Brotschberg (542m), Château du Haut-Barr ‒ Circuit autour du canal de la Marne au Rhin

Difficulté :
Facile
Dénivelé :
679m
Durée :
1 jour

Près du col de Saverne dans le nord des Vosges gréseuses, cette randonnée est composée de 2 boucles indépendantes situées de part et d'autre du canal de la Marne au Rhin. Outre la vue fabuleuse au sommet de la tour panoramique du Brotsch, l'itinéraire est ponctué de belvédères rocheux (Rappenfels, Rocher de St-Vit, Petit Krappenfels, Rocher Huck, Rocher du Brotsch) et de châteaux ruinés (Greifenstein, Petit et Grand Geroldseck, Haut-Barr). – Auteur :

Accès

Du centre de Saverne, suivre la D132 en direction de Lutzelbourg. Se parquer dans le hameau Stambach, situé au bord du canal de la Marne au Rhin (198m).

Les infos essentielles

Carnet de route

  • Carte : IGN TOP25 3715OT Saverne - Sarrebourg
  • Tracé IGN : Brotschberg - Château du Haut-Barr
  • Altitude de départ : 198m
  • Altitude du point haut : 542m (Tour du Brotsch)
  • Dénivelé cumulé : 679m
  • Distance : 17,4km
  • Difficulté : aucune

Balisage

  • Boucle nord : rectangle bleu (GR531), de Stambach jusqu’au croisement d’un chemin après le château du Greifenfels ; absent sur une portion de chemin de 750 mètres ; traits blancs sur arbres (limite de parcelle forestière) pour rejoindre le canal.
  • Boucle sud : carré blanc sur rectangle rouge de Stambach au Brotschberg ; rectangle rouge (GR53) du Brotschberg au château du Haut-Barr ; triangle rouge pour le retour à Stambach.
  • Très bon balisage du Club vosgien, nombreuses indications directionnelles et altitudinales.

Informations

Un aperçu historique des châteaux visités :

Itinéraire

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Boucle nord : Rappenfels, grotte Saint-Vit, château du Greifenstein

Du panneau situé au bord de la D132 (entrée est du hameau Stambach), suivre la direction "Rappenfels" via le GR531. Un sentier de liaison mène au canal de la Marne au Rhin que l’on franchit par l’écluse n°27.

Prendre à gauche après l’écluse et longer le canal sur 70 mètres, jusqu’au départ du sentier sur la droite. Ascendant et en zigzags, il croise un autre sentier en arrivant sur la large crête du Rappenkopf.

En prenant à gauche (sud-ouest), ce dernier se termine au belvédère rocheux de Rappenfels (383m). Chouette endroit bien sauvage d’où l’on aperçoit une bonne partie de la boucle sud et la tour du Grand Geroldseck.

Chemin inverse jusqu’au croisement puis continuation au nord-nord-est sur le sentier de crête. Obliquant à l’est, il emprunte une portion de chemin avant l’arrivée à la grotte St-Vit (395m). À un embranchement, il est proposé de la rejoindre par le jardin ou par le bas, c’est égal.

En prenant par le bas, on arrive directement à la grotte située à la base de l’imposant rocher du Vitsberg. En fait, cette grotte est une profonde cavité aménagée en chapelle, un très ancien lieu de pèlerinage.

Juste après la grotte, un escalier permet de revenir au sommet du rocher. Un endroit très bucolique avec un point de vue (brouillard lors du passage), des vestiges ruinés d’une ancienne chapelle et un jardin botanique très bien entretenu.

Repérer le panneau indicateur fixé sur un arbre pour quitter le site par le nord en direction de "Greifenstein". Au bout de 550 mètres (bifurcation), le GR531 continue légèrement en contrebas sur la droite et s’oriente peu à peu à l’est pour arriver au château du Greifenstein (360m).

  • En accès libre, ce château est constitué de 2 tours. Seule la tour ouest est visitable. Comme de nombreux châteaux dans la région, il repose sur un abrupt bastion rocheux, dans lequel on peut observer différents faciès de poudingues.

Après visite, retour au pied du château (panneau) pour engager la descente en prenant le sentier qui file vers l’est en direction de "Saverne".

Lorsque l’on arrive sur une portion de chemin, le balisage invite peu après à continuer sur la gauche. Ignorer le GR531 et poursuivre sur ce chemin forestier orienté ouest-sud-ouest.

Après environ 750 mètres, surveiller le départ d’un sentier discret sur la gauche. Non indiqué mais facilement repérable par une succession de traits blancs sur les arbres, il suit une limite de parcelle forestière et se termine dans le virage en épingle d’une piste asphaltée.

Prendre la branche droite de cette piste pour un retour au bord du canal, au niveau de la maison forestière du Griffon.

Longer la rive gauche du canal puis revenir au panneau de Stambach après franchissement de l’écluse n°27. En chemin, possibilité de changer de rive au passage de la l’écluse n°28.

Boucle sud : Petit Krappenfels, Rocher Huck, Brotschberg, châteaux du Petit et du Grand Geroldseck, château du Haut-Barr

De retour au panneau, suivre au sud la direction "Wuestenberg" (GR531 que l’on va très rapidement quitter). On franchit la D132 puis la voie ferrée par le passage à niveau de la gare de Stambach.

Juste après la gare (panneau), virer sur le sentier à gauche, direction "Zimmereck". On emprunte une courte portion de chemin puis le sentier reprend l’ascension sur la droite au niveau d’un second panneau. Ce beau sentier sinueux croise un chemin à Zimmereck (Coin des Charpentiers), vers l’altitude 380m.

Continuer en face, plein sud, pour atteindre le belvédère rocheux du Petit Krappenfels (460m) situé au bord d’un chemin (pas de vue possible au moment du passage, le sommet des nuages se situant vers l’altitude 500m).

Le sentier poursuit avec un petit décalage à droite (15 mètres) pour la montée finale au Brotschberg. À chaque bifurcation rencontrée, le balisage est bien présent.

En chemin (vers l’altitude 490m) et sur la gauche du sentier est indiqué un court accès vers le rocher Huck (belvédère), du nom d’un ancien président du Club vosgien).

Ensuite, la pente s’adoucit à l’approche du plateau sommital du Brotschberg (543m). Il s’agit d’une clairière au milieu de la forêt sur laquelle fut érigée en 1897 la tour du Brotsch (hauteur 16 mètres).

C’est uniquement grâce à cette tour que l’on bénéficie d’une fantastique vue panoramique à 360° (fossé rhénan, Forêt Noire, Vosges gréseuses, Rocher de Dabo, etc.).

  • Avant de quitter ce sommet, on peut effectuer une petite virée en direction d’un belvédère rocheux situé sur le flanc sud-ouest du Brotschberg : au pied de la tour, prendre le sentier qui part au sud-ouest. Au croisement d’un chemin, continuer tout droit jusqu’à trouver le petit sentier qui longe un abrupt. Le suivre à gauche en passant par le belvédère. La vue y est moindre qu’au sommet de la tour mais l’environnement sauvage crée une ambiance toute autre.

Poursuivre un peu puis le quitter en remontant vers le chemin précédemment croisé. Celui-ci se dirige alors vers la tour du Brotsch, fermant ainsi cette mini boucle.

Du panneau situé près de la tour, on suit désormais le GR53 en direction du "Haut-Barr". On engage ainsi la descente vers Hexentisch (Table des Sorcières), un grand carrefour de chemins et sentiers (483m).

Continuation plein nord en suivant approximativement une crête qui alterne faux-plats, courtes montées et descentes.

On arrive tout d’abord au château du petit Geroldseck (469m) dont les vestiges sont limités et la visite très rapide.

Peu après le passage au Col des Geroldseck (431m), on peut contourner le château du Grand Geroldseck (473m) par la gauche ou la droite. C’est égal puisque l’accès se fait par le nord. Ce château, l’un des plus anciens de la région et en cours de restauration, possède d’importants vestiges.

Après le château, le sentier se rapproche de la route D171 qu’il longe via la tour de transmission restaurée de l’ancien télégraphe optique Chappe (explications ici). Aujourd’hui musée, il s’agit du dernier vestige de la ligne reliant Paris à Strasbourg entre 1798 et 1852.

S’ensuit l’arrivée au château du Haut-Barr (458m), construit sur une imposante barre rocheuse.

  • Lors du passage, l’escalier d’accès à la partie nord du château était fermé et l’ensemble de l’édifice plongé dans le brouillard (les nuages étaient juste 30 à 50 mètres trop hauts !). Au final, pas de coucher du soleil initialement prévu, mais une drôle d’ambiance au Haut-Barr totalement désert.

Après visite, revenir sur la D171 et contourner du château par le sud jusqu’à trouver une très ancienne borne. Prendre à gauche le sentier descendant au sud-ouest (balise triangle rouge).

Lorsque le sentier croise la route D171, remonter celle-ci sur 200 mètres environ. Le sentier reprend sur la droite (balise).

Puis lors de 3 croisements avec des chemins, continuer toujours en face. Arrivé au fond d’un vallon (Bischofsthal), le sentier fait la jonction avec un chemin qui effectue un virage en épingle pour repartir plein nord.

Environ 300 mètres après le virage, quitter le chemin pour le sentier à gauche (balise).

Ce dernier rejoint le chemin emprunté au début de cette boucle, en amont de la voie ferrée de Stambach.

Randonnée effectuée le 10 décembre 2015.

Dernière modification : 16 mai 2018
Tour des Trois Roches

A propos

Auteur de ce topo :

Topo publié le 8 mars 2016

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (9).
  • par Le 8 mars 2016 à 11h22

    Bonjour Alexandre.
    Du côté français cette fois...
    Tu n’as pas photographié la Table des Sorcières ?
    Certains de ces rochers doivent présenter cupules et bassins.
    A signaler, à proximité, une insolite Cuve de Pierre qui n’était pas sur ton itinéraire.
    http://img.over-blog-kiwi.com/1/60/41/26/20151021/ob_b6630f_2015-haegen-123.jpg

  • par AntaresLe 8 mars 2016 à 13h45

    Bonjour,
    ...les traits blancs qui balisent le sentier, ce sont les limites des parcelles forestières, non pas des balises de sentiers ! Sinon, chouettes photos !

  • par Le 8 mars 2016 à 15h26

    A la lecture du topo :
    Balisage (...) absent sur une portion de chemin de 750 mètres ; trait blanc sur arbre pour rejoindre le canal.
    l’auteur ne prétend à aucun moment que ces marques sont celles d’un balisage se sentier. Comme souvent, les limites de parcelles sont en bord de chemin et les marques peuvent aider à se repérer.

  • par Le 8 mars 2016 à 21h56

    Bonjour Alain, merci pour ton intérêt.

    Pas de pierre à cupules à Hexentisch, la Table des Sorcières est en fait une simple table pour pique-nique, la voici : http://www.vosges-rando.net/Cal/Cal11/F4.htm

    Quant à la Cuve de Pierre, elle est effectivement excentrée par rapport à cet itinéraire. Il y a aussi la grotte du Brotschberg (plus proche), prévue mais oubliée lors de la rando.

    Une petite variante pourrait alors consister à quitter le Brotschberg par le sud, en direction de Schaeferplatz via la grotte pour revenir ensuite à Hexentisch via la Cuve de Pierre.

    Merci Antares : précision ajoutée concernant le balisage, tout est en ordre.

  • par Le 9 mars 2016 à 16h15

    Merci pour les précisions, Alexandre. J’avoue que pour la Table des Sorcières, je pensais à quelque chose de plus minéral et plus ancien...

  • par AntaresLe 9 mars 2016 à 19h14

    Bonsoir,
    Pour Alain, concernant le balisage des sentiers : la photo 34 mentionne clairement "le sentier balisé de traits blancs". Ces traits blancs sont bien des limites de parcelles forestières, et n’ont pas été tracés aux fins de balisage de sentiers. Les suivre, c’est aussi courir le risque de s’égarer par rapport à la destination que l’on convoite. Occasionnellement, limites de parcelles et sentiers peuvent se confondre.
    Antares, technicien forestier.

  • par Le 9 mars 2016 à 21h24

    Alain : tout à fait, comme par exemple le Rond des Sorcières du Mont Saint-Michel : http://www.lieux-insolites.fr/basrhin/heidenstadt/heidenstadt.htm

    Antares : exact, précision mentionnée dans le topo mais pas dans la légende de la photo (rectifié).

    Pour résumer : un sentier (non officiel) effectue la liaison entre le chemin forestier (non balisé) descendant du Greifenstein et la piste de la maison forestière du Griffon. Quasi rectiligne et sur une distance de 160 mètres, il suit une limite de parcelle forestière indiquée par une succession de traits blancs sur les arbres. Bien qu’ils n’entrent pas dans le cadre d’un balisage officiel, ces traits sont des repères visuels aidant au cheminement.

  • par Le 9 mars 2016 à 21h30

    Salut Alexandre.
    Des ruines, des splendides effets de brume, on s’attend à voir apparaître les Nibelungen. Le Wustenberg, c’est la montagne de Wotan. Un fond de musique wagnérienne de l’Anneau et l’arrivée de l’une ou l’autre Walkyrie ne surprendrait pas.

    • Greifenstein.
      J’espère que ta randonnée n’était pas un vendredi et que tu n’as pas écrasé de crapaud par inadvertance. Le Greifenstein, c’est le griffon. Au 19ème siècle vivait dans la région un vitrier qui se rendait tous les dimanches au château de Greifenstein. Assis sur un rocher, il se perdait dans la musique de son flageolet. Plusieurs fois, une dame de blanc vêtue apparaissait sur une tour en ruine, en l’accompagnant avec une flûte.
      Il s’enhardit un jour à engager la conversation. La dame lui révéla alors qu’elle venait sur la tour avec le désir de se jeter au bas de celle-ci, mais n’avait pu arriver à s’y résoudre. Ayant mené une vie de pécheresse, elle avait été condamnée à être changée chaque vendredi en crapaud jusqu’à ce que celui qui en aurait le courage l’embrassât, récupérant au passage la clé d’or qu’elle avait dans la bouche, celle-ci donnant accès aux trésors caché dans les ruines.
      Le vitrier revint plusiers fois le vendredi, mais jamais il n’osa embrasser le crapaud.
      Le vitrier n’est plus, mais la dame blanche (une de plus) rôde toujours dans les ruines. On peut entendre parfois un son de flûte.
    • Le Haut-Barr.
      1. Trois frères étaient propriétaires des trois châteaux des Grand et Petit Geroldseck et Haut-Barr. Evidemment l’aîné, seigneur de Haut-Barr, voulait étendre sa main-mise sur les châteaux de ses frères.
      Au cours d’une partie de chasse avec son cadet ; ses hommes d’armes se saisirent de celui-ci et le jetèrent au fond d’un puits asséché, un peu de pain et d’eau lui permettant seulement de survivre.
      Le frère aîné partit pour combattre les infidèles. Un de ses hommes pris de pitié délivra le malheureux détenu, qui s’empressa de regagner son château. Revenu de guerroyer, le frère aîné donna un grand banquet. N’ayant pas reconnu son frère dans l’assemblée, on en vint à parler de fratricide, à savoir par quelle peine on devait châtier l’auteur d’un tel crime. Le seigneur du Haut-Barr répondit : " La mort par l’épée ! ", et le cadet de déclarer "Vous vous êtes jugé vous-même. ». Il tira son épée, portant au criminel des coups mortels.

    2. Les mêmes frères dans un autre rôle. L’un des deux ne vivait que pour manger, l’autre pour boire. Le mangeur, s’étant emparé du buveur, le fit enfermer dans une cage. Il lui fit donner comme toute nourriture de la viande très salée, le privant de boire : le malheureux mourut de soif.

    Résultat des légendes : match nul, 1-1.

    Sources.
    Contes et Légendes d’Alsace. Auguste Stoeber (1808-1884).
    Évariste Thévenin, "En vacance, Alsace et Vosges", Hachette, 1865.

    • La grotte de Saint Vit.
      Remontons au début du 16ème siècle. Un mal commence alors à se répandre : les malades sont agités de mouvements brusques et désordonnés. On donna à cet agitation le nom de danse de Saint-Guy, ou Saint-Vit.
      Les malades étaient alors apportés à la grotte (Hohler Stein, la pierre creuse), dans l’espoir que le saint les délivrerait de leur mal. Une guérison y ayant eu lieu, les convois de malades se multiplièrent, les malades portant des chaussons rouges marqués d’une croix blanche.

    NB. Il s’agit de la la chorée de Sydenham.
    " L’appellation danse de Saint-Guy semble dater du IXe siècle, après des guérisons miraculeuses lors du transfert des reliques de saint Guy de Saint-Denis vers la Saxe. Le culte de saint Guy, en tant que protecteur des épileptiques et des malades atteints de chorée, s’est alors développé. (Wiki) "

    Voir l’étude du CEHM de Toulouse http://cehm.toulouse.free.fr/fichier/T401.doc

  • par Le 13 mars 2016 à 16h30

    Hallo hereme, le massif des Vosges est une source intarissable d’histoires, contes et légendes (édité pour orthographe).

  • par Le 24 mars à 22h44

    Bonsoir Alexandre.
    Merci pour ce riche topo ! Je viens de parcourir ta boucle sud aujourd’hui (en commençant à 12h30 et avec un soleil couché à 18h45).
    A part le belvédère rocheux situé sur le flanc sud-ouest du Brotschberg que je ne suis pas allé voir car je sentais que ça ferait juste (ce qui a effectivement été le cas), j’ai suivi le tracé de ta boucle sud à 95%.
    Résultat : j’ai été emballé par cette succession de curiosités naturelles et humaines. J’ai l’impression que la belle journée d’aujourd’hui a particulièrement mis en valeur les crêtes parcourues sur ce parcours. J’ai croisé beaucoup de gens (jeunes et moins jeunes). Comme il y a de nombreux endroits où l’on peut se garer entre le carrefour de la Table des Sorcières et le Haut-Barr, ça doit aider aussi. Du coup pas sûr que j’y retournerai en été où la fréquentation doit être encore plus forte. Mais j’ai d’ores et déjà envie de voir ce que ça donne en novembre quand les feuillus parent les forêts de mille couleurs.
    @+. Thierry.

  • par Le 26 mars à 21h54

    Bonjour Thierry ! Merci pour tes impressions sur ce parcours.

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