
Dénivelé : 2200m
Un des 4000m les plus "faciles" mais qui nécessite tout de même un brin d’acclimatation, un bon physique et une maîtrise des techniques glaciaires. Sommet en 2 jours avec une nuit au refuge des Ecrins
Publié le par Vince
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Après une nuit mouvementée sur les bords de la départementale 2041 d’Ailefroide, les 3 rescapés du Mont Thabor sentent monter la pression. Objectif Dôme des écrins, un véritable défi pour cette bande de bras cassés.
Le 4° larron, notre ami François, ayant préféré opérer son acclimatation dans son bureau climatisé de Savoie Technolac rejoint la troupe à 9h05 pétante après plus de 3h de route. Il lâche à son arrivée "Désolé les gars pour le retard ..." , ce qui ne manque pas d’en faire sourire quelques-uns. Pendant que la tente sèche, lamentablement posée sur un parking, la location du matériel s’opère. Puis direction le Pré de Mme Carle 1800m.
Première bonne nouvelle, François à qui notre Cath nationale avait fortement déconseillé de ne partir qu’avec 2 pomelos, a le sac plein comme un oeuf. Les 3 autres pensent, dans un silence qui en dit long, que se taper 1/8 de saucisson à 3 ça va être assez chaud.
Après 2 heures de marche à vive allure et la rencontre de quelques marmottes, petite halte au refuge du glacier blanc (2550 m).
Lio, indomptable même en montagne, adresse régulièrement des "Bonjour" aux différentes jeunes filles croisées espérant que dans un élan, elles ne lui laissent leur numéro de téléphone. François sort ses 12 boites de pâtés, 3 miches de pain, 3 kgs de compote...les autres, leur reste de saucisson. La froideur commençant à se faire sentir, le groupe se remet en route pour atteindre le refuge des écrins (3170 m).
Nono que l’on entend plus depuis le parking commence
à cracher ses poumons derrière le rythme "infernal" de ses
coéquipiers qui lui lâchent un vieux "T’arrêtes pas, garde un rythme ... ".
Après avoir longé le glacier par la droite, nous y mettons enfin les pieds pour les 200 derniers mètres.
Au passage une superbe vue dégagée sur le Dôme et la barre des écrins (car le temps s’annonce superbe pour le We avec des conditions idéales puisqu’il a neigé 3 jours avant).
Impressionnant, écrasant...
On enjambe quelques crevasses, qui nous rappellent que l’on commence à tâter la haute montagne.
Un dernier raidillon casse-pattes et enfin le refuge !
On se rend compte assez rapidement que le sentiment de solitude en haute montagne est tout relatif, car moins de 2 heures après notre arrivée au refuge, on se croirait à la cantine des PTT avec plus de 120 montagnards entassés sur des bancs ingurgitant la soupe servie.
Après que Nono ait rippé sur le réchaud mettant un terme à son frugal dîner, nous rencontrons enfin notre ami Hervé qui doit nous emmener au sommet le lendemain.
Nono, quelque peu non rassuré sur sa forme physique, n’hésite pas à lui en faire part. Celui-ci le regarde, hébété, quand il apprend que son seul sport pratiqué
dans l’année est le « lever de coude »et qu’en guise de préparation pour le sommet, il est parti une semaine sur la côte espagnole à s’empiffrer de paellas.
Dans un élan de solidarité, nous proposons à notre Nono de se charger de ses affaires perso pour qu’il n’ait pas de surcharge pondérale pour atteindre le sommet. Affaire conclue, la motivation remonte d’un cran.
On se couche sur le champ car le lever à 3h30 s’annonce difficile.
Lio, enchanté d’avoir Nono le ronfleur sur son côté gauche (le seul du dortoir à dormir tête bêche - on se tape ses pieds toute la nuit), rêve que de l’autre côté s’endort une créature pulpeuse et aux seins laiteux (pas de bol,
il s’apercevra au réveil, que c’était un bûcheron comme les autres).
Le cumul de sommeil des 4 compères n’est que de quelques heures au réveil, François souffrant des effets de l’altitude ayant passé la plus claire partie de son temps dans la salle hors sac.
S’ensuit une cohue indescriptible, nous confortant dans le fait d’avoir préparé minutieusement nos différentes affaires la veille.
Le bol de chocapic ingurgité, nous enfilons baudrier, chaussures, guêtres et sortons dehors, la frontale pour seule lumière.
Nous sommes une des premières cordées à nous élancer... rassurant quelque peu notre guide qui nous prend pour une bande de guignols (a-t-il vraiment tort ?). Après la descente du raidillon, on chausse les crampons et nous nous encordons, nouant ainsi notre destinée.
Une heure de marche pépère sur le glacier nous attend pour un dénivelé de 300 m, nous amenant en bas du dôme.
Puis commencent les choses sérieuses. La pente se raidit et le rythme s’accélère pour limiter le temps sous des séracs menaçants.
François lance dans un sourire "Si j’avais su que c’était ça, je ne serais pas venu ....". Il n’est sûrement pas le seul.
Il reste 700 m de dénivelé à parcourir, les temps de pause sont très courts, et le rythme cardiaque s’accélère.
3 h de montée dans un décor exceptionnel, nous assistons au lever du jour.
La motivation de voir le sommet est intacte mais la fatigue commence à se faire sentir.
Nous atteignons finalement la brèche Lory pour un ultime effort sur la pointe des crampons et à la force du piolet.
10 minutes plus tard, enfin le sommet,
le bonheur s’empare de nous ! On l’a fait les gars !!
* Ceci est un carnet et non pas un topo précis : rendez-vous sur les sites spécialisés ou laissez vous guider par un professionnel de la montagne
Attention : Matos alpinisme obligatoire + expérience haute montagne requise
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Catégorie Hautes-Alpes.
Dernière mise à jour le mardi 10 avril 2007
Bonjour à toutes et à tous ..
Enthousiasmés par vos commentaires , nous aimerions au mois de Juillet 2007 , effectuer au départ du Pré de Mme Carle la randonnée dans la journée du Refuge des Ecrins ( 3200 m) de façon à pouvoir y dormir le soir . Cela est t il possible pour un couple cinquantenaire ?? Nous sommes bons marcheurs mais pas alpinistes .. Peut on faire cette rando sans guide ? Quel matériel essentiel nous faut - il enmener ? Durée de l’ascension avec 2 ou 3 arrêts prévus ?? Horaires de Départ ? Nous attendons vos conseils avisés . Nous laissons notre mail : michel.foubert@flightsafety.com Avec tous nos remerciements .
(michel.foubert )Bonjour Vince ,
Désolé pour cette réponse trés tardive , mais j’étais absent pour raisons prof . Merci pour tes précieux conseils . De toute maniére , si nous nous décidons , nous stoppons au refuge des Ecrins . C’est juste le plaisir d’y coucher de participer à l’ambiance et de redescendre le lendemain . Nous respectons la Montagne et les conseils avisés . Notre intention est de faire cette rando le 09 ou 10 Juillet , nous examinerons la méteo et nous verrons ensuite .Il n’est pas impossible que notre ballade s’arréte au refuge du Glacier blanc . Si tu as d’autres détails à nous donner , n’hésite pas . Trés bonne journée . Au plaisir de te lire . Bien cordialement . Michel .
(michel foubert ) -coucou j’ai 15 ans bientot 16 et je l’ai fait en juillet 2006 ns etions un groupes de 12 jeunes agés de 14 a 16 ans accompagné de 3 guides et de 3 accompagnateurs
franchement c’etait super j’ai tellement envie de refaire de sommet comme cela !!
SENSATIONS garantie !! J ’ai adoré et je le referais
ciao nanane (51)
(nanane 51 ) -EN MONTAGNE, CHACUN EST RESPONSABLE DE SA SÉCURITÉ. Elle requiert également la conscience de ses propres capacités et de ses limites propres, et implique par conséquent l'acceptation d'un certain degré de risque.
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