Cascade de Luizet, Gouffre de la Morgne (850m), Balme à Roland (820m)

Difficulté :
Moyen
Dénivelé :
750m
Durée :
1 jour

C'est assurément l'une des randonnées les plus sauvages du département de l'Ain à la découverte d'une splendide cascade, de l'entrée d'un gouffre et d'une grotte nichée dans une paroi calcaire. – Auteur :

Accès

Départ depuis le village de Bénonces, hameau d’Onglas situé à 26 km au Sud-Est d’Ambérieu-en-bugey et 29 km au Nord-Ouest de Belley.

Laisser le véhicule sur une aire de stationnement à la sortie du hameau d’Onglas à côté d’une croix.

Précisions sur la difficulté

Aucune difficulté si ce n’est de bien repérer une sente discrète et non balisée qui remonte la colline située rive droite du ruisseau de l’Arodin et de la Cascade de Luizet.

Les infos essentielles

  • Carte IGN : Top 25
  • Altitude minimum : 511 m
  • Altitude maximum : 886 m
  • Distance : environ 22 km
  • Horaires : comptez environ 07 h à 08 h (pauses comprises)
  • Balisage : jaune sur le départ et sur la dernière partie du parcours. Absence de balisage sur une bonne partie.

Itinéraire

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De l’aire de stationnement, suivre un chemin carrossable et confortable qui va en direction de la Cascade de Luizet sur un peu plus d’un kilomètre. Arrivé à un croisement, prendre à gauche et au bout de 600 mètres, au niveau d’une courbe, prendre à droite un court chemin qui s’engage dans un pré.

Traverser le pré et atteindre le couvert forestier. A l’entrée du bois, il est impératif de bien repérer une discrète sente.

Suivre le très discret sentier envahi par la végétation compte tenu qu’il est très peu emprunté d’où sa tendance à disparaître (ce sentier figure sur de vieilles cartes IGN mais plus sur les plus récentes)

La sente chemine à travers la pente pour gagner le haut d’une colline (replat) qui domine la cascade. à un moment il faut longer un petit muret sur plusieurs dizaines de mètres et puis descendre et atteindre le lieu-dit Pré Magnin (ne pas se fier à la dénomination de cet endroit qui est recouvert de bois... Mais sans doute jadis il devait y avoir un pâturage avant la déprise agricole) où à un croisement il faut prendre à droite puis quelques dizaines de mètres plus loin à gauche.

Le chemin descend dans une combe où coule un ruisseau qui alimente et domine la cascade (il est possible d’approcher le haut de la cascade).

Remonter en suivant un chemin qui domine toujours le cours d’eau et sortir de la combe pour quitter le couvert forestier et parvenir à un croisement avec deux chemins. Négliger celui de gauche et prendre celui de droite qui repart dans la combe précédemment quittée.

Au bout de 700 mètres environ, atteindre un cours d’eau qu’il faut traverser en quittant le chemin et bien repérer sur la gauche à quelques dizaines de mètres seulement, un chemin forestier servant pour l’exploitation du bois (grosse coupe de bois réalisée il y a quelques années).

Ce chemin d’exploitation remonte en direction d’un plateau forestier dénommé le Bois de la Morgne (point côté à 834 m d’altitude sur la carte IGN).
Parvenu sur un large chemin prendre sur la droite et suivre ce dernier sur un bon kilomètre et prendre à droite un sentier qui mène au bout de 200 mètres au Gouffre de la Morgne (malencontreusement orthographié Morgue sur la dernière version de carte IGN).

Revenir sur ses pas et continuer sur la piste forestière puis prendre le prochain sur la droite et continuer sur environ un kilomètre en négligeant une voie s’engageant sur la droite. Plus loin, à un carrefour, de discrètes marques de peintures indiquent la voie à suivre pour se rendre à la Balme à Roland, une belle grotte située dans une paroi calcaire qui mérite le coup d’oeil.

Revenir de nouveau sur ses pas jusqu’à l’intersection avec le sentier venant du gouffre et prendre sur la droite une sente et rester sur cette dernière sur environ 1,5 kilomètre pour aboutir à un croisement situé au lieu-dit la Combe Chardon (811m) et prendre à droite et suivre un chemin sur un peu plus d’un kilomètre et demi pour aboutir à une route.

Prendre à droite et descendre en direction du cimetière de Lompnas. Passer devant ce dernier et suivre une route sur la droite, cette dernière se transforme plus loin en chemin (négliger la route qui part sur la droite).

Suivre le chemin qui mène à un vallon jusqu’à un croisement où l’on prend à gauche (on peut également prendre le chemin de droite lequel permet de rejoindre le pré de la Grange de Luizet où on peut retrouver le chemin de gauche) qui alterne passages sous couvert forestier et prés pour aboutir à un carrefour où il faut prendre à droite pour rendre visite à la Cascade de Luizet.

Il s’agit d’une belle cascade de plusieurs dizaines de mètres de hauteur, nichée au fond d’un petit vallon qui mérite le détour.

Après avoir profité des lieux, revenir sur ses pas et continuer tout droit sur 2,5 kilomètres sur un chemin confortable pour rejoindre le point de départ.

Dernière modification : 5 juillet 2018
Tour de Cuny - Villebois & Sites de Briord

A propos

Auteur de ce topo :

J'aime la montagne et la nature en général, Je pratique la randonnée de manière assidue. Quel bonheur d'arpenter les sentiers et de découvrir les paysages des différents massifs montagneux de notre beau pays !

Randonnée réalisée le 21 février 2016

Topo publié le 5 juillet

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 9 juillet à 19h40

    Selon une légende, le Roland est celui de Roncevaux, car un "oliphant" fut trouvé dans la balme.

    Ci-dessous un extrait d’un site concernant la Chartreuse de(s) Portes :

    "Le mystère de l’olifant de la Chartreuse de Portes...le cor de Roland de Roncevaux ?"

    De nombreuses revues ont parlé de l’oliphant de Portes. Sa trace a été retrouvée au Cabinet des Médailles à la Bibliothèque nationale par Mr Richard, professeur à l’Institut Lamartine à Belley.

    http://www.lguyhauteville01.com/archives/2015/01/25/31396254.html

    Sources :Louis Berthelon, Raymond Gramusset, Paradin, Guilhem Anelier, lucien Golvin.

    L’histoire :

    On dit que des bergers, entrant dans un abri sous roche appelé La Balme à Roland, situé près de la Chartreuse de Portes sur la commune d’Ordonnaz, découvrirent un très beau cor en ivoire dans son étui de cuir.

    Cette découverte que l’on pourrait situer au 14 ème siècle fut remise aux Chartreux qui la conservèrent durant 4 siècles.

    Vous trouverez, ci-après, sur le lien de la bibliothèque Nationale de France, la confirmation de la découverte et de l’origine de cet olifiant :

    http://medaillesetantiques.bnf.fr/ws/catalogue/app/collection/record/ark:/12148/c33gbdnhr

    Le site internet de Bénonces nous confirme également qu’un olifant a bien été retrouvé dans une grotte à côté des chutes de Luizet.

    On apprend également sur ce dernier site que cet olifant n’est nul autre que celui de la fameuse chanson de Roland, qui sonna sa défaite contre les Sarrazins à Roncevaux (Pyrénées) et porta son dernier souffle !

    Au 8ème siècle, le Bugey fut occupé par les Sarrazins ; leur chef fut tué en 732 à Poitiers par Charles Martel, mais certains de ses hommes purent se réfugier à l’est du Rhône dans des grottes escarpées, notamment autour Bénonces où on retrouve des traces de leur passage. C’est donc, peut-être, ce qui expliquerait la présence dans le Bugey du fameux cor de Roland.

    Fin 18 ème siècle, Thomas Riboud procédait à des recherches géologiques et minéralogiques dans le Massif de Portes, les chartreux lui présentèrent le cor et lui en firent don.

    Comment ce cor se retrouva dans la collection d’Albert Honoré du duc de Luynes, qui fit don en 1862 des oeuvres qu’il possédait au cabinet des médailles de la bibliothèque nationale de France et au Louvre. Nul ne le sait !

    Pour rappeler l’histoire locale, on sait que le Bugey fut investi par des bandes de Sarrasins de l’an 800 à l’an 1000, ils recherchaient sur les hauteurs des situations qui leur permettaient de contrôler les passages, c’est ainsi qu’on les trouve dans la région de Culoz, sur le haut Valromey près d’Assin.

    D’après Paradin, historien de la maison de Savoie, c’est Bérold de Saxe, aidé par le seigneur de Seyssel qui chassa les sarrasins retranchés à Luyrieu, Talissieu, Ameyzieu, Cerveyrieu, Belmont et sur le massif de Portes vers Ordonnaz et Bénonces.

    Peut-on faire remonter l’olifant de Portes à cette époque ?…Difficile à dire, d’autant que le fourreau dans lequel il était enfermé semble plus tardif…Sur ce fourreau de cuir, de style Hispano-mauresque, on voit, soi-disant, les armes de Blanche de Castille, mère de Saint Louis ! Ceci reste à vérifier.

    Sur l’olifiant de Portes, on trouve les symboles suivants : cavalier monté sur un animal fantastique, serpent, animaux chimériques, lions qui s’affrontent, phénix, oiseaux de proie, chameau et buffle. La facture en est bien orientale et bien plus ancienne.

    Comment cet olifant est-il arrivé dans un abri du Massif de Portes ? Mystère...l’énigme que pose cet objet est totale. Cependant cet objet existe, et c’est un très bel olifant exposé sans son étui de cuir, que l’on peut admirer à la bibliothèque nationale.

  • par Le 12 juillet à 13h16

    Merci Hereme pour ce commentaire intéressant.

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