Arête des Bancs (2650m)

Difficulté :
Moyen
Dénivelé :
1050m
Durée :
1 jour

Au sud des aiguilles de la Pennaz, l'arête des Bancs est accessible à tout bon marcheur. À l'écart des sentiers battus, elle offre des vues splendides. – Auteur :

Accès

Depuis Beaufort, prendre la route du Cormet de Roselend. Juste avant d’arriver au lac de Roselend, prendre à gauche la route de la Gittaz. Dépasser le lac de la Gittaz et se garer juste après.

Itinéraire

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Comme les deux versants de l’arête sont acccessibles, j’en ai profité pour faire un joli circuit entre les combes de la Gittaz et de la Sauce.

Point de départ : la Gittaz.

Altitude départ : 1600. Altitude arrivée : 2650m. Dénivelé : 1050m.

Difficulté : bons marcheurs, en partie hors sentier, pentes d’herbe raides, à éviter absolument s’il y a de la neige ou du brouillard. Bâtons utiles pour franchir le gué.

Horaire total : 7-8h

Itinéraire : Suivre la route d’alpage et traverser le hameau de la Gittaz. Passer devant la chapelle, puis suivre un sentier (cairns) qui remonte plein nord la vallée du torrent de la Cicle. Passer aux chalets de la Côte, de la Laissetire et du Couloud ; à droite, on voit le grand versant ouest des Bancs, entrecoupé de barres rocheuses : dans le bas des traces de sentier sont visibles ; ce sentier traverse les pentes herbeuses en direction du sud, il est d’ailleurs mentionné sur la carte IGN. Descendre jusqu’au torrent, le traverser et suivre le sentier ci-dessus le plus longtemps possible, il n’est pas toujours bien marqué. On arrive sur une épaule herbeuse devant une combe très raide avec des plaques rocheuses (vers le point 2137 sur carte IGN). De là, remonter tout droit les pentes herbeuses très raides en direction d’une petite pointe rocheuse, extrémité sud de l’arête des Bancs ; les gradins herbeux permettent une montée assez facile, mais on domine quand même des barres rocheuses, donc ne pas s’y engager s’il y a de la neige. Vers le haut contourner la pointe rocheuse par la gauche ou la droite, puis aborder l’arête des Bancs et la suivre jusqu’au dernier sommet avant les aiguilles de la Pennaz ; il faut éviter quelques zones rocheuses en passant en contrebas. Ensuite, il y a une brèche profonde avec un curieux couloir obscur à gauche, on peut y descendre facilement, mais la remontée de l’autre côté est nettement plus exposée : il faut escalader des plaques rocheuses délitées, le risque de chute est réel. Pour ma part, j’ai préféré m’arrêter là, mais les plus téméraires doivent pouvoir continuer jusqu’au point culminant des aiguilles de la Pennaz ; dans ce cas, il y a une deuxième brèche à franchir.

Descente : Revenir en arrière sur l’arête, puis descendre dans le versant est par une combe de pierrailles moyennement raide (plusieurs possibilités). Se diriger vers le sud et viser un grand replat près de la gorge d’un petit torrent (2283m sur carte IGN) ; dans cette gorge on trouve un sentier menant aux chalets des Cavets. Ensuite, descendre par un bon chemin sur la Sauce, puis rejoindre la Gittaz par le spectaculaire sentier du Curé, d’abord en rive droite du torrent de la Gittaz, puis en rive gauche dès que celle-ci devient praticable : à cet endroit des traces partent vers le torrent et mènent au passage à gué, pas toujours facile à franchir ! Attention : ce passage est le seul possible si l’on ne veut pas se mouiller les pieds, donc ne pas le rater ! Ensuite, la descente est facile mais très impressionnante sur le sentier taillé à flanc de falaise dans les gorges.

Dernière modification : 4 juin 2018
Les Aiguilles de la Pennaz (2688m) en circuit

A propos

Auteur de ce topo :

Topo publié le 23 août 2009

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (5).
  • par LaurentLe 23 août 2010 à 17h30

    Merci pour ce topo ! Voilà bien longtemps que je voulais monter aux aiguilles de la Penaz. C’est chose faite grace à vous.
    Je suis monté depuis le Col du Bonhomme. Les vues de l’arête sont effectivement magnifiques
    La 1ère brèche est assez facile à passer, il faut descendre de quelques mètres côté Val Montjoie.
    La seconde est plus compliquée. Un relais (2 spits et une chaine) a été installé dans la brèche et permet éventuellement de s’assurer (si l’on est à deux avec une corde)
    Le sommet est une vrai plie d’assiettes !

  • par Le 9 septembre 2010 à 18h33

    Content de vous avoir mis sur la voie. L’échange d’informations concernant les sommets peu courus est -à mon sens- la principale utilité d’un tel site (la deuxième étant de rêver...). Au fait, une question : vous avez fait tout ça en solo ?

  • par LaurentLe 8 mars 2011 à 13h41

    Pardon de cette réponse tardive ;
    Non nous y sommes allés à deux. Ne sachant pas trop ce que j’allais trouver, nous avions pris un brin de corde (30m) et un baudrier chacun.
    Pas vraiment utile, mais ça rassure !

  • par heremeLe 26 février 2013 à 17h18

    Histoire et Légendes
    Le chemin du curé
    Le chemin est taillé dans la falaise : il a été construit en 1891 et 1892. Il a été commandé par le chanoine H. Frison « pour faciliter et abréger la communication entre deux chalets d’une « montagne » appartenant au chanoine : du chalet de l’Applateur à l’important chalet de la Saussaz, sis au pied du col du Bonhomme et où se trouve une magnifique source d’eau limpide et abondante. La partie de la route, taillée dans le roc vif et presque perpendiculaire, a une longueur d’environ 350m sur une largeur de 3m., y compris les o m. 60 occupés par le parapet. Ce n’est pas un tunnel, mais une route en encorbellement. L’établissement en a été fort difficile. Trois entrepreneurs s’y employèrent successivement. Celui qui termina le travail fut M. Jean Basso. Il y perdit malheureusement trois ouvriers mineurs : l’un mourut sur place en tombant dans le précipice et deux autres vinrent mourir à l’hôpital d’Albertville. La dépense s’est élevée à 21.000 fr.
    Cette route, avantageuse pour le propriétaire de la montagne, l’est aussi au point de vue stratégique, et l’Etat-Major de le 14ème région, après l’avoir étudiée avec le plus grand soin, a félicité le chanoine pour cette belle et utile entreprise. « 
    Joseph Garin, Une belle vallée de Savoie, Le Beaufortain, La Fontaine de Siloé, 1939.

  • par Le 26 février 2013 à 20h00

    Merci pour ces informations, Hereme, il est bon de rappeler l’histoire parfois tragique de ces chemins que nous parcourons pour notre plaisir.

  • par RobinLe 4 juin à 17h38

    Bonjour, j’ai effectué cette randonnée en passant par le chemin du Curé. Cependant, aux cavets, ne trouvant pas la direction vers l’arrête des Bancs, j’ai continué jusqu’à proximité du col du Bonhomme où j’ai aperçu un chemin en face rejoignant l’arrête. Je compte y retourné car arrivé au sommet dans le brouillard. Au niveau des cavets, où faut-il laisser le chemin ? Et votre itinéraire par les pentes de la Cicle est-il difficile à trouvé ? Merci. Très bonne ballade sinon.

  • par Le 4 juin à 23h34

    Bonjour, Robin. Le sentier passe devant les chalets des Cavets, il est indiqué sur la carte IGN. L’itinéraire par la Cicle est assez facile à trouver depuis le bas et avec une bonne visibilité, mais à la descente et dans le brouillard, je ne le conseille pas ! Bonne balade.

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