Veste de montagne softshell : bien choisir sa veste de randonnée.

Vous connaissez le principe des trois couches en montagne ? Les vestes softshell ont un objectif simple et compliqué à la fois : remplacer les 2° et 3° couches lorsque les conditions ne sont pas « extrêmes ».

La traduction littérale de « Softshell » est « Coquille douce ». Tout est dit. Vous aurez une bonne protection contre le vent et un sentiment de confort (vous n’avez pas cet aspect rêche que présentent les vestes hardshell – mais une grande maniabilité due aux tissus stretch).

Vous partez à la journée et vous vous êtes bien renseigné sur la météo ? Aucune grosse averse à prévoir ? Une bonne veste Sofshell fera l’affaire. Choisissez de préférence un modèle avec capuche, ce qui vous permettra d’avoir une protection totale en cas de vent fort ou de pluie fine.

Avantages des vestes softshell :

  • Légères, confortables,
  • Maniables dans les mouvements (tissu stretch)
  • Gain de place dans le sac par rapport au duo « polaire + veste hardshell »
  • Auront un effet imperméable lors d’une pluie fine et intermittente.
  • Le prix peu élevé (entre 100 et 200€ contre 300 à 700€ pour les veste de montagne Hardshell)

Inconvénients des vestes softshell :

  • Ne résistent pas à de fortes pluies. Les qualités d’imperméabilité sont souvent limités dans le temps (30 minutes)
  • Beaucoup moins chaudes que le duo « polaire + veste hardshell »
  • Effet coupe-vent beaucoup moins efficace qu’une veste hardshell .

Méfiez-vous des vendeurs approximatifs ! Une veste dite « déperlante » n’est pas imperméable (un tissu déperlant ne résiste pas à de fortes pluies).

Utilisation de la veste softshell

Conseillée

  • Rando à la journée printemps / été / automne.
  • Trek en altitude avec temps sec ou pluie légère occasionnelle.
  • Ski de rando de printemps avec bonnes conditions climatiques.

Non conseillée :

  • Alpinisme engagé
  • Rando à la journée avec un temps pluvieux
  • Trek dans un pays humide/pluvieux
  • Trek Hivernal avec des température froides.

Une veste idéale pour des treks en altitude avec temps sec ou une pluie légère occasionnelle.

Les détails à ne pas négliger sur une veste softshell :

  • Le serrage autour de la taille : primordial pour assurer une isolation optimale. Fini le petit vent frais dans le dos. (photo1)
  • Le serrage poignet : essentiel surtout en hiver. Vous desserrez, vous enfilez vos gants et vous resserrez. Isolation garantie. (photo2)
  • Attention à ne pas prendre une veste avec une fermeture éclair difficile à saisir. La fermeture est souvent prolongée par un bout de cordelette pour une meilleure prise en main (notamment avec des gants) - (photo3)
  • La protection du menton : pour ne pas irriter votre menton sur la fermeture éclair, celle-ci doit être protégée par une matère douce (photo5)
  • Les grips » de protections sur le dos : stabilisent votre sac à dos et permettent d’éviter l’usure prononcée de la veste au niveau des épaules. Quelques fabricants en proposent.
  • La capuche  : essentielle quand il y a un petit vent frais ou une petite averse > protection de la tête mais aussi du coup, très sensible aux variations de températures.

L’entretien de la veste de trek softshell :

L’entretien d’une veste sofshell est assez simple : laver à très basse température (éviter absolument les adoucissants) et faire sécher de préférence au soleil (et en plus c’est plus écolo).

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Commentaires

  • par Lokile 12 novembre 2012 à 22h03

    Un autre inconvénient à noter, la semaine dernière j’ai prit une averse alors que je portais ma veste softshell, elle a bien résisté les premières minutes puis ça a été un véritable enfer, la veste était imbibée d’eau et ne séchait pas, après avoir passé une nuit épouvantable (je n’utilise ni abri, ni sac de couchage, j’ai donc dut dormir en t-shirt en plein mois de novembre), je me suis aperçu, le lendemain matin qu’elle était toujours aussi trempée, il aura fallut 24h pour que je puisse réutiliser cette veste et encore, le bout des manches était toujours mouillé...
    Bref, si comme moi, vous voyagez sans sac ni abri, prévoyez tout de même une petite veste imperméable, le softshell est une véritable merveille mais pas pour la flotte...

  • par le 12 novembre 2012 à 22h39

    Oui effectivement Loki ! Une veste softshell résiste difficilement à un orage ou à une grosse pluie. Rien ne vaut une veste dite "hardshell" pour cela ! La nuit a du être dure :-)

  • par artle 11 avril 2013 à 20h25

    assez explicatif votre article !

  • par Karlle 26 mai 2014 à 18h48

    Article sympa en effet. Le poids de a veste doit être essentiel et la place qu’elle tient dans le sac sont hyper importants !
    http://www.wanarun.net/blog/lafuma-...

  • par Cuble 12 août 2014 à 11h51

    Perso j’ai une softshell avec intérieur merino de chez MacPac. C’est donc léger et chaud, mais en effet pas du tout adapté pour une grosse averse. Ca ne fait que perler un temps (10 min sous averse normale je dirais). Quant au budget 100/200 €, ça dépend vraiment des marques. Le top, c’est chez Arc’teryx qu’on le trouve en général, et le budget est doublé. Ce site est le top niveau reviews : http://www.outdoorgearlab.com/ même s’il se concentre sur des marques américaines et européennes, et ignore la qualité qui se fait du côté des marques australiennes et néo-zélandaises.

    A noter que les Softshell sont aussi en général plus à même d’être portées en ville, certaines sont assez sobres et servent donc de veste de tous les jours.

  • par le 12 août 2014 à 12h59

    Pour un retour d’expérience, j’ai une veste softshell de chez Millet que j’ai aussi utilisée en alpinisme facile de 1 à 3 jours (nuits en refuge), protection parfaite contre le vent et contre un temps maussade (pluie fine en continu, neige et grésil). Je l’ai aussi testée en ville sous forte pluie, elle résiste plutôt bien (environ 30min à 1h), j’ai été agréablement surpris.

  • par tanizakile 17 février à 18h48

    Merci pour cet article bien fait et enrichissant !

  • par CAmle 29 avril à 15h38

    Quels escrocs ces vendeurs de fringues !

    Le marketing est roi pour les citadins qui croient s’acheter un morceau de montagne en même temps qu’un morceau de tissu.....

    Les softshel..... Bientôt ils vont vous fourguer des ultra softshell rembourées qui remplacent les couches 1et 2 !!!

    Ah.... Mort de rire.... Vous feriez bien marrer les anciens avec tout votre foutoir.

  • par le 30 avril à 02h50

    Bon, je ne vais pas aller dans l’anticonsurérisme primaire, mais...

    Les vêtements "techniques" ont bien fait un peu de progrès ces dernières années, et leur avantages peut pleinement se justifier dans certains cas, tel que des pratiques "élitistes" parcours ambitieux l’oeil dans le chrono où chaque gramme compte, ainsi que dans les raids et expéditions où non seulement le poids compte aussi, mais où il faut aussi tenir compte de l’incertitude météo sur plusieurs jours...

    Maintenant, "pour nous les autres" qui, tel que moi, ont une approche plus contemplative de la rando, je ne pense pas qu’il y ait nécéssité d’une débauche de technologie pour se faire plaisir en montagne dans de bonnes conditions, ni de se ruiner à se fournir en équipement à la dénomination technique pompeuse, certainement plus définie par le département marketing que par les ingénieurs...

    J’admet les petits bénéfices que peuvent apporter ces vêtements, mais il y a une chose sur laquelle les équipementiers ont bien "oublié" de travailler, c’est la durabilité ! Par mon expérience, une couture qui lâche par ci, une fermeture éclair qui déraille par là, le tissu "déperlant" qui absorbe la pluie comme une éponge au bout de même pas une saison... Je serais prêt à investir dans des bons habits techniques plus performants si ceux-ci avaient la durabilité de ma bonne vieille chemise de flanelle !

    Ma pratique perso pour une rando à la journée : Un multicouche "artisanal", parfois fait de vêtements de plaine dans leur seconde vie, adapté aux conditions du moment : Coton par chaleur, laine par froid, un bon vieux pull ou une polaire, si nécessaire une veste pour couper le vent... Et il y aura toujours la bonne vieille parka au fond du sac pour me tirer d’affaire les rares fois où une averse me rattrappe !

  • par Summit73le 2 mai à 17h22

    Oui, effectivement, on peut se poser la question de la course à l’équipement et des termes techniques très marketing il est vrai.
    Ceci dit, je me rappelle des vêtements que je portais il y a 15 ans, souvent lourd (chaussures d’alpi notamment, parka etc.).
    Les fabricants ont fait des progrès indéniables sur le gain de poids, et c’est évident qu’être plus léger en montagne est forcément plus agréables.
    De mon point de vue, les vêtements plus "strech" sont également une avancée (plus de maniabilité dans l’effort).
    Par contre, le gros point négatif de ces dernières années est, comme le dit Pascal, un matériel qui a une durabilité moindre (obsolescence programmée ?).
    Personnellement, je trouve que la marque Patagonia n’est pas tombé dans le piège et propose du matériel qui ne bouge pas dans le temps.
    Décathlon a ses débuts n’était pas mauvais non plus.

  • par léonle 4 mai à 09h23

    Comme tout le monde de la rando, j’ai été séduit par le concept "tout en un" et à l’usage malgré un achat haut de gamme ARC’TERYX, je trouve que le softshell n’est pas adapté, à part pour une sortie de 2 heures.
    En montagne et en fonction de l’altitude, tout change très vite et le soft c’est trop ou pas assez.
    mieux vaut un bon 3 voire 4 couches qu’on adapte en fonction de la météo.

  • par le 4 mai à 11h42

    Je te rejoins Léon, ces vestes ne me conviennent pas et je préfère le "3couches".
    La plupart du temps j’ai trop chaud, et je sais que mon goretex (au cas où) me met à l’abri des pires intempéries.
    Mais le softshell convient très bien à ma compagne qui a un usage moins intensif de la montagne. De plus, elle a tout le temps froid !
    Ces vêtements passent aussi très bien en ville, ce qui peut permettre un double usage intéressant.
    Certains progrès sont plus significatifs que d’autres mais je reste persuadé que la meilleure façon de lutter contre le consumérisme, c’est d’opter pour la qualité et ne pas y revenir !

  • par Camle 4 mai à 11h52

    Pascal, Léon, Michel,SUmmit : merci à tous.
    CA rassure de voir que je ne suis pas le seul à penser cela.

    Quand, par hasard, je me balade dans des magasins ’de montagne’ en ville et que je vois tous ces gens prêts à craquer des 100-150-200€ dans des fringues pour faire le trajet domicile-tram, ou voiture-caisse des remontées mécaniques je tombe sur mon séant !!!
    J’en veux pas au vendeur qui fait son boulot en vendant à des gogos mais ca me fait quand même de la peine.

    BOnne continuation.

  • par NicoJohnVle 10 mai à 12h16

    Bonjour,
    Je rejoins l’avis général. Le softshell est vendu comme très polyvalent alors que c’est le contraire puisqu’il n’est ni vraiment chaud, ni surtout imperméable, déperlant au plus, et tant qu’il n’a pas été lavé ! Pour une sortie en montagne je déconseille le Softshell seul, si le temps se gâte vraiment il vous faudra en plus un hardshell.
    Nv

  • par Cédricle 1er juin à 11h52

    Perso je vois pas trop l’intéret de la soft shell si il ne fait pas un peu frais /froid.

    En été je trimballe toujours la hard shell (attention, je parle d’une vraie veste un peu respirante et pratique, pas juste d’un poncho avec des manches) et pour les moments plus froids j’ai toujours un bon vieux sweat à capuche. Avec çà, je tiens sans souci jusqu’à environ 15c. A la rigueur, si il fait un peu frais, je peux rajouter une chemise à manches longues type flanelle (ou polyester pour le séchage plus rapide) entre le tshirt et et le sweat.

    Du coup, avec la combinaison tshirt + chemise + sweat + hardshell je tiens bien jusqu’à 10c sans problème.

    A mon avis la soft shell est utile pour les conditions plus froides (quand la hard shell n’est pas assez isolante) en renfort du sweat / polaire, pour des activités sportives, si il fait sec ou moyennement humide (pluie intermittante). Là c’est un vrai bonheur de randonner avec. Evidemment c’est mieux avec une capuche (ce qui est malheureusement assez peu courant sur pas mal de soft shells).

    J’ai découvert le concept de soft shell en 2008 quand je ne retrouvais plus mon anorak pour le ski. Je suis allé dans un magasin et la vendeuse m’a expliqué le concept, et à la place je suis ressorti avec une veste de pluie hardshell et la soft shell, et je porte les deux l’une sur l’autre pour le ski, c’est plus respirant et léger que l’anorak.

    Mais entre juin et septembre, je n’ai presque jamais utilisé la soft shell.

  • par françoisle 18 juin à 09h11

    A part du marketing, je vois pas l’intérêt :
    Pas chaud, pas imperméable, pas respirant, pas léger ....
    Pas bien

  • par le 24 août à 15h13

    Et bien pour moi l’intérêt c’est le confort. Bien que certaines hardshell soit confortables,l’effet douillet d’une softshell c’est autre chose.
    En ski de rando, normalement pas de risque de pluie.. ça ira très bien.
    L’ennui, il est vrai, c’est que même les softshell avec membrane ne sont pas protectrices contre de vraies pluies... c’est dû aux coutures semble t-il...

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