Choquequirao

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
5900m
Durée :
3 jours et plus
La carte

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

3 jours de randonnée, sans guide et sans porteur pour nous rendre au site de choquequirao, 60 kms et 5900m de dénivelé cumulé.

Accès

Au départ de Cachora.

Itinéraire

Lundi 1er Août

Lever à 6h30, taxi pour le terminal(3 soles) achetons notre billet à Bred (15 soles) pour Abancay pour 10h, en attendant nous faisons un petit tour dans la gare, nous achetons un petit pain et allons lire sur un banc..

10h départ, la route descend sur le Rio Apurimac, le bus est comme d’habitude bondé, la route suit le fond de la vallée et remonte ensuite. Après une super descente nous arrivons à Abancay, le trajet était assez spectaculaire et les paysages toujours aussi beaux.

14h45 nous arrivons, Abancay, ville particulière toute en montées, la gare est en bas nous prenons un taxi pour nous rendre à l’hôtel « El Dorado » vu sur le guide. Heureusement que nous n’y sommes pas aller à pieds, ça grimpe dur...

Hôtel « El Dorado » 35 soles à 2 avec une chambre très spacieuse de 4 lits, tv et salle de bain, qui donne sur un joli patio, en travaux pour l’instant. Le patron de l’hôtel nous indique le syndicat du tourisme qui se trouve non loin de là, nous y allons en 1er, la femme nous reçoit dans son bureau et nous explique le chemin de Choquequirao, nous en ressortons avec une carte et ses explications.

Nous allons déjeuner (3 soles) puis retournons préparer nos sacs pour demain, nous ressortons pour voir où se trouve l’arrêt de bus pour Cachora que nous devons prendre demain aux aurores, manger un gâteau et boire une bibine, retour à l’hôtel porter nos sacs dans la réserve payons et à 20h au lit.

Mardi 2 Août,1ere étape,1er campement

4h 20 du matin

Bien dormi,pas de bruits de voitures pour une fois,pas de sonnettes,le calme plat avant la tempête,mais douche à peine chaude,dommage parce que la douche est spacieuse. Nous sortons prendre un taxi (2 soles) qui nous dépose au terminal de bus à Prado Alto pour un départ à 5h du mat (5 soles). Le bus se rempli, nous partons, refaisons la route à l’envers d’hier jusqu’au Ramal de Cachora, c’est le croisement de la route de Cuzco et Cachora et à partir de là nous descendons sur piste vers le village,joli point de vue sur la vallée verte, dans le bus bous sommes les seuls touristes,les gens nous demandent d’où nous venons et si nous allons seuls à Choquequirao, ils ne sont pas aussi lourds que sur l’Ausangate, un gars nous donne sa carte de visite, il est guide mais n’insiste pas. Arrivons à 7h au village, allons dans un hospedaje prendre notre petit déjeuner pour 2.5 soles, soupe, viande et riz.

Départ 8h de 2900m, le chemin traverse le village, puis nous nous engageons sur un petit chemin de terre à travers champs, nous croisons des paysans très souriants et aimables.

Nous descendons jusqu’à un ruisseau, traversons un pont et commençons notre montée dans une forêt odorante d’eucalyptus. Les champs de patates s’étendent à perte de vue, nous traversons de petits hameau perchés à flanc de colline, jolie et grande ferme à droite une vieille nous salue, nous parlons un peu avec elle...

Nous montons jusqu’à 2950 m. Au bout de 3h de marche nous arrivons au 1er mirador Capuliyoc, des gens vendent des boisons, plusieurs groupes accompagnés de mules et guides font halte. Nous mettons l’anti-moustique et malgré la chaleur redescendons les manches et par la même occasion le chemin qui zigzague à flanc jusqu’en bas du canyon. Le chemin caillouteux, poussiéreux descend jusqu’au 1er camping et halte Chikisqa, nous y sommes en 2h30, les genoux en prennent un coup, on s’y arrête un moment pour y boire un coup, nous achetons un coca cola pour reprendre un peu de sucre, on peut s’y restaurer aussi, et camper mais il est un peu trop tôt pour ça. Nous continuons après un petit repos. Il fait chaud c’est terrible et les moustiques piquent velus.

Arrivée à Playa Rosalinda à 15h, nous sommes à 1550 m, le gardien, nous propose de planter notre tente derrière le bar en construction. Ils sont en train de faire un bâtiment qui sera l’entré du site, il vit ici avec sa femme et son fils de 1 an,en attendant que se construise le bar, ensuite ils feront restauration, mais pour l’instant il ne vend que de la boisson, nous nous reposons et buvons un autre coca pendant que les groupes passent avec leurs mules sur le pont suspendu...nous parlons avec le jeune tout en regardant ce qui nous attends demain de l’autre côté du pont, le groupe monte,s’étire de plus en plus,disparaît dans un virage....le chemin semble étroit. Nous montons la tente derrière le bar, n’avons pas la place de mettre le double toit.17h45 préparons à manger,ce soir pâtes à la sauce tomate et maté de coca et dodo....

Mercredi 3 Août,2eme étape

Ah quel plaisir de dormir !! Excellente nuit, à poil sur les duvets tellement il faisait chaud, le chien a aboyé un peu pendant la nuit.
Debout 5h45, buvons le maté de coca de la veille froid et 1 banane, plions le camp et démarrage à 6h30. Montée rude après le pont et arrivée à Santa Rosa à 9h15, nous sommes à 2233m,petite halte, on peut y manger, mais c’est un peu tôt, on prend un coca et un bout de pain(on n’en aura jamais autant bu !!!) C’est sucré à souhait, c’est bon pour ce qu’on a.... on peut aussi y camper il y a des emplacements un peu à l’écart du chemin. Nous continuons notre progression raide et sinueuse jusqu’au col de Marampa à 2850 m,

Passons la barrière et nous retrouvons dans une prairie, on se croirait en alpage avec des cabanes, des gens qui mangent.
Arrivée au col à 12h 15. Cela fait 5h 30 que nous sommes partis de Playa Rosalinda, nous mangeons pain et banane et nous reposons un peu, en face on peut voir le Nevado Quinuaya, magnifique. Il y a des allemands à côté de nous, un parle très bien l’espagnol, c’est un gars qui revient tout les ans et organisent des groupes pour faire cette randonnée, il est apparemment marié à une péruvienne, son beauf est avec lui ainsi que son fils et le cousin. Petite sieste, puis nous repartons.

Il est 13h20, longue traversée, puis on aperçoit le site en bas et au sommet de la montagne en face, on l’impression d’être arrivés mais que nenni....On aperçoit aussi le chemin qui serpente. C’est loin d’être fini, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ??? Le chemin descend puis remonte traverse remonte encore et redescend....

Enfin ! Arrivée à 15h 30, je suis tellement crevée que je n’ai pas envie de descendre au camping car après il faut remonter aux ruines, et pas le courage de quitter mon sac à dos, nous décidons donc de monter directement au site, chargés comme des mules, avec le fol espoir de se poser là et y rester...

Nous montons toujours, c’est fou ce pays !! Rencontrons deux hommes, un nous vend le billet d’entrée (10 soles) et nous indique le camping en bas. Je ne veux pas redescendre, j’essaie de négocier, je lui demande si on peut camper là, ce n’est pas possible ? Mais il me voit tellement crevée qu’il nous propose un lit au camping, on verra ça après...

Nous montons sur le site, une prairie où une femme assise par terre vend des boisons, nous prenons une gazeuse et lui demandons si nous pouvons laisser nos sacs au pied du mur pendant que nous visiterons, pas de problème, elle se propose de les surveiller, il y a si peu de monde et depuis en haut on peut les voir.

Comme on n’a pas assez monté et bien on continue,nous montons tout en haut, c’est super, bien plus impressionnant que le machu pichu et en plus il n’y a personne, pourvou que ça dour...la tranquillité du site...

Nous redescendons, reprenons nos sacs et allons planter notre tente sur les marche du site en bas, le camping est plein, au dessus de nous il y a des groupes de jeunes archéologues français, à côté un catalan avec qui je parlerais un moment, il voyage seul et attend peut être un muletier pour aller au machu pichu en passant par la montagne, peut être car quand il l’a vu hier il était bourré,le muletier,donc il est probable que ce matin il ne se souvienne de rien,bon, ben lui il attend, on est comme ça nous les catalans...

Nous préparons le souper, au menu soupe et purée et au lit

Jeudi 4 Août,nuit sur le site

Très mauvaise nuit pour moi, j’ai mal au genou et à la hanche, Yves, lui a dormi d’un trait, il ne m’a même pas entendu sortir pendant la nuit. Branle bas de combat à 7h les américains font un raffut. Nous nous levons et mangeons pain et banane, plions la tente, rangeons nos sacs et départ vers 8h15, il faut remonter tout ce qu’on a descendu hier, la barbe, jusqu’à Marapata puis redescendre jusqu’à Santa Rosa nous y sommes en 3h. Nous y arrêtons pour prendre une soupe (3,5 soles) pendant ½ heure puis reprenons notre descente vers le rio Apurimac. Nous arrivons à Playa Rosalinda vers 13h30, nous arrêtons discuter avec le gardien et nous reposer avant la dure montée, j’arrive même à faire un somme et à 15h nous sommes de nouveau frais et dispo pour reprendre la route.

Arrivée au campement à 1850m,l’herbe verte et tendre nous tend les bras, nous nous posons. Déplions la tente pour la faire sécher. Demandons s’ils font à manger et pour combien ? Pas de problème, en secondo il y a riz, œuf. « Et en 1er ? » Je demande, « il n’y a rien » je leur donne alors 1 sachet de soupe de choclo et un sachet de tallarines. Nous allons monter la tente, le double toit sèche et nous en profitons pour en faire autant sur la pelouse. L’eau essaie de bouillir pour faire un maté. Un gars installe sa tente à côté, nous lui proposons un verre de maté chaud, encore un Catalan qui randonne tout seul...

On vient nous chercher vers 18 h pour souper, nous sommes installés à une table circulaire au milieu de laquelle se trouve le parasol de paille, le grand luxe, quoi, sauf qu’il fait nuit et que le parasol à ce moment n’est pas de circonstance, nous parlons avec un jeune guide péruvien, qui accompagne un groupe et nous dit que le « trek » du machu pichu est bien moins long et plus facile que celui-ci, qu’il préfère le site de Choquequirao. Pour avoir été aux deux maintenant, je suis d’accord avec lui !

Nous mangeons, le Catalan nous a rejoint et profitera lui aussi de notre soupe, au menu donc « soupe de nouilles à nous, riz, œufs et patates frites » et dodo à 19h, demain il fera jour et il nous faut partir de bonne heure pour ne pas marcher en pleine chaleur...

5 aout, fin de la randonnée de Choquequirao

Vendredi 5 Août

4h20 du matin, lever. Excellente nuit mais courte, pas besoin de rentrer dans les duvets tellement il faisait bon ! Démontons la tente à la frontale, et allons prendre notre pain et banane quotidiens sur la table du repas d’hier soir. Puis nous partons du camp toujours à la torche, les autres commencent aussi à démonter. Départ 5h, pendant ce temps, nous montons, montons et montons toujours le chemin zigzague à flan de montagne et effectue une grande traversé puis remonte encore.Nous arrivons à 8h45 au col à 2975m, il nous en reste encore, j’en ai vraiment plein les bottes ...Le chemin me parait encore plus long qu’à l’allée, comment se fait ce ????

Nous traversons la foret d’eucalyptus et arrivons à Cachora à 11h15, un gars nous appelle et nous dit que l’on peut aller chez lui, manger et qu’il s’occupe de nous trouver une voiture pour retourner à Abancay, les gens sont vraiment sympa ici. Il nous accompagne donc et nous fait entrer dans la cour de sa maison, installée en restaurant avec une jolie nappe à carreaux sur la table, pour 3 soles et une bière d’un litre Nous mangeons avec appétit. Il nous fait une photo, nous donne son adresse inter net, il est en train de préparer un site de renseignements « medinaayquipa@yahoo.es » son nom c’est Gilberto Medina Ayquipa. Il existe d’autres randonnées possible au départ de cachora la rando de Curahuasi 17km seulement A/R,nous venons de faire 60km et 5925 m de dénivelé cumulés en 3 jours, je suis pas sûre de recommencer de si tôt

Gilberto, comme prévu nous appelle quand une voiture est prête à partir, il est 12h45, nous y montons, mettons les sacs à dos sur le toit et attendons que la voiture se remplisse. Nous sommes 11 dedans et prenons la route, en sortant du village nous rencontrons Zerafino, le guide que nous avions connu dans le bus à l’allée, il est sur son cheval et nous salut de la main. Nous partons, y’a une ambiance la dedans !!!Nous arrivons au Ramal puis descendons sur Abancay, dans un virage il y a des fleurs et une croix, je demande ce que c’est ? C’est un bus qui est tombé dans le ravin tous sont morts...Et quelle compagnie ? C’est celle avec laquelle nous sommes venus de Cuzco !!!

Dans la descente avant d’arriver à Abancay la police de la route fait signe au chauffeur de s’arrêter, celui-ci demande aux mamans dans la voiture de cacher les enfants dans le coffre, j’en ai un qui s’aplatit par terre devant moi....Ils sont roublards les mecs !!! le chauffeur ne laisse pas au flic le temps de s’approcher de la voiture,il descend et montre ses papiers, puis nous repartons sans être inquiétés.

Nous arrivons à Abancay à 14h15 redescendons à l’hôtel, dans cette ville ou on monte ou on descend, y a pas le choix !retrouvons nos affaires laissées dans la pièce, on nous donne une autre chambre, mais toute aussi belle que la dernière avec une belle douche et trois lits, nous sortons manger (3 soles) et en rentrant nous coucher prenons une glace. Il est 20h et il semblerait que ce soir dans les arènes à côté de l’hôtel, il y ait une fiesta

Dernière modification : 16 mai 2018

La carte du topo « Choquequirao »

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Photos « Choquequirao »

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