Utiliser un GPS en randonnée

Vous avez acheté un GPS et vous avez quelques difficultés pour vous en servir. Pourtant l’usage de cet instrument n’est pas aussi barbare qu’il n’en parait. Je vais vous donner quelques conseils afin de faciliter la prise en main de cet outil fabuleux.

L’usage du GPS sous-entend cependant de bien savoir lire une carte IGN et de connaître l’usage d’une boussole.

À quoi sert le GPS ?

Cet instrument permet :

  • de faire le point instantanément et éventuellement de transmettre les coordonnées aux secours,
  • de télécharger une carte où la partie de carte que l’on désire,
  • de suivre un parcours préparé à l’avance quelques soient les conditions climatiques et notamment par temps de brouillard et de visualiser à tout moment sa position à l’écran par rapport au tracé enregistré,
  • d’enregistrer sa trace en cours de déplacement et de mémoriser certains points de passage remarquables, les Waypoints.

Que ce soit sur sentier ou hors sentier l’usage maîtrisé de cet appareil lors d’une randonnée représente un gain de temps et d’efficacité.

Paramétrage du GPS

Pour être fonctionnel, le GPS doit être correctement configuré et cette configuration doit être adaptée à la randonnée en montagne. Il faudra supprimer certaines fonctions inutiles.

Par ex la fonction Cap ici ne sert à rien, si ce n’est à tourner en rond. Dans mon GPS et dans le paramétrage de la séquence page, je n’ai conservé que la carte, le profil d’altitude et le menu principal. Sur le terrain, cela me permet de passer rapidement d’une fonction à une autre.

Quelques conseils pour bien configurer votre GPS

Chemin d’accès GARMIN : Page —> Menu principal —> configuration —> enter

- Système

Sélectionner le système WAAS. Ce système permet de corriger les erreurs des signaux GPS provoqués par les perturbations ionosphériques. Penser à bien indiquer le type de piles utilisé, alcalines (piles standard du commerce), lithium (marchent à -30°C) ou NiMH rechargeables.

- Écran

Régler la temporisation sans oublier d’activer l’économie d’énergie. Personnellement je la règle sur 30s.

- Carte

Je vous conseille :

  • de sélectionner le nord vers le haut de la carte comme sur une carte topographique,
  • de désactiver le zoom automatique.

Il est important d’activer le type de carte utilisé afin que celle-ci apparaisse à l’écran et de désactiver les autres cartes.

- Traces

Si vous avez décidé de suivre votre tracé prévisionnel sans y ajouter l’enregistrement de votre déplacement sélectionner «  ne pas enregistrer le journal de suivi (ou tracé actuel) ».

Si vous choisissez d’enregistrer et d’afficher sur la carte le journal de suivi alors la trace de votre déplacement s’ajoutera au tracé prévisionnel sur l’écran dans un coloris différent. Dans ce cas, ne pas oublier d’arrêter l’enregistrement en fin de parcours.

Sélectionner un enregistrement automatique avec un intervalle normal.

- Format position

Préférer les degrés, minutes secondes dans le système géodésique WGS84.

- Altimètre

Je vous recommande d’activer l’étalonnage automatique, vous n’aurez pas à le faire sur le terrain.

Se servir du GPS en randonnée

La meilleure façon de se servir d’un GPS est de suivre un itinéraire que vous aurez préalablement tracé ou importé sur votre ordinateur à la maison.

Cet itinéraire est préparé en se rendant sur un site de traçage d’itinéraires sur carte comme par ex http://www.visugpx.com ou mieux avec un logiciel comme Basecamp de chez GARMIN ou Land de chez TWONAV. Le logiciel génère un fichier GPX que l’on transfère dans le GPS.

Pour rechercher le parcours dans le GPS il faut utiliser une touche de recherche. Par ex la touche Find sur la série Gpsmap Find —> traces —> parcours. Cette touche permet aussi d’arrêter la navigation en cours ou en fin de parcours. Find —> arrêt navigation.

On visualise sur l’écran du GPS que ce soit sur fond de carte ou non la trace du parcours et une marque de position souvent représentée par une flèche qui indique l’endroit où l’on se trouve.

Il suffit par conséquent de suivre cette trace sur le terrain.

La flèche s’oriente dans le sens du déplacement. À l’arrêt, elle prend une position perpendiculaire au tracé.

En voiture lorsque l’on se rapproche de l’itinéraire et si vous n’avez pas opté pour le zoom automatique, il faut penser à diminuer la valeur du zoom afin que celui-ci apparaisse sur la carte surtout si l’on se situe à plusieurs centaines de mètres du point départ.

Zoom ici réglé sur 2km

En randonnée on peut régler le zoom en l’augmentant jusqu’à sa valeur maximale afin de visualiser avec précision la position et le déplacement de la marque de position par rapport au tracé. Sur la série GPSmap on utilise les touches "in" et "out" pour le réglage du zoom.

Si, dans le paramétrage, on a orienté la carte au nord vers le haut de l’écran il est important de savoir où il se situe. Il faut tout au moins savoir s’il est devant soi ou derrière soi. On peut utiliser la boussole du GPS ou mieux une boussole à plaquette afin d’éviter de changer d’écran. Cela sert à anticiper les changements de direction et à tourner dans le bon sens.

Si le nord est devant soi en tenant l’appareil à l’endroit, un virage à droite sur l’écran reste dans la même direction sur le terrain, mais si il est derrière soi il faudra tourner dans le sens inverse, donc à gauche, à moins de tenir l’appareil à l’envers.

Il est intéressant d’enregistrer sa trace au cour du déplacement. Cela permet de comparer le tracé enregistré où l’on est réellement passé, appelé tracé actuel chez GARMIN par rapport au tracé prévisionnel.

Le tracé enregistré prend en compte les éventuels zigzags que l’on doit effectuer sur des pentes très raides et on a ainsi une valeur plus précise de la distance parcourue.

- Méthode à suivre avec un GPS GARMIN

Avant le parcours, vérifier si le tracé actuel ou journal de suivi est sur enregistrer et afficher sur carte.

Ex : Sur la série GPSmap Page—>Menu principal—>Config—>Trace—>Journal de suivi-enregistrer et afficher sur carte.

À la fin du parcours ne pas oublier d’arrêter l’enregistrement du journal de suivi. Sinon le GPS va continuer à enregistrer vos déplacements.

Page—>Menu principal—>Config—>Trace—>Journal de suivi ne pas enregistrer.

Il vous reste à enregistrer le tracé effectué.

Gestion de tracés—>Tracé actuel—>Enregistrer le tracé.

Après avoir effectué l’enregistrement du parcours, l’appareil vous demande ensuite si vous voulez effacer le tracé actuel. Si votre parcours est en étoile il faut répondre oui. Cela n’efface pas l’enregistrement du parcours que vous pourrez récupérer sur l’ordinateur mais il se trouve effacé dans le journal de suivi afin qu’il ne s’ajoute pas à l’itinéraire suivant.

Répondre non si votre parcours s’étale sur plusieurs jours et que vous voulez qu’il s’ajoute aux suivants.

Vous savez maintenant suivre une trace prévisionnelle et enregistrer votre déplacement sur le terrain. Pour la première utilisation, je vous conseille de vous entraîner sur un petit parcours sur sentier que vous connaissez bien et que vous aurez préalablement tracé.

Réception du signal

Le GPS possède un récepteur qui capte les ondes émises par les satellites. Les ondes captées permettent à partir de trois ou quatre satellites de déterminer la position dans un espace 3D par trilatération un peu comme dans la méthode de triangulation que nous avons abordé dans le dossier boussole.

L’erreur de précision sur la détermination de la position est inférieure à cinq mètres sur les GPS actuels. Elle est en fait bien supérieure mais est volontairement bridée par l’état. Seuls les GPS de l’armée permettent d’avoir une précision de quelques cm. Cependant dans certains cas (parois rocheuses, canyon etc) il se peut que l’on perde le signal. La marque de position est alors figée.

Il suffit bien souvent de se déplacer de quelques mètres pour retrouver le signal. La marque se déplace de nouveau à l’écran. Pour voir facilement le déplacement de la marque de position sélectionner la valeur du zoom la plus élevée. En tant qu’utilisateur assidu du GPS dans les hautes alpes je dois dire que je n’ai que très rarement rencontré ce problème.

- Indiquer ses coordonnées aux secours

Indépendamment de la page sur laquelle vous vous trouvez, vous pouvez à tout moment visualiser vos coordonnées en appuyant sur une touche réservée à cette fonction.

Sur la série GPSmap, c’est le bouton MARK qui indique les coordonnées.

Par ex : Latitude et longitude en degrés, minutes, secondes.

Pour rappel en cas d’accident il faut appeler le 112.

Utilisation des logiciels de traçage d’itinéraires

Les deux principaux sont Basecamp de GARMIN et Land de TWONAV qui offrent sensiblement les mêmes fonctions. Le logiciel Basecamp que j’utilise est gratuit et se télécharge sur le site de GARMIN.

On trouve également des sites web avec des applications de traçage d’itinéraires gratuites comme VisuGpx ou Skitrack mais le zoom est moins performant ce qui fait que l’on perd un peu en précision lors du traçage.

Basecamp comme Land ont aussi l’avantage d’avoir une représentation en 3D. Ces logiciels possèdent un répertoire permettant de classer les parcours en les rangeant dans des listes faisant parties d’un dossier et l’on peut créer autant de listes et de dossiers que l’on veut.

- Prise en main de Basecamp

Vous avez la possibilité de télécharger la partie de carte qui vous intéresse «  Birds eye » pour 19€ mais attention la superficie couverte sur une carte au 25/1000 ème est faible.

Si vous randonnez beaucoup il est préférable d’acheter une carte TOPO FRANCE. Les cartes GARMIN au 1/25000 ème reprennent des données de l’IGN avec une équidistance de 20m. Vous aurez le choix entre TOPO FRANCE PRO Montagne, TOPO FRANCE V4 PRO, ou TOPO V4 PRO Nord-est, nord-ouest, sud-est, sud-ouest. On peut soit télécharger une carte sur le site GARMIN, soit insérer une carte micro SD dans le GPS.

Si vous n’avez pas acheté de carte vous pouvez tracer votre parcours sur les sites web de traçage gratuits Visu GPX, Skitrack ou Openrunner, puis transférer le fichier GPX sur Basecamp. Vous pourrez ainsi classer l’itinéraire dans votre répertoire avant de le transférer sur le GPS. Même si vous n’avez pas de fond de carte vous apercevrez sur l’écran du GPS le tracé et la marque de position, ce qui est suffisant pour effectuer l’itinéraire. Pour avoir la carte du parcours il suffit de l’imprimer sur le site de traçage.

- Tracer un parcours directement sur Basecamp avec une carte.

Avant de commencer à tracer votre premier parcours il va falloir créer une liste dans le dossier ma collection.

Effectuer Clic droit—>Nouvelle liste puis renommer cette liste. Par ex : Randos d’été. Sélectionner la liste puis utiliser l’outil de création « dessiner un tracé » pour tracer et la « main « pour déplacer la carte. Déplacer la carte avec la main et se positionner en tout début de parcours. Mettre le zoom au maximum avec le curseur (sur 50m) puis commencer à tracer avec l’outil de création.

En cours de traçage il faudra parfois diminuer le zoom pour voir où vous en êtes avant de l’augmenter de nouveau afin d’avoir le plus de précision possible. Le tracé figure dans la liste que vous venez de créer sous le nom de tracé , il suffit de le renommer. Votre tracé est terminé.

Vous pouvez accéder au tableau d’informations en cliquant sur «   i « dans la barre d’outils à condition que le tracé soit sélectionné ou en double cliquant directement sur ce dernier. Vous pouvez sur ce tableau modifier la couleur du parcours. Le tableau donne les dénivelés cumulés positifs et négatifs ainsi que la distance et le pourcentage de pente cumulé. Pour avoir le profil il suffit de cliquer sur le graphe en bas du tableau.

Vous pouvez calculer le pourcentage d’une pente entre deux points en positionnant les curseurs rouge et bleu sur la ligne de profil. On clique sur la ligne de profil et le curseur rouge se positionne à l’endroit du clic. En renouvelant l’opération on a le bleu.

Le pourcentage de la section de pente apparait sur le tableau d’informations de même que la distance parcourue et le dénivelé entre ces deux points. Les curseurs indiquent aussi le pourcentage d’inclinaison de la pente en un point donné. En les déplaçant doucement ils indiquent ce pourcentage point par point.

C’est le moment de voir votre parcours en 3D. Aller dans afficher et sélectionner la carte en 3D. Vous aurez immédiatement une représentation générale du relief. Cependant les petites bosses et le petits talwegs ne sont pas représentés. Pour ces derniers rien ne vaut la carte IGN.

Une fois le parcours terminé Il est toujours possible de le rallonger. Il suffit de sélectionner le dernier point du tableau d’informations. L’outil de création devient alors opérationnel.

Si vous avez effectué une erreur en cours de tracé il est possible en procédant de la même manière sur le tableau d’information de supprimer les mauvais points à partir du dernier après l’avoir sélectionné.

Pour transférer votre parcours dans le GPS, relier ce dernier au PC par cordon ou bluetooth puis glisser le tracé sur le GPS avec la souris.

Inversement un tracé actuel enregistré en randonnée sera glissé du GPS dans la liste des tracés. Le tableau d’informations sera alors complété par la durée du parcours et par la vitesse moyenne.

Pour transférer le fichier GPX de ce parcours sur le bureau sélectionner le parcours puis aller dans fichier et faire exporter les données utilisateur sélectionnées—>emplacement bureau.

Il sera alors possible de le transférer sur http://www.skitrack.fr en cliquant sur le symbole + en haut afin de le visualiser votre itinéraire sur l’IGN. Vous pouvez décocher les rectangles rouges qui représentent les zones d’inclinaison de plus de 30° qui renseignent néanmoins sur les zones à risque d’avalanche.

L’outil loupe sert à obtenir un niveau de zoom supérieur à celui obtenu avec le curseur.

L’outil règle est très intéressant car il sert à mesurer la distance linéaire entre plusieurs points et à déterminer les azimuts correspondant aux différentes directions d’un parcours.

Il est parfois utile de relier deux itinéraires. Pour cela il faut les sélectionner tous les deux avec la commande Cmd A sur Mac ou Control A sur PC puis on fait un clic droit sur la sélection afin d’ouvrir un menu déroulant et on sélectionne joindre des tracés. Mettre les tracés dans l’ordre avant de valider.

Je termine ce chapitre en vous informant qu’il est judicieux d’imprimer sur papier une carte de votre itinéraire. Pour cela sélectionner le tracé, puis aller dans fichier et cliquer sur imprimer une carte des données sélectionnées. L’imprimante sort une carte de format A4 avec l’axe nord-sud. Cela ne vous dispense pas d’emporter la carte IGN dans le sac à dos. Voir les manipulations du logiciel sur la vidéo.

- Prise en main de Visu GPX

Lien vers Visu GPX : http://www.visugpx.com

Le logiciel est gratuit si vous tracez sur la carte Open Cycle Map. L’accès à la carte IGN est maintenant facturé environ 10€ par an. Cependant on peut toujours transférer le fichier sur Skitrack pour le contrôler sur l’IGN.

Sélectionner le type de carte sur le coté droit de la carte. En l’occurence Open cycle map. Après avoir effectué un zoom cliquer sur «   Édit GPX  ». Cliquer sur l’outil « crayon ». Le curseur représenté par un petit cercle rouge permet de tracer et de déplacer la carte. Pour déplacer la carte appuyer continuellement sur le coté gauche de la souris et déplacer celle-ci. En fin de parcours faire un double clic gauche.

Enregistrer le parcours en cliquant sur l’outil situé en haut à droite. Le fichier GPX est aussitôt téléchargé. Si vous avez Basecamp, il suffit d’aller dans les téléchargements et de de cliquer sur le fichier pour qu’il se charge dans le logiciel. Voir la vidéo.

- Prise en main de Skitrack

Lien vers skitrack : http://www.skitrack.fr

Le logiciel gratuit permet de tracer directement sur la carte IGN. L’utilisation est identique à celle de Visu GPX. Il suffit de cocher »ajouter une trace » avant de tracer avec l’outil crayon.

Puis on télécharge le fichier. Il faut changer l’extension .txt en .gpx en supprimant tout simplement le .txt.

Ce logiciel est très intéressant pour la raquette et le ski de rando puisqu’il indique les zones d’inclinaison des pentes de plus de 30° IGN et Aster que l’on peut cocher ou décocher.

On peut récupérer le fichier sur Basecamp comme avec Visu GPX. Je réalise tous mes itinéraires de raquette et de ski de rando avec ce logiciel. On peut dalleurs utiliser que ce logiciel à condition d’imprimer la carte sur papier et de récupérer le tracé sur le GPS.

Vidéo sur l’utilisation du GPS et le traçage des itinéraires


La navigation par GPS avec Basecamp, Ski Track... par britanicus100

- Création d’une carte personnalisée

Il est possible de créer vos cartes à partir d’une carte papier ou d’une carte numérique. Procédure assez longue et compliquée. Voir le lien : http://www.garmin.com/fr/maps/cartes-topographiques/custom-maps#creezCartes

Quel GPS de randonnée faut il choisir ?

Afin de faciliter votre choix nous allons voir les caractéristiques essentielles d’un bon appareil.

- Robustesse et étanchéité

Un GPS doit être robuste et étanche. Le boitier d’un bon appareil possède une gaine antichoc qui améliore la robustesse tout comme l’étanchéité. L’étanchéité est indiquée par l’indice IPX que l’on trouve sur Internet. Les indices 5 et 6 permettent au GPS de résister aux projections d’eau et l’indice 7 à l’immersion.

- L’écran

Il faut aussi prendre en compte la taille et la définition de l’écran. Un grand écran est bien sur plus ergonomique mais attention au poids. Il faut donc trouver le bon compromis. L’écran doit être transflectif. Un écran transflectif est plus lumineux au soleil et par conséquent plus facilement lisible. Ne pas hésiter à orienter l’écran vers le soleil.

Un traitement antireflets supprime la réverbération sur l’écran permettant également d’améliorer la lisibilité.

On trouve aussi des écrans tactiles qui procurent dans certaines conditions un peu plus de confort. C’est une question de gout. Moi je préfère un écran normal.

Sur certains modèles il est possible de manipuler le clavier avec des gants. C’est un plus indéniable quand il fait froid pour les randonnées hivernales.

- La mémoire interne

Plus celle-ci est importante et plus on peut stocker de cartes. Ce n’est pas un critère d’achat primordial à partir du moment où il est possible d’acheter une carte micro SD.

- L’autonomie

L’autonomie est variable avec une moyenne de 15h/jour. Il est intéressant de posséder un GPS qui accepte les piles rechargeables NiMH. Personnellement sur mon GPSmap 62s avec des piles rechargeables de bonne qualité (ex Panasonic Eneloop), j’arrive à faire des sorties de 12 h tout en ayant réglé la durée du rétro-éclairage de l’écran sur 30s. J’ai cependant dans mon sac en réserve une paire de piles chargées. L’autonomie peut être réduite par des températures extrêmes. Dans ces conditions, préférer des pilles au lithium, comme sur les DVA.

Pour les très longs itinéraires il existe des chargeurs solaires.

Quelques GPS de randonnée ayant un bon rapport qualité prix

Ces trois GPS équipés d’un écran transflectif bénéficient d’un indice IPX égal à 7, fonctionnent avec des piles AA (rechargeables ou non) pour une autonomie d’environ 16h, et sont munis d’un lecteur de carte micro SD. Etrextouch35, GPSMAP64, Oregon 650t. Cependant il en existe plein d’autres dont l’Ultra de chez TWONAV.

L’usage du GPS en alpinisme

Un article intéressant de Vincent ROVEL guide de haute montagne à BRIANÇON. http://www.rovel.info/plus/gps-en-m...

Commentaires

  • par le 25 avril 2016 à 22h58

    Félicitations pour ce superbe article complet, détaillé et didactique. Des amis inquiets m’ont offert un Garmin etrex 10 il y a quelques mois, mais je m’en sers uniquement pour le relevé de mon tracés sur le terrain, afin de réaliser les topos a posteriori. J’apprécie le principe de connaître en permanence sa position (notamment pour les secours éventuels), moins celui d’avoir à regarder régulièrement son écran pour savoir quelle direction prendre. Le combo carte / boussole me semble nettement plus ludique et efficace.

  • par le 26 avril 2016 à 01h04

    Merci Gegers. Chacun a ses habitudes. Bien sur on a plus de suspens et c’est plus ludique de se servir de la carte et de la boussole mais le GPS pour un utilisateur habitué donne à mon avis une information plus rapide. Inutile de sortir la carte et de l’orienter nord avec la boussole pour trouver le bon azimut. (Manipulation délicate en cas de vent).
    Ici un simple coup d’oeil sur l’écran suffit.
    J’ai bien sur commencé à m’orienter avec carte et boussole puis je suis passé au GPS. Au début j’ai rencontré quelques difficultés. Il fallait apprendre à s’en servir. Puis en persévérant je me suis habitué et maintenant je ne peux plus m’en passer. À l’époque les notices étaient trop compliquées et pas forcément adaptées à une utilisation en montagne.
    J’ai croisé des randonneurs qui ont acheté un GPS et qui n’ont jamais su s’en servir. L’appareil est resté dans un tiroir.
    C’est pour cette raison que j’ai rédigé ce dossier et ce petit tutoriel afin de faciliter la prise en main en espérant que ceux qui ont abdiqué pourront plus facilement s’y remettre.
    Bien sur il était impossible d’aborder ce sujet sans évoquer l’utilisation indispensable d’une boussole et d’une carte.

  • par le 26 avril 2016 à 07h25

    Merci pour ce dossier, je me tâte depuis un moment pour cet achat, mais je reculais devant l’aspect rébarbatif de l’engin d’après beaucoup de commentaires laissés sur le net.
    Tes explications sont claires et je crois que je vais franchir le pas.

  • par le 26 avril 2016 à 09h15

    Quand je suis arrivé à Briançon j’avais constaté que certains animateurs du club local de randonnée dont l’actuel président étaient équipés de cet appareil et puis il y avait un certain Félix organisateur de randos au CAF. J’ai constaté que Daubram du CAF de Guillestre l’utilisait également.
    Alors je me suis dit qu’il devait y avoir certainement une raison. Après avoir questionné le président de mon club
    je me suis lancé et je comprend maintenant leur motivation.

    Si l’on randonne une semaine par an et uniquement sur les GR, je pense que ça ne vaut pas le coup.
    Mais si on randonne régulièrement alors là oui.
    Titi si tu te lances dans l’aventure tu le paramètres comme je l’ai indiqué et tu t’entraines sur un petit parcours sur sentier que tu connais bien. Si tu as bien tracé le parcours au fort grossissement tu verras la marque de position continuellement alignée sur ton itinéraire et si tu t’écartes du sentier tu l’a verras partir en dehors. Il faut penser à bien utiliser le zoom. Puis après ce sera possible d’effectuer un parcours hors sentier.

  • par le 26 avril 2016 à 09h17

    Salut,

    En trente années de montagne je n’ai sortie ma boussole qu’une seule fois, dans un brouillard dense, sans trace de chemin recouverts par la neige et sur un terrain qui m’était parfaitement inconnu...
    Donc le GPS me parait complètement superflu. A moins de traverser le désert de Gobi !
    Les seuls endroits où l’on peut parfois momentanément s’égarer, ce sont les sous-bois où le GPS ne fonctionnera probablement pas (masque).
    C’est mon avis, mais on peut aussi s’offrir le gadget juste pour le plaisir, et si l’option café était disponible (application pour les initiés) ce serait encore mieux !
    Bravo pour l’article j’ai utilisé des GPS professionnels ou la mesure des points requiert une grande précision. Ce sont des outils remarquables, mais pour la rando, je préfère mon intuition !!

  • par le 26 avril 2016 à 09h54

    Bonjour Michel
    Oui c’est ton point de vue mais tout le monde n’a pas forcément la même intuition et n’est pas aussi doué que toi.
    Et puis toi d’après ta profession tu es habitué et entrainé à lire le terrain.
    Je ne pense pas que les accompagnateurs en montagne et même certains guides qui utilisent maintenant ce matériel aient tous la même opinion.
    Personnellement moi qui suit un randonneur landa de montagne à vache et non pas d’alpinisme et bien ça m’a beaucoup aidé. Je perd moins de temps sur les sentiers. Avant chaque bifurcation je sais en une seconde où il faut tourner. Et hors sentier c’est indéniable. Même si on ne voit pas son objectif en suivant son tracé on y arrive.
    Quant aux sous bois oui la marque de position est susceptible de se figer mais en se déplaçant on finit toujours par la retrouver mobile à l’écran.

  • par le 26 avril 2016 à 11h30

    Je suis encore pire que michel. La boussole reste à la maison. Si je l’emmène, c’est pour vérifier l’orientation de certaines stries creusées sur les rochers par nos ancêtres.
    Le GPS gomme certaines odeurs. Le petit parfum d’aventure de certaines rando est la première à disparaître.
    Et le système Galileo va arriver. Pour le gd public il sera d’une précision de moins de 5 mètres contre 15 à 50 pour le GPS. Brrr !

  • par le 26 avril 2016 à 11h57

    Bonjour Alain
    Tout le monde n’a pas ton expérience ni même celle de Michel. Vous pouvez maintenant vous orienter sans boussole, sans GPS et bientôt peut être sans carte. Rien qu’à observer la position du soleil, les sommets la direction du vent etc ça pourrait peut être suffire. À quand le dossier pour savoir se débrouiller sans rien.
    La précision sur les appareils actuels est inférieure à 10 m. Elle a comme je l’ai indiqué été bridée volontairement par l’état car sinon elle serait de quelques cm comme sur les GPS de l’armée.
    Cet article ne s’adresse pas à des randonneurs chevronnés comme toi ou à certains autres auteurs qui de toute façon et en toutes circonstances sauront toujours se débrouiller mais au randonneur landa.
    Enfin il y a des guides qui ne sont pas pour autant dénoués d’expérience qui les utilise.
    Personnellement je préfère la sécurité au parfum d’aventure.
    Moi petit randonneur quand je suis en haut d’un sommet
    je suis sur d’être sur le bon et non pas sur le sommet voisin mais je comprend très bien ton point de vue.

  • par le 26 avril 2016 à 12h04

    Tu as tout à fait raison sur le principe Jean-Yves. La technologie met à disposition un outil, libre à chacun de l’épouser sans réserves, de savoir s’en détacher ou de s’en affranchir complètement. Les craintes qui sont formulées sont je pense liées au concept-même de randonnée, qui par définition est une invitation à la découverte, voire à l’imprévu, dans les limites que chacun s’impose pour son plaisir et sa sécurité. Du fait que je n’utilise pas mon GPS pour m’orienter, j’ai sans doute la (fausse) idée que l’utiliser dans ce but gâcherait le plaisir en quelques sorts, et fermerait la porte à l’imprévu, et finirait d’annihiler ce qu’il nous reste d’instinct animal. Mais c’est sans doute une idée préconçue. Comme tout outil l’important est de l’utiliser à bon escient, et de ne pas en devenir son esclave.

  • par le 26 avril 2016 à 12h25

    Sans carte ? Quand même pas. Elle sert beaucoup dans le massif Central. Moins dans les Alpes, mais un peu quand même.

  • par le 26 avril 2016 à 12h47

    Pitié savoir où il faut tourner à chaque bifurcation !

  • par le 26 avril 2016 à 12h50

    J’ai bien compris mais c’est pour moi un outil rassurant qui me fait gagner du temps et qui me permet d’atteindre plus rapidement et sans stress l’objectif d’une randonnée. Fini la peur de se perdre.

    Cela ne m’empêche pas pour autant d’apprécier la nature et la beauté du parcours.

    Pour moi le soucis de l’orientation ne se pose justement plus et ça me permet d’aborder les randonnées de façon sereine.

    Je n’ai pas pour autant les yeux rivés sur l’appareil. Il m’arrive sur certains parcours bien balisés de ne pas éprouver le besoin de m’en servir mais il est là au cas où comme la carte et la boussole qui sont dans ma banane à portée de main.

    Oui il faut s’en servir à bon escient.

  • par le 26 avril 2016 à 19h23

    J’imagine que sous certaines latitudes ce doit être rassurant d’en avoir un. Je pense par exemple à l’Islande. Pas toujours évident de faire le point, surtout si du brouillard et du vent s’invitent.
    Pour les Alpes, la seule chose que je pourrais trouver attrayant, c’est de me dire que j’aurais mon parcours enregistré au retour. (sans le contrôle de big brother pour l’instant ?)
    Pour ce qui te concerne, et pour des raisons personnelles , c’est certainement un bon choix et je respecte ton point de vue.
    Ma réflexion pourrait être d’ordre philosophique.
    En montagne, j’ai le sentiment d’avoir le choix de ma destinée et de mes peurs.
    Je sais que beaucoup de gens ne sortiront jamais des sentiers battus, avec ou sans GPS. Enfin de compte, ce n’est qu’un outil.
    Faire le choix de la liberté plutôt que de la sécurité peut aussi se voir comme un acte de résistance face à une société de plus en plus sous contrôle. Plus simplement, je pense que mon "style" n’impose pas le recours au GPS.
    C’est en étant certain de ne plus me perdre que je risquerai de me perdre pour de bon... en tout cas de perdre une partie de ce que je vais chercher là-haut.
    Bonne continuation, l’important étant d’avoir le choix.

  • par yetidzole 27 avril 2016 à 14h09

    Combien d’alpinistes ont perdu la vie dans la tourmente à quelques centaines de mètres du refuge (même des guides) ! alors oui on peut se passer de ce fabuleux outils mais quand on emmène des gens qui comptent sur vous pour vous ramener quelques soient les conditions, un gps peut devenir un allier complémentaire précieux à condition de savoir s’en servir au moment ou l’on en a vraiment besoin et pour cela il faut donc s’entraîner souvent même par beau temps... !

  • par le 27 avril 2016 à 15h02

    Oui Dom, nombreux. Ils n’avaient pas de GPS, en effet. Ils n’avaient pas non plus de bulletin météo fiable pour leur permettre de choisir la bonne fenêtre.
    Ceci dit, ce ne sont que des considérations personnelles et non bien entendu une critique de l’article, du travail de JY, ni de son choix d’utiliser cet appareil.
    Pour moi, pas de GPS...et si je peux voir un chamois à des km, je serai bien incapable de voir un petit écran. Et je me méfie des lunettes de vue en marchant.

  • par le 27 avril 2016 à 15h03

    Si les gens ne partaient pas en montagne quand les conditions ne sont pas bonnes, ça n’arriverait pas si souvent. A force de s’en remettre à la technologie (DVA,GPS etc) on finit par oublier les règles élémentaires de sécurité.
    L’immense majorité de ceux qui se font piéger le sont par leur manque de préparation physique, leur inaptitude à trouver des réponses appropriées à un changement climatique ou leur inexpérience.
    Je ne pense pas que l’on puisse un jour contrôler tous les paramètres d’une sortie en montagne, sinon cela deviendrait un parcours à la Disneyland.
    L’avantage de la carte c’est que l’on a une vision globale du terrain que l’on a parcouru, une vision de tous les points intermédiaires. Et lorsque l’on se perd, on sait où on est perdu !
    Avec les GPS, si ce dernier venait à avoir le moindre dysfonctionnement , on ne saurait pas ou on est perdu !
    Les technologies existent, et je trouve normal que les accompagnateurs se les approprient.
    Dans certain cas, lorsque les repères visuels ne sont plus présents, sur de vastes étendues (grands glaciers plats, landes, vastes plateaux) ce système GPS peut être utile... en effet !

  • par Dinoso...le 27 avril 2016 à 15h36

    Je suis trouvée, dans des conditions de brouillard, à devoir changer de route, avec des personnes qui ne fonctionnaient qu’au GPS la TOP25 embarquée s’est avérée plus qu’utile ! Totalement d’accord avec Michel la technologie ne remplace pas l’expérience du terrain.

  • par le 27 avril 2016 à 16h45

    Une nouvelle querelle des anciens et des modernes ? Il y a un certaine dérive entre les idées échangées et ce que voulait faire Jean-Yves, à savoir faciliter aux profanes l’utilisation du GPS.

  • par le 27 avril 2016 à 16h50

    En effet, grand merci à Jean-Yves pour ce très utile guide d’utilisation. Les manuels de constructeurs sont parfois un peu opaques.

  • par le 27 avril 2016 à 17h42

    Hereme :
    Approfondir le débat n’est pas se quereller ! De plus penser différemment ne fait pas de nous des ennemis.
    Il me semble, en ce qui me concerne, avoir dit que je respectais l’avis de Jean Yves, et sur facebook de rajouter que je trouvais l’article intéressent.
    Quand à savoir si je fais partis des anciens ou des modernes ? Cela ne veut pas dire grand chose. Je connais probablement les GPS mieux que la plupart des gens.
    La réflexion sera toujours moderne... du moins je l’espère.
    Enfin, il n’y a aucune dérive. On peut parfaitement parler de l’apprentissage de la conduite d’une voiture en évoquant aussi, dans sa condition réelle d’utilisation, quelles sont les contraintes, les risques potentiel d’accident et les limites inhérentes à toute forme de technologie.

  • par Guy le lyonnaisle 30 avril 2016 à 15h21

    J’utilise un gps depuis un an en randonnée, à la pêche à la mouche, aux champignons... Pour moi c’est un outil génial qu’il faut associer avec une carte et une boussole.
    Je suis étonné de votre conseil au niveau du format position en dégrés, mn, seconde.( sexagésimal ou décimal ? )
    Pour ma part j’utilise le format utm en mètres ce qui me permet de me situer rapidement sur la carte grâce aux carreaux bleus.Si ce n’est quelques souvenirs de l’armée je ne connaissais rien à l’orientation. J’ai fait un séjour chez un accompagnateur en montagne à Autrans(JPG montagne) cela ma permis de tirer le meilleur parti de mon gps.

  • par le 30 avril 2016 à 16h00

    J’ai choisi les degrés minutes secondes pour communiquer les coordonnées aux secours car c’est ce qu’il y a de plus simple et c’est ce que tout le monde connait. Peu de personnes connaissent l’UTM et le système Mercator. Mais ce n’est qu’un exemple de paramétrage. Rien n’empêche d’indiquer les coordonnées en UTM ou en degrés décimaux. Les secours ont des convertisseurs.
    En imprimant une carte sur papier du parcours en format A4, fond de carte où figure le tracé comme indiqué dans la vidéo il est inutile de se référer au quadrillage UTM. Avec la position de la flèche et avec la forme du tracé à l’écran on repère immédiatement sa position sur la carte papier imprimée. On se réfère par rapport au tracé.
    Le quadrillage UTM n’est utile que lorsque l’on a pas tracé le parcours. Dans ce cas il faut bien entendu reporter en abscisse et en ordonnée les coordonnés de la marque de position dans le quadrant UTM directement sur la carte IGN.
    En randonnée c’est long et fastidieux alors qu’avec la carte comportant le tracé le résultat est immédiat.
    Par contre il faut préparer et tracer son parcours à la maison.
    Personnellement je n’ai jamais besoin de sortir la carte comportant le tracé qui est cependant dans mon sac.

  • par le 12 mai 2016 à 12h59

    Je viens de parcourir le site de Vincent ROVEL, ancien ingénieur reconverti en Guide de haute Montagne à BRIANÇON.
    Avec son accord j’ai donc complété le dossier par le lien vers son article afin d’avoir le point de vue d’un professionnel sur l’usage du GPS dans les activités d’alpinisme.
    http://www.rovel.info/plus/gps-en-m....

  • par Tangole 26 août 2016 à 20h13

    Le debat est interessant, chacun defend son idee.. depuis longtemps je possede le gps, je l’ai tjr avec moi, un trek de plusieurs jours s’etudie sur la carte, localisation des refuges, reservations, horaires et d’autres particularites qu’on ne trouve pas sur les gps..
    Avant le depart, tout mon parcours est deja memorisé mais s’il arrive qu’un sentier n’existe plus ou emporté par un glissement de terrain et qu’un detour s’impose,alors le gps m’aide a faire le point sur la carte pour autant qu’elle soit configurée utm wgs84.. pour moi le plus interessant avec un gps c’est de connaitre en fin de parcours les denivelles faits, l’altitude et le barometre en prevision d’un changement de temps.. je conseille les batteries eneloop..

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