Burgruine Alt Eberstein, Battert (568m), Altes Schloss par Wolfsschlucht ‒ Nordschwarzwald

Difficulté :
Facile
Dénivelé :
285m
Durée :
demi-journée

D'un château à un autre (XIIème siècle) via la belle crête rocheuse de Battert et ses nombreux points de vue parmi les falaises et piliers taillés dans les conglomérats. Crête qui se termine à l'Altes Schloss Hohenbaden, grandiose château ruiné au parcours labyrinthique. – Auteur :

Accès

  • Au col situé sur la route L79a reliant Baden-Baden à Gaggenau, parking près de l’hôtel Wolfsschlucht (371m).

Les infos essentielles

Carnet de route

Balisage

  • Losange jaune et panneaux directionnels.
  • Cercle bleu "Ebersteinburg Rundweg".

Itinéraire

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Longer la route L79a en passant devant l’hôtel Wolfsschlucht puis au niveau d’un panneau, prendre le chemin sur la gauche (Wollfsschluchtweg).

Après 180 mètres, possibilité de suivre un joli petit sentier sur la droite, parallèle au chemin. De retour sur le Wolfsschluchtweg, on le quitte par la gauche quelques mètres plus loin, en suivant la direction Verbrannter Felsen.

Montée rectiligne, nord-est, vers ce belvédère rocheux surmontée de la Lukashütte (point de vue). Le sentier poursuit jusqu’à une bifurcation où l’on prend à droite puis 150 mètres plus loin, à gauche pour contourner une grande clairière.

Au niveau d’un cimetière, on oblique légèrement sur la droite et l’on trouve une route non fréquentée. La suivre en très légère montée sur 300 mètres.

Sur la droite de cette route, on prend le départ d’un plat sentier (nord-ouest) qui mène à un croisement de sentiers (panneau Burgweg, 450m).

Par une courte montée, on atteint le tout proche château Alt Eberstein (480m). Ce château est privé mais la tour principale est en accès libre.

Après visite du château, revenir au panneau "Burgweg, 450m". Sur la droite, on effectue la descente vers la rue principale du village d’Ebersteinburg (Ebersteinburger Straße). Au niveau de la Rathaus (bâtiment orange en briques), tourner à droite, ouest, sur la Hillsbrunnenstraße qui fait face au bâtiment.

Dès la fin d’un large virage à droite (panneau Gemeindezentrum Ebersteinburg, 400m), un sentier reprend en montée sur la gauche, en direction du versant nord de Battert.

Au bout de 500 mètres, on prend le chemin sur la gauche. Par une grande courbe, celui-ci ramène peu à peu sur le versant sud de Battert.

À un carrefour de sentiers et chemins, suivre le sentier "Oberer Felsenweg".

Ce superbe sentier effectue une petite montée puis longe toute la crête rocheuse de Battert qui culmine à une altitude de 568m, avec de très nombreux point de vue aux abords des falaises et piliers de taillés dans des conglomérats très résistants.

Les 2 points de vue les plus remarquables sont :

  • la Bergwachthütte (cabane de secours et surveillance à l’arrivée des voies d’escalade)
  • le Felsenbrücke (pont au bord des falaises), accessible par un magnifique petit sentier secondaire indiqué d’un panneau. Lors de cette randonnée, le Felsenbrücke était fermé, réouverture fin juin 2015.

Cependant, il faut plusieurs passages pour explorer tous les surprenants recoins de la crête de Battert...

On amorce ensuite une descente, à partir d’un vieux chêne qui marque la fin du sentier de crête.

Passage par Ritterplatte (abri), une plate-forme située à l’extrémité est de Battert, d’où l’on aperçoit la tour de l’Altes Schloss Hohenbaden, puis un chemin arrive directement sur une entrée secondaire (plus sauvage) du château (angle nord-est).

Là encore, l’exploration peut prendre du temps compte tenu des nombreux passages secrets, escaliers, plates-formes, etc.

Outre la tour et son point de vue, une curiosité concerne la harpe éolienne fixée dans une ouverture de la grande façade ouest. Celle-ci "joue" par grand vent…

Après la (longue) visite du château, on ressort par l’angle nord-est et l’on prend à droite pour arriver au pied de la façade sud du château (panneau).

On suit au sud-est la direction "Bernhardus Kapelle". Juste après la chapelle, virer à gauche sur un chemin qui part plein est (faux-plat). Lors d’un croisement, on continue sur la droite et en descente sur le Daubenmauerweg (panneau).

Au carrefour suivant, on poursuit est-sud-est sur le Furtwänglerweg. Pour finir, toujours rester en descente et sur la droite aux intersections jusqu’à Wolfsschlucht.

Dernière modification : 22 juin 2018
Merkur (668m), Altes Schloss, Battert (568m) par Nachtigall ‒ Nordschwarzwald

A propos

Auteur de ce topo :

Topo publié le 9 juin 2015

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 18 juin 2015 à 19h09

    Histoire et légendes.

    Extrait des "légendes de la Trinkhalle Baden-Baden".

    • Les rochers (die Felsen)
      Le jeune Immo était un passionné de chasse ; son seul plaisir était de parcourir les forêts pour y surprendre le gibier [...].
      Ce jour-là, Immo poursuivait ... un chevreuil au pelage blanc d’une finesse extraordinaire. L’animal n’avait aucune chance de s’échapper : la battue l’avait forcé jusqu’au pied des rochers abrupts du Battert.
      Mais, au moment où notre chasseur allait tirer une flèche de son carquois et tendre son arc, un miracle se produisit : il n’y eut pourtant pas de croix lumineuse apparue dans les bois délicieusement recourbés de la bête aux abois comme ce fut le cas pour Saint-Hubert, mais une grâcieuse silhouette toute auréolée de la clarté du soleil couchant qui surgit aux côtés du chevreuil.
      La main gauche de l’apparition était posée, protectrice, sur le flanc de la bête exténuée, la droite était levée signifiant à notre homme de ne pas décocher la flèche meurtrière.
      Immo, ébloui par ce rayonnement surnaturel et troublé par cette injonction inattendue, s’affaissa au milieu de ses chiens ...
      Quand il osa à nouveau lever le regard, les mauvais esprits aux faces grimaçantes qui voulaient encore le forcer à poursuivre la chasse n’eurent plus de prise sur lui. Mais ... la grâcieuse vision qui l’avait fasciné avait disparu, de même que le chevreuil au pelage si blanc ...
      Le jeune homme revint souvent au pied de ces rochers, sans meute, sans arc, sans flèches ; il espérait rencontrer cette créature de rêve qui l’avait tant troublé ...
      Mais le miracle s’était déjà produit : il ne chassa plus et élut domicile dans une faille de la muraille rocheuse pour devenir ermite.
    • L’ancien burg d’Eberstein.
      L’empire de Charlemagne était disloqué depuis bientôt deux cents ans. Après l’extinction de la lignée carolingienne, la couronne de Germanie passa à la couronne de Saxe.
      Othon Ier reprit la tradition et alla se faire couronner roi d’Italie (de l’époque) à Pavie en 961, puis, deux ans plus tard, empereur par le pape à Rome ; le Saint Empire Romain Germanique était né.
      Sa puissance ainsi accrue, Othon accepte alors fort mal que des vassaux lui tiennent tête comme le font les fiers seigneurs d’Eberstein qui s’allient à son adversaire, l’évêque de Strasbourg.
      [...]
      Nous sommes dans les dernières années du règne d’Othon Ier, peu avant le deuxième de notre ère. L’empereur avait décidé de mater les seigneurs rebelles portant un sanglier sur leur blason (der Eber : le sanglier).
      L’empereur faisait depuis trois années le siège de leur forteresse, mais sans résultat, ... Othon imagine alors une ruse : il organisa un grand tournoi à Spire auquel il invita entre autres les seigneurs d’Eberstein qu’il savait friands de ce divertissement chevaleresque. Il se faisait fort de vaincre la résistance de la place en l’absence des trois chevaliers.
      Le tournoi fut une fête magnifique ; les trois preux furent vainqueurs sur toutes lices ... et l’un d’eux, le comte Eberhard, sut conquérir le coeur de la fille de l’empereur.
      Elle, qui était au courant des projets félons de son père, les dévoila sans vergogne à son galant chevalier. Celui-ci s’esquiva alors avec ses compagnons et parvint encore à temps à Eberstein pour y organiser la résistance ;
      Othon, las du long siège épuisant qui n’aboutissait à aucun résultat, entama bientôt les pourparlers. Ce fut alors au tour des seigneurs d’Eberstein d’imaginer une ruse : ils silmulèrent des réserves importantes de grain, de vin, d’huile et autres provisions, ce qui leut valut une position de force dans les tractations.
      Peu de temps plus tard, les brillantes noces d’Eberhard et de la douce Edelraut, fille d’Othon Ier, furent la consécration triomphale des ces négociations et la garantie, par l’unin des deux maisons, d’une paix durable.

    Cette Romance incita le poète allemand Ludwig Uhland (1787-1862) à composer une ballade fort connue qui a pour titre "Graf Eberstein", mise en musique par Carl Loewe (1796-1869).

    A noter que les armoiries d’Eberstein ont été entre autres, au cours des siècles :
    Alt (vieux) Eberstein : d’or (fond jaune) au sanglier de sable (noir) ;
    Neu (nouveau) Eberstein : d’argent (fond blanc), à la rose de gueules (rouge), boutonnée d’azur (bleu) et barbée de sinople (vert) ;
    ce qui correspond à peu près à la légende.

  • par Le 19 juin 2015 à 21h58

    Merci pour ton passage par ici, hereme.

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