Cime de la Vache (3185m), par le col de la Vache (2955m) et le glacier des sources de l’Isère.

Difficulté :
Alpinisme PD
Dénivelé :
1200m
Durée :
1 jour

La cime de la Vache est un sommet secondaire du cirque de Prariond. Mais c'est une belle pointe à la fière allure qui allie randonnée glaciaire et pas d'escalades faciles, au milieu des bouquetins dans un cadre paradisiaque. Sommet peu couru versant Tarin, c'est une course classique pour les Italiens depuis le refuge Pian della Ballota au dessus du Lago De Serru. – Auteur :

Accès

Départ du Pont Saint-Charles depuis Val d’Isère sous le col de l’Iseran versant Tarin.

D902 depuis Séez jusqu’à Val d’Isère, puis le Fornet. Le pont Saint-Charles se trouve 3km en amont dans un virage en épingle, parking visible et évident.

Itinéraire

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Fiche technique :

  • Difficulté : F à PD (court passage de III dans la cheminée sommitale)
  • Horaire : 4 à 5h depuis le Pont Saint-Charles, 2 à 3h pour le retour.
  • Dénivelée : 1200m.

Cartographie :

  • IGN 3633 ET "Tignes- Val d’Isère/ haute Maurienne/Pac National de la Vanoise"
  • Alpes sans frontière "Vanoise/Gran Paradiso" N° 14

Itinéraire :

  • Itinéraire facile sur un très bon sentier jusqu’à la roche des Loses (2900m),
  • hors sentier jusqu’au col de la Vache 2955m,
  • section glaciaire facile ensuite jusqu’au col 3127 entre la cime de la Vache et la cime d’Oin,
  • enfin arête rocheuse facile (courte cheminée avec un pas de 3) pour accéder au sommet.
  • Du Pont Saint-Charles (2056m), remonter le sentier du refuge du Prariond en passant les gorges de Malpasset jusqu’au refuge (2324m/ 1h)
  • Du refuge prendre le sentier du col de la Galise (à gauche derrière le refuge).
  • Le suivre jusqu’aux grands cairns de la Grande Tête (2724m/ 1h15), puis à droite jusque sous le col de la Lose (petit lac glaciaire 2920m/ 0h30)
  • De ce petit lac, laisser le sentier du col de la Lose à droite et traverser plein sud à vue, dans de fins éboulis ou névés en contournant à sa base la pointe 3018m jusqu’à un lac glaciaire au pied du glacier des Sources de l’Isère (lac 2833m/ 0h15)
  • Du lac, remonter au mieux en suivant sa rive ouest par les névés ou des pierriers jusqu’à la langue glaciaire et atteindre facilement le col à gauche (2955m/ 0h30)
  • Du col remonter le glacier au mieux (un peu raide sur 100m puis en pente douce), jusque sous le col 3127 que l’on atteint par une courte pente de schiste raide (arête point 3127m/ 0h30)
  • De ce col remonter l’arête facile avec une courte cheminée de 15/20m versant Tarin (un pas de III), puis le sommet juste au-dessus (3186m/ 0h15)
  • Descente par le même itinéraire (1200m/ 2 à 3h)

Ascension de la cime de la Vache le 19 Juillet 2015

Fiesta au Prariond !

C’était il y a 9 ou 10 ans, par là, qu’avec Fred, Hervé et Jé nous avions grimpé cette aiguille facile.

Nous avions décidé d’emmener nos deux compères sur cette belle pointe. Nous savions qu’avec Fred et Hervé c’est toujours une aventure que d’aller sur un sommet, et ça fait finalement partie du plaisir.

Nous avions pris le parti de passer la nuit au Prariond, plus par plaisir que par nécessité, quoique...

Fred en grande forme se vante de ces 35 minutes qui lui ont suffit pour rallier le refuge.
Rigole mon garçon, on verra bien demain !

Une fois le petit monde installé, on attaque les rituelles parties de belote, avec la bouteille de Chignin qui va bien.
Les partie sont enjouées, Fred n’a toujours pas compris les règles depuis 10 ans de pratique assidue en refuge, où est-ce le blanc ?
Hervé en pilier de bar nous plume, et commande les tournées de pastis...

Enfin les célèbres diots-polenta des Bois Mariage (célèbre et sympathique gardien du Prariond) arrosés d’un rouge local.
Le repas est sympa, bruyant et animé.
Arrive le génépi, il y a bien un gars sympa qui remet la tournée, alors nous aussi et puis on compare avec la Chartreuse, la verte, la seule qui vaille...

C’est bien parce que nous connaissons le refuge que nous sommes arrivés à nos couchettes.

À peine allongés, comme à l’accoutumée, Jé et Hervé (les deux frangins) attaquent un concert de ronflements alternés, endiablés et toute la nuit... Record du monde !

Le matin à part eux deux personne n’a dormi et "ça se fait savoir". Mais nous on rigole parce que ça fait 20 ans que les deux frangins nous font le coup systématiquement !

6h on part, avec un mal au cheveux épouvantable. Fred fait moins le malin dans les lacets raides au dessus du refuge, et Hervé rame, voilà c’est parti.

Au grand cairn, une pause. L’air frais a fait du bien, on a dû distiller !

Personne ne parle... Nous repartons et arrivons tranquillement au lac au pied du col de la vache. C’est tout enneigé, on est passés vite.
On met les crampons pour les 100m à remonter sous le col.
Il faut surveiller Fred et Hervé comme des gamins, rituelle pause crampons et les énervements qui vont avec.

Nous arrivons au col, c’est beau.
On sort la corde pour le glacier, et voilà que Fred nous fait son célèbre refus devant l’obstacle.

Je l’encorde, un point c’est tout et il suit en râlant, Hervé accroché à son frangin se marre et meurt sous le col.

Fred piqué par je ne sais quelle mouche cavale enfin, on glande en attendant les deux frangins au col 3127. Jé s’énerve après son frangin qui n’avance plus.

Nos deux "arsouilles" sont vidés, mais on est contents ils sont allés plus loin qu’on pensait.

Avec Jé rapidement nous faisons l’aller-retour au sommet.

Descente... Silence absolu... Ils sont cassés, avec Jé on se marre.

Arrivés au refuge on leur paye une bière quand même parce qu’ils ont réussi tout simplement cette belle course.

On paye la note... On en a pour plus cher de picole que du reste. Nicolas Bois Mariage compatissant nous paye une tournée... On en restera là quand même.

Ce fut un grand week-end en montagne, qu’est ce qu’on a pu se marrer !

Ce 19 juillet 2015 nous y sommes retournés juste Jé et moi, sans dormir au refuge. Les deux artistes ne peuvent plus monter là-haut avec nous, la vie a fait son œuvre (parfois mauvaise œuvre).

Mais on s’est bien marré en y repensant.

Cette fois-ci nous nous arrêterons juste sous le col 3127, une neige trop molle cache quelques boîtes à lettres où il ne vaut mieux pas tomber...

Mais on s’est quand même payé une bibine au refuge avant de descendre sous l’averse.

Dernière modification : 17 octobre 2018
Roc de Bassagne (3220m)

A propos

Auteur de ce topo :

Piqué à la montagne depuis l'age de 6 ans après avoir atteint peniblement le mont joli et je suis tombé amoureux du mont blanc. Ce jour la je me suis dit qu'un jour j'irais là haut. Il y a bien longtemps que j'y suis allé au sommet du Mont blanc, et la passion de l'alpi, la rando et ski de rando ne m'a toujours pas laché ! Et que ça dure longtemps encore (...)

Topo publié le 1er août 2015

(Avertissements et Droits d'auteur)

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