Cascade des Combes et Gorges de l’Abîme en boucle par le Crêt Pourri (1029m)

Difficulté :
Moyen
Dénivelé :
700m
Durée :
demi-journée

À quelques km de St-Claude, le ruisseau de l'Abîme a creusé des gorges étroites et verdoyantes. Celles-ci se parcourent facilement grâce aux passerelles et escaliers installés entre la cascade des Combes et le Trou de l'Abîme. Quelques efforts supplémentaires permettront d'atteindre le Crêt Pourri pour profiter de la vue sur les vallées environnantes. – Auteur :

Accès

Depuis St-Claude, prendre la direction de Longchaumois / Morez par la D69. Le parking du départ est situé à côté du pont du Diable.
S’il n’y a pas de place, se garer sur le parking plus grand le long de la D69, 700m avant en direction de St-Claude.

Précisions sur la difficulté

Certains passages dans les gorges de l’Abîme peuvent être très glissants par temps humide et plusieurs accidents s’y sont déjà produits.
Le parcours est équipé sur la rive gauche de passerelles et d’escaliers métalliques mais la rive droite est moins équipée (même s’il y a des câbles et plusieurs barrières).
Sentier à faire par temps sec et avec des bonnes chaussures. Avec des enfants, rester sur la rive gauche.
Remarque : le sentier des Gorges de l’Abîme n’est pas indiqué sur les cartes IGN.

Les infos essentielles

  • Cartes IGN :
    — TOP 25 - 3327 OT "Saint-Claude/Lac de Vouglans/PNR du Haut-Jura"
    — TOP 25 - 3327 ET "Morez/les Rousses/Col de la Faucille"
  • Altitude minimum : 465m
  • Altitude maximum : 1029m
  • Distance : environ 12km
  • Horaires : comptez environ 4h
  • Balisage : jaune - GRP du Tour de la Haute-Bienne rouge/jaune

Itinéraire

Ouvrir en grand !

Chargement de la carte en cours

Au point de départ, commencer (ou alors garder cette partie pour la fin de la rando) par descendre un petit chemin de terre qui amène sous le pont du Diable, pour admirer la cascade des Combes. En descendant le ruisseau pendant quelques centaines de mètres, on atteint un pré où sont installées quelques tables.

Revenir au pont du Diable, par le même chemin ou en passant par la D69 et entrer dans les gorges de l’Abîme. Le parcours est équipé de passerelles et d’escaliers métalliques mais quelques endroits restent glissants.

Après avoir traversé le ruisseau et monté quelques mètres, le sentier arrive à une intersection. Le chemin à gauche mène au Trou de l’Abîme (puits de 45m de profondeur qui est également une source du torrent). Faire l’aller-retour jusqu’au Trou de l’Abîme ( 600m A-R) si vous souhaitez voir l’intégralité du chemin des gorges. Prendre ensuite chemin de droite qui indique la direction de "Grange Cattin".

Rejoindre alors une route goudronnée et la suivre à gauche en direction de Vaucluse jusqu’à une intersection avec un sentier qui monte à droite. Un panneau y indique le Crêt Pourri et/ou le rocher du Frênois.

C’est ici la partie la plus difficile du parcours. Le sentier est très direct et donc très raide, on prend 400m de dénivelé en un peu moins de 2km. La pente commence à diminuer après le passage sous une ligne haute-tension et on débouche au bord de la falaise du Rocher du Frênois.

Suivre la falaise, passer devant une maison en ruine et atteindre le belvédère du Crêt Pourri qui possède une table d’orientation.

Descendre ensuite en direction de la Main Morte par un chemin boueux et glissant (mais pas dangereux). Arrivé sur une route goudronnée, prendre à gauche puis juste en rejoignant une départementale, prendre un sentier qui monte à gauche (direction Vaucluse).

La suite se déroule sans difficultés ni paysage remarquable mais le sentier en forêt est agréable. En suivant le balisage jaune puis rouge et jaune, on finit par atteindre Vaucluse.

À la petite église, tourner à droite et continuer sur la route goudronnée pendant 1km environ. Un sentier étroit mais bien indiqué part en descente et permet de rejoindre le Trou de l’Abîme.

Le retour peut se faire soit par la rive gauche pour rejoindre le chemin suivi au départ, soit pas la rive droite par un sentier moins équipé (même s’il y a quelques câbles et barrières) et donc un peu plus dangereux.

Dernière modification : 16 mai 2018
Crêt du Nerbier (1371m)

A propos

Auteur de ce topo :

Randonnée réalisée le 14 juillet 2017

Topo publié le 28 juillet 2017

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (3).
  • par Paul lopesLe 10 avril à 21h12

    Bonjour,
    Il me semble que la rive droite est strictement interdite ?
    Je pense également qu’il faut absolument dissuader les familles avec de jeunes enfants, c’est beaucoup trop exposé.

  • par Le 11 avril à 19h07

    C’est vrai qu’avec un pont du diable, un trou de l’abîme, un crêt pourri et une main morte, la prudence s’impose.

    Au fait, pourquoi "la Main Morte" ?
    Grossièrement, la mainmorte (en un seul mot) est une règle de droit féodal (je laisse le soin de s’informer).

    Ici il y a un rapport avec 1789. Un exemple : extrait de "Terre mainmortable", dans "Annuaire du Jura", 1858, p. 67-68, de Désiré MONNIER

    • La main morte brûlée aux Chauvins, 14 juillet 1791
      « ..La Révolution fut accueillie, dans la Grande Vallée comme ailleurs, avec des transports de joie presque inouïs. La première année ne suffit pas pour abattre l’enthousiasme des mainmortables libérés : le 14 juillet 1791, jour anniversaire de la nouvelle constitution, la grande paroisse du Grandvaux célébra sa délivrance par une fête solennelle et par un service divin, en actions de grâces de ce bienfait politique. Toute la milice nationale déjà organisée dans les communes, se réunit avec les autorités civiles et religieuses, près du hameau des Chauvins, en un lieu nommé le Putois. C’est là que fut renouvelé le serment fédératif et célébré la grand’messe. M. Grand, curé de Saint-Laurent, et M. Martelet, curé de l’Abbaye, qu’on surnommait alors le Vincent de Paul de nos montagnes, y prononcèrent des discours analogues à la circonstance. Le Te Deum y fut chanté par une population immense et l’on y brûla le droit coutumier et l’emblème de la main morte. Cet emblème était fait d’un gant rempli, qui représentait une main coupée. L’incinération s’étant accomplie au milieu des cris d’allégresse, on jeta au vent les cendres du code et de la main postiche, et l’on crut voir partir dans les airs toute idée de retour à l’ancien régime ».
    • Jura et Franche-Comté étaient particulièrement soumis au servage : au XVIIIe siècle, on y trouve 75% des serfs et 50% des mainmortables du royaume. La majorité des seigneuries serviles y dépendent de l’Église (encore !) , notamment de l’abbaye de Saint- Claude.
  • par PaulLe 12 avril à 21h58

    Super intéressant... Merci !

  • par Le 12 avril à 23h42

    La rive droite a été interdite pendant une période (à cause d’éboulements et d’équipements de sécurité insuffisants, je crois) mais elle était réouverte en juillet dernier.
    Il ne faut pas y aller avec des enfants ou des personnes âgées ou si on a le vertige ou si le terrain est humide.
    Par temps humide, je recommande même d’éviter complètement les gorges car il y a des passages qui seront très glissants.

  • par FlaviaLe 16 avril à 11h09

    Bonjour,

    Bravo pour cette randonnée. Elle est variée, pleine de passages étonnants et la description est absolument parfaite.

Chargement en cours Chargement en cours...
Veuillez patienter ...
Nouveau commentaire
Nous vous conseillons de vous connecter !

Astuce : Si votre commentaire est long, aérez-le en créant des paragraphes. Pour cela, il suffit de laissez une ligne vide entre ceux-ci !