Raquettes à neige : conseils pour débuter et pratique alpine

Raquettes à neige dans les Alpes

La raquette à neige est le moyen idéal pour découvrir la montagne. Facile, peu couteuse, cette activité vous offre une large gamme de possibilités : de la petite balade en forêt dans la poudreuse à l’ascension de sommets prestigieux.

Historique de la raquette à neige

L’origine de la raquette à neige est très ancienne. Elle remonte probablement lorsque les premiers peuples primitifs venant d’Asie Centrale les utilisèrent pour venir vers le continent Nord Américain.

Ce sont les habitants de ces contrées, les amérindiens, principalement des chasseurs, qui les utilisèrent pour leurs déplacements.

Puis, à l’arrivée des premiers colons blancs, les trappeurs empruntèrent ce système. Constituées essentiellement d’un cadre de bois et d’un treillis de cuir, elles virent défiler plusieurs modèles qui se différencient par leur forme générale et leurs dimensions :

- Les Algonquines
- Les Pattes d’Ours
- Les Yukon

Il faudra attendre les années 1970-1980 pour voir arriver les premières raquettes modernes, articulées.

On aura d’abord les marques Baldas, puis Folly’s et enfin les plus connues et utilisées les TSL.

Développement de la raquette à neige

De l’objet nécessaire aux déplacements, la raquette à neige est devenue un objet de loisirs. Elle est désormais une pratique à part entière, complémentaire des autres sports de glisse (ski alpin ou de randonnée).

Les professionnels « accompagnateurs en montagne » l’ont bien compris en s’emparant de l’activité et en la développant au sein des différentes stations.

De nombreuses revues et sites web offrent à un public de plus en plus connaisseur toutes les possibilités qu’offre la pratique de la raquette, quelle soit familiale, de moyenne montagne ou alpine.

Cette notion de liberté dans les grands espaces blancs est contrariée récemment par la notion de profit financier que guettent les stations de ski. En effet, à l’affût, ces dernières n’hésitent pas à baliser et à damer des routes « pistes » intitulées circuit « raquettes à neige » en instituant comme pour les pistes de fond une redevance pour leur fréquentation.

Cette attitude est un non sens en contradiction totale avec l’esprit de la pratique de la raquette, qui doit se faire hors des pistes damées et en totale liberté. Il faut donc rester vigilant pour que cette déviance demeure l’exception.

"Ludique, peu chère, la raquette à neige permet à la plupart des personnes en capacité de marcher de connaître les joies de la montagne à tous les niveaux."

Raquettes à neige

Le matériel d’évolution

Il existe de très nombreux modèles et marques de raquettes à neige.

Le principe de base est d’adapter plusieurs types de chaussures sur une même raquette.

Pour cela, les fabricants ont institué un système général. Les fixations (avant et arrière) englobent la totalité de la chaussure avec divers systèmes de serrage réglables.

Raquettes à neige : description

Comment s’habiller quand on pratique la raquette à neige

C’est un élément important à prendre en compte pour une sortie en montagne avec des raquettes.

  • Les sous-vêtements et la 2° couche : l’idéal est de porter des sous-vêtements en fibres synthétiques ou mieux en laine mérinos particulièrement efficaces pour l’absorption de la transpiration. Evitez les T-shirt en coton. Pour la deuxième couche, n’oubliez pas que l’on chauffe rapidement pendant l’effort. Souvent, une polaire sans manche est amplement suffisante à la montée. Prévoyez plus si le temps est plus froid (voir le dossier sur les 3 couches)
  • La veste : elle doit être étanche (pour parer à tout aléa climatique) et fonctionnelle. Elle sera portée au sommet et à la descente mais rarement à la montée. Partez sur un modèle à capuche, qui vous protégera en cas de vent ou de neige.
  • Le pantalon : chaud et élastique il doit pouvoir s’ouvrir sur le bas de la jambe ou sur le côté pour évacuer la transpiration pendant l’effort.
  • La casquette : indispensable surtout au printemps lors de journées bien ensoleillées. Le meilleurs modèle étant « la saharienne » qui protège également très bien la nuque et offre une bonne visière.
  • Le bonnet : très apprécié au départ le matin pour les oreilles et dans les cols en cas de grand vent.
  • Lunettes : de préférence choisir un modèle enveloppant avec des protections latérales et un indice de protection 4 ou 5. L’effet de réverbération sur la neige étant très important, leur oubli peut avoir de fâcheuses conséquences notamment une ophtalmie (les effets du rayonnement solaire en altitude sont largement plus importants qu’en plaine. Avec la diminution de la couche protectrice de l’atmosphère, le pourcentage total des ultraviolets passe de 1 ou 2 % au niveau de la mer à 5 ou 6 % en altitude. L’exposition directe est renforcée par les phénomènes de réflexion dus à la neige).
  • Les gants : ils ne doivent pas être trop rigides et surtout chauds et imperméables. Pour les frileux il existe également en plus des sous-gants de soie.

Enfin il faut rajouter à tout cet ensemble une très bonne crème solaire écran total pour éviter les brûlures au visage et un stick pour les lèvres.

Montée en raquette à neige

"Un bon équipement est synonyme de sortie réussie !"

La météo

Les conditions météorologiques sont un facteur déterminant pour choisir une randonnée avec des raquettes. Le critère majeur, c’est d’abord la prise en compte de tous les bulletins météo donnés par les divers sites spécialisés. Ne pas en tenir compte, c’est aller à l’avant d’inconvénients sérieux et parfois dramatiques.

Rien ne sert de programmer une sortie importante le lendemain d’une abondante chute de neige, si la température prévue est vraiment trop froide, ou si la brume est présente, ou un fort vent annoncé. Il faut savoir, à ce moment là, se rabattre sur un secteur protégé. En forêt par exemple.

Les différents niveaux

Voici les différentes cotations en raquettes à neige : http://www.camptocamp.org

Approche de la faune

La raquette classique par son approche silencieuse, ses passages en forêt, permet une approche beaucoup plus réelle au contact de la faune locale. On pourra apercevoir directement les animaux dans leur habitat naturel ou leurs nombreuses traces.

C’est ainsi qu’au bout de plusieurs années de pratique, le lièvre variable, le chamois, le chevreuil, la marmotte, le loup, le sanglier, le cerf n’auront plus de secret pour vous. Mais cela implique de la part des raquetteurs un respect mutuel.

En effet il faut éviter de déranger l’ensemble de cette faune sachant qu’en cas de fuite ce sont des efforts complémentaires qu’elle doit fournir alors que les conditions hivernales sont rudes.

N’oublions pas qu’en réalité les intrus c’est « nous »…

"Une approche idéale pour découvrir la faune montagnarde"

Traces d'animaux

Quelques sorties familiales et classiques en raquettes

La raquette sportive

La « Raquette Sportive » est une discipline qui exige tout comme le ski de randonnée, une bonne connaissance de la montagne et de la nivologie. En effet elle se déroule dans un cadre souvent alpin, hors des itinéraires classiques, et permet souvent avec l’aide complémentaire des crampons et du piolet d’accéder à des sommets dont les pentes frisent et dépassent souvent la limite admissible pour des raquettes normales.

Il faut donc être préparé physiquement et mentalement à tous les types de situation et surtout savoir rester humble face à la montagne qui de toute manière est la plus forte.

L’ensemble des paragraphes ci-après sont écrits suite à des expériences personnelles et ne peuvent donc être pris pour des généralités.

"Une bonne connaissance de la montagne et de la nivologie est impératif pour la pratique de la raquette sportive"

LE SAC A DOS

Le sac à dos doit être de bonne qualité, d’une contenance minimum de 30 litres, avec un dos formé, des bretelles rembourrées, et une ceinture ventrale. On y enfourne les affaires dont on a pas besoin momentanément ainsi que quelques vivres, une gourde et ou une bouteille thermos . Il est pratique d’utiliser une poche plastique avec pipette à portée de la bouche. Cela évite de remettre à plus tard le besoin de boire et d’éviter la déshydratation.

Il est important d’avoir dans son sac, même si cela occasionne un petit surplus de poids, un minimum vital d’articles. Personne n’est à la merci d’un bivouac improvisé. L’expérience nous a été profitable.

  • Couverture de survie
  • Briquet
  • Bougie
  • Réchaud alcool solide-sucres de recharge
  • Pharmacie
  • Frontale
  • Une longe avec 3 mousquetons
  • Une corde de 15m
  • Des lacets de rechange
  • Une boussole
  • Un sifflet

et bien sur si un sommet est à l’arrivée les indispensables crampons et piolets

Piolet et crampons

LES RAQUETTES

A la différence d’une évolution sur un circuit normal de moyenne montagne où l’on peut utiliser des raquettes classiques avec des chaussures plus ou moins adaptées, la raquette sportive exige une très bonne accroche sur la neige dure.

En effet il faut souvent tailler le passage en dévers ou monter tout droit dans la pente. Pour cela il faut que le type de raquettes soit rigide et que le pied soit bien tenu sans flottement. Nécessité donc d’avoir de préférence un étrier métallique avant et un levier de serrage à l’arrière, (fixation automatique) ce qui exige des chaussures à débord pour le crampon nage avant et arrière.

A noter que les modèles actuels, ne disposent pratiquement plus d’étrier à l’avant (sauf vieux stock) et c’est bien dommage, mais incluent un système d’attache complet englobant tout l’avant de la chaussure

Les fabricants proposent donc des gammes spécifiques pour la raquette sportive.

LES CHAUSSURES

Les chaussures pour la raquette technique ou sportive doivent être d’un modèle rigide avec des débords avant et arrière pour l’utilisation des crampons.

Vos chaussures avec des raquettes à neige

LES BÂTONS

Ils aident grandement à supprimer les très nombreux petits déséquilibres, réduisant ainsi la fatigue. En outre ils favorisent le franchissement des obstacles, et offrent la possibilité d’une pratique plus sportive.

Ils sont un élément indispensable lors d’un déplacement avec des raquettes. Ils évitent bien des chutes intempestives et permettent un appui décisif lors de la montée d’un sommet. Il faut savoir les adapter en permanence lors d’une traversée en dévers : côté long en dessous de la pente ; côté court au dessus de la pente.

Lors d’une descente ludique on peut également s’en servir comme frein (à la Ramasse). Il en existe de nombreuses marques. Il faut impérativement qu’ils soient télescopique à trois brins avec un serrage rapide.

"Utilisez impérativement des bâtons télescopiques"

LES GUÊTRES

Il faut absolument veiller à l’étanchéité entre le bas du pantalon et le haut des chaussures. Pour cela il est indispensable de porter des guêtres. De préférence de type Goretex pour éviter la transpiration, elles assurent l’étanchéité entre la chaussure et la jambe. Il faut un type long avec ci-possible un câble d’attache en acier ; en effet le système avec lanière se détériore rapidement et se coupe.

L’ÉQUIPEMENT DE SÉCURITÉ

Pour toute sortie avec des raquettes, il est indispensable d’avoir sur soi et dans le sac la trilogie indispensable à un éventuel secours.

  • Le DVA ( Détecteur Victime d’Avalanche ) (Arva). Ce dernier ne doit pas être porté comme un « ornement » et doit faire l’objet d’un apprentissage sérieux, car la notion de temps est primordiale pour la survie. Il en existe de nombreux modèles plus ou moins perfectionnés.
  • La sonde articulée.
  • La pelle à neige.
  • Le GPS : Il permet de se situer, même sans repère ou de progresser vers un point par visibilité nulle. Il est aussi facile que rapide. Voilà qui est aussi enthousiasmant que rassurant. Lorsque les étendues sont dénuées de repères, lorsque la cartographie est déficiente, le G.P.S est inégalable par les moyens d’orientations traditionnels. Malheureusement en forêt, dans un canyon ou une vallée étroite, la réception des signaux émis par les satellites est très aléatoire. C’est le défaut majeur de ces appareils. Il est le complément mais ne doit être substitué à une carte au 1/25000.
  • Le téléphone portable : il est devenu un élément majeur pour la rapidité du déclenchement d’un secours en cas d’incident grave. Par contre, on ne doit pas en abuser pour un oui ou pour un non et le laisser au fond du sac « éteint » de préférence. Rien n’est plus pénible que d’être surpris tout d’un coup par cette sonnerie qui coupe l’ambiance de la solitude dans le grand blanc.

"ARVA, sonde articulée et pelle à neige : les éléments essentiels !"

Equipements de sécurité en raquettes à neige

LES DANGERS A BIEN CONNAITRE

Il faut préciser un principe de base au niveau de la randonnée , c’est de ne jamais partir seul et de toujours informer une tierce personne de son itinéraire. Cela est encore plus capital lors d’une randonnée à raquettes sportive.

  • LES AVALANCHES

Avant de partir en randonnée, prendre connaissance des bulletins nivo-météorologiques essentiellement prévus à l’usage des skieurs et des randonneurs. Le bon sens des locaux dépasse en simplicité cet arsenal. « Les avalanches partent toujours aux mêmes endroits » dit-on. Il n’est donc pas inutile de bien identifier par des renseignements les secteurs à risque. Sur le terrain les éléments d’analyse sont l’historique des précédentes chutes de neige, l’évolution météo et l’ exposition et l’inclinaison des secteurs.

Les avalanches sont le danger principal lors d’une sortie à raquettes. On en distingue trois catégories principales.

  • Les avalanches de poudreuse, qui compte tenu de la finesse du nuage développé et de sa vitesse ne laissent pratiquement aucune chance de survie sauf si l’on possède un airbag qui arrive à vous tenir en surface. Les causes sont dues souvent à une mauvaise cohésion de la neige, à une pente prononcée ou à une chute de neige récente conséquente. Leur pouvoir de destruction est immense. Sur leurs passages tous les arbres d’une forêt sont comme décapités. Le secteur de Belledonne est bien représenté.
  • Les avalanches de Fond, se développent plus tardivement dans la saison. Le déplacement est plus lent, mais si l’on est pris, on est comme dans un étau de béton au bas du front.
  • Les avalanches de plaques sont dues pour la plupart à une accumulation de neige apportées par le vent ou à une mauvaise cohésion de deux couches superposées (gobelets).

Avalanche

En situation

L’avalanche est partie :

S’il n’y a pas à proprement parler de comportement type en cas de déclenchement d’avalanche, la situation pose très vite deux cas de figure :

  • Soit vous êtes témoin.
  • Soit vous êtes pris dans la coulée.

1. Être témoin d’une coulée ne veut pas dire être complètement passif. Tentez de repérer la trajectoire des emportés. Essayez de prendre des repères visuels précis de l’endroit où ils disparaissent. Marquez ce point visuellement (bâton, sac) après la fin de la coulée, les recherches commencent en aval de celui-ci.

2. Être pris dans une coulée ne veut pas dire rester sans réaction  : Lors du déclenchement, tentez de fuir latéralement (pas dans la ligne de pente). Tentez de vous débarrasser du sac, bâtons. Dans la coulée essayez de « nager ». Essayez de ne pas inhaler de la neige. Dès la stabilisation, essayez de gagner le maximum de volume (poches d’air).

  • LES TROUS ET OBSTACLES

Qui n’est jamais tombé dans un trou ne peut savoir l’angoisse que cela provoque chez le sujet qui se sent impuissant s’il est seul ! Il faut distinguer l’effondrement d’un petit pont de neige (surtout au printemps) aux abords d’un rocher par exemple. Le compagnon vous sortira normalement sans problème avec la pelle à neige.

Plus sérieux, les trous ou gouffres cachés par la neige dans les lapiaz qui abondent par exemple dans le secteur de la Chartreuse entre le Mont Granier et la Dent de Crolles. Il faut une vigilance maximum et parfois savoir renoncer.

  • LES CORNICHES

Bien souvent magnifiques, esthétiques, elles attirent l’œil et le pas…mais il faut s’en méfier, car elles peuvent céder à tout moment tant en passant dessous, qu’en s’en approchant par dessus.

Corniche

RESPECT DES HORAIRES

Il faut savoir que les itinéraires de la raquette sportive recoupent souvent ceux du ski de randonnée. Il faut donc adopter les mêmes principes de précaution. A savoir partir très tôt pour profiter de la neige gelée, et arriver au sommet éventuel avant le plus gros du réchauffement .

La descente étant plus longue que pour le ski de randonnée, le non respect d’un horaire doit faire l’objet d’un retour anticipé si l’on ne veut pas se mettre en situation de danger. Il va de soit également que le cours de l’évolution météo ( brouillard-dégradations ) doit également être pris en compte.

"Partir très tôt est un élément essentiel pour limiter les risques d’avalanches"

La raquette à neige : un sport de montagne !

SORTIES RAQUETTES SPORTIVE : OU PRATIQUER ?

Ci-dessous une liste de sorties avec des raquettes déjà incluses dans la base d’Altituderando.

La Savoie, la Haute Savoie l’Ain et l’Isère sont pour nous un grand jardin, où il fait bon s’échapper le temps d’une journée dans l’immense solitude d’un champ de neige.

Cette liste n’est pas limitative car de nombreuses sorties plus anciennes n’ont pas été incluses, suite à l’absence de photos ou vieilles photos argentiques telles que le Grand Pic de la Lauzière par exemple.

Chaussures proposées par notre partenaire Snowleader

TSL - Symbioz Elite

TSL - escape Easy

TSL - Step In Alpine

Commentaires

  • par le 24 janvier 2014 à 10h19

    Article de fond très bien fait, l’essentiel y est sans oublier la sécurité. Je rajouterais juste un lien sur le site de Météo-France onglet montagne qui donne les indications essentielles avant toute sortie sans oublier de consulter le BRA qui permet de bien comprendre et décoder ce bulletin...
    http://www.meteofrance.com/previsio...

  • par le 24 janvier 2014 à 13h03

    Félicitations à JMT et à Christine pour cet article.
    @ Yetidzo : A mon avis, la place du lien météo n’est pas sur la page de l’article de fond. Mais plutôt sur chaque topo.
    ex —> http://www.altituderando.com/Mont-P...

  • par le 26 janvier 2014 à 09h22

    Avis personnel : chacun doit être capable de se prendre en charge et gérer ce genre d’informations sans les rajouter sur les topos ; après mieux vaut s’adresser aux professionnels.

  • par Pigeat Françoisle 26 janvier 2014 à 12h25

    zarbi ? sur la 1° photo, ils ont les raquettes sur le dos ? trop de neige ?

  • par le 26 janvier 2014 à 13h22

    Non pas trop de neige mais trop de pente tout simplement !!

  • par le 26 janvier 2014 à 13h45

    pour Pigeat François
    photo extraite du topo : Mont du Vallon
    http://www.altituderando.com/Le-Mon...

  • par le 26 janvier 2014 à 17h33

    L’article rédigé récemment sur la pratique de la raquette à neige a été réalisé avec la plus grande exactitude possible. Un jour, l’entraînement aidant, les combes et les sommets que vous découvrirez feront partie de vos nombreux terrains de jeu.

    Au fil des sorties, vous comprendrez que parallèlement au ski de rando (qui est souvent considéré comme l’excellence parmi l’excellence), avec vos raquettes et plus tard, vos crampons et votre équipement de sécurité, vous pourrez également atteindre l’excellence. Excellence dans la solitude, l’endurance et parfois le doute dans l’effort. Excellence dans l’émerveillement, quel que soit le but atteint (ou raté). Excellence, parce que loin des espaces rentabilisés grâce à l’or blanc, votre sortie sera unique, méritée, respectueuse de l’environnement. Excellence parce que lors d’un départ, perdus parmi les amateurs de ski, seuls avec vos raquettes, vous vous sentirez peut être un peu ridicules. Excellence parce qu’une fois au sommet, ces mêmes personnes reconnaîtront votre mérite. Pas de descente en godille dans une poudre de rêve, mais des pas ... encore des pas ... certes moins éprouvants en descente qu’en montée, mais pas de glisse grisante ... Des pas pour apprécier le panorama du retour (et quelquefois c’est long, très long ...). Tenez compte de ce qui a été dit dans cet article ; c’est ce que j’ai fait il y a quelques années auprès de Jean Marie THOMAS. Il m’a fait découvrir Belledonne (avec le Grand Rocher), puis l’ensemble des massifs de notre région. De jours en jours, d’années en années, avec raquettes et crampons, nous avons gravi les échelons. Petit à petit, pas après pas, d’engagements faciles à d’autres plus audacieux ... les plus beaux et les plus hauts sommets de Savoie jusqu’à "la Grande Casse"... en raquettes ... Pour ceux qui ont suivi nos sorties, je pense avoir fait passer l’émotion qui fut la notre ... L’équipe Lakiki et l’équipe JMT vous assurent que la raquette à neige peut vous offrir d’inégalables moments de bonheur en montagne.

  • par le 3 mars 2014 à 10h27

    Pour info : relation avec les principaux occupants des lieux
    http://www.respecter-cest-proteger....

  • par le 4 mars 2014 à 09h12

    Bauges : zones d’hivernage du Tétra-Lyre http://www.respecter-cest-proteger....

  • par le 26 mars 2014 à 11h43

    Bel Article !
    Et si la « cordée » est emportée dans sa totalité ?
    Si quelqu’un connait les sacs airbag anti-avalanche ??? La victime reste à la surface de la coulée, cela me semble le meilleur gage de survie en cas d’avalanche.

  • par le 7 février 2015 à 19h24

    J’avais déjà lu cet article, intéressant.
    Concernant les chaussures, faisant de la rando raquette "familiale", jusqu’ici j’avais trouvé des bonnes botines chez décath (Inuit achetée il y a au moins 4 ans). Aujourd’hui, elles se font vieilles et j’ai voulu prendre le même type de chaussures, toujours chez décath.....j’ai déchanté très vite car elles me font mal au pied (au niveau du plis du pied, sur le dessus, côté intérieur) et donc, très inconfortable pour les sorties.
    Donc, je laisse tomber décath et leurs articles à bas coûts qui ne valent plus ceux d’avant....mais, n’ai pas le budget large.
    Que me conseillez vous pour être bien, au chaud et surtout au sec ? Généralement, nous partons à la journée sur max 600-700m de dénivelé.
    Merci !

  • par le 9 février 2015 à 16h55

    Joli dossier, très élargi, bravo !
    Je me permets de mettre ici un test de la nouvelle raquette Symbioz, comparée aux classiques 225, certains éléments permettront peut être d’en savoir un peut plus sur les raquettes, et la randonnée en raquette.
    http://test-materiel-outdoor.fr/new...

  • par le 18 février 2015 à 18h58

    @ Stellana.. ;-))
    Tu parles des Inuit 700 ici : http://test-materiel-outdoor.fr/new...
    moi je les ai trouvé confortables et on peut conduire avec.
    Ceci dit une paire de chaussures de rando/alpinisme avec membrane et des guêtres convient bien pour la raquette, si elles rentrent dans les fixations bien sûr...
    a+ _ ;-**)

  • par le 18 février 2015 à 22h10

    @Paul : non, ce sont les forclaz, par contre, les précédentes étaient des inuit. Mon commentaire n’était pas clair...
    J’ai finalement trouvé des Salomon très bien, confortables et chaudes, suffisamment larges pour mes gros pieds :-)
    Merci pour votre commentaire en tout cas !
    A+

  • par PASle 28 février 2015 à 18h49

    juste un mot pour rappeler aux raquettistes, que la trace de ski de rando c’est pour les skieurs, pas pour les piétons. L’explication tient en 3 raisons : meilleure glisse des peaux, meilleure accroche et ça évite d’avoir une trace en forme de tôle ondulée après 10 piétons. Il y a de la place pour tout le monde, chacun peut donc faire sa trace. D’ailleurs, quand il n’y a pas de skieur pour tracer, vous faites comment.
    Merci de la compréhension de chacun, il y va du plaisir de la peaux de phoques.

  • par le 28 février 2015 à 19h59

    Message transmis aux renards,loups,lièvres,chamois,tétra-lyre, lagopèdes et autres bétians qui transitent dans les alpages.

  • par le 28 février 2015 à 21h42

    Joëlle, toute la faune des montagnes est maintenant prévenue !
    Et les raquettistes, peu gâtés par l’évolution, avec leurs drôles de traces en forme de tôles ondulées n’ont qu’à bien se tenir !
    En tous cas, son aventure a laissé des traces profondes en lui !

    Il m’est arrivé plus d’une fois d’ouvrir la marche (raquette) en faisant de belles traces dans la poudreuse, et avec le plaisir de voir derrière moi quelques skieurs en profiter. S’il est vrai qu’une jolie trace est toujours plus agréable à skier (surtout en fond), il me paraît aussi important de garder un esprit de tolérance.
    « Les seules pensées zen que vous puissiez trouver en haut d’une montagne sont celles que vous avez apportées avec vous. »

  • par PASle 1er mars 2015 à 10h07

    Imaginez un instant un piéton qui marche dans les rails alternatifs des pistes de ski de fond ; ça donne à peu prêt le meme resultat avec les raquettes pour la peaux de phoques ; ça vous plairait ? alors un peu de compréhension, plutôt que de chercher à donner des leçons ou de partir en ironie...
    La tolérance, c’est de laisser les skieurs de rando tranquilles dans leurs traces
    Allez voir en Suisse, ils sont bien plus respectueux.
    Mais je vois que c’est toujours la même chose au fil des ans, refus d’admettre l’évidence, et surtout manque de physique pour faire sa propre trace.
    merci

  • par le 1er mars 2015 à 10h42

    Différence avec le ski de fond : le fondeur paie pour l’entretient des pistes, c’est un espace réservé contrairement à la montagne qui est un espace libre d’accès hors certaines zones interdites l’hiver pour protection de la faune mais très fréquentées par les peaux de phoques si l’on en juge par les traces et certains comptes-rendus visibles sur des sites. Alors pour ce qui est du respect...

  • par le 1er mars 2015 à 11h46

    Hier je suis allé faire une rando avec des raquettes. Comme d’habitude je suis parti tôt. Il avait neigé la veille, la trace n’était pas faite.
    Les skieurs partis après moi ne sont pas gênés pour utiliser ma trace.

  • par PASle 1er mars 2015 à 11h58

    J’arrete là devant un tel mépris et incompréhension de mes remarques ; Heureusement, on est encore tranquille en haute altitude et terrain difficile. Pourvu que ça dure.
    Hier les 3 vieux raquetteux rencontrés en Savoie, attendaient que l’on trace pour monter, car ils etaient bien incapables de le faire. Leur comportement reflète bien l’état d’esprit des remarques ci dessus, minable, voir dangereux car ils n’avaient pas d’ARVA ...

  • par le 1er mars 2015 à 12h29

    Il est vrai que l’herbe est toujours plus verte ailleurs, la neige plus blanche et les traces plus parallèles !
    La raquette à neige permet à beaucoup de gens de découvrir la montagne en hiver. Ce n’est pas mon cas, mais je n’ai aucun mépris pour ceux qui auraient moins de physique. S’ils partagent mon sillon, que ce soit à ski ou à raquette, cela ne me dérange pas, bien pas au contraire !
    Il faudrait que tu apprennes à découvrir la montagne autrement qu’en suivant des rails plutôt que de le reprocher à d’autres, car je pense qu’un montagnard ne sera pas trop inquiété par ces petits désagréments !

  • par JM THOMAS (RANDONNEES SPORTIVES)le 1er mars 2015 à 12h53

    En tant que « vieux pratiquant de la raquette à neige » de 68 ans, je conseille à PAS de relire sérieusement mon article sur la Raquette Sportive. Il pourra se rendre compte que tous les niveaux physiques sont concernés par cette pratique et que la montagne n’est pas un terrain de jeu réservé uniquement à la dite « élite » du ski de rando qui en matière de sécurité est loin de se prévaloir de tout connaitre surtout en matière d’avalanche !!!

    http://randonneessportives.over-blo...

    · L’article rédigé récemment sur la pratique de la raquette à neige a été réalisé avec la plus grande exactitude possible. Un jour, l’entraînement aidant, les combes et les sommets que vous découvrirez feront partie de vos nombreux terrains de jeu.
    Au fil des sorties, vous comprendrez que parallèlement au ski de rando (qui est souvent considéré comme l’excellence parmi l’excellence), avec vos raquettes et plus tard, vos crampons et votre équipement de sécurité, vous pourrez également atteindre l’excellence. Excellence dans la solitude, l’endurance et parfois le doute dans l’effort. Excellence dans l’émerveillement, quel que soit le but atteint (ou raté). Excellence, parce que loin des espaces rentabilisés grâce à l’or blanc, votre sortie sera unique, méritée, respectueuse de l’environnement. Excellence parce que lors d’un départ, perdus parmi les amateurs de ski, seuls avec vos raquettes, vous vous sentirez peut être un peu ridicules. Excellence parce qu’une fois au sommet, ces mêmes personnes reconnaîtront votre mérite. Pas de descente en godille dans une poudre de rêve, mais des pas ... encore des pas ... certes moins éprouvants en descente qu’en montée, mais pas de glisse grisante ... Des pas pour apprécier le panorama du retour (et quelquefois c’est long, très long ...). Tenez compte de ce qui a été dit dans cet article ; c’est ce que j’ai fait il y a quelques années auprès de Jean Marie THOMAS. Il m’a fait découvrir Belledonne (avec le Grand Rocher), puis l’ensemble des massifs de notre région. De jours en jours, d’années en années, avec raquettes et crampons, nous avons gravi les échelons. Petit à petit, pas après pas, d’engagements faciles à d’autres plus audacieux ... les plus beaux et les plus hauts sommets de Savoie jusqu’à "la Grande Casse"... en raquettes ... Pour ceux qui ont suivi nos sorties, je pense avoir fait passer l’émotion qui fut la notre ... L’équipe Lakiki et l’équipe JMT vous assurent que la raquette à neige peut vous offrir d’inégalables moments de bonheur en montagne.

  • par le 1er mars 2015 à 12h54

    Cela fait quelques décennies que j’ai abandonné le ski de rando (Lévanna, Albaron, Étendard, Parrachée...) à cette époque l’ARVA ou tout autre dispositif n’existait pas et l’on était ni minable ni dangereux pour autant seulement attentifs aux risques encourus avec une approche de la nivologie qui fait défaut à beaucoup aujourd’hui. Certains vieux auraient beaucoup à vous apprendre à commencer par le respect que vous revendiquez par ailleurs.

  • par PASle 1er mars 2015 à 13h24

    ou la la , mais vous n’avez vraiment rien compris

    J’essaie juste de vous expliquer qu’une belle trace de ski rando =
    1) bonne glisse des peaux
    2) bonne adhérence des peaux (surtout dans les cycles gel degel)
    3) bon guidage des skis
    4) donc confort de montée

    c’est quand meme pas difficile à comprendre, et le reste de ces échanges est hors sujet.

  • par JM THOMASle 1er mars 2015 à 13h36

    Effectivement, vous n’avez rien compris.... On arrête les frais !!!

  • par philippe38le 2 mars 2015 à 13h23

    Je vois aux réactions contre PAS que le monde de la raquette est bien celui que je conchie régulièrement sur les pistes de fond : pour la plupart, des égoïstes qui ont adopté la philosophie TPMG (Tout Pour Ma Gueule)
    Il y a bien sur des raquetteurs parfaitement bien élevés, mais en refusant de vous désolidariser des imbéciles pratiquant la même activité, vous finissez par être détestés globalement. Chaque fois que je tombe sur des raquetteurs qui marchent sur le cote d’une piste de fond, je les félicite. Chaque fois que je tombe sur des raquetteurs au milieu de la piste, je leur explique qu’ils n’ont rien à faire la, et très rapidement j’ai droit à la réponse "la montagne est à tout le monde" ou "on ne gêne personne". Jamais je ne vois des raquetteurs "latéraux" engueuler les raquetteurs "centraux".

    je vois qu’il en de même en ski de rando. pathétique. Il ne me viendrait jamais l’idée de massacrer une trace pour mon propre confort. Et mentionner que les skieurs empruntent parfois les traces de raquetteurs montre juste que vous n’avez rien compris : un skieur ne cause aucun préjudice à un raquetteur, l’inverse est faux. Ce qu’on vous reproche ce n’est pas de profiter de l’effort des autres, mais d’augmenter l’effort des autres. c’est si difficile à comprendre ?

  • par le 2 mars 2015 à 13h28

    Après les chiens les raquettes ! tu envisages de décharger ta bile sur l’ensemble du site le tout sans t’identifier ?

  • par le 2 mars 2015 à 14h49

    J’ai très bien compris !
    Je passe le premier, je fais ma trace avec mes raquettes.
    Des skieurs passent après moi, ils utilisent ma trace.
    Des raquettistes arrivent, ils refont une trace puisque la première a été utilisée par les skieurs.
    J’ai très bien compris !

  • par le 2 mars 2015 à 15h26

    Et d’autres skieurs passent en râlant... Alain tu as tout compris.

  • par JM THOMAS (RANDONNEES SPORTIVES)le 2 mars 2015 à 16h57

    A l’intention de PAS et PHILIPPE38
    Dernière et définitive mise au point de ma part en tant qu’auteur extérieur de cet article sur la Raquette à Neige sans « conchier » personne, car j’ai dépassé l’âge ce ces banalités et ma génération a encore du respect et de la politesse pour les autres.

    A titre personnel lorsque je vais faire une randonnée avec des raquettes avec mes amis (Grand Pic de la Lauzière, Rognolet , Porte de l’Eglise, Cols du Merlet, de la Lavoire, du Fruit ou Pointe de la Foglietta par exemple…..je ne vois tout d’abord pas de piste de Fond…mais surtout un intense labourage de ski de rando dénaturant complètement les sites ( Roche Plane - Légette du Mirantin par exemple)( photos à votre disposition) et faisant fuir et mettant en péril toute la faune locale .

    Les « raquetteurs » dont vous parlez sont probablement ceux qui sont cités dans mon article dont extrait ci-après :
    « Cette notion de liberté dans les grands espaces blancs est contrariée récemment par la notion de profit financier que guettent les stations de ski. En effet, à l’affût, ces dernières n’hésitent pas à baliser et à damer des routes « pistes » intitulées circuit « raquettes à neige » en instituant comme pour les pistes de fond une redevance pour leur fréquentation.
    Cette attitude est un non sens en contradiction totale avec l’esprit de la pratique de la raquette, qui doit se faire hors des pistes damées et en totale liberté. Il faut donc rester vigilant pour que cette déviance demeure l’exception. »
    Dont acte.

  • par le 2 mars 2015 à 18h48

    Merci à JMT et Lakiki pour ce "dossier raquettes" très intéressant...pour le reste, comme sur tous les forums, au bout d’un moment, ça part en vrille... Bonne randos à toutes et tous.

  • par le 2 mars 2015 à 19h58

    Paul, j’ai vu ton lien sur la raquette "Symbioz", apparemment c’est bien sur neige dure , mais moins efficace en neige fraîche, tu as pu les tester ?

  • par le 2 mars 2015 à 22h02

    Oui. Je les ai testé sur 2 hivers. Tu peux Voir la vidéo incluse dans l’article.

  • par PASle 2 mars 2015 à 22h28

    Merci à Philipp38 pour sa compréhension

    Je suggère à JMT de compléter son site au demeurant plutôt bien fait et à destination notamment des débutants, en ajoutant un paragraphe sur la trace, ceci pour une meilleure cohabitation entre des pratiques différentes de la montagne en hiver. J’ai donné ci dessus en 4 points les principales raisons du mécontentement des skieurs de rando sur cette question (sujet récurent dans les forums de cette discipline).
    Ce dernier mot dans un souci d’apaisement avec JMT dont je n’ai pas compris qu’il faisait partie de ceux qui labourent nos traces.
    Je ne débats pas sur les autres commentaires.
    merci

  • par le 3 mars 2015 à 20h08

    Les débats houleux : ils n’auront probablement pour fin que la disparition de la neige !

    Certaines allégations sont clairement émises dans un but de provocation. Il est toujours plus facile de déblatérer sous couvert d’anonymat.
    On conchie des "sous-catégories" : les néophytes, les vieux, les faibles, les raquettistes, les autres...
    Le verbe est fort ! (littéralement : souiller avec des excréments). De simples traces, aussi désagréables soient-elles pour le skieur, semblent bien dérisoires aux regard d’autres problématiques : la pollution qui souille la neige, les environnement dégradés, la fonte des glaciers, ceux qui n’auront jamais les moyens d’aller skier, même en France ou le verni des chalets est parfois craquelé.
    J’avoue que je randonne le plus souvent possible en des lieux qui me préserve de tels antagonismes. Je ne soupçonnais même pas que l’on puisse avoir autant de mépris au seul prétexte d’un confort de glisse.
    Mais puisque certaines âmes sont en retard sur l’élévation du corps que l’on porte vers les cimes, il me paraît important de préciser ceci :
    1- Oui, parfois des raquettistes néophytes, s’ils sont en grand nombre, peuvent altérer les pistes. (surtout de fond) Le manque de respect provient souvent de l’ignorance. Il n’est que rarement délibéré (contrairement aux propos irrespectueux des 2 personnes précitées).
    2- Aucun sport n’est épargné par des comportements excessifs et surement pas le ski.
    3- Beaucoup de gens aimeraient avoir les moyens pour profiter de la neige et de n’avoir pour seule préoccupation que l’état des pistes.

    Enfin, je voudrais dire à "pas" et toutim, que je vous plains de n’être que des consommateurs de pistes lisses et de n’avoir que si peu à dire ou à médire...

  • par le 4 mars 2015 à 18h03

    Philippe ou Eric ou ??? j’ai beaucoup apprécié la délicatesse des mails que vous m’avez faits parvenir en privé. Concernant le dernier ne pas correspondre à vos critères d’intelligence ne peut que me réjouir.

  • par philippe38le 6 mars 2015 à 14h56

    A ceux qui pensent que ce genre de débat est puéril, excessif ou hors sujet...

    La société moderne n’est plus organisée depuis son sommet, mais par les attitudes que chacun décide d’adopter, en son âme et conscience.

    Au-delà d’une discussion sur la pratique de la raquette en montagne, chacun est amené à se positionner sur le type de société dans lequel il veut vivre : un monde de parasitisme, avec une organisation tribale, un respect des rapports de force et des lois favorables, ou un monde de solidarité, avec une organisation citoyenne, un respect des faibles et de toutes les lois, y compris et surtout celles qui sont faciles à enfreindre sans sanction.

    Mai68 a mis fin à la France patriarcale, ce qui est un progrès majeur. Mais ensuite ? Mais depuis ? On mesure aujourd’hui où nous ont conduit le libéralisme économique (chômage de masse, inégalités, destruction écologique) et le libertarisme sociétal (retour des intégrismes religieux, communautarisme, insécurité). Voilà pourquoi mes réactions sont exacerbées quand je suis témoin direct des conséquences de ces philosophies égoïstes et mortifères. Et je suis autant indigné par les tenants du Tout Pour Ma Gueule que par les aquoibonistes qui confondent pacifisme avec lâcheté et démission.

    Aux USA il y a des stations de ski dédiées pour chaque type d’utilisateur, avec marshalls en patrouille pour expulser les déviants. Ce n’est pas mon idéal. Je préfèrerais qu’on soit assez intelligent pour appliquer une règle simple "ma liberté s’arrête là où commence celle de mon voisin". Oui je sais c’est désagréable et moins sexy que "je fais ce que je veux, j’emmerde mes voisins, je ne réfléchis pas une seconde aux conséquences de mes actes, je ne résiste à aucune frustration, mais j’en appelle à la solidarité humaine quand mon attitude se retourne contre moi". Le beurre, l’argent du beurre, et le cul de la crémière.

    Je sais bien que le thème principal de l’article est différent, et ce qu’il voulait aborder a été très bien traité, mais il suffit de voir comment le débat "part en vrille" pour mesurer le fossé qui nous sépare.

    Et ça, c’est beaucoup plus fondamental qu’un simple confort de glisse, et parfaitement corrélé avec les "autres problématiques" que certains exhibent pour justifier l’inaction. Pour ma part, depuis le 7 janvier, j’ai de plus en plus de mal à fermer ma gueule quand je suis témoin d’un comportement qui nous ramène à la barbarie. Je sais parfaitement que cette contribution est tellement négligeable qu’elle en devient ridicule, mais c’est la stratégie du colibri, et je milite pour que quelques lignes soient ajoutees dans le chapitre "developpement de la raquette a neige".

  • par le 6 mars 2015 à 21h03

    Il est donc possible de porter la contradiction sans insultes !
    Je suis moi-même sensible à cette philosophie (la stratégie du colibri).
    Mais "conspuer" autrui a toujours eu pour effet de transformer les plus belles utopies en tyrannie. " L’enfer, on le sait, a le goût des bonnes intentions..."
    Il ne faut pas confondre inaction avec priorité d’action. De plus, le débat sur les paradigmes de société n’est pas le sujet de cet article.
    Ceux qui arpentent les montagnes sont dans leur grande majorité respectueux des autres... mais parfois désirent-ils qu’on leur lâche la bride ?
    Les auteurs de cette page se sont investis afin de partager leur passion et leur connaissance de la raquette à neige. C’est aussi une occasion de mettre en pratique ce que tu préconises avec autant d’ardeur...le respect !

  • par jimle 8 mars 2015 à 08h13

    Je fais de la raquette et du ski de rando. Pour ma part je me situe plus dans l’esprit du raquettiste car non de dieu... qu’est ce que beaucoup de skieurs de rando sont imbuts de leur personne. On se croirait parfois sur les pistes cyclables ou les rouleurs familiaux du dimanche se font engueuler parce qu’ils ne vont pas vite par les "vrais"cyclistes qui court apres le chrono. Les skieurs de rando c’est la même. La montagne leur appartient, c’est à celui qui aura le meilleur matos... et regardez bien... peu de skieurs te disent bonjour en montagne. Le salut à l’inconnu est le Dernier respect et civilité qu’on retrouve qu’en montagne. Bref NE FAISONS PAS DE GENERALITES.^^

  • par pierrotle 9 mars 2015 à 21h48

    Nous voilà rassuré grâce à Jim, l’esprit raquette est bien meilleur que celui du ski ; au départ d’un post qui demande simplement à ce que que chacun marche dans sa trace pour le respect d’autrui selon la bonne formule de philippe38, "ma liberté s’arrête là où commence celle de mon voisin ", quelle dérive. Ne parlons pas des propos pathétiques de Michel. Racketteurs, vous alimentez vous même la polémique. STOP.

  • par le 10 mars 2015 à 20h42

    La montagne ne t’appartient pas et les traces que l’on fait, quelque soit ce que l’on porte aux pieds, n’appartiennent à personne !
    Il n’y a rien d’autre à dire sinon que l’intolérance gagne de la hauteur. Ce qui est pathétique c’est d’employer les grands mots pour des choses aussi dérisoires. Ma liberté, mes traces...gna gna gna !
    Il n’y a pas d’esprit raquette, ski ou je ne sais quoi, il y a seulement des gens qui ont une bonne mentalité et les autres. Quand la neige viendra à fondre, ces derniers porteront leurs aigreurs, leurs frustrations et leurs mesquineries vers d’autres horizons. Pour ce qui est des excès de certains raquettistes, j’en ai parlé car je ne suis partisan d’aucune discipline.

  • par le 10 mars 2015 à 21h55

    Bonjour à tous !
    Je me permet de mettre le dépôt de commentaires sur le dossier en stand-by car j’ai un peu peur qu’à ce rythme là, un novice intéressé par la pratique de la raquette ou du ski de rando ne se tourne plutôt vers la danse claquette, le ping-pong ou le curling .... ;-)
    Merci à tous !
    Pour ceux que cela intéresse, le débat peut continuer sur le forum, et n’oubliez pas que la bonne humeur est plutôt conseillée ;-)
    Vincent - Altituderando

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