Château Julien (1560m) – Plaine d’Herbouilly par Corrençon-en-Vercors

Difficulté :
Moyen
Dénivelé :
720m
Durée :
1 jour

Deux types de paysage composent cette boucle : une vaste forêt sombre, lapiazée contrastant avec deux prairies des plus lumineuses et reposantes. – Auteur :

Accès

  • Se garer au vaste parking du golf (1140m), porte d’entrée des Hauts Plateaux du Vercors, situé au sud du village de Corrençon.
  • Transport en commun :
    Bus Transisère n° 5130 arrêt "Corrençon - Hauts Plateaux". Horaires sur www.transisere.fr

Itinéraire

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  • Durée : 5 à 6h.
  • Difficulté : aucune, si ce n’est une courte partie hors sentier avant d’arriver à Château Julien demandant une petite recherche d’itinéraire.
  • Balisage :
  • En majorité jaune/vert avec panneaux indicateurs.
  • Jaune/rouge, VTT et absent dans certaines portions du circuit.
  • Carte : IGN TOP25 n° 3236OT Villard-de-Lans Mont Aiguille.

Descriptif 

Grimper une piste direction sud-ouest passant au-dessus du foyer de ski de fond. À la bifurcation 1165m, partir vers le nord jusqu’à trouver rapidement un petit plan du golf (replat herbeux avec un banc à proximité).
À sa droite démarre un chemin pénétrant en sous-bois. Non balisé, il file au nord, passe à droite d’une brèche pour ensuite légèrement s’incurver à gauche près d’une propriété. Puis il continue nord-ouest en passant à proximité de belles stries moussues de lapiaz. Une piste la coupe nous obligeant à la remonter sur une dizaine de mètres et on finit par retrouver un large chemin balisé près de la cote 1255m.
Nous trouvons un carrefour légèrement au nord où un sentier aménagé de rambardes descend à gauche à la Glacière de Corrençon .

Poursuivre le sentier vers l’ouest pour en trouver un autre dans la combe de la Loubière. Le suivre à gauche pour croiser une piste forestière (carrefour de « la Glacière » à 1235m). Continuer en face puis à la prochaine fourche, suivre le chemin de gauche marqué par un fléchage VTT. Se faufilant entre les lapiaz, il finit par déboucher sur une piste forestière. La suivre alors à droite jusqu’à la bifurcation de Pré Pansu (1297m).
En prendre une nouvelle à gauche en légère descente. Tout de suite après un virage, grimper à droite un chemin qui s’incurve vers le nord. Après avoir coupé la route forestière de Malaterre (1381m), continuer en face pour passer à proximité du Scialet de Malaterre.
Une passerelle permet de dominer ce gouffre impressionnant. Mais attention, elle est fermée en période hivernale, de décembre à fin avril.

Le chemin coupe ensuite de nouveau la route forestière. Peu avant de la retrouver une troisième fois, il est possible de l’éviter (ainsi que le parking de Château Julien) en montant à l’ouest et hors sentier parmi les taillis, dans une zone heureusement dépourvue de lapiaz. On débouche sur une bosse où se dessine une clairière, puis on redescend un chemin toujours à l’ouest nous amenant au plateau dégagé de Château Julien.
Rejoindre en face une piste montante, nous amenant à la discrète cime de Château Julien et sa table d’orientation.
Panorama à (presque) 360°, avec cette magnifique enfilade de sommets de la façade orientale du Vercors. Dans le lointain, le massif de la Chartreuse et deux sommets de Belledonne seulement visibles (les Grands Moulins et la Grande Lance de Domène). Sans oublier le Vercors Central et ses crêtes le bordant.

Redescendre cette piste jusqu’au « belvédère de Château Julien » (1522m). En prendre alors une nouvelle passant sous les Rochers d’Herbouilly et gagnant le col de Chalimont (1365m).
Poursuivre plein sud pour déboucher dans la longue plaine d’Herbouilly, en passant à proximité de la ruine de la ferme Roche.

À mi-chemin de sa traversée se présente un carrefour de chemins (1275m).

On peut alors effectuer deux détours, à la découverte de deux curiosités :

  • La grotte de la Cheminée : Suivre le sentier à l’ouest, finissant par pénétrer en forêt. Se diriger alors au nord par un chemin herbeux pour déboucher sur la D221 (1330m). Traverser la route pour trouver un sentier menant après une centaine de mètres à cette surprenante cavité à double ouverture (à noter qu’elle est légèrement plus au sud par-rapport à ce qu’indique la carte IGN).
  • La borne du Pot du Loup : Elle se situe au sud d’Herbouilly, dans les bois en bordure de parcelle. Elle daterait du début du 17ème siècle, marquant la frontière entre le territoire de l’évêque de Die et celui du seigneur de Sassenage.

Remonter vers l’est en passant devant une source. Le sentier grimpe ensuite en forêt pour gagner le pas de la Sambue (1446m).

Basculer versant Corrençon par un bon chemin débouchant sur une piste forestière. La suivre légèrement au sud pour trouver un nouveau chemin descendant. Et de nouveau sur une piste à la cote 1319m, l’emprunter peu de temps vers l’est pour un troisième chemin à droite.
Vers 1210m, arrivé au-dessus d’une fourche délimitant un pré, grimper une trace non balisée à gauche rejoignant une sente qui l’est de nouveau. Bien la suivre pour trouver rapidement une ancienne table d’orientation (beau belvédère sur les Moucherolles et la Tête des Chaudières). Puis, plus ou moins bien tracée, elle retrouve un chemin. Le quitter vers 1170m pour un sentier contournant le beau canyon de la Barre des Chèvres.
On finit par gagner une piste nous ramenant rapidement au parking du golf.

Dernière modification : 16 mai 2018
Herbouilly (1280m) Corrençon en Vercors (1150m) boucle par Valchevrière

A propos

Auteur de ce topo :

Topo publié le 6 décembre 2016

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 7 décembre 2016 à 07h19

    Bonjour Éric,
    Encore une sortie pleine des curiosités pittoresques du cher Vercors. Ta sortie est comme une invitation à retourner par là. Amicalement et à bientôt.

  • par Le 9 décembre 2016 à 16h07

    Salut Eric. Intéressante la borne.

    Le différend territorial entre les seigneurs de Sassenage et les évêques de Die a été arbitré par Henri IV via Sully et ses envoyés.

    La borne des photos #13 er #14 est citée dans un acte de 1605 :
    "... les officiers reconnurent pour vraies limites du Villard avec le Vercors ’la croix du pré d’Arboly au-dessus et près du bas Cros’, de ce pré, une ligne droit successivement vers le levant jusqu’au plus haut rocher appelé de la Sambue, ... du couchant, la limite à partir de la Croix du pré d’Arboly est une ligne allant droit à une croix apposée et piquée contre le roc appelé d’Arboly du costé de bize, ..."

    Comme dit sur la photo #13, les armoirie de Sassenage sont gravées sur le côté nord de la borne :
    " Burelé d’argent et d’azur de 10 pièces, au lion de gueule, armé, lampassé et couronné d’or, brochant sur le tout ". En langage moderne 10 bandes alternées bleues et blanches, avec un lion rouge sur lequel apparaissent la langue et les griffes jaunes, coiffé d’une couronne jaune, le tout posé au-dessus des bandes.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Blason_ville_fr_Sassenage.svg

    Au sud, #14, le blason des évêques de Die est très abîmé par rapport à une photo que j’ai dans mes archives. Il est censé représenter un lion surmonté de la mitre et du chapeau

    Au-dessus de la borne on trouve la "croix du pré d’Arboly" orientée aux quatre points cardinaux. Sur la face est apparaît le n° de parcellaire 31.

    A noter que les diocèses de Die et Valence ont été fusionnés de 1275 à 1687.

    Il semblerait qu’une autre borne très dégradée ait existé entre la Sambue et le Château-Julien (un acte de 1318 : "... au milieu des prés de Lassambuya, en suivant les crêtes de Castro ).

    (Une des sources d’info : Abbé Fillet - "Essai historique sur le Vercors" - 1888)

  • par Le 9 décembre 2016 à 17h35

    Salut Hereme. Merci beaucoup pour toutes ces précisions.
    Et si on veut approfondir ses connaissances sur les différentes bornes dans le Vercors, je ne peux que conseiller la lecture de ce mémoire :
    http://www.parc-du-vercors.fr/documentation/opac_css/doc_num.php?explnum_id=352

  • par Le 9 décembre 2016 à 18h03

    Vu le lien. Quelques heures de recherche cartographique en perspective. Ma passion pour les bornes date de mon enfance, où mon père m’amenait en forêt pour retrouver, à l’aide de cartes de 1870 (Eaux et Forêts), les limites de parcelles forestières (domaines ou particuliers d’ailleurs). Un plaisir de retrouver ces objets de mémoire, parfois déplacés ou enfouis, parfois recouverts d’une épaisse couche d’humus ou aiguilles de conifères.

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