Antécime du Grand Coyer (2565m) par Ondres

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
1440m
Durée :
1 jour
La carte

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Une boucle magnifique. Le Grand Coyer était inaccessible à cause d'un névé persistant, mais quelle belle balade !

Accès

En venant du bas de la vallée (Annot, Colmars les Alpes, Digne, etc.) : Remonter la D908 en direction d’Allos. Peu après avoir passé le pont amenant en rive droite du Verdon, ne pas rater le panonceau "ONDRES" sur la droite.

En venant du haut de la vallée (Allos) : Dépasser Beauvezer. 2 ou 3 kms plus bas, ne pas rater le panonceau "ONDRES" sur la gauche.

A partir du panonceau : Franchir le pont à sens unique avec son sol en planches de bois. S’engager sur la piste (environ 3 kms jusqu’au village). Franchir un second pont en bois. Continuer à monter sur la piste et suivre "Ondres" aux différents embranchements. Peu avant d’arriver au village, dans une épingle vers la droite, suivre le panneau "parking" et laisser son véhicule sur l’espace herbeux. Le départ est ici !

Itinéraire

La sortie en quelques chiffres :

  • Carte : IGN TOP 25 n°3541OT "Annot - Saint André les Alpes"
  • Site IGN : Sommet sans nom à l’WNW du Grand Coyer
  • Altitude de départ : Parking hameau d’Ondres, 1350m
  • Point culminant : Antécime du Grand Coyer, 2565m
  • Temps de parcours : environ 7 heures sans les pauses (8 à 9 heures en marchant normalement)
  • Distance : environ 26 kilomètres pour cette boucle
  • Balisage : Varié, parfois manquant. En tous cas suffisant pour toujours être en mesure de trouver son chemin avec la carte et en lisant le terrain (voir les indications dans le parcours ci-dessous).
  • Période conseillée : Sortie effectuée mi-mai 2014. Ce fut un peu tôt dans la saison pour éviter quelques névés, surtout en montant à la baisse du Détroit. Une langue de neige encore présente dans un couloir du Grand Coyer a été fatale pour l’ascension de ce dernier.

Difficultés & remarques :

  • Névés : Selon la saison hivernale précédente : Ils peuvent nécessiter d’effectuer un détour, voire vous empêcher d’avancer. Soyez prudents selon l’état de la neige (j’ai pu faire quelques glissades sur des surfaces de neige bien tassée, sur un manteau moins stable cela aurait été impossible). Méfiez-vous des ponts de neige au-dessus des torrents ou les minces couches sur les rochers ou la végétation où l’on risque de passer au travers, et surtout des langues de neige stagnant dans les couloirs à forte pente. En cas de doute, il vaut mieux renoncer que se blesser !
  • Arbres couchés : Il y en a eu de nombreux sur les sentiers de ce parcours. L’hiver a amené de grosses quantités de neige lourde, qui a eu raison de nombre de conifères. Vous trouverez surtout des pins sylvestres déracinés et couchés, et pour les mélèzes ce seront plutôt des branchages tombés à terre.
  • Pierriers : Les zones rocailleuses ont tendance à perdre sous l’effet de l’érosion des portions de sentier, et donc rendre certains cheminements délicats.
  • VTT : Une bonne partie de ce sentier est aménagé pour les vélos. Vous retrouverez d’ailleurs les balises VTT de la course "Transverdon" à de nombreux endroits (tronçons 3 et 4 de cette course). Prudence donc sur l’itinéraire. Plus d’infos sur l’édition 2014 ici.
  • Ravin du Pré de Thorame : des passages extraordinaires mais nécessitant d’avoir le pied sûr !

Ondres - Baisse de l’Orgéas

Du parking, redescendre à l’embranchement de la piste et traverser le hameau, très pittoresque. Il y a les bassins d’une antique fontaine en cours de restauration à sa sortie. Le sentier monte bien, et son sol est garni de pierres et de galets pendant un petit moment. On traverse ensuite un court replat herbeux.

Une longue traversée quasiment plein Est s’ensuit, alternant des passages en forêt avec des sections minérales formant des corniches de toute beauté. Une longue traversée presque de niveau nous emmène au torrent au fond du Ravin des Baumes, où l’on rencontre notre première cabane de la journée, celle de l’Orgeat.

On remonte le ravin en rive droite dans des bois clairsemés de mélèzes jusqu’à la Baisse de l’Orgéas, sous laquelle se niche une petite cabane en bois.

Baisse de l’Orgéas - Cabanes du Pasquier

Cette traversée débute par une piste partant en direction du Sud. Celle-ci cède la place à un sentier à partir de la crête où l’on repart en direction de l’Ouest. Les bois de mélèzes et de pins sylvestres (avec leurs premiers "cadavres" en travers du sentier) alternent avec des passages de pierriers, et des fonds de ravins où coulent des torrents.

C’est dans ce sentier en légère montée que l’on rencontre les premières sections de pierres délicates à franchir. Ravin de la cascade, ravin de l’Auriac, on trouve également dans ce secteur les premiers névés.

Un dernier passage franchissant de courtes barres rocheuses au niveau du coulet du Mortis et l’on retrouve l’herbe rase des alpages. On s’engage dans le ravin du Pasquier, où l’on trouve les deux cabanes du même nom.

Cabanes du Pasquier - Baisse du Détroit

Le sentier de montée est évident et monte en rive gauche du torrent. Toutefois, vous serez peut-être amenés à couper en direction de l’Est en évitant les barres rocheuses si des névés traînent sur le sentier, comme ce fut mon cas. Quoiqu’il en soit, vous devriez vous retrouver sur un large replat de prairie alpine avec un poteau directionnel fiché au milieu. Prendre à droite en direction de la Baisse et des Lacs.

On se retrouve dans le ravin du Pré des Brousses à l’ambiance très minérale dans des roches schisteuses, donc très émiettées. Contourner une fois encore au mieux les névés. Je me suis retrouvé face à une corniche de neige posée sur la Baisse. J’ai prudemment fait un détour par la gauche pour basculer sur l’autre versant. D’ici, la vue sur le Grand Coyer est majestueuse.

Baisse du Détroit - Sommet sans nom

Suivre la crête jusqu’à atteindre le cairn du sommet sans nom à l’altitude de 2565m. La vue est sans doute moins impressionnante qu’au sommet de son grand frère, mais elle reste toute de même appréciable après cette longue marche d’approche ! Vallon enneigé des Lacs de Lignin, Sommet de la Frema, Caïras, Aiguilles de Pelens et bien d’autres sont à portée de regard.

Essai de l’ascension du Grand Coyer :

De la Baisse à 2472m, progresser de niveau pour rejoindre au Sud-Est la Baisse sous le Grand Coyer située à 2478m d’altitude, en contournant au mieux les blocs de rochers sur l’arête.

Un sentier matérialisé par des traces rouges et quelques cairns part depuis cette baisse, sans doute en direction du sommet du Grand Coyer, mais gagner la cime de ce dernier par cette voie a été une option à laquelle j’ai dû rapidement renoncer. En effet, une grande langue de neige dans un couloir pentu m’interdisait de poursuivre l’ascension, et je ne me voyais pas m’aventurer seul dans ce passage ou le contourner par une descente et une remontée dans un pénible pierrier. Pour une prochaine fois !

Sommet sans nom - Plan du Rieu - Pré de Thorame

Pour ne pas avoir à contourner une nouvelle fois la corniche de neige encombrant la Baisse du Détroit, je me suis engagé dans la pente assez raide en direction du Nord-Ouest. De grandes surfaces de neige bien portantes m’ont aidé à gagner en peu de temps par de sympathiques glissades le fond du vallon. Sans la neige, la traversée de cette zone assez rocailleuse doit être moins ludique. Une courte remontée m’a permis de retrouver le sentier avant le replat, et j’ai de nouveau coupé par la forêt en direction du Nord-Ouest pour retrouver le sentier au niveau des Cabanes du Pasquier.

On retraverse en descente le Ravin des Brousses, et l’on commence à entamer la montée pour gagner le Ravin du Serre, puis l’entame du Plan du Rieu. Délaisser le sentier partant sur la gauche au niveau du Ravin de la Cabane Vieille. On atteint cette dernière, avec en face de nous le versant Nord-Est du Courradour.

Le sentier bifurque alors au Nord-Ouest. Ne pas prendre le sentier sur la gauche partant vers Peyresq. Le sentier serpente sur le flanc du Courradour jusqu’à atteindre le Pré de Thorame. On rejoint le GR du Tour du Haut Verdon Sud. Une fois encore, prendre la direction à main droite vers le Nord.

Pré de Thorame - Ondres

A partir de là, je vous conseille de vous accrocher à vos semelles ! Attention : sentier taillé pour l’aventure, à ne pas mettre à portée du premier mollet venu !

Tout commence assez tranquillement en sortant du pré de Thorame. La pente est modérée, mais cela ne va pas durer : en s’engageant sous le couvert plus touffu et varié (conifères & feuillus), la pente s’accentue vraiment, avec un dévers impressionnant à main droite.

A la grande descente va succéder des vires étroites, des passages astucieux se jouant du relief, des courbes sous des ressauts rocheux et des sections coupant les éboulis, vous aurez même droit à un court bloc équipé de deux câbles ! Bref, vous l’aurez compris, c’est une descente aventureuse qui vous attend, aussi ludique qu’intense. Prêtez l’œil aux fleurs qui vous entourent : elles sont magnifiques et variées, et pour certaines assez rares (primevères marginées).

On finit par atteindre le fond du vallon et traverser le Riou d’Ondres.

La suite pour rejoindre Ondres est bien plus paisible : le sentier presque de niveau retrouve la piste menant au hameau à hauteur de l’avant-dernière épingle. Encore un petit effort, et on regagne le parking, fatigué mais des images plein la tête !

Dernière modification : 16 mai 2018
Cabanes forestières du Pasquier (2112m)

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