Alto de Guajara (2715m) en boucle par la Cañada Blanca / Tenerife

  • Randonnée
  • Espagne
  • Volcans - Accès en Bus/Train
Difficulté :
Moyen
Dénivelé :
690m
Durée :
5h

Le Guajara ou Alto de Guajara, situé sur la bordure sud de la caldeira de las Cañadas, est également le point culminant du pourtour de la caldeira. Le sommet offre une vue exceptionnelle sur la côte sud de Tenerife, le Teide et les îles voisines. L'itinéraire décrit ici propose une boucle au départ du centre des visiteurs de la Montaña Blanca et la traversée du Guajara avec montée par la Degollada de Ucanca et descente par l'itinéraire plus classique de la Degollada de Guajara. – Auteur :

Accès

TF-21, la route de la caldeira : vastes parkings du Centre d’accueil des visiteurs de Cañada Blanca ou en face des Roques de Garcia, .

Accès possible en bus depuis Puerto de la Cruz / La Orotava ou depuis la côte ouest :

  • Ligne 348 : Puerto de la Cruz <-> La Orotava <-> Las Cañadas del Teide (Parador de Turismo)
  • Ligne 342 : Costa Adeje <-> Los Cristianos <-> Las Cañadas del Teide <-> El Portillo

Mais ces options sont peu pratiques car il n’y a que très peu de bus (1 le matin, 1 dans l’après midi sur chaque ligne).

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Précisions sur la difficulté

Pas vraiment de difficultés en conditions normales. Le couloir d’accès entre la Degollada de Ucanca et le sommet est orienté ouest et est à l’ombre longtemps (possibilité de neige et de glace en hiver).

Risque de chutes de pierres le long des falaises.

Pas d’eau sur l’itinéraire : prévoir de l’eau en quantité car il fait vite chaud. Peu d’ombre également, privilégier donc un départ à la fraiche tôt le matin. Ainsi la montée à la Degollada de Ucanca sera à l’ombre.

Les infos essentielles

  • Carte : Parque Nacional de España N°4 (Teide)
  • Altitude minimale : 2130 m (départ sentier 31)
  • Altitude maximale : 2715 m
  • Distance : environ 11 km
  • Horaires : donnée en 5h30 en A/R par la Degollada de Guajara, comptez 5 h 00 pour le circuit
  • Balisage excellent : rouge et blanc sur le GR / jaune et blanc sur les autres sentiers avec balises métalliques indiquant le n° de sentier, panneaux indicateurs aux intersections

Itinéraire

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Tous les topos que j’ai consultés (guide Rother Ténérife, topos édités par le Parc National, internet) décrivent soit un A/R au sommet par la Degollada de Guajara, soit le circuit dans le sens inverse de celui décrit ici.

Je pense qu’il est préférable de le faire dans le sens décrit ici (montée par la Degollada de Ucanca, descente par la Degollada de Guajara) pour pouvoir profiter de l’ombre matinale dans la montée à la Degollada de Ucanca. La montée à la Degollada de Guajara par le sentier 5 est certes plus facile, mais se fait en plein cagnard dès le matin !

C’est également ce sens qui, à mon avis, est le plus varié et offre les meilleures vues. En revanche, dans ce cas, le retour assez long par la piste du sentier 4 se fait au final.

Du Centre d’accueil des visiteurs de Cañada Blanca à la Degollada de Ucanca

Du bout du parking, au niveau du panneau d’information des randonnées, prendre le chemin aménagé qui descend entre les arbustes en direction de Vilaflor/Degollada de Guajara/Siete Cañadas : sentier 4 (Siete Cañadas).

Après environ 700m (Cañada del Capricho), il rejoint une piste, qui vient de la TF-21 à droite. Intersection, autre panneau d’information. Le sentier 4 continue sur la piste à gauche (ce sera le chemin de retour). En face part le sentier 31 (Cumbres de Ucanca), en direction de Vilaflor et de la Degollada de Ucanca.

Traverser la piste pour prendre ce sentier 31. Il monte doucement vers un collet de terre claire, puis oblique à gauche et grimpe franchement sur une croupe, en petits lacets, en direction des grandes barres rocheuses au-dessus. Au niveau de ces dernières, il fait un large virage à droite et les longe jusqu’à l’échancrure de la Degollada de Ucanca (alt. 2420m). La vue est superbe sur la Caldeira en contrebas et la ligne de faîte de la caldeira.

Croisée de chemins, panneau directeur. Le sentier 31 continue à droite, bien visible, en direction de la Cumbres de Ucanca et du Sombrero de Chasna. En face un sentier (OS9, sentier hors parc national) descend dans la vallée vers Vilaflor.

Sur la gauche part le sentier 15 (Alto de Guajara), qui va traverser par le sommet jusqu’à la Degollade de Guajara. Difficulté indiquée "alta". Le début de l’itinéraire et en particulier le couloir d’accès au plateau sommital, seule faiblesse dans la ceinture de falaises de la face ouest, sont bien visibles.

Alto de Guajara, sentier 15

Suivre donc le sentier 15, signalé par des balises métalliques. Il grimpe en lacets dans la pente jusqu’à un autre panneau indiquant clairement de suivre sur la droite le bon chemin. Un autre sentier moins marqué part en effet sur la gauche, signalé par un cairn mais barré par des pierres au sol (Note 1). L’ignorer donc et prendre à droite le sentier 15 qui, par une traversée ascendante, va rejoindre la base des falaises (alt. 2510m environ). Il oblique à gauche, longe les falaise jusqu’à un couloir, qu’il va remonter pour déboucher sur le plateau sommital.

Environ 400m plus loin, il rejoint le sentier qui monte de la Degollada de Guajara. Prendre alors à gauche vers le sommet qu’il rejoint en 5 minutes.

Sommet de Guajara (2715m) : vue magnifique à 360° avec le Teide en seigneur des lieux et si l’on s’avance un peu vers les à-pics de la face nord, vue plongeante sur l’ensemble de la caldeira. Remarquer les restes du premier observatoire astronomique construit en altitude à la fin du 19e siècle. Il fut notamment utilisé par le français Jean Mascart pour observer la comète Halley à l’occasion de son passage près de la Terre en 1910. Signalons qu’à l’époque, il fallait monter depuis Las Vegas ou Vilaflor, ce qui est un peu plus long !

Pour redescendre, ignorer les chemins secondaires, notamment celui partant du sommet vers l’est (Note 2), mais revenir par le sentier 15 à la dernière intersection balisée. Prendre alors à gauche le bon chemin (toujours le 15), qui descend sur 1,4km environ dans le versant est. Il rejoint le GR 131 au niveau d’une croupe. Panneau d’information, fin du sentier 15.

Tourner alors à gauche sur le GR131, en direction du col, bien visible à 500m sur la droite, par une traversée ascendante au-dessus du haut du Barranco del Rio (passage de toute beauté).

Degollada de Guajara (alt. 2338m) : lieu de passage historique entre sud et nord de l’île. Panneau indicateur. Départ du sentier 5 et du sentier 8 (El Filo), qui fait toute la ligne de faîte de la Caldeira depuis le Km 38,5 de la TF-24).

De la Degollada Guajara à la Montaña Blanca

La descente se fait par le sentier 5 qui serpente dans le flanc nord du col. Il rejoint la piste des Siete Cañadas au bout de 1,4 km, à la Cañada del Montón de Trigo, où l’on retrouve le sentier 4. Panneau indiquant le centre des visiteurs à 4,9km.

Prendre la piste à droite, qui remonte légèrement. Laisser rapidement à main droite le sentier 16 (Sanatorio) qui conduit aux ruines du sanatorium et au-delà à la Base del Teide. Le sentier 4, désormais à plat, passe entre des coulées de lave et d’impressionnantes formations rocheuses.

900m après le départ du sentier 16, au moment où la piste aborde un grand virage sur la droite, un cairn discret indique un petit sentier qui offre la possibilité de couper le grand lacet de la piste.

La piste fait ensuite deux grands virages, passe devant une petite maison et finit par rejoindre la première intersection du circuit (départ du sentier 31). Suivre le sentier 4 pris à l’aller jusqu’au centre des visiteurs.

Notes

Note 1. Ce sentier barré donne accès au sommet par les vires de la face nord. Officiellement fermé (c’est barré...) une sente existe pourtant bel et bien. Du sommet, en continuant un peu vers un promontoire situé au nord-est (borne géodésique), on trouve un marquage vert qui donne accès à une sente que l’on voit se faufiler sous les barres sommitales, en pleine face nord. Ça à l’air beau, mais c’est fermé et, à mon avis, sujet au chutes de pierres, quand on voit la qualité de la roche au-dessus.

Note 2. Ce sentier descend le long de la crête jusqu’à la Degollada de Guajara. Mais il n’est pas balisé et est beaucoup plus raide surtout sur la fin au niveau d’impressionnantes barres formées de couches de pierres ponces.

Dernière modification : 23 août 2019
Montaña de la Botija (2122m) et Montaña Samara (1936m), sentier 13 Parc National du Teide / Tenerife

Sensibilisation

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A propos

Auteur de ce topo :

Randonnée réalisée le 1er août

Topo publié le 14 août

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 16 août à 00h46

    Fascinants, ces paysages !

  • par Le 23 août à 01h03

    Histoire et légendes.
    Salut Yann.
    Guajara était une princesse guanche, fille de Beneharo, souverain de l’un des royaumes de l’île, et épouse de Tinguaro, frère (?) de Benecomo, souverain d’un autre royaume. Les Guanches étaient les premiers habitants de Tenerife, une culture de l’âge de pierre, lorsque les Castillans ont conquis l’île. Les Guanches ont lutté longuement, et Tenerife a été la dernière île des Canaries à tomber. Tinguaro, qui fut tué à la bataille d’Aguere (l’actuelle La Laguna - https://www.webtenerifefr.com/propos-tenerife/histoire/faits-marquants/la+conquista+de+tenerife.htm ) en 1495. Le cœur brisé, Guajara se retira à l’intérieur des terres et finit par se jeter désespérée. du sommet de la montagne qui porte maintenant son nom.
    Mais si vous entendez des plaintes aux environs une nuit de pleine lune ...

    On dit aussi que Guayota est une divinité maléfique dans la mythologie guanche, ennemi d’Achaman, le big boss du panthéon, assimilé à un démon par les Castillans après la conquête des îles Canaries.
    Selon la légende, Guayota avait enlevé Magec (dieu du soleil) et l’avait enfermé à l’intérieur du pic du Teide. Achamán l’aurait sauvé et aurait enfermé à la place Guayota à l’intérieur du volcan. Depuis lors, le pic du Teide est la demeure de Guayota.

    As-tu rencontré cette splendide plante ?
    https://s2.wklcdn.com/image_7/236959/3239449/1386383Master.jpg
    http://www.jpdugene.com/images/tenerife/guajara/flore_j2/207_echium_wildpretii.jpg
    http://www.jpdugene.com/images/tenerife/guajara/flore_j2/223_echium_wildpretii.jpg
    (photos JP Dugène)

  • par Le 23 août à 10h24

    Bonjour Hereme

    La légende de la princesse Guanche est en effet indiquée sur les panneaux d’information du parc national au départ de la rando. Guajara, curieusement, n’est pas un nom espagnol mais d’origine guanche.

    Et oui triste histoire que la redécouverte des Canaries par les européens (redécouverte car les Carthaginois et les Romains connaissaient ces îles) entre la fin du 14e et la fin du 15e siècle. Préfiguration de ce que sera la conquête des Amériques, celle des Caraïbes particulièrement, à peine quelques années plus tard. Esclavage, maladie qui décime les populations non immunisées, et au final extermination des populations autochtones.

    Il est indiqué à La Palma à propos de la conquête des îles canariennes, qu’au départ c’était des entreprises "privées" de la part de nobles castillans. Et que ce fut si brutal que la couronne de Castille, de peur des réactions des autres cours d’Europe (et de l’église) sur les méthodes employées, s’en "émut" et repris à sa charge la conquête de la plus grande île, Tenerife. Au final le résultat fut le même...

    Quant au Teide, sa forme actuelle date du moyen âge seulement ! Avant le sommet était une sorte de plateau à l’altitude de l’arrivée du téléphérique. Ce sont les éruptions du moyen-âge qui créèrent le cône sommital actuel, ré-haussant l’altitude de pas loin de 300 m.

    Et pour finir, oui, on a vu la vipérine de Tenerife (Echium wildpretii), de même que sa voisine de La Palma (Echium wildpretii subsp. trichosiphon), et en nombre.

    Malheureusement, l’espèce n’est plus en fleur en août (elle fleurit en tout début d’été). Ce qui est visible, ce sont les grandes tiges desséchées des années passées (les squelettes), qui peuvent restés des années, ainsi que les restes de la floraison de l’année (tiges plus fournies, reliquat de quelques fleurs). Dommage !

    J’ai rajouté deux photos pour le montrer.

  • par Le 24 août à 19h36

    A propos de conquête des Amériques, Il est dit que Christophe Colomb, en partance pour les "Indes", a relaté l’éruption Boca Cangrejo en 1492.

    Cf Geogaceta, Sociedad Geológica de España, n° 41, noviembre 2006
    La Eruptión que Cristobal Colón vio en la Isla de Tenerife (Islas Canarias)

    Il appert entre autres que des travaux géologiques sur le terrain, comprenant une cartographie détaillée et un contrôle stratigraphique strict ainsi que des âges au radiocarbone, ont confirmé les données historiques de l’éruption volcanique observée par Christophe Colomb dans les sommets de l’île de Tenerife en 1492. La dernière éruption du stratovolcan du Teide, connue sous le nom "des laves noires" et à de nombreuses reprises associées à cette référence historique ont été définitivement abandonnées au profit du volcan Boca Cangrejo (Bouche du Crabe), situé dans la faille nord-ouest de l’île, et qui peut donc être considéré comme la cinquième éruption historique de Tenerife, confirmant l’annotation écrite dans le journal de bord du premier voyage de Christophe Colomb en Amérique.

    http://digital.csic.es/bitstream/10261/2786/1/La%20Erupci%C3%B3n%20que%20Cristobal%20Col%C3%B3n%20vio%20en%20la%20isla%20de%20Tenerife.pdf

    Revu dans "Fiabilidad de la interpretación de las referencias de erupciones subhistóricas de Tenerife : la erupción pre-holocena de Mña. Taoro" (janvier 2008).

    https://www.researchgate.net/publication/39392764_Fiabilidad_de_la_interpretacion_de_las_referencias_de_erupciones_subhistoricas_de_Tenerife_la_erupcion_pre-Holocena_de_Montana_Taoro

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