Le retour des grands prédateurs en montagne, quels risques et quelles opportunités ?

Depuis une vingtaine d’années, les grands prédateurs européens font leur retour dans nos massifs montagneux. Le loup d’Italie repeuple les Alpes et va jusqu’aux Pyrénées orientales. On trouve certains indices de son passage dans le massif central. Le Lynx est bien implanté dans le Jura, et repeuple le nord des Alpes, une réintroduction a eu lieu dans les Vosges. La population d’ours des Pyrénées a été renforcée par des lâchers. Les randonneurs sont donc confrontés au retour de ces animaux. Sont-ils dangereux ? Comment reconnaître les traces de leur passage ?

Le 5 novembre 1992, deux loups sont observés dans le vallon de Mollières, au centre du Parc national du Mercantour. Leur présence est cachée par les autorités qui craignent, comme toujours, les inquiétudes de la population locale, et surtout celle des bergers.

Les ornières de l’homme n’empèchent pas le canis lupus de faire son retour en France. Provenant du centre de l’Italie, il investit successivement les alpes italiennes, puis françaises, et traverse le Rhône pour s’établir dans les Pyrénées orientales.

Dans le même temps, l’ours des Pyrénées, en voie d’extinction, a vu sa population renforcée par 8 individus provenant de Slovénie conformément aux engagements internationaux de la France.

Le Lynx fait également son retour dans les années 70, grâce aux suisses qui l’ont réintroduit dans leur Jura. Ne craignant rien de la fiscalité française, celui-ci passe la frontière et recolonise le versant occidental du massif puis le nord des Alpes. Les Vosges ont vu une réintroduction plus récente de 21 individus dont la population n’arrive pas pour l’instant à s’étendre.

Aussi les adeptes de la randonnée sont-il maintenant confrontés au retour de ces grands prédateurs. Faut-il les craindre ou au contraire apprendre à les connaître, à savoir observer les indices de leur passage ?

1 - Loups, lynx, ours : Combien sont-il en France ?

Après avoir subi de longues périodes de chasse et de persécution, ces animaux sont à présent protégés par des textes internationaux. Leur retour est loin de constituer une invasion ; leur population reste faible et leur pérennité n’est pas assurée.

Les recensements, plus ou moins faciles à réaliser, font état en 2011 de 200 à 250 loups en France, principalement dans les Alpes du sud, de 150 lynx dans le Jura, les Vosges et le nord des Alpes et d’une vingtaine d’ours bruns dans les Pyrénées.

Note : certaines taches représentent des indices de présence : relevé de traces, de crottes, de poils, mais ne constituent pas une preuve de l’établissement permanent de l’animal. Pour le Lynx, les zones sombres sont les zones de peuplements, les taches plus claires sont les présomptions de passage de l’animal.

Zones à ours -source ONCFS-

2- Sont-ils dangereux ?

Si notre inconscient collectif fourmille de légendes où les enfants sont dévorés par des monstres sanguinaires, la réalité est heureusement bien différente.

Ces trois animaux sont extrêmement rares, et les croiser au hasard d’une randonnée reste une chance exceptionnelle.

Il n’y a à ce jour en France aucun témoignage d’agression de randonneur en montagne, pour aucune des 3 espèces. Inversement il y a des centaines d’attaques de chiens, parfois graves.

L’ours brun, est un animal puissant qui n’a pas particulièrement peur de l’homme en cas de confrontation. Bien qu’il soit placide, il pourrait se montrer dangereux si il se voit contraint. C’est à mon avis le seul des trois prédateurs dont il faut se méfier - si jamais l’on a la chance de l’apercevoir, car c’est une expérience bien rare -. Dans ce cas, le respect s’impose, il conviendra de rester à distance ou de reculer lentement si on l’a surpris. La prudence reste toujours de mise en présence d’une femelle et de ses oursons. L’ours brun est une boule d’énergie, il faut voir ce que donne un ours de 60kg qui se débat dans le piège d’un filet, c’est sidérant ! Je n’imagine pas la scène avec un gros mâle de 250 kg... Dans les cas observés, en Amériques ou en Europe de l’est, où l’ours s’est montré agressif, les conséquences ont pu être dramatiques. Si vous êtes confrontés à un ours de ce genre, inutile de courir affolé et de grimper aux arbres, le plantigrade fait tout ça bien mieux que vous. Couchez vous et attendez que cela passe... mais ne fantasmez pas trop ; si vous avez la chance de l’apercevoir quelques secondes dans votre carrière de randonneur, ce sera déjà une belle expérience. Très peu ont en effet la chance de se voir un jour confrontés à cette boule de muscle qui sous ses airs patauds peut se montrer colérique.

Le loup italien qui repeuple notre territoire pèse de 30 à 40 kg. S’il peut être potentiellement dangereux, d’autant qu’il évolue en meute de 4/5 individus, le loup en bonne santé n’attaque pas l’homme. Cependant des accidents et une attaque mortelle ont été recensés en Amérique à proximité d’une décharge où les loups pouvaient côtoyer des humains.

L’homo sapiens sapiens, ne fait pas partie du répertoire de chasse du canis lupus et bien que celui-ci soit bien présent en Europe, on ne dénombre pas d’acte malveillant de sa part... A part bien sûr sur les troupeaux qu’il considère clairement comme du gibier. Ceci dit, le loup reste un grand prédateur puissamment armé et dont les réactions sont celles d’un animal sauvage... à respecter en tant que tel. Un loup malade de la rage, comme tout animal, peut se montrer menaçant et dangereux.

Le lynx Boréal que l’on peut éventuellement rencontrer dans les Alpes, les Vosges, et surtout dans le Jura, est un félin de 20 à 25 kg maximum. C’est un animal pacifique qui n’est pas dangereux même si, encore une fois, il a des qualités de prédateur impressionnantes en étant capable de tuer des proies plus grosses que lui. Lui aussi reste un carnassier sauvage à respecter.

3- Réapprenons à les connaître

La nuit tous les prédateurs sont gris, alors procédons à un petit contrôle d’identité...

  • Nom  : Ours brun (Ursus arctos)
  • Famille  : ursidés
  • Taille : de 1,70 m à 2,20 m debout et entre 0,80 m et 1,10 m au garrot (à l’épaule)
  • Poids : 65 à 250 kg
  • régime alimentaire : 70% herbivore, 30% carnivores (petits vertébrés, sangliers, brebis)
  • signe particulier : solitaire ; aucun signe de jalousie vis à vis du conjoint ; hivernation pendant la saison froide.


  • Nom  : Loup (Canis lupus)
  • Famille  : canidés
  • Taille : de 0,60 à 0,80 m
  • Poids : 18 à 40 kg
  • régime alimentaire : carnivore : ongulés sauvages et domestiques (mouflons, chamois, chevreuils, bouquetins, brebis)-* signe particulier : vit en meute, structure sociale hiérarchisée de 3 à 6 individus, fondée par un couple dominant.


  • Nom  : Lynx boréal ou Loup cervier (Lynx lynx)
  • Famille  : félidés
  • Taille : 0,50 à 0,75 m
  • Poids : 17 à 25 kg
  • régime alimentaire : carnivore : ongulés sauvages et domestiques, petits mammifères.
  • signe particulier : solitaire sur un grand territoire. Une petite queue caractéristique de 15 à 25 cm.


L’ours des Pyrénées peut se rencontrer en fond de vallée à moins de 600 mètres d’altitude et en montagne au delà des 2000 mètres. C’est en forêt que l’on a le plus de chance de le voir. Il a besoin d’un environnement calme et d’un écosystème en bon état. C’est certainement le meilleur garant pour des Pyrénées sauvages et authentiques. L’hiver, l’ours n’hiberne pas mais il hiverne, c’est à dire qu’il peut sortir de sa somnolence et de sa tanière pour faire une petite balade, voir une petite chasse car c’est dans les périodes de fort enneigement qu’il arrive à capturer des sangliers bloqués par la neige.

Le loup n’est pas un montagnard de nature, mais c’est en montagne qu’il trouve refuge à l’abri des populations humaines pour parcourir ses territoires de chasse et élever ses petits. La nuit, il sort aisément du couvert pour trouver sa pitance. C’est un aventurier qui peut parcourir de grandes distances en 24h.

Le lynx aime la forêt. Résineux ou feuillus, tout lui va bien pourvu qu’il ait de vastes étendues boisées pour chasser. On l’apercevra davantage en lisière, dans les éboulis ou les barres rocheuses dans lesquelles il aime se prélasser et capter la chaleur du rocher caressé par le soleil.

4 - Les amours

Au printemps, Monsieur ours cherche une femelle et peut être désagréable en cas de concurrence avec un de ses camarades. Lorsqu’il a trouvé sa dulcinée, il reste avec elle plusieurs semaines pendant lesquelles il est fou amoureux. Mais à la suite de l’accouplement il retourne dans son quartier vivre sa vie pépère. Du coup, il n’est pas rare que madame en profite pour côtoyer d’autres Martins qui seraient prêts à lui renouveler de la considération. Je ne vous dit pas le travail pour le suivi de la paternité... Au plus froid de l’hiver, maman ours accouche dans sa tanière, au cœur de la forêt. Les oursons restent avec la femelle pendant 2 ans, puis ils partent en mobylette ou en raquettes à neige explorer les autres versants de la montagne. Chez les loups, l’ambiance est plus tendue lors du rut qui commence en janvier. Dans la meute, seul le couple dominant a le droit de s’accoupler, les autres en sont pour leur frustration et tiennent la chandelle sous peine de prendre quelques coups de crocs acérés. C’est au printemps que les louveteaux (de 4 à 7) sortent en titubant de la tanière. Tous les membres de la meute vont participer à leur protection et à leur éducation.

Monsieur Lynx laisse de subtils messages chimiques sur les troncs d’arbres et organise un gentil jeu de piste pour que la femelle, qui a son propre territoire, le retrouve pour une folle épopée jusqu’à l’accouplement. Les petits mignons (1 à 4) naissent fin mai-début juin et quittent maman juste avant leur premier anniversaire que la moitié d’entre eux n’atteindra pas, la mortalité infantile de cette espèce étant particulièrement élevée.

5- Indices de présence

Si on a peu de chance de les voir, car ils sont très méfiants et évoluent le plus souvent de nuit ou aux heures pâles de la journées, marcher en montagne peut donner l’occasion de repérer la présence de ces grands animaux par des indices. Devant sans cesse refaire les limites de leurs territoires de chasse, ils nous laissent gracieusement des indices de leur passage et de leur marquage : traces, crottes, poils et carcasses.

Attention ; un minimum de pratique est nécessaire pour les identifier. Voici donc quelques indications pour mieux les reconnaître.

La meilleure saison est de loin l’hiver pour repérer des traces dans la neige, des taches de sang bien visibles peuvent vous amener à une carcasse. Les crottes se repèrent également plus facilement.

OURS : empreinte et poils

L’empreinte de l’ours est caractéristique. En voir une nettement marquée est un vrai bonheur. Le pied (patte arrière) mesure 15 à 38 cm de long et 8 à 18 cm de large ; la main (patte avant) est moins longue mais plus large. Les pieds et les mains possèdent 5 doigts chacun. Chaque doigt se termine par une longue et forte griffe, non rétractile, qui mesure 5 à 7 cm à l’avant et 3 à 5 cm à l’arrière


L’ours laisse ses poils sur les troncs d’arbres sur lesquels il se frotte pour marquer sa présence et aussi se détendre. Les obstacles naturels comme ce fil barbelé sont aussi des pièges à poils observés pour détecter la présence du plantigrade. Les agents de l’ONCFS placent des pièges à poils sur les troncs d’arbres afin de recueillir les poils d’ours qui seront analysés en laboratoire. L’ours étant rare dans les Pyrénées, prenez les poils en photo mais laissez les sur place pour que l’ONCFS puisse les trouver et les analyser.


LOUP : crotte et empreinte

Les crottes de loup ressemblent à celles d’un gros chien. On les trouve souvent dans les chemins, les sentes, à des carrefours car elles tiennent lieu de marque pour le territoire de l’animal en complément de l’urine laissée sur les arbres ou les édifices naturels. Elles intègrent souvent des poils non digérés de proies consommées par le loup. On y trouvera également fréquemment des dents ou des fragments d’os, ce qui les différencie à coup presque sûr de celles d’un chien. Sur les secteurs de forte présence du loup, comme les Alpes du sud, il est relativement fréquent d’en trouver si l’on a l’œil, de même pour les traces lorsque la neige recouvre les sentiers.

L’empreinte de loup est difficile à différencier de celle d’un chien. A taille d’animal égale elle est peut être un peu plus large. Environ 8 à 10 cm de large et de long.

En hiver dans la neige, il n’est pas rare de voir des traces de renard qui suivent celles des loup pour grappiller des restes sur les carcasses des grands prédateurs.

Le loup, contrairement au chien, laisse des traces rectilignes, bien alignées, en ramenant ses pattes sous son poitrail. On peut aussi mesurer l’espace entre deux pas pour s’assurer d’un passage de loup, entre 60 et 70 cm entre deux pas.

(photo : ONCFS).

LYNX : empreintes et poils

L’empreinte de lynx est deux ou trois fois plus grosse que celle du chat domestique dont il est le grand cousin. Environ 6 à 7 cm de diamètre.

Les griffes rétractiles ne sont pas apparentes.

Le lynx qui doit marquer un très grand territoire profite des débardages de billes de bois pour y laisser des phéromones, une empreinte chimique, par un frottis des glandes jugales. Il laisse donc un indice de sa présence par les poils de ses joues. Les agents du réseau lynx sont très intéressés par ces indices qui servent à analyser le code génétique de l’animal et à répertorier la population locale de lynx. Aussi, si vous en trouvez, observez les, ne les touchez pas mais prenez les en photos avec un repère d’échelle, pour éventuellement en informer l’ONCFS.

6 - Un enjeu pour la montagne

L’interaction de ces animaux avec les activités pastorales a donné du fil à retordre aux éleveurs, à l’administration et aux contribuables ; ces derniers étant d’ailleurs, pour la plupart, totalement inconscients de ce que leur coûte l’élevage ovin national.

Tous comptes faits, les randonneurs et amoureux des espaces montagnards sont également des apporteurs de richesses. Ils pourraient légitimement avoir, eux aussi, leur mot à dire sur leur vision des espaces de montagne. Ceux-ci ne sont pas réservés aux bergers et aux activités pastorales devant lesquelles les randonneurs seraient invités à marcher sur la pointe des pieds. Le loup, le Lynx, et l’ours apportent avec eux la réflexion d’une redistribution des cartes de l’espace naturel. Je pense que les grands prédateurs et l’ours en particulier dans les Pyrénées, sont les garants d’une montagne respectueuse de l’environnement, où l’activité humaine mécanisée restera réduite et où la folie des équipements de plaisance (routes et hôtels d’altitude, remontées mécaniques, survols aériens...) sera mise en bride pour la protection de la tranquilité de l’ours... et celle de la montagne. Ainsi, la survie du placide plantigrade, qui n’est pas censé justifier son existence, même à l’époque de la carte à puce et de la population mondiale exponentielle, semble t-elle directement liée à celle d’une montagne sauvage, encore capable de ressourcer nos pauvres sens bien ensevelis dans leur densité matérielle.

Les grands carnivores sont des baromètres de la santé de l’environnement. Ils ont, de plus, le rôle important d’assainissement et de régulation des ongulés (qui pullulent dans certaines régions) et qui génèrent des frais importants pour la collectivité (impact sur les récoltes et les plantations, accidents de la route dus aux sangliers notamment).

Si vous souhaitez en savoir plus sur le retour en France des grands prédateurs, participer au suivi des meutes de loup, des lynx et des ours dans les massifs que vous parcourez, il existe de nombreux organismes comme l’association Ferus qui dispensent des données scientifiques et qui organisent des actions pour mieux comprendre l’impact et l’intérêt de ces grands carnivores sur notre territoire. Certaines actions bénévoles sont aussi proposées pour aider les bergers en alpage qui doivent faire face aux attaques et qui sont en train de s’équiper pour protéger leurs troupeaux de la prédation, comme en Espagne où il ya plusieurs milliers de loups qui n’empèchent pas un élevage ovin de plus de 20 millions de moutons !...

L’ONCFS : office national de la chasse et de la faune sauvage a également des correspondants qui sont chargés de recueillir des informations sur les populations présentes dans nos massifs.

Commentaires

  • par andrele 5 décembre 2012 à 23h58

    pas du tout professionel les conseils en cas de rencontre avec un ours.
    il faut eviter d’ecrire n’importe quoi quand on ne sait pas !
    quant a "Couchez vous et attendez que cela passe... mais ne fantasmez pas trop"... ???

  • par heremele 6 décembre 2012 à 02h12

    Alors quelles sont les bonnes attitudes à avoir (il court plus vite qu’un humain et grimpe aux arbres) ? Effectivement attendre que ça se passe n’est pas faux, le seul problème c’est le comment ça se passe. Le vainqueur lève-t-il les bras ou les pattes ?
    Et pour autant que l’on puisse connaître des cas d’agression (à qui la faute ?), lorsqu’il a décidé d’attaquer il est rare qu’il s’arrête en chemin.
    Je ne connais pas d’attaque recensée sur des humains en France au cours du siècle dernier, mais les statistiques nord-américaines (USA-Canada) sont intéressantes (par exemple http://www.maxisciences.com/ours-no...). Bien sûr un seul article ne fait pas référence, mais en existe beaucoup d’autres et il convient de les recouper (les statistiques françaises sont trop passionnées pour être significatives : le nombre de moutons trucidés directement ou non par l’ours peuvent varier d’un facteur 1 à 6, voire plus).

    - Questions : l’ours connaît-il les statistiques humaines ou ovines ?
    l’ours a-t-il lu les conseils pour éviter les rencontres humano-moutonnesques ?
    l’ours tient-il compte desdits conseils pour pouvoir les contourner ?

    - Les proverbes ont également varié au cours des âges :
    Moyen-Âge : il ne fault marchander la peau de l’ours devant que la beste soit morte
    Version immortalisée par ce bon monsieur Jean de la Fontaine : ne jamais vendre
    la peau de l’ours qu’on ne l’ait mis par terre
    Version courante : vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué
    Version arnaque commerciale : pourquoi attendre d’avoir tué l’ours pour en vendre la
    peau ?

  • par Marcole 6 décembre 2012 à 11h06

    Si je peut apporter une maigre contribution aux conseils en cas de rencontre avec un ours, la voici :
    Canada, dans les rocheuses, je ne souhaitais que ça de mes randos dans ces superbes montagnes : rencontrer un ours. Fait rare, je fut chanceux au bout du deuxième jour, dans un alpage. Rencontre magique, que j’avais préparé psychologiquement comme il se doit (recherches d’infos, nombreuses discussions sur le terrain avec des gens avertis). Il s’est donc arrêté à une centaine de mètres de moi, s’est dressé sur ses pattes arrières, m’a humé. J’ai levé les bras, je lui ai parlé, fort mais calmement, pour lui signifier ma présence et lui faire comprendre que je n’étais pas une proie potentielle. Après quelques minutes, il s’est remis sur ses quatre pattes, et est parti tranquillement dans la forêt. Bon, j’avoue, j’avais ma main prête à dégaiger la bombe au poivre que j’avais à la ceinture... Une rencontre surprise au détour d’un chemin dans la forêt à quelques mètres de lui ne se serait sûrement pas passé pareil !
    Je souhaite à tout randonneur d’avoir un jour cette rencontre magique :)

  • par tranberle 6 décembre 2012 à 11h22
  • par heremele 6 décembre 2012 à 14h27

    Un excellent article qui collationne tout ce que j’ai pu lire, voir ou entendre de sérieux, ce qui paraît logique de la part d’un organisme de gestion des parcs canadiens.
    GEO Magazine a relaté le cas d’un touriste américain attaqué par un ours et qui en est ressorti vivant après avoir joué les défunctés. Il a été cependant gravement atteint au niveau des vertèbres cervicales suite aux morsures ursidesques.

  • par le 6 décembre 2012 à 16h15

    Voici un débat passionnant et probablement passionné !
    Deux questions sont posées : -La dangerosité des grands prédateurs.
    Et de manière sous- jacente : -L’opportunité ou non de leur présence.

    L’Ours :
    Difficile de connaitre le danger réel, si l’on n’habite pas au Canada ou en Slovénie qui compte une population de 30000 ours pour une superficie trois fois moins importante que la France.
    Chez nous, leur nombre s’est réduit comme peau de chagrin et je doute que beaucoup connaissent le comportement des ours à l’état sauvage.
    Merci pour ces articles à ce sujet.

    Le loup :
    Nous avons reçu en héritage ces peurs ancestrales, un atavisme culturel !
    Nos ancêtres luttant contre une nature alors redoutable, des hordes de loups hurlants à la mort !

    Les peurs que l’on entretient sont parfois réelles, parfois chimériques.
    Les loups sont des animaux furtifs et les ours ne sont pas si faciles que ça à débusquer.
    Aujourd’hui, pour un randonneur, il y a plus de risque de se casser la figure que d’être attaqué par le monstre !

    Loups, Ours, Lynx.
    Ces animaux flamboyants manquent à nos âmes urbaines, et la plupart d’entre nous, sous le coup de l’émotion et de la passion aimeraient bien qu’ils repeuplent notre pays. Mais pas seulement !
    La vraie question est de savoir si oui ou non, ils ont leur place ?
    Je pense que oui.
    Il devient alors essentiel de garder suffisamment d’espace sauvage pour leur préservation.

    En tout lieu et en tout temps, les grands prédateurs sont les premiers à « trinquer », comme annonciateur de la disparition probable d’autres espèces.
    En effet, un réel baromètre sur l’état de santé écologique d’un pays.

    « La France fait partie des pays européens hébergeant le plus grand nombre d’animaux en péril, prédateurs ou non. »

    Ils sont aussi une concurrence directe avec l’homme qui s’était arrogé le droit de les supprimer, une erreur sur le plan de l’éthique et de la préservation de l’équilibre des écosystèmes.
    Je ne pense pas qu’il viendrait à l’esprit des canadiens d’exterminer tous les ours parce que
    chaque année quelques cas d’attaque sont recensées, je ne crois pas qu’il faille tuer tous les requins parce que quelques surfeurs se font attaquer.
    Faut-il tuer tous les automobilistes parce qu’il y a des accidents de la route ?

    Les bergers :
    Parlons-nous des vrais bergers ou des éleveurs adeptes du surpâturage à la Française ?
    J’ai beaucoup de respect pour les premiers, et je sais que leurs patous ne feraient pas longtemps illusion face à un loup. Ces bergers ont aussi leur place dans nos montagnes, un consensus devrait être trouvé pour que chacun puisse vivre.

    Plus généralement :
    Comment dire à nos enfants que leurs ours en peluche n’ont plus d’équivalent vivant dans notre beau pays, comment leur dire aussi que leurs livres d’images seront bientôt les seuls à témoigner de l’existence d’animaux aussi fabuleux que le tigre ou le rhinocéros. Comment pouvons-nous demander aux Indiens ou aux Africains de préserver leurs grands prédateurs si nous n’en sommes pas capables ?
    • « C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n’écoute pas. » Victor Hugo

  • par Odilele 7 décembre 2012 à 11h19

    Si vous êtes intéressés par le sujet, un colloque international sur le thème Vivre avec les grands prédateurs en Europe a lieu le 15 décembre à Lons-Le-Saunier :
    http://www.polegrandspredateurs.org...

  • par le 7 décembre 2012 à 13h39

    Tous les bergers ne sont pas contre les loups, pour avoir eu l’occasion d’évoquer ce sujet avec l’un d’entre eux qui en avait observé un sur son alpage sans dommage pour son troupeau de chèvres, il avait constaté qu’il s’attaquait plus volontier aux chamois affaiblis ou toutes autres espèces.
    Concernant les attaques de troupeau sur un site donné il faut savoir que seule la première attaque est identifiée génétiquement, s’il s’agit d’un loup toute autre attaque lui est attribuée : certains éleveurs admettent en à parté que les chiens errants ne sont pas innocents et qu’ilarrive que des patous attaquent les troupeaux dont ils n’ont pas la charge.

  • par le 7 décembre 2012 à 13h42

    Merci Odile, très intéressant.

  • par le 30 décembre 2012 à 10h06

    Concernant le Lynx dans les Vosges, ce n’est effectivement pas gagné ...

  • par le 30 décembre 2012 à 10h24

    Avec le lien, c’est mieux ... http://www.republicain-lorrain.fr/a...

  • par luckyle 12 février 2013 à 14h33

    Bonjour,

    l’article concernant les ours comporte plusieurs erreurs qu’il est nécessaire de corriger.

    Tout d’abord l’ours brun a peur de l’homme. Toutefois sa force physique peut le rendre dangereux lorsqu’il est surpris ou se sent menacé.
    L’ours est par nature discret, surtout vis-à-vis de l’homme. Il a une bonne ouïe, un très bon odorat et une vue moyenne. S’il vous entend ou détecte votre odeur, il cherchera à vous éviter. Pour l’aider à vous repérer, vous pouvez manifester votre présence en faisant un peu de bruit.

    Ne suivez jamais des traces d’ours. Ne cherchez pas à vous approcher d’un ours même si vous êtes à grande distance, qu’il soit accompagné d’oursons ou seul. Gardez votre chien à proximité, ne le laissez pas divaguer car il pourrait provoquer l’ours.

    Si vous rencontrez un ours à courte distance (- de 50 m), aidez-le à vous identifier :
    - manifestez-vous calmement en vous montrant, en bougeant et en parlant, - éloignez-vous progressivement en vous écartant du trajet qu’il pourrait emprunter dans sa fuite, - ne courez pas.
    L’ours peut se dresser sur ses pattes arrières : ce n’est pas un signe d’agressivité. Il est curieux ; il cherche à reconnaître les odeurs et à mieux vous identifier.

    Voilà les consignes de l’ONCFS en ce qui concerne "une rencontre" avec un ours. Ayant moi même travaillé sur le suivi de l’ours dans les Pyrénées je trouvais important que les randonneurs connaissent les bonnes recommandations.

  • par le 13 mars 2013 à 18h48

    Et pour ceux qui voudraient en savoir plus sur l’association FERUS et son programme Pastoraloup, voici le lien direct : http://www.ferus.fr/benevolat/pasto...

    Une vidéo youtube d’une personne ayant participé à ce programme en Aout 2012, bonne évasion :)

    http://www.youtube.com/watch?v=obxg...

  • par le 27 mars 2013 à 10h49

    Le Loup du Ventoux enfin capturé....en photo bien évidement !

    http://www.ferus.fr/actualite/le-lo...

  • par le 17 mai 2013 à 09h02

    Pour le maintien de l’ours dans les Pyrénées :
    http://www.avaaz.org/fr/petition/Pe...

  • par Laurentle 15 août 2013 à 19h04

    Très interessant votre article ! André (premier commentaire), tu es bien gentil de dire que l’article est truffé de conneries mais si tu nous donnais ta vision des choses on pourrais se faire un avis sur la pertinence de tes critiques !
    Pour être bien complet j’aurais fait un parallèle entre la dangerosité de ces animaux sauvages et l’agréssivité des PATOU qui selon moi sont LA grande menace des randonneurs (j’en ai fait l’amer expérience plusieurs fois) !!

  • par le 15 août 2013 à 20h13

    Oui, merci. Il y a beaucoup de gens qui pensent savoir mieux que les autres, alors qu’il est très aléatoire de faire part de généralités sur le sujet. Certains pensent aussi savoir très bien parce qu’ils font partie d’organismes spécialisés sur ces questions. Je collabore également avec ces gens et je vois que ceux qui ont le plus de connaissance sur le sujet se gardent bien de tirer de sévères conclusions. L’ours particulièrement attise les passions et des débats idéologiques assez pittoresques. En tous cas les commentaires présents sur ce fil montrent que ces animaux ont un impact sur notre psychologie et c’est très bien. Heureusement que les cartes à puces, les écrans plats et la 3G ne sont pas les seuls à nous influencer...

  • par le 15 août 2013 à 20h21

    L’idée de Laurent me semble intéressante et - bien évidemment - susceptible de débats austères : un dossier sur la menace représentée par les patous en période estivale.

  • par le 15 août 2013 à 20h51

    A quand un débat sur les randonneurs qui dispersent les troupeaux ??? on peut aller loin comme ça, on ne fait que passer il y a des bergers qui vivent de leur travail j’ai rencontré des patous débonnaires des randonneurs arrogants et vice versa. avec ce genre d’attitude citadine on court le risque de voir certains alpages privés interdits d’accès.

    Arvi pa

  • par le 16 août 2013 à 09h00

    salut Galipette
    Les bergers travaillent mais ne vivent pas de leur travail. L’élevage ovin français vit des subventions. Voici un point à approfondir pour éclaircir les idées de ceux qui s’intéressent à l’espace montagnard.
    Cordialement

  • par did28le 16 septembre 2013 à 11h45

    Le mieux est encore de faire en sorte de ne pas le rencontrer en faisant de bruit tout simplement, mais si cela doit se produit, alors identifiez vous par la voie paisiblement sans agression, et l’ours qui naturellement a peur de l’homme cherchera toujours a fuir. Laisser lui le maximum de place pour cela, et s’il doit passer près de vous, alors ne bouger pas, ne le provoquer pas de quelques façon que ce soit. Seule une femelle accompagnée de ses petits peut être réellement dangereuse, faite toujours attention de ne jamais vous mettre entre elle et ses oursons. Votre frayeur sera de toute façon égale à la sienne. La seule différence c’est que l’ours est beaucoup plus fort que vous !!!

    Cordialement

  • par slimani christinele 29 mars 2014 à 11h22

    Magnifique article ! l’animal n’a aucune raison d’attaquer l’homme à moins que ce dernier passe bien trop près d’une mère et ses petits. Mais bien entendu les petits sont hors de portée. IL FAUT RE-EDUQUER L’HOMME voilà tout. Le plus grand prédateur n’est pas l’animal mais l’homme. Si l’homme n’avait pas anéantie toute la chaîne alimentaire pour que ces animaux puissent se nourrir, le loup ne présenterait pour l’heure aucun danger. Un magnifique sauvetage qui vous plaira http://www.dailymotion.com/video/xp...

  • par befakalile 20 avril 2014 à 09h45

    Une bien triste nouvelle pour cette espèce protégée qu’est le loup.

    http://paca.lpo.fr/protection/espec...

  • par le 20 avril 2014 à 09h46

    Une bien triste nouvelle pour cette espèce protégée qu’est le loup.

    http://paca.lpo.fr/protection/espec...

  • par le 20 avril 2014 à 13h20

    Bonjour Fabien,
    Une triste nouvelle en effet, comme pour les baleines et bien d’autres espèces menacées.
    Le concept d’animaux nuisibles me parait aussi suranné que le sénat. La préservation de la biodiversité est pourtant considérée comme un des enjeux essentiels de notre époque.

  • par jeanle 18 juin 2014 à 20h17

    je suis d’accord avec Michel sur la non dangerosité de l’ours mais je crois que vous vous êtes trompé sur le nombre d’ours en Slovénie, la population européenne étant de 17 000 individus, la Slovénie ne peut en contenir 30 000, il doit y avoir un 0 en trop ;)

  • par le 18 juin 2014 à 21h28

    Salut Jean,
    D’après mes recherches, la population en Europe serait d’environ 50000 ours. Pour la Slovénie, c’est vrai c’était plutôt 3000 (peut-être moins d’ailleurs). De toute façon, la France est plutôt mal placée. (c’est un euphémisme)

  • par Nicole 13 août 2014 à 17h38

    Même si c’est peut-être évident pour nous qui soutenons le loup, ce serait sympa de préciser que ce prédateur s’attaque en priorité aux individus faibles ou malades d’un troupeau. C’est d’ailleurs en testant cette hypothèse que les américains ont réintroduit le loup et interdit sa chasse dans les parcs nationaux dans les années 60 ou 70. Ils s’étaient aperçu qu’avec les loups non seulement les troupeaux devenaient plus forts et plus nombreux, mais qu’en plus ils reprenaient leurs habitudes nomades, laissant le temps à la végétation de grandir après leur passage et attirant à nouveau les oiseaux et petits mammifères dépendants de cette végétation.

    Évidemment en France on a pas ce problème car il n’y a pas encore assez de rennes, chamois ou bouquetins, mais ça pourrait se produire (il y a déjà trop de sangliers dans certains endroits), et dans ce cas la présence d’un grand prédateur comme le loup sera indispensable. A noter qu’il est présent en Espagne également, et peut repeupler les Pyrénées françaises par là, mais ne semble pas le faire, les deux loups repérés en PO étant bien italiens... J’ai du mal à comprendre ça.

    Le dernier grand mammifère qui manque serait le bison. Le bison d’Europe était présent dans tout le continent au Moyen-Age, et on a récemment réintroduit 8 bisons en Allemagne, les autres vivants en Europe de l’Est. Espérons que d’ici une vingtaine d’années on verra à nouveau des troupeaux de bisons sauvages en France...

  • par Patrickle 6 octobre 2014 à 08h13

    On pourrait également rajouter le renard. Paraît-il qu’il s’attaque aux tentes des randonneurs et un campeur sur le GR 20 s’est fait mordre par cet animal ! Un petit conseil que m’a donné chasseur pour faire fuir les renards : 1/ c’est de mettre des touffes de cheveux humain dans des petits sacs et de las installer autour de la tente.
    2/ C’est de cacher ses provisions de manière à ce que l’odeur ne parvienne pas jusqu’aux narines de ce dernier.

    Tous les animaux sont attirés par la nourriture mais ils ont peur de l’homme et les cheveux humain signalent la présence de l’homme. à vous de jouer, bonne rando.

  • par le 9 novembre 2014 à 09h31

    La Quête du Loup Sauvage : Les premières images du film de Jean-Michel Bertrand sont en ligne. Merci à ce réalisateur qui nous fait partager des moments vraiment magiques et remplis d’émotion. Un conseil : mettez la vidéo en plein écran et montez le son !

    https://www.youtube.com/watch?v=5IC...

    Jean-Michel vous propose de participer directement à la création du film : il vous invite à l’aider à en trouver le futur titre. Pour vous inspirer, visionnez le teaser du film puis rendez-vous sur facebook pour proposer votre idée

    https://www.facebook.com/LaQueteDuL...

  • par Kubale 23 novembre 2014 à 08h42

    Pic du Midi dans les Pyrénées Atlantiques ?? C’est quoi ce truc ?

  • par patrickle 16 décembre 2014 à 14h15

    pas du tout d’accord sur ce qui ce dit précédemment.bien que cet animal me fascine de part ses qualités de chasseur et d’intelligence il n’en demeure pas moins un prédateur éventuellement dangereux pour l’humain.il faut savoir qu’aujourd’hui sa population en france avoisine les 300 individus qu’elle croit de 20 pour cent par an et qu’ils craignent de moins en moins l’homme.Pour ma part je suis persuadé que nous serons bientôt confrontés à de réelles attaques sue l’homme.Grosse bétise de l’avoir réintroduit sans en mesurer les conséquences.Aucune information donnée sur le risque...et c’est bien dommage.On en reparlera dans les 10 ans qui viennent.

  • par le 16 décembre 2014 à 14h44

    Le loup n’a pas été réintroduit en France. Il est venu tout seul du centre de l’Italie. Je pense également qu’il peut y avoir un risque qu’il ne craigne plus l’homme si l’on le laisse s’approcher des habitations sans réagir.

  • par le 16 décembre 2014 à 19h25

    C’est tout à fait vrai Paul, d’autres pays n’ont pas fait la GROSSE BETISE de les exterminer. De plus, une population de 300 individus n’est pas viable (données scientifiques à l’appui).
    En effet, espérons qu’on en parle encore dans 10 ans car au rythme ou les espèces disparaissent dans le monde depuis un demi siècle (apparenté à une extinction massive), rien n’est moins sûr.
    Quant à la dangerosité, cela reste très subjectif. A titre personnel, j’ai bien plus peur de la bêtise humaine en générale.

    Jean Batiste Lamarck, naturaliste et botaniste de son état, avait émis cette pensée moderne...en 1820 !

    " L’homme, par son égoïsme trop peu clairvoyant pour ses propres intérêts, par son penchant à jouir de tout ce qui est à sa disposition, en un mot par son insouciance pour l’avenir et pour ses semblables, semble travailler à l’anéantissement de ses moyens de conservation et à la destruction même de sa propre espèce."

    ...Pourtant, le monde de 1820 apparaîtrait certainement aujourd’hui comme un véritable paradis terrestre regorgeant de forêts primaires, d’une multitude d’animaux aujourd’hui rares ou disparus, de multiples plantes aujourd’hui remplacées par une flore opportuniste quelque peu uniforme car adaptée aux terrains engraissés par les nitrates..."

    Le loup est peut-être devenu le symbole de cette préservation, une approche non démagogique, responsable et éthique qui étendrait notre respect aux espèces les plus dérangeantes...

  • par le 16 décembre 2014 à 20h17

    Totale harmonie avec tes propos Michel. Il serait temps de prendre conscience que l’on réduit et détruit les espaces sauvages et les zones d’habitats de toutes les espèces quelque soit leur dangerosité.

  • par le 17 décembre 2014 à 09h25

    Voici un article intéressant concernant la dangerosité du loup pour l’homme.

    Attaques de loups : le loup est-il dangereux pour l’homme ?

    Quand le loup attaque t-il l’homme ?

    Voici un document qui recense les attaques de loups sur l’homme. La peur du loup est-elle fondée ? Oui le loup attaque parfois l’homme, mais c’est plutôt rare. Quatre cas de figure sont observés : les loups enragés, les attaques défensives, les comportements de prédation et les comportements d’accoutumance.

    L’objectif de ce rapport était de compiler et d’examiner les données concernant les attaques de loup sur l’homme au cours des derniers siècles. Cette revue ne se veut pas exhaustive mais les sources utilisées ont été très larges. Celles-ci ont été principalement de deux ordres : d’une part les revues littéraires (scientifiques, médicales, historiques…) qui recensaient des cas bien documentés, d’autre part les apports de personnes ressources (biologistes travaillant sur les canidés dans l’hémisphère nord). Les données issues de la seule tradition orale ont été écartées car considérées comme trop peu fiable.

    L’examen des données montre l’existence réelle d’attaques sur l’homme. Quatre cas de figure sont observés :

    les loups enragés (contaminés par le virus de la rage)

    attaques de loups dangereux pour l’homme C’est de loin le cas le plus fréquent. Le loup n’est pas un réservoir de la maladie (i.e le loup n’est pas une espèce au sein de laquelle le virus de la rage peut se maintenir et ainsi contribuer à la pérénité d’une épidémie ; en Europe de l’ouest le vecteur sauvage principal de la rage est le renard, ndlr). Cependant, un loup enragé peut développer un forme dite « furieuse » qui, associée à ses capacités physiques (force, vitesse de déplacement), le rend particulièrement dangereux.

    Les cas d’attaques de loup enragé sont en nette diminution en Europe de l’ouest et en Amérique du Nord suite à la régression importante (voire l’éradication) de la rage. Ils persistent encore en Asie et dans une moindre mesure en Europe de l’est. Les cas mortels sont cependant en diminution depuis la mise au point des traitements anti-rabiques à la fin du 19ième siècle. Les auteurs rappellent de plus que la principale source de contamination de l’homme reste le chien.

    Les attaques défensives

    Elles sont peu fréquentes et aucun cas mortel n’a été recensé. Elles concernent essentiellement des bergers qui ont voulu défendre leurs troupeaux avec des moyens rudimentaires (bâton, pierre…). La littérature regorge a contrario de cas où des loups ont été capturés, voir déterrés de la tanière, sans avoir attaqué le piégeur.

    Les comportements de prédation

    Ces attaques sont rares. De plus, de nombreux cas concernent des données historiques qui peuvent être soumise à controverse (exemple : cas du Gévaudan en France). Le loup ne considère en effet pas l’homme comme une proie potentielle sauf dans des cas exceptionnels où les conditions écologiques sont radicalement modifiées (en particulier absence de proies sauvages, utilisation importante des proies domestiques, enfants laissés seul pour la garde des troupeaux).

    Dans ces conditions, certains individus peuvent développer un comportement d’attaque essentiellement orienté sur des cibles faciles (enfants). Ces situations étaient rencontrées en Europe avant le 20ème siècle, elles se rencontrent toujours en Asie (en particulier en Inde où des cas sont toujours rapportés).

    En Europe de l’ouest seuls 3 épisodes d’attaques ont été rapportés au cours du 20ième siècle (1959, 1974 et 1975). Ils sont tous survenus en Espagne dans la région de la Gallice, région agricole où les loups se nourrissent essentiellement sur les proies domestiques et les décharges. En tout, huit personnes (dont sept enfants) ont été attaqués, quatre enfants sont morts.

    Les comportements d’accoutumance

    Ces attaques sont rares. Elles ont souvent lieu dans des zones protégées où certains individus peuvent perdre la peur de l’homme. Des cas récents (années 1990) ont en particulier été rapportés dans des parcs nord-américains. Aucun cas mortel n’a été recensé.

    Le loup moins dangereux que le tigre, le dingo, le grizzli ou le cougar

    En définitive, des attaques sur l’homme existent mais leur fréquence est faible et de plus essentiellement liée à une contamination rabique. Si l’on compare la fréquence des attaques de loup sur l’homme, avec celles engendrées par d’autres carnivores (dingo, grizzli, tigre, couguar…), le loup apparaît comme une des espèces les moins dangereuses au regard d’une part de ses capacités physiques et d’autre part de l’évolution de son aire de répartition et de ses effectifs. Ainsi, au cours des 50 dernières années, 9 morts ont été recensés en Europe (dont 5, à l’est, liés à des loups enragés) pour une population lupine estimée entre 10000 et 20000 individus ; 8 morts recensés en Russie (4 liés à la rage) pour 40000 loups ; zéro mort en Amérique du nord pour une population de 60000 loups.

    Recommandations

    Les auteurs terminent leur rapport sur des recommandations pour diminuer les cas d’hommes attaqués par des loups.

    Continuer et/ou améliorer les programmes de lutte contre la rage,
    Maintenir des réservoirs de proies sauvages, en particulier par une limitation des prélèvements de proies sauvages par les chasseurs,
    Restreindre l’accessibilité aux troupeaux domestiques en utilisant des combinaisons de plusieurs mesures de protection des troupeaux (chiens de protection, gardiennage, regroupement nocturne, taille limitée des troupeaux)
    Maintenir le comportement craintif des loups, en éliminant tout individu qui deviendrait « familier » et en utilisant des méthodes d’intimidation.

    Source. http://www.buvettedesalpages.be/200...

  • par le 17 décembre 2014 à 11h53

    Bonjour Fabien,
    merci pour ces infos, il est grand temps de tordre le cou au Petit Chaperon Rouge et à sa Mère Grand, regardons plutôt du côté de Romulus et Remus.

  • par le 18 décembre 2014 à 10h13

    Salut Joëlle,

    Oui il fallait tordre le cou à ces vielles superstitions qui diabolise le loup.

    Le loup n’est pas un ange certes, mais il n’est pas l’animal cruel que les comtes d’antan nous décrivent.

    En forêt, j’ai bien plus peur de l’homme armait d’un fusil que l’on appelle "chasseur", que du loup.
    D’ailleurs le nombre de randonneurs/promeneurs tués par des chasseurs au cours de ces 50 dernières années en Europe doit aisément dépasser les 9 victimes faites par le loup dans la même période....à méditer donc.

  • par le 18 décembre 2014 à 10h31

    Je partage ton avis, de plus l’un chasse pour se nourrir, l’autre pour son plaisir. Pour ne pas être totalement à charge contre les chasseurs, je précise qu’ils ne sont pas toujours contre le loup. Ce sont les éleveurs qui posent le plus de problèmes.
    Il en va de l’honneur des hommes de les défendre comme d’autres défendent les lions en Afrique...
    Dans d’autres pays, les éleveurs qui ne prennent pas de patous (encore de dangereuses créatures :) ne sont pas subventionnés !

  • par le 18 décembre 2014 à 22h45

    Tout espoir n’est pas perdu si l’on en croit cette étude récente parue dans Science : http://www.lemonde.fr/planete/artic...

  • par philippe38le 2 mars 2015 à 14h18

    pour ceux qui ont peur du loup, sachez que les patous sont bien plus dangereux. Parce que la demande a ete artificiellement suscitee par les autorites, pour repondre a la detresse des eleveurs ovins. Mais une bonne part n’est pas correctement dresse, et on deplore des attaques de plus en plus nombreuse sur les randonneurs qui n’ont absolument pas menace le troupeau. Si le loup peut reguler les grands ruminants ca sera un bienfait, dans certains coins les chevreuils ou sangliers sont devenus trop nombreux.

    quant a l’ours, il y a une sorte d’acharnement a le reintroduire alors que le biotope n’est plus favorable. On peut penser que c’est triste ou que c’est bien, mais les faits sont la, les pyrenees francaises sont trop peuplees pour que l’on puisse cohabiter avec les ours. une reintroduction artificielle n’a pas de sens.

  • par basilele 16 juin 2015 à 19h58

    patrick a totalement tort en disant de que il y a 300 loup actuellement en France de deux les loup ont trop peur des hommes pour les attaquer

  • par Camillele 14 septembre 2015 à 22h17

    Je ne suis pas d’accord avec toi Michel. Il faut arrêter de diaboliser les chasseurs et mettre fin à tout ces préjugés stupides réduisant ces personnes au rang de destructeurs de la nature ne pensant qu’à tuer ! Certes malheureusement certains d’entre eux sont du genre à tiré sur tout c’qui bouge (parfois randonneurs) mais ils ne constituent rien de plus que le pourcentage d’abrutis que le retrouve partout ailleurs. Il faut savoir que les chasseurs sont les principaux protecteurs de la faune et des milieux sauvages et ils répondent justement à la disparition des grands prédateurs en France qui ne régulent plus les populations d’ongulés ! Par exemple s’ils ne sont pas chassés la population de sangliers peut doubler chaque année, et expliquaient moi qui est la pour maintenir (difficilement) un équilibre de ces populations sans mettre en danger le milieu naturel ? : les chasseurs.
    Et c’est pas une mince affaire car sans grands prédateurs les animaux de types sangliers ou chevreuils pullulent et les chasseurs on de plus en plus de mal à les tuer, la faute notamment à des tas de normes et de lois stupides inventées par des gens qui n’y connaissent rien et soutenus par l’opinion public qui n’est pas très favorable aux chasseurs. Quant aux patous quoi qu’on en dise la très grande majorité des attaques sont dû aux comportements des randonneurs attaqués. Et je sais de quoi je parle ! Je randonne depuis toujours et j’ai croisés des dizaines voire des centaines de patous et je n’ai jamais eu de problèmes ! Ces chiens qui ne sont pas forcément habitués à voir beaucoup de gens ont pour mission de défendre férocement le troupeau de tout intrus, la règle de base et de contournés les troupeaux gardés par ces chiens il ne faut pas s’étonner de subir l’attaque de l’un d’entre eux si l’ont s’approche de trop près ou si l’on traverse le troupeau ! Ces chiens sont laisser lors des périodes d’estives en autonomie quasi complète, ils sont presque sauvage et certains comportement comme le fait de brandir un bâton, jeter des cailloux, courir à sa vue, le fixer dans les yeux peuvent être interprétés par l’animal comme un signe d’agressivité, de défit ou d’affront ! Lorsqu’on sait cela on a jamais d’emmerdes (comme moi) mais bon...on est jamais à l’abri d’une surprise, c’est les joies de la montagnes ;)
    (je suis déjà tombés sur des individus agressifs mais certains comportement peuvent lui faire comprendre qu’on cherche pas d’embrouilles)

  • par le 15 septembre 2015 à 10h41

    A titre personnel, la seule espèce que je voudrais voir disparaître c’est le chasseur. Mais ce n’est pas le thème du débat. Plutôt qu’un long discours, voici un lien intéressant : https://www.lpo.fr/actualites/montr.... Je profite de ton intervention pour signaler qu’il existe une pétition visant à interdire la chasse le dimanche.

  • par Guindoulle 13 mars 2016 à 12h28

    Re-éduquer l’homme ou tout simplement l’éduquer, vaste programme rien qu’à la lecture de certains commentaires de raconteur de fables. Apprenez la nature est vous pourrez en parlez. Hier encore j’ai trouvez un lieu de prédation d’un chevreuil faite par ? Le vent, les allées et venues des renards ont masqués les traces permettant d’identifier l’auteur. J’évolue donc sur le territoire de ses grands prédateurs qui m’ont plus observés que ce que moi j’ai pu le faire. Dans la nature c’est celui qui détecte l’autre en premier qui aura l’ascendant ce qui implique des déplacements silencieux en utilisant et le terrain et le vent, déjà rien que la il y a du travail. L’animal quel qu’il soit ne s’interdit aucun endroit même un village, pour lui il n’existe pas de frontière avec les humains celui la même qui a peur de tout ce qu’il ne connait pas. Ma rencontre avec l’ours n’était pas ma volonté, mais le simple fait d’une recherche de champignons avec mon chien qui s’est avancé dans la forêt où il y avait de la végétation basse. L’ours se sentant menacé a pris le chien en chasse, chien qui a fait un crochet pour me rejoindre.Ayant mis le danger en fuite, aucun des deux protagonistes n’a insisté pour une confrontation ce qui m’a permis de voir cette masse marron en déplacement à une dizaine de mètres.
    Il existe un livre qui parle de la chasse à l’ours dans les Pyrénées qui reprend toutes les coupures de presse traitant d’incident avec l’ours et il n’est fait mention d’aucun incident avec l’homme.
    Le frelon asiatique fait chaque année plus de victimes chez l’espèce humaine dans l’indifférence la plus totale que ces grands prédateurs réunis, cherchez l’erreur.

  • par rikole 5 novembre 2016 à 10h55

    Ce que je lis ici est amusant dans le sens ou il y a trop de bizounours : j’ai été confronté 3 fois au loup , en France , de 1984 a maintenant .... cet animal n’a rien de sympatique : tout fonctionne a l’instinct et au rapport de force , le cas le plus spéctaculaire au-quel je fut confronté , c’était a l’automne 1993 dans les gorges du verdon ( dép 04) , un spécimen solitaire ( male) gris foncé , presque noir , trés grand , j’avais estimé son poids a 80 kgs , est venu face a moi , sur le sentier a flanc de montagne , s’est arrété net a 20 mètres devant moi , m’a dardé du regard ( gris acier) de la tète aux pieds avec des mouvements amples et lents de sa tète de haut en bas , cela a duré environs 2 minutes , j’ai alors décidé d’avancer energiquement , l’animal a alors battu en retraite . j’ai comparé ses empreintes dans le sol meuble : elles étaient aussi larges que mon 43 footballeur !!! je suis randonneur régulier , mais je fait de petites distances depuis la multiplication de ces prédateurs qui sont maintenant en meutes constituées ( je me suis mis au 4x4 , bien plus sécure dans ces conditions ) ....pour les grances randonnées . perso , je ne crois pas a la cohabitation de ces espèces avec le genre humain , pourquoi nos ancètres les auraient-ils chassés , s’ils étaient inoffensifs ???

  • par rikole 5 novembre 2016 à 10h58

    Je réside actuellement dans les Vosges , et je peux dire qu’il y a des meutes constituées , par une espèce de petite taille ( 40 kgs environs) de la taille d’un chien type " berger belge) , a bon entendeur ....

  • par le 5 novembre 2016 à 11h37

    Merci de nous avoir informé de cette bonne nouvelle !
    https://www.google.fr/url?sa=t&...

    "Nous qui nous délectons de la diversité de la nature et nous instruisons auprès de chaque animal, avons tendance à considérer l’Homo sapiens comme la plus grande catastrophe depuis l’extinction Crétacé." Stephen Jay Gould

  • par le 5 novembre 2016 à 11h40

    Riko, ils ont inoffensifs ! La preuve, celui du Verdon ne vous a pas bouffé !
    Il y a avec le loup un atavisme (je crois que c’est le bon mot mais pas sûr). C’est parce que nos ancêtres les ont chassés que les loups, aujourd’hui, se méfient de l’homme, c’est entré dans leurs gènes.
    Beaucoup moins chassés, les loups du grand nord canadien sont peut-être plus dangereux.
    Un article intéressant :
    http://www.wolf-center.eu/fr/roodka...

  • par le 6 novembre 2016 à 09h46

    J’aime bien cet article proposé par Alain, merci. Perso, je ne dirais pas que le loup est inoffensif car c’est un animal potentiellement dangereux. Comme le dit Riko, tout fonctionne au rapport de force. Mais les stats montrent que les problèmes avec lui sont insignifiants par rapport au total. Le loup reste un animal, n’en déplaise aux bisounours qui mettent l’animal sur un piédestal. Si le Sapiens Sapiens, dans sa quête d’humanité, déconne à ce point, n’est pas parce qu’il se compte déjà à 7 milliards d’individus sur cette planète et bientôt 10 ?. Idéaliser le loup me parait un brin infantile. Il faut voir les rapports de force dans les meutes de loup, ou le traitement réservé aux intrus. J’ai une photo prise par un garde chasse italien, où un jeune loup a été entièrement dévoré par une meute. Ne reste que la tête. Pas cool le loup. pas cool du tout.
    La nouvelle d’une meute dans les Vosges est réjouissante. Dommage que le Lynx ne s’y soit pas maintenu. C’est un bel animal, placide et solitaire. Les efforts de réintroduction dans ce massif que j’avais suivi en 2012 sont réduits à néant (à cause des braconneurs). C’est affligeant.
    Pour finir mon intervention, je doute qu’un loup de 80kg existe en France. C’est le grand max pour la sous espèce de loup gris américaine. Le loup italien qui a repeuplé notre pays est beaucoup plus frêle, 45 kg semble être le poids max.
    Pour ceux que ça intéresse, et particulièrement pour les enseignants, voir le document de Ferus sur les prédateurs en France , pour lequel j’ai réalisé les vidéos. C’est très complet. http://dvd.ferus.fr/

  • par le 6 novembre 2016 à 11h33

    Le mot "bisounours" me paraît péjoratif et fort déplacé.
    Il sous entend probablement que les défenseurs de l’environnement sont de doux rêveurs n’ayant aucune notion de la dangerosité des dangereux prédateurs !
    A ce compte, si l’on considère le loup comme dangereux, il ne doit plus avoir grand chose à sauver sur cette terre ! Et c’est admettre que l’on trouverait normal qu’il ne reste un jour plus que des animaux domestiques !
    L’esprit belliqueux des hommes et son talent pour la destruction me semble bien plus préoccupant, et notre capacité à préserver ce qui reste de la faune sauvage fera surement écho dans le futur comme étant l’une des plus nobles causes de notre époque.
    Les requins devraient être exterminés parce qu’ils croquent quelques surfeurs, les loups quelques brebis, les lions quelques gnous etc.....
    Le seul piédestal que je perçois est celui mis en place par les religions monothéistes se croyant au-dessus du règne animal. Une vision erronée du monde qui nous a conduit à ne considérer que les animaux qui nous arrangent et dont l’emprunte est encore perceptible.
    Ce que je constate : ce sont les ravages actuels ; c’est la disparition effrayante des espèces vivantes, qu’elles soient végétales ou animales ; et que du fait même de sa densité actuelle, l’espèce humaine vit sous une sorte de régime d’empoisonnement interne - si je puis dire - et je pense au présent et au monde dans lequel je suis en train de finir mon existence. Ce n’est pas un monde que j’aime. Claude Lévi-Strauss

  • par le 6 novembre 2016 à 11h59

    Bonjour Michel, je te rejoins sur le fait que l’impact belliqueux de l’homme (moindre que celle des animaux, mais multiplié par le nombre d’individus l’exerçant) est de loin le phénomène le plus préoccupant. Pour moi l’homme est au dessus du règne animal, bien que ce soit dors et déjà une réalité évidente, cela reste un statut à conquérir. Ce n’est pas pour autant qu’il doit exterminer toute menace. C’est même pour cette raison qu’il se doit de sauvegarder les espèces qui le renvoient au problème de sa prolifération dévorante et destructrice. C’est pour cela que je suis engagé pour le développement des grands prédateurs en France et dans le monde. L’esprit bisounours relevé par Riko, effectivement péjoratif et très présent parmi nous, me parait avoir ses effets dévastateurs, et à mon sens, il est important de le relever. Le loup, l’ours sont devenus, malgré eux des enjeux philosophiques et émotionnels où nombre de "défenseurs" creusent en réalité la tombe de leurs "protégés" en énumérant des contre vérités sidérantes. Et surtout en ne dénonçant jamais la principale cause du désastre en cours : la pression croissante de sapiens sapiens sur l’espace naturel. Le loup n’est pas le moins armé pour se défendre de ça, l’ours et le lynx sont plus fragiles. Tous les trois restent en danger.

  • par le 6 novembre 2016 à 13h10

    "loup, l’ours sont devenus, malgré eux des enjeux philosophiques " Paul il me semble que tu oublies l’enjeu politique qui prévaut en France, ne pas contrarier les éleveurs où les chasseurs qui se mobilisent contre le lynx ce dernier ayant la fâcheuse tendance à "prélever" des chevreuils !

  • par le 6 novembre 2016 à 13h38

    Salut Galipette. Philosophies et politiques bien entendu sont confondus dans mon propos. Le lynx prélève des chevreuil, ça tombe bien c’est son rôle. Le chevreuil pullule en France tout comme le sanglier qui occasionne des dizaines d’accidents mortels et des dégâts plus considérables que le loup, le lynx et l’ours réunis. la bise.

  • par le 6 novembre 2016 à 14h04

    Toujours un plaisir d’échanger quelques "joutes verbales" avec les uns-et les autres :) Puisqu’on en parle, c’est l’apanage des philosophes que de discourir des enjeux du monde !
    Pas de vérité absolue mais des perspectives à faire valoir. Voici quelques liens qui me semble passionnant, l’important bien sûr n’étant pas de convaincre mais de donner à réfléchir : http://www.humanite-biodiversite.fr...

    Ou encore :http://www.humanite-biodiversite.fr...

    Bonne lecture :)

    “La conscience est la dernière et la plus tardive évolution de la vie organique, et par conséquent ce qu’il y a de moins accompli et de plus fragile en elle. ”
    Friedrich Nietzsche

  • par le 6 novembre 2016 à 15h12

    http://poesie.webnet.fr/lesgrandscl...

    Hélas ! ai-je pensé, malgré ce grand nom d’Hommes,
    Que j’ai honte de nous, débiles que nous sommes !
    Comment on doit quitter la vie et tous ses maux,
    C’est vous qui le savez, sublimes animaux !
    A voir ce que l’on fut sur terre et ce qu’on laisse
    Seul le silence est grand ; tout le reste est faiblesse.
    - Ah ! je t’ai bien compris, sauvage voyageur,
    Et ton dernier regard m’est allé jusqu’au coeur !
    Il disait : " Si tu peux, fais que ton âme arrive,
    A force de rester studieuse et pensive,
    Jusqu’à ce haut degré de stoïque fierté
    Où, naissant dans les bois, j’ai tout d’abord monté.
    Gémir, pleurer, prier est également lâche.
    Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
    Dans la voie où le Sort a voulu t’appeler,
    Puis après, comme moi, souffre et meurs sans parler. "

  • par le 6 novembre 2016 à 15h12

    http://poesie.webnet.fr/lesgrandscl...

    Hélas ! ai-je pensé, malgré ce grand nom d’Hommes,
    Que j’ai honte de nous, débiles que nous sommes !
    Comment on doit quitter la vie et tous ses maux,
    C’est vous qui le savez, sublimes animaux !
    A voir ce que l’on fut sur terre et ce qu’on laisse
    Seul le silence est grand ; tout le reste est faiblesse.
    - Ah ! je t’ai bien compris, sauvage voyageur,
    Et ton dernier regard m’est allé jusqu’au coeur !
    Il disait : " Si tu peux, fais que ton âme arrive,
    A force de rester studieuse et pensive,
    Jusqu’à ce haut degré de stoïque fierté
    Où, naissant dans les bois, j’ai tout d’abord monté.
    Gémir, pleurer, prier est également lâche.
    Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
    Dans la voie où le Sort a voulu t’appeler,
    Puis après, comme moi, souffre et meurs sans parler. "

  • par le 6 novembre 2016 à 16h25

    Beau rappel poétique Galipette. Ce récit m’avait marqué lorsque, étant au CP, les "grands" de dernière année l’avaient apprise. Depuis il m’est resté en mémoire à partir de "Nous allions pas à pas en écartant les branches." jusqu’à "Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.", le reste étant évidemment incompréhensible pour moi à l’époque.
    Mais dans cette partie les images étaient fortes.

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