais je pense sincèrement que l’utilisation de chaussures de marche d’approche n’entre pas dans une logique aussi excessive.

  • par le 21 août à 12h58

    les chaussures d’approches sont des "petites grosses" rigides et crantées, étudiées pour les terrains montagne (voir description dans le dossier). Rien à voir avec des chaussures "légères et souples" qui sont plus ou moins la cause chaque année (je maintiens) de centaines d’accidents.
    Dans le cadre du matos inadapté, je vois de plus en plus des cordes de 8.2 voir moins en terrain alpi. C’est sur c’est moins lourd sur 50m que du 9. Des piolets légers, bien comme bâtons mais incapables d’ancrer dans la glace dure, idem crampons en alu. Et surtout, l’impasse sur un vêtement thermique de sécurité pour l’altitude ou la mi-saison. A+

  • par le 21 août à 14h40

    Je ne fais plus d’alpinisme de haut niveau ces dernières années mais je suis d’accord avec toi.
    J’utilisais un piolet "type guide" à fort ancrage (et donc lourd) pour les courses techniques.
    Pour les cordes, je ne peux être que de ton avis.
    Quant aux vêtement techniques, c’est pour moi le point de sécurité le plus important d’autant que j’apprécie les solos.
    J’ai toujours un goretex typé haute montagne au cas ou je devrais passer une nuit en montagne qui n’était pas au programme !
    J’adore ces chaussures malgré leurs défauts même si je suis conscient qu’elles ne conviendront pas à la plupart des randonneurs.
    BONNE RANDO A TOUS :)

  • par le 21 août à 18h51

    Après quelques décennies de grosses montantes j’ai opté pour des chaussures basses des Garmont, pas de problèmes que ce soit dans les terrains schisteux, la caillasse ou les blocs, avec je me sens plus réactive. Par rapport à la réflexion d’Alexis je n’ai rien de robuste (et pas de cailloux). Je conserve mes grosses meindel pour l’hiver. Pour moi c’est plus l’habitude et l’appréhension qui provoquent le débat et pour être franche dans un premier temps les tiges basses me semblaient une aberration.

  • par le 27 août à 09h05

    Croisé hier un jeune et sympathique randonneur avec un sac de bivouac, des chaussures basses souples et une entorse au genou. Comme il disait "en traversée hors sentier dans les caillasses, le pied compense , compense... et la fatigue t’amène à te faire mal". En le regardant descendre clopin-clopant j’ai pensé à ce topic.

  • par le 27 août à 14h59

    On ne connait ni les capacités ni les problèmes physiologiques des uns et des autres... un peu hasardeux d’imputer un accident aux seules chaussures dans ce cas.
    Ce que l’on peut dire sans trop se tromper c’est que la plupart des accidents du genou sont imputables à la pratique du ski, le plus souvent à cause d’une mauvaise préparation physique, ou à cause des caractéristiques propres de ce type de chaussures... bien montante me semble -t’il ??
    Les chaussures basses ont cet avantage de muscler la cheville et la position libre du pied présente autant d’avantage que d’inconvénients. Les seuls petits "claquages" de la cheville que j’ai pu déplorer, le furent avec des chaussures montantes.
    Pour ceux qui suivraient le débat, il est aussi important de rappeler que je parle de l’attrait des chaussures de marche d’approche qui n’ont rien avoir avec la plupart des chaussures dites basses.

  • par Britanicus100le 27 août à 15h35

    Un peu et même assez d’accord quand même avec ce que dit Paul pour les terrains accidentés, blocs, passages de pierriers.
    Son argumentation parait tout à fait logique.
    Actuellement Il exige des montantes et semi montantes assez légères, alors pourquoi s’en priver.

  • par Britanicus100le 27 août à 15h36

    Le mot est il existe.

  • par le 27 août à 16h12

    Yes, c’est vrai que les mid actuelles ne pèsent pas plus (et voir moins) que des chaussures d’approche.
    A en juger par mes derniers essais de Merrell à 400g la chaussure en 43, ce n’est pas plus lourd que les modèles d’approche qui ont une semelle très dimensionnée.
    En terrain sauvage (caillasses raides). La mid prend un peu la cheville et aura une meilleure imperméabilité si membrane. La chaussure d’approche aura une semelle montagne capable de gérer certains névés, mais laisse une grande liberté à la cheville.
    Pour comparaison, les grosses les plus légères sont à 750g environ et dureront deux saisons été/hiver environ en utilisation "assidue/normale".
    Les grosses costaudes pèsent 900g soit plus du double que les petites grosses.
    Si le débat continue, je pense écrire un dossier "petites-grosses / mid / grosses légères/ grosses costaudes" en terrain montagne sauvage.

  • par le 27 août à 19h09

    Ceci sera mon dernier message car je crains de ne pas être compris, et c’est difficile d’argumenter par mail interposés.
    1- Chacun y va de son avis perso en oubliant de considérer l’ensemble du débat :
    C’est exactement ce que j’écrivais Britanucus !
    - "La boulderX en version mid existe, une alternative qui peut-être judicieuse pour ceux qui privilégient la sécurité du pied."
    2- Paul, nous sommes tous ici des fans de tes dossiers et je ne remets pas en cause ton expertise en général, mais perle t-on de la même chose ?
    On ne peut pas comparer une boulderX avec des Merrell, y compris en mid.
    Si l’on compare deux types de chaussures techniques telles que la boulderX en mid ou en approche, on aura forcement une différence de poids. (524gr pour l’approche et 1000 pour la mid) quant à la semelle, elle demeure identique.
    La vraie question serait plutôt :
    Cette différence de poids justifie elle que l’on sacrifie une partie de la sécurité et du confort du pied au profil de la performance.
    ll n’y a pas de vérité absolue à cette question et chacun doit faire ces choix.
    Ce que je peux dire, c’est qu’il y a beaucoup d’idées reçues concernant ce type de chaussure, comme d’ailleurs souvent face à la nouveauté (nouveauté toute relative :)

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