Aperçu des randonnées de la Montagne du Poët-Laval (Drôme)

Difficulté :
Moyen
Dénivelé :
Non renseigné
Durée :
1 jour

Un aperçu qui tente d'être exhaustif des nombreuses randonnées possibles au départ du Poët-Laval ou d'Eyzahut sur la Montagne du Poët, du Châtelard à Serre Gros. – Auteur :

Accès

Stationnements :

  • Au Poët-Laval, tout en haut du vieux village vers le cimetière.
  • A Eyzahut, dans le village, ou vers le hameau de Tournelle pour le rocher éponyme.

Itinéraire

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Cartes : TOP 25 3038 E et 3138 OT au 1/25000°

Longueur : variable selon les tronçons choisis.

Durée  : variable, le grand tour étant faisable dans la journée.

Altitudes :

  • Parking de Poët Laval : 395m
  • Serre Gros : 971m
  • Trou du furet : 830m
  • Porte Rouge : 800m

Difficulté  : passages délicats entre l’Aiguille et le Rocher de la Tournelle et sous le Trou du Furet.

Période  : toutes saisons, voir les particularités des divers itinéraires, certains étant en sous-bois d’autres non.


Equipement
 : de randonnée classique

Point d’eau : au Poët-Laval, lavoir 200m sous le cimetière. La source de Bisquerle n’est pas potable et tarie en été.

Balisage  :

  • côté Poët-Laval, poteaux du Conseil Général.
  • vers la source de Bisquerle, plus rien cela semble être une chasse privée avec chaîne et câble qui barrent le chemin principal, jaune sur E3 E4.

ITINERAIRES

Prendre la carte funiculaire de tous les tronçons détaillés pour suivre les explications suivantes.

Elle est en pièce jointe à ce topo.

Départ du Poët-Laval, sous le cimetière près du parking, (P).

Montée au Trou du Furet et retour. Dénivelée : 436m.

Nota : Dessous se trouve la Borne Rousse indiquée sur la carte IGN, son emplacement sur la carte est exact, voir description de cette petite variante en fin de texte.

Monter par A5 en sous-bois, jusqu’à la source de Font Estrèche (FE), puis A4 chemin en sous-bois au début, puis caillouteux en seconde partie et au Soleil jusqu’au carrefour du Trou du Furet, situé quelques mètres dessous. Retour possible par le même itinéraire.

Première variante : redescendre du Trou du Furet du point (4) par B2, B1 et A1 pour rejoindre le départ (P).

B2 et B1 étant des chemins en sous-bois, A1 est un chemin en lisière de forêt, avec vue sur le ravin de la Plaine, la vallée du Jabron et les montagnes environnantes. Au point (1) on trouvera un panneau de bois marqué les Plaines - Serre Gros vers le haut.

Deuxième variante : du point (4), parcourir la Plaine par A3 jusqu’au point (2), là vous avez deux possibilités, soit de descendre par A2 ou A2bis

Par A2 un poteau EDF sur la droite marqué d’un triangle jaune. Descendre vers ce poteau. Le chemin part sous la ligne EDF et pénètre dans le bois juste sous cette ligne. Descendre en sous-bois par A2 jusqu’au point (1), descendre au Poët-Laval par A1 précédemment décrit.

Par A2 bis, continuer encore une centaine de mètres, sur le bord droit du chemin se trouve une petite cuvette de 2m. de diamètre ornée de deux gros blocs de rochers. Tourner à droite à angle droit.

Descendre dans la forêt, un ravin (ravin de Serre Court sur la carte IGN), rempli de feuilles mortes, descend tout droit par la ligne de plus grande pente. Suivez le jusqu’à la rencontre d’un chemin bien marqué, qui part sur la droite (point marqué 796 sur la carte IGN). Il part vers le ravin de la plaine (trace sur la carte IGN).

Ce chemin semble ancien, il est large parfois de 2m, soutenu par des murettes de pierre. Juste après un virage marqué sur la gauche (point correspondant au mot Plaine sur la carte IGN) supporté par un grand mur de pierres, vous devrez forcer au travers d’une barrière de buis qui tente de boucher le passage, deux mètres de forcing et hop, vous retrouvez le chemin qui serpente parallèlement à A2, mais juste deux cent mètres plus à gauche.

Vous rejoignez A1, cent mètres dessous le carrefour 1.

Dans le sens de la montée, le départ de A2 bis est barré d’une croix jaune et rouge. Il part sur la droite, et est plus étroit au début. Lui aussi donne de belles vues sur la vallée.

Troisième variante : du point (4), redescendre par F1 direction le Grand Pas (1,1km), cheminement au Soleil.

Au Grand Pas (GP), on aperçoit les ruines du château de la Montagne du Châtelard qui servit de refuge aux brigands de la bande de Pierre Troyhon, soldats démobilisés après la Guerre de Cent Ans.

Du point GP, on peut monter au château et à la Grotte de l’Ermite, juste en-dessous. Revenir à la source de Font Estrèche par le sentier F2, moitié au Soleil et moitié en sous-bois ou redescendre au Poët-Laval par la route empierrée et carrossable, reliant Eyzahut au Poët, (8km) en plein Soleil. On peut également redescendre à Eyzahut, le chemin contourne la gravière à droite de la Croix, (2,3km).

De la source de Font Estrèche, on peut en plus des itinéraires déjà décrits, rejoindre le point (1) par le sentier C et B1 en sous-bois.

Montée à Serre Gros, la Tournelle et Bisquerle en passant ou pas par la Porte Rouge (PR).

Du point (2) continuer plein Est jusqu’au carrefour (3) de chemins carrossables bien marqués (franchir la barrière en câble et chaine).

Du point (3) on peut prendre à droite le chemin carrossable (m) qui redescend vers le Poët-Laval. Inconvénients : il est long, caillouteux et poussiéreux en plein Soleil, et n’offre que très peu d’ombre. Avantages, sa longueur donc sa faible pente ménage les articulations. Belles vues sur la vallée du Jabron et les montagnes avoisinantes.

Toujours du point (3), on peut prendre à gauche par D2 et arriver à la source de Bisquerle.

Encore du point (3), mais cette fois il n’est pas utile d’aller jusqu’au carrefour mentionné un peu avant, on peut longer la chaine et le câble en restant hors chasse privée. Descendre tranquillement au travers des sous-bois, nombreux chemins au choix et aller jusqu’au ravin de Bisquerle (r), bien marqué, qui est le lit du ruisseau lorsqu’il coule. En été c’est une petite vallée sombre, tapis d’une épaisse couche de feuilles mortes, qui descend doucement vers quelques grandes marches calcaires baptisées la Porte Rouge (PR), il est possile de continuer sur 30/40 mètres, pour arriver au bord de la falaise, attention la marche est haute, DANGER.

De la source de Bisquerle (S), on emprunte le chemin bien marqué qui remonte sur la gauche et en poursuivant tout droit par la ligne de plus grande pente atteindre le sommet des montagnes du Poët-Laval, Serre Gros (871m), marqué d’une borne géodésique et d’un cairn. Une spirale de pierre décore ce lieu (secte ? Druides ?).

Belle vue sur le Synclinal Perché de Saoû, le Vercors, et les Alpes. On domine le village d’Eyzahut sur la gauche et le petit hameau de Tournelle juste à nos pieds.

De la Porte Rouge (PR) on peut monter à l’Aiguille et au Rocher de Tournelle. Un chemin (E2) démarre tout de suite sur la droite avant les deux décrochements rocheux, montée raide en crête, qui serpente jusqu’à l’Aiguille. Belle vue sur la falaise des montagnes du Poët.

Entre l’Aiguille et le Rocher, un sentier acrobatique, équipé par endroits de barres de fer, permet de passer de la plaine d’Eyzahut au pâturage sommital. Il rejoint le hameau de la Tournelle juste en bas. Pour passer de l’Aiguille au Rocher de la Tournelle, le passage est lui aussi acrobatique.

De la Tournelle, un sentier marqué à la peinture jaune remonte en longeant plus ou moins le bord de la falaise (E3), redescend, puis remonte le Rocher de la Bisquerle (E4), redescend encore et remonte enfin vers Serre Gros.

Variante pour la descente de Serre Gros :

Poursuivre la ligne de crête en direction de l’Est, direction le col de Pertuis et le Gros Mourre, vous appercevez les deux antennes du relais télé de la montagne de saint Maurice, le chemin passe près du bord de la falaise, attention par temps de brouillard.

On arrive bientôt au col de Pertuis qui permet sur la gauche de descendre dans la vallée par une Hêtraie, poteau du C.G. Il donne deux directions, celle qui descend, et une autre sur la droite qui va vers la vallée par les Vitrouillères.

Une sente peu marquée part tout droit vers le Gros Mourre, quelques trouées au bord de la falaise, permettent de voir Serre Gros par ce côté peu fréquenté.

Bientôt, un panneau signale qu’il faut faire demi tour, on pénêtre dans un terrain privé, et le sentier des crêtes nous est interdit.

Nous sommes à cent mètres environ du sommet.

Revenons au col de Pertuis.

Ne pas prendre le GR plein sud, mais rechercher légèrement plus haut, un sentier bien marqué E6, qui repart vers l’Ouest, et la Bergerie en ruine.

E6est une agréable promenade en sous bois qui va de la source de Bisquerle au col de Pertuis.

Sa partie basse, de la source à la bergerie, est large et carrossable.

On passe devant la bergerie (ruines) grande construction, qui peut éventuellement servir d’abri provisoire un jour de pluie.

De là, le chemin est plus étroit, il faut légèrement remonter sur la droite, dans les hëtres, pour le retrouver. Direction plein EST. Il est plus facile de le trouver dans l’autre sens en partant du col de Pertuis.

Si l’on prend tout droit dans la clairière, un chemin assez large remonte vers la prairie de Serre Gros en tournant sur la gauche et débouche légèrement en dessous du sommet.

De la source de Bisquerle (S), un chemin forestier, part plein Est. Il mène vers une bergerie en ruine et permet de redescendre dans la vallée et après une large boucle sur la gauche, de rejoindre le hameau de Tournelle et Eyzahut par le col de Pertuis.

On pourra bien sûr combiner toutes les variantes au choix, ce qui donnera de nombreuses possibilités de découvrir une montagne parcourue par des chamois et des groupes de chevaux en semi-liberté.

Pour donner un ordre de grandeur :

P – A1 – B1 – B2 – 4 – A4 – FE – A5 – P : 2h30 pour un bon marcheur.

P – A1 – 1 – A2 – 2 – D1 – 3 – D2 – S – D3 – SG : 3h. Montée 2h. descente pour un bon marcheur.

La grande boucle incluant tous les points extrêmes décrits, mais sans emprunter les deux routes carrossables, g et M, est réalisable dans la journée sans problème par un bon marcheur.

La Borne Rousse

Indiquée à son emplacement exact sur les cartes topo IGN, celle-ci se situe au bas de la falaise, sous le Trou du Furet légèrement sur la gauche.

Du Trou du Furet, descendre vers Eyzahut, traverser le Trou du Furet, s’enfiler dans le petit boyau, amas de gros blocs, pour les gros sacs, il faudra les passer derrière soi, un passage étant étroit, mais court.

Descendre le sentier bien marqué mais très glissant, jusqu’à l’altitude 630m, qui marque le bas de la falaise, prendre un sentier marqué d’une croix jaune et rouge sur la gauche, continuer en se frayant parfois le passage entre les branches, arrivé au pied de la falaise, on aperçoit l’entrée supérieure de la Borne Rousse, à une vingtaine de mètres au dessus.

Un petit sentier bien marqué grimpe jusqu’à l’entrée inférieure (alt. 650m) ; un peu cachée par la végétation.

Cette petite grotte, facile à visiter, même sans éclairage se compose d’une petite salle circulaire, très haute, continuée sur la gauche par une diaclase verticale remontante, facile à grimper, jusqu’à l’œil de l’entrée supérieure, attention, la marche est haute ... ne pas trop se pencher.

Par ce trou, le village d’Eyzahut est bien visible.

Retour au Trou du Furet par le même chemin.

Ne pas confondre avec le petit abri sous roche situé juste en haut de la falaise à droite du Trou du Furet en remontant, difficile d’accès, surtout pour des enfants, corde et baudriers recommandés.

Un anneau de corde est fixé sur le rocher en haut de l’escalade pour faciliter la descente en corde double.

Il s’agit d’une petite salle circulaire, prolongée sur la droite par un petit recoin dans lequel un courant d’air est perceptible, indiquant la proximité du sommet.

Cabane du Jas de Moïse

Le Jas de Moïse se trouve le long de la route qui va de Poët Laval à Eyzahut en passant par le Grand Pas.

Donnée pour carrossable, je tiens quand même à préciser, que seuls les véhicules tout terrain y seront à l’aise. Certains passages rocheux, avec de grosses ornières demanderont aux véhicules de tourisme d’être prudents et de franchir ces passages au ralenti.

La cabane du Jas de Moïse se situe le long de cette route, elle est indiquée sur la carte IGN, à côté d’une cote d’altitude 522, est dessiné un petit carré marqué Ruines, c’est là.
Depuis des années son livre d’or recueille les commentaires et encouragements des randonneurs.
Il est enfermé dans une caissette de bouteille de vin pour le protéger de l’appétit des souris qui en ont déjà dévoré quelques pages.

Du Village d’Eyzahut

Parking au centre village, en arrivant sur la gauche.

Poteau du Conseil Général juste au début de la place à gauche. Le chemin de randonnée descend vers la rivière d’Eyzahut et remonte en face.

Il est possible de remonter ensuite directement vers le Le Trou du Furet
La montée est plus raide de ce côté, et surtout plus accrobatique, encore plus par temps pluvieux ou après une période pluvieuse.

Le sentier recoupe un chemin d’exploitation qui part sur la gauche, parallèlement à la falaise d’Eyzahut que l’on aura sur la droite.

Continuer jusqu’à la falaise sous la Porte Rouge. Puis suivre le chemin qui fait une épingle vers la gauche et remonte en Zig Zag sous L’Aiguille de Tournelle marques de peinture jaune.

L’ascension est aidée par quelques barreaux scellés dans la roche. Escalade facile néanmoins.

Arrivé sur la plaine reprendre les cheminements décrits plus haut.
Seule variante, arrivé au col de Pertuis, on rejoindra le village d’Eyzahut en redescendant sur la gauche à travers la hêtraie, et ensuite suivre les marques de peinture jaune EY (pour Eyzahut). Ro voulant dire Rochecolombe, et ce n’est pas votre route.

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Dernière modification : 16 mai 2018
Le Trou du Furet

A propos

Auteur de ce topo :

Topo publié le 11 septembre 2011

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Commentaires

Afficher les commentaires précédents (19).
  • par Le 13 septembre 2011 à 13h55

    Bienvenue à Philippe pour ce premier topo sur AltitudeRando. Rarement un travail personnel aussi important aura été accompli sur une montagne. C’est une véritable exploration !
    Avec Pierre Troyhon et sa bande, on s’aperçoit que les problèmes de réadaptation des anciens combattants n’ont pas attendu Sylvester Stallone et Rambo.

  • par Le 13 septembre 2011 à 15h18

    Merci beaucoup à Alain pour sa patience, son important travail de relecture et mise en forme.
    J’attends des précisions sur Pierre Troyhon et ses méfaits de la part des amis du vieux Poët Laval
    Bonnes randonnées ici où ailleurs,
    Philippe/spéléo

  • par Spéléo26Le 6 janvier 2012 à 16h12

    Pas moyen d’obtenir des précisions sur Pierre Troyhon... tant pis.
    Par contre j’ai résolu l’énigme évoquée sur le topo d’Alain concernant la Borne Rousse.
    Elle existe bien, tout comme bien sur, la grotte photographiée par un randonneur.
    J’ai visité les deux.
    Pour la Borne Rousse, il faut descendre sur Eyzahut, et vers l’altitude 630m. environ prendre à gauche au pied de la falaise, elle est juste là à quelques mètres au dessus, bien visible au milieu de la falaise au dessus des arbres. Une petite sente raide y mêne. Un petit oeil d’entrée donne sur une salle de 4/5m. de diamètre, haute de 8/10m. environ, sur la gauche une faille étroite remonte jusqu’à une entrée supérieure. Par l’extéireur seul les bons grimpeurs y arriveront. Sa position correspond bien à la carte IGN.
    La seconde grotte, est comme indiquée accessible directement en dessous du trou de furet tout de suite à gauche, une escalade sérieuse permet d’y arriver, ne pas tenter avec des enfants, où alors prendre baudriers et cordes. Un anneau de corde est fixé en haut pour la descente en double.
    Il s’agit d’une simple bulle de 3/4m. de diamètre, un abri sous roche, très délité, un courant d’air perceptible au fond semble indiquer des failles proches du sommet de la falaise.
    Elle n’est pas indiquée sur la carte IGN.
    Spéléo

  • par Spéléo26Le 16 mars 2012 à 18h36

    Bonjour,
    Pour BBX, j’ai trouvé des explications qui me semblent très fiables de la part du Maire D’Eyzahut concernant le Jas de Moïse et sa cabane.
    Cette cabane se situerait côté Poët Laval, à la limite des territoires de Eyzahut et de Poët Laval, au bord d’un chemin, il m’a confirmé qu’il y avait bien un livre d’or à l’intérieur.
    Je pense aller vérifier dès la semaine prochaine et je vous en donnerai des photos et des explications complémentaires, voire la position GPS exacte.
    Bonnes ballades,
    Philippe / Spéléo

  • par SpéléoLe 21 mars 2012 à 12h05

    Cà y est refuge localisé et visité.
    Il se trouve le long de la route carrossable (enfin, par des tout terrain), qui relie Poët Laval à Eyzahut.
    Livre d’or très émouvant par moment.
    Détails bientôt dans le texte de la rando.
    Spéléo

  • par BBXLe 12 septembre 2012 à 11h49

    Bravo pour avoir retrouvé la cabane que je cherchais ! J’y ferai un tour lors de mon prochain séjour en Drôme !

  • par SpéléoLe 12 septembre 2012 à 11h53

    Ah ! quand même ! je me demandai où tu étais passé ?
    Tu viens quand tu veux, et si tu me laisses un petit mot, je pourrai venir avec toi....
    Spéléo

  • par heremeLe 12 septembre 2012 à 15h03

    Pierre Troyhon : plein de renseignements sur son histoire dans

    http://www.gutenberg.org/files/37678/37678-h/37678-h.htm

    notes 103 sqq

  • par SpéléoLe 12 septembre 2012 à 15h21

    Merci beaucoup, lecture fort intéressante en effet.
    Ce qui m’a le plus chagriné dans cette recherche, c’est qu’un panneau a été gravé, placé sous le château "d’Eyzahut" comme le dit le texte. Et que personne n’est au courant..... c’est quand même consternant.
    Il y a bien fallut que quelqu’un donne des indicaions pour que l’on grave ce panneau.
    Mais bon, finalement j’ai des explications sur ce Pierre Troyhon.
    Plus homme de main que bandit, moins soldat désarmé que séide à la solde du Dauphin.....
    Amusant.
    MERCI ENCORE
    Spéléo

  • par SpéléoLe 17 février 2013 à 14h17

    Si l’on prend la carte schématique que j’ai faite, on voit un point baptisé 3. De là part un cheminement vert vers le bas de cette carte.
    La maison de chasseurs / refuge se situe juste à quelques mètres au sud de ce point, c’est à dire vers le bas sur la droite, (Est).
    Elle se compose d’une grande pièce, avec deux tables en bois branlantes, deux chaises idem. Une grande cheminée, une petite réserve de bois, mais facilement renouvellable, coupes à proximité.
    Et deux bas-flans en bois superposés, pouvant accueillir environ 5/6 dormeurs chacuns.
    Prévoir matelas mousse pour les dos fragiles, et bien sur duvets lampes etc... comme au bivouac, je ne crois même pas que le robinet d’eau dans un coin soit alimenté.
    La propreté est sommaire, c’est vraiment pour dépanner en cas d’orage.
    Ou pour samuser entre copains si l’on est pas trop regardant.
    Voilà.
    Spéléo

  • par KyLe 31 mars 2013 à 19h47

    Merci infiniment spéléo !

  • par NessLe 23 septembre 2013 à 13h45

    Bonjour à tous, je viens de faire cette superbe balade : Châtelard / Trou du furet / Borne rousse / Eyzahut.
    QUelqu’un sait pourquoi la grotte de la borne rousse porte un tel nom, je n’ai repéré aucue borne alentour (j’ai peu-être mal vu : avis aux amateurs). La vue est maginifique et ça vaut vraiment le détour (le sentier monte raide mais la grotte reste accessible)

  • par speleo26Le 23 septembre 2013 à 14h25

    Bonjour,
    Tu as fait Eyzahut/ Eyzahut ? en passant par le grand Pas ?
    Je ne connais pas l’éthymologie de la Borne Rousse... je n’ai jamais vu de borne ousse ou autre dans le coin.
    Spéléo

  • par Spéléo26Le 23 septembre 2013 à 14h29

    Heu, juste pour savoir, mon topo t’a été utile ? des commentaires, des axes de progrès ?
    Merci d’avance,
    Spéléo

  • par NessLe 24 septembre 2013 à 13h42

    oui c’est bien ça j’ai fais Eyzahut / Eyzahut en passant par le grand pas. Ton topo m’a été utile oui c’est bien expliqué. Par contre il manque des précisions pour trouver la grotte de la borne rousse. N’ayant pas d’altimètre cela m’a pris pas mal de temps ...
    Dommage j’aurais bien aimé conaître l’histoire de cette grotte ainsi que l’éthimologie de son nom. SI jamais tu arrives à voir de plus amples informations je suis preneur.

  • par Spéléo26Le 24 septembre 2013 à 14h08

    Ahhh ?
    Pourtant elle (l’entrée supérieure) se voit de la route, et le pied de la falaise, c’est le pied de la falaise, pas de confusion possible...
    Je relis mon topo, prendre à gauche un sentier marqué d’une croix, et forcer un peu dans les buissons, c’est vrai que ce n’est pas marqué : ici Grotte de la Borne Rousse, mais je ne vais pas poser un panneau, qui sera enlevé par la municipalité qui cherche peut-être à en limiter les visites par crainte d’accidents.
    TU sais la rando, c’est un peu çà aussi, chercher et avoir le plair, comme toi, de trouver.
    N’étais tu pas heureux de l’avoir quand même trouvé cette grotte ? ;-)))
    Amicalement,
    Spéléo

  • par heremeLe 24 septembre 2013 à 15h55

    Bonjour à tous. Vous avez dit Borne Rousse ?
    Certainement point de borne au sens classique du terme, mais plutôt l’une des formes possibles avec les sens définis dans la compilation ci-dessous (avec quelques exemples).

    A. Balma, Balmat, Balmay, Balmaz, Balme, Balme-de-Thuy, Balme-les-Grottes, Balmes, Balmets, Balmette, Balmettes, Balmey, Balmotte, Bama, Bâmatte,
    Bâme, Bâmes, Bammaz, Barma, Barmanchère, Barmant, Barmas, Barmasc, Barmasse, Barmay,
    Barmaz, Barme, Barmé, Barmeché, Barmes, Barmet, Barmette, Barmettes, Barmillon, Barmus,
    Barmusse,
    Baulmes, Baumaz, Baume, Baumes, Baumettaz, Baumette, Baumettes, Baumine,
    Beaume, Beaumet
    Grotte, cavité, abri naturel sous roche, falaise, par extension et dans certaines régions coteau, éminence. Bas latin balma, balmensis, « abri sous roche », gaulois balma, « grotte, trou dans le rocher ».
    1. De l´ancien français balme, « grotte, caverne » :
    Balme, hameau (Magland, Faucigny, Haute-Savoie) ;
    La Balme, de Balme au XIème siècle, anciennement La Balme-Pierre-Châtel, commune et village de l´Avant-Pays savoyard (Yenne, arrondissement de Chambéry, Savoie) ;
    Chalet de la Balme, alpe de Balmis au XIIème siècle, alpage, La Balme, Col de la Balme et La Balmette, lieux-dits en montagne (La Chapelle-du-Bard, Belledonne, Isère) ;
    Balme Blanche, lieu-dit en montagne (Vénosc, Oisans, Isère) ;
    La Balme-de-Thuy, commune et village des Bornes, avec le nom du hameau voisin Thuy (Thônes, arrondissement d´Annecy, Haute-Savoie) ;
    Balme Froide, lieu-dit en montagne (Termignon, Haute-Maurienne, Savoie) ;
    La Balme-les-Grottes, ecclesia de Balma au XIIème siècle, Balma in Vienneys au XIIème siècle, commune et village de L´Isle-Crémieu (Crémieu, arrondissement de la Tour-du-Pin, Isère) ;
    Balme Noire, maison isolée (Bessans, Haute-Maurienne, Savoie) ;
    Tête de Balme, sommet, 2321m, et Col de Balme, 2204m (Trient, district de Martigny, Valais, et Le Tour, vallée de Chamonix, Haute-Savoie) ;
    Grosses Balmes, parois rocheuses (Dorénaz, district de Saint-Maurice, Valais).
    Forme patoise :
    Le Balma, falaise (Vénosc, Oisans, Isère) ;
    Le Grand Balmat, forêt déclive, falaises, peut-être un patronyme (Aiguebelette-le-Lac, Avant-Pays savoyard, Savoie) ;
    La Grande Balmaz, sommet, 2616m (Chaîne des Aravis, Haute-Savoie).
    3. Diminutifs avec les suffixes -et, -ette, -otte :
    Les Balmets, Le Balmet au XVIIIème siècle, Les Balmetz en 1921, hameau (Saint-Paul-de-Varces, Pays grenoblois, Isère) ;
    La Balmette, hameau, et Combe de Balmette, lieu-dit (Faverges, Haute-Savoie) ;
    Balmettes, hameau, et Ruisseau de Balmette, affluent du lac d´Annecy (Talloires, Bornes, Haute-Savoie) ;
    Les Balmettes, maison isolée en clairière (Saint-Aupre, Pays voironnais, Isère) ;
    Balmotte, hameau (Châtillon-sur-Cluses, Faucigny, Haute-Savoie).
    2. Avec les suffixes collectifs -ay, -ey :
    Le Balmay, Via Balmeti en 1136, Li Balmei en 1242, Apud le Balmey en 1299-1396, hameau (Vieu d´Izenave, Haut-Bugey, Ain) ;
    Le Balmey, hameau (Champfromier, Michaille, Ain).
    3. De l´ancien français barme, « berge », issu de balma par rhotacisme :
    Barme, patois Barmaz, hameau d´alpage, Torrent de Barme, affluent de la Vièze, Champ de Barme, Forêt de Barme, Grand Couloir de Barme, Col de Barme, 2382m, et Rocher de Barme, 1646m, et Barme Froide, nom patois Barma Frèda, lieu-dit (Finhaut, district de Saint-Maurice, Valais) ;
    La Barme Trappier, maison isolée, avec un patronyme Trappier (Servoz, Haut-Faucigny, Haute-Savoie) ;
    Dent de Barme, Sixt-Fer-à-Cheval, Faucigny, Haute-Savoie) ;
    Mont de la Barme, sommet, 2307m (Finhaut et Salvan, district de Saint-Maurice, Valais) ;

    Formes patoises :
    Barma Rouilla, lieu-dit déclive (Lanslebourg-Mont-Cenis, Haute-Maurienne, Savoie) ;
    Grotte de la Barma, lieu-dit (Saint-Jean-d´Arvey, Bauges, Savoie) ;
    Barmas, hameau (Montjovet, vallée d´Aoste) ;
    Barmaz, alpage, et Torrent de Barmaz, affluent du Torrent Marmore (Breuil, Valtournenche, vallée d´Aoste) ;
    Barmus, alpage (Passy, Haut-Faucigny, Haute-Savoie) ;

    4. Avec le suffixe augmentatif -asse, en patois valdôtain, issu de l´occitan barmasso, « grande caverne », mais Barmasse est aussi un patronyme dans la vallée d´Aoste :
    Barmasse, alpage (Breuil, Valtournenche, vallée d´Aoste) ;
    Barmasse, hameau (Valtournenche, vallée d´Aoste) ;
    Barmeché, lieu-dit déclive (Passy, Haut-Faucigny, Haute-Savoie).
    5. Avec les suffixes collectifs -ay, -é :
    Le Barmay, pâturage (Bovernier, district de Martigny, Valais) ;
    Le Barmé, lieu-dit, et Torrent du Barmé, affluent de la Navisence (Zinal, Val d´Anniviers, Valais).
    6. Diminutifs avec les suffixes -et, -ette :
    Plan Barmet, pâturage, probablement avec un patronyme (Oyace, vallée d´Aoste) ;
    Barmette, alpage (Champéry, district de Monthey, Valais) ;
    Les Barmettes, falaises (Roche, district d´Aigle, Vaud).
    7. Double diminutif avec le suffixe -illon :
    Barmillon, lieu-dit (Bénonces, Bugey, Ain).
    8. Patois bauma, vieux français baume, ancien français baulme, baume, « grotte, caverne », par vocalisation :
    Baulmes, in loco Balmensi en 652, Balmas en 916, Balmo en 962, Balmis en 1123, Balmes en 1174, Balma en 1183, Balme en 1228, sur le cône de déjection de la Baumine, avec des abris sous roche fréquentés durant douze mille ans, commune et village (District d´Orbe, Vaud) ;
    La Baume, commune et village de la vallée de la Dranse (Le Biot, arrondissement de Thonon-les-Bains, Haute-Savoie) ;
    La Baume, mandamentum de Balma au XIVème siècle, La Beaume en 1921, hameau sur une pente (Saint-Arey, Matheysine, Isère) ;
    La Beaume, colline (Saint-Georges-d´Espéranche, Pays viennois, Isère).
    9. Diminutifs avec les suffixes -et, -ettaz, -ette, -ine, ancien français baumette, « petite grotte » :
    La Baumettaz, colline boisée (Aussois, Haute-Maurienne, Savoie) ;
    La Baumine, cours d´eau affluent de l´Arnon (District d´Orbe, Vaud) ;
    Beaumet, hameau (Mens, Trièves, Isère).
    10. Avec syncope :
    La Bama, alpage (Rougemont, Pays-d´Enhaut, Vaud) ;
    Bâme de Courtemaîche, appelée aussi grotte du Kim (District de Porrentruy, Jura) ;
    Les Bâmes, lieu-dit (Marchissy, district d´Aubonne, Vaud).
    11. Dérivé de Barmaz par assimilation de rm en mm :
    La Bammaz, forêt déclive (Novel, Chablais, Haute-Savoie).
    Diminutif avec le suffixe jurassien -atte :
    Les Bâmattes, lieu-dit (Souboz, district de Moutier, Jura bernois).
    Balme Rousse, Balme Rousset, Barmerousse, Barme Rousse, Barmes Rousses
    Falaises de couleur rousse ou rouge. Cf Balme, Barme et Rousse.
    Balme Rousse, lieu-dit en montagne, nom monté à la Pointe de Balme Rousse, 3284m (Saint-Christophe-en-Oisans, Oisans, Isère) ;
    Grotte de Balme Rousse, (Choranche, Royans, Isère) ;
    Lac de Balme Rousse, Balma Rossa au XIVème siècle, lac de montagne au pied des Grandes Rousses (Vaujany, Oisans, Isère) ;
    Balme Rousset, lieu-dit (Vénosc, Oisans, Isère) ;
    Barmerousse, ruines d´alpage, nom monté au Col de Barmerousse, 2325m, et à la Pointe de Barmerousse, 2210m (Passy, Haut-Faucigny, Haute-Savoie) ;
    Barme Rousse, lieu-dit en forêt (Nancy-sur-Cluses, Faucigny, Haute-Savoie) ;
    Barmes Rousses, lieu-dit (Ormont-Dessus, district d´Aigle, Vaud).

    En Provence et Haute-Provence.

    Barme, Balme, Baume :
    Grotte.
    Baume Galinière (Simiane, 04) ; baume Longe (Uvernet-Fours, 04) ;
    balme Rousse (La Roche-de-Rame, 05) ; tunes de Baumugne (Saint-Julien-en-Beauchêne, 05) ; baumo Féro (Spéracèdes, 06), barmo Ferréouns (Roubion, 06) ; balma daï Pagans (Touet-de-l’Escarène, 06) ;
    baume Sourne (Allauch, 13) ;

    baume Ecrite (Pommerol, 26) ; baume de Saint-Jaumes (Dieulefit, 26) ;
    La Sainte Baume (Plan d’Aups, 83) ;
    grotte de Baumanière (Méthanis, 84) ; baoumo Sourno (Blauvac, 84), ....
    Borne, Bornale :
    Trou, source
    Bornes de Ermites (Simiane, 04) ; bournés de Ségriès (Limans, 04) ;
    borne Blanche (Dieulefit, 26) ; grotte de la Bourne (Beaufort-sur-Gervanne, 26) ; Bournillonne (Saint-Julien-en-Vercors, 26) ;
    bornes de la La (Sault, 84), ...

  • par Spéléo26Le 24 septembre 2013 à 16h07

    Bonjour Héreme, toujours autant d’érudition.... encore merci pour les infos sur Pierre Troyhon.
    Pour ma part je prends la défintion Gauloise : trou dans la falaise, abris sous roche....
    GRAND MERCI !!!
    Tu m’as donné le goût des recherches savantes, j’ai ainsi trouvé pas très loin, une série de peintures pariétales accessibles assez facilement.... une vraie merveille, laissée à tous les vents, qui résiste pas mal vu que personne n’y va.... si tu passes dans le coin, je suis sur que celà te plairait.... le cas échéant fait moi signe... je te guiderai...
    Spéléo

  • par heremeLe 24 septembre 2013 à 23h04

    J’ai débuté ma passion pour la préhistoire dès l’âge de huit ans avec les lectures de Norbert Casteret et du P. Martel. Mais je ne pense pas avoir l’occasion d’aller voir les peintures dont tu parles.
    Quand tu dis "le coin", s’agit’il de la Borne Rousse ?
    Faudrait-il prévenir les services archéologiquesde la Drôme pour en assurer la pérennité ? Si tu es considéré comme l’inventeur de ce trésor, tu as généralement un droit de visite à vie du site.

  • par Spéléo26Le 25 septembre 2013 à 09h44

    Edouard Alfred, le père Martel ...
    Tu ne m’as pas bien lu, je te dis que c’est grâce à toi que je les ai découverte ces peintures, à une dizaine de kilomètres environ de là.
    De notice en notice, je suis passé de Pierre Troyhon à ces peintures. Connues depuis une bonne quinzaine d’années.
    Je les ai visité, il y avait une bonne dizaine de personnes non loin, dont aucune n’a cherché à me suivre.... celà n’intéresse pas grand monde.
    J’ai fait des photos, je n’ai pas touché. J’ai écris à l’auteur de la notice qui m’a indiqué un autre petit coin à gravure tout à côté... mais il faut une lumière rasante pour les lire.
    Donc tu vois déjà connu, déjà publié, mais pas protégé... il faudrait faire un bâtiment en pleine montagne, et on en a pas les moyens. Donc çà reste comme çà, et ma foi çà marche ! les peintures n’ont pas souffert depuis les croquis qui datent de 15 ans.
    Je ne me rappelle plus par quel cheminement de mon esprit je suis passé de la notice dont tu m’avais envoyé le lien à ces peintures, celà devait être une occurence proche de ma recherche sur mon moteur de recherche, et de clic en clic...
    Encore merci,
    Spéléo

  • par Le 29 juin 2014 à 17h19

    Bonjour Spéléo26,
    Peux-tu renseigner moky99 qui a laissé un message auquel je ne peux répondre sur le topo de la Lance ?
    D’avance merci.
    https://www.altituderando.com/Montagne-de-la-Lance-1340m-Drome

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