Bric de Rubren (3340m), avec des raquettes

  • Difficulté Difficile
  • Dénivelé 1451m
  • Durée 2 jours
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Avertissements et Droits d'auteur

Une longue course de neige à faire en raquette ou en skis avec plusieurs possibilités d'enchainements grâce à la proximité du bivouac Boerio

Accès

Remonter la vallée de l’Ubaye jusqu’à Maljasset. Parking à Maurin. Par temps froid au cœur de l’hiver, il y a parfois besoin des chaines pour une portion de route après la Grande Serenne vers 1600m.

Itinéraire

  • Carte : IGN TOP25 3637OT
  • Altitude de départ : 1910m
  • Bric de Rubren : 3340m
  • Temps de montée au pas de Mongioia : compter de 5 à 6hoo selon l’état de la neige pour 1200m de D+. Le bivouac est à 5mn.
    • Le sommet peut se faire dans la foulée ou le lendemain (pentes max 30°)
    • D+ 251m.

Retours possibles :

  • Par le même itinéraire
  • Par le pas de Salsa et le lac du loup (itinéraire assez facile mais à étudier car souvent du brouillard)
  • Par Malacoste et le couloir de Grandin, plus difficile.

Difficulté

  • Course hivernale à n’entreprendre que par bonnes conditions nivologiques.
  • Long cheminement qui demande de la persévérance en cas de profonde.
  • Quelques versants un peu expos, mais la pente finale qui est la plus raide est exposée ouest.
  • Itinéraire à étudier pour contourner le ravin de la Salcette (indiqué en bleu sur les cartes IGN).
  • Le sommet en lui même peut s’envisager par différents itinéraires.
    Le classique correspond à peu près à l’arête sud-ouest que l’on peut côter F en alpi hivernal.

Matériel

  • Crampons pour le sommet.
  • Piolet utile si l’on envisage le Salsa, ou Malacoste.
  • Kit de sécurité complet et couchage pour une nuit à 3100m.
    Le refuge est confortable.
  • Pas de réseau.

La course

C’est toujours une aventure que de partir pour Boerio. Peu de voitures stationnées sur les parkings de cette haute vallée concernent des randonneurs qui envisagent cette grande virée et on sera rarement accompagné.
Du côté italien les Turinois peuvent envisager cette course en peu de temps, et on en verra probablement plus que des français à Boerio. C’est moins que normal, ils sont chez eux et le mérite de ces constructions d’altitude leur revient entièrement. Bravo aux fréros cisalpins, ils en ont à nous remontrer !.

Monter à Boerio pour une traversée ou l’ascension de sommets de plus de 3000m en hiver est pour moi un des musts du ski de rando. Mais j’irais cette fois avec les raquettes, accompagné de Jean et de Jean Marc.

Départ à 6hoo de la Chevalière, nous sommes d’attaque vers 9hoo sur le sentier parfois bouché de neige qui mène au plan de Parouart.

Mes neurones étant de plus en plus flasques avec l’âge, j’oublie qu’il y a un pont pour rejoindre la cabane du Ga et je teste avec succès l’imperméabilité de mes Freney GTX qui sont impériales malgré leur légèreté.

Comme des bourrins, on se plante encore un peu dans l’itinéraire de contournement du ravin en prenant trop à droite, mais rien de grave si ce n’est l’exploration de deux ravins bien profonds.

Le soleil commence à nous cuire alors que nous rejoignons le sentier au niveau de la cabane de Rubren. La remontée du vallon se fait dans une neige assez bonne mais aussi assez profonde et sans trace.

Pas de vent pour nous rafraichir dans le vallon de Rubren ; un faux plat qui n’en finit pas. Aussi je décide de ne pas m’arrêter jusqu’au col, et je ventile d’une façon approfondie pour garder un rythme homogène.

Il est 14h40 lorsque nous nous rejoignons au pas de Mongioia à 3085m, pleins de sueur et dans une clarté infinie.

Arrivé en vue du bivouac je vois que la porte est ouverte et pense un moment qu’il y a du monde malgré une neige sans trace. Mais c’est que la porte a été mal fermée et nous en serons pour 20 mn de terrassement pour évacuer la congère et la glace présentes à l’intérieur. Du coup nous laissons la porte ouverte durant notre aller-retour au sommet pour que l’intérieur profite du soleil et sèche un peu.

Le verrou est assez fragile et il manque une vis d’attache. Un prochain visiteur pourrait se munir de 2 ou 4 vis inox de 30 pour fixer plus solidement la tirette.

Une pause "soupe chinoise" et nous repartons pour les pentes du sommet. Nous choisissons l’itinéraire de gauche qui remonte une sorte d’arête peu pentue jusqu’au sommet. Quelques barres à passer, une pente de neige finale dans laquelle les crampons seront utiles et nous voici au sommet à 3340m au milieu d’un océan de montagnes. Les Alpes... quelle dimension !

Retour pour un apéro royal sur la table de roc à l’extérieur du refuge. Après une journée pareille, les amandes sont un régal et le pastis passe tout seul.

Le lendemain nous prévoyons un détour par la face nord de Malacoste et je compte bien passer par un des couloirs entrevus à la montée. Bonne nuit les petits.

Photos : Jean Cimolai et Jean Marc Perez.
Un grand merci à eux !

Dernière modification : 25 avril 2017

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Topo publié le 2 avril