Cime des Torches ou Grand Agnelin (2958m), en boucle par la crête du Petit Agnelin

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
1750m
Durée :
1 jour

Promenade sur le fil d'environ 5km de belles crêtes panoramiques permettant, sur plus de 900m de dénivelé, d'atteindre un sommet isolé et sauvage dominant l'Arvan, avec les Grandes Rousses et les Aiguilles d'Arves faisant le spectacle de part et d'autre... L'itinéraire le plus esthétique, et certainement aussi le plus rapide pour atteindre la Cime des Torches. – Auteur :

Accès

Saint-Jean de Maurienne - Route de l’Arvan. Bifurquer à gauche pour prendre la route de Saint-Jean d’Arves, puis encore à gauche pour prendre la route d’Entraigues. Poursuivre jusqu’à la bifurcation du pont de la Villette, petit parking le long du chemin peu après le pont. Egalement accessible depuis le col de la Croix de Fer et Saint-Sorlin d’Arves.

Itinéraire

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  • Altitude départ : 1355m
  • Altitude sommet : 2958m
  • Durée : 9h
  • Carte IGN TOP25 :
    • 3435ET Valloire - Aiguilles d’Arves - Col du Galibier
    • 3335ET Le Bourg-D’Oisans - L’Alpe d’Huez - Grandes Rousses - Sept Laux

Période

Praticable en conditions estivales, en général entre juillet et octobre. Préférer une période sèche, quelques passages raides dans l’herbe et dans des dévers terreux pouvant être malcommodes si humides.

Peut être envisagé en conditions hivernales, mais il s’agit alors d’une course de neige assez engagée (pentes raides pouvant être avalancheuses, crêtes cornichées, ressauts raides éventuellement gelés).

Difficulté

Il s’agit d’une longue boucle au dénivelé conséquent sans difficultés techniques particulières, mise à part quelques passages sur des dévers raides et parfois un peu exposés. Il se déroule la plupart du temps sur des sentes souvent peu marquées mais assez commodes, avec quelques passages hors sentier dans des pentes herbeuses. La crête ne pose aucune difficulté particulière si ce n’est quelques courts ressauts raides, particulièrement sous le sommet, pouvant être rendus délicats par l’humidité, le gel, la neige. Le sentier sous le chalet de Chanin est boueux et envahi par la végétation, difficile à suivre. L’itinéraire est assez évident mais une bonne visibilité est tout de même souhaitable.

Ascension

Du parking, prendre le chemin de droite au premier embranchement, puis rapidement après quitter le chemin pour un sentier à gauche traversant le torrent. Se diriger vers les chalets de Pré-Rieux, puis de Besset-Dessus. On quitte alors les sentiers pour entreprendre une longue traversée ascendante dans les pâturages en direction du sud-ouest pour s’élever sur les flancs de Montzard. On utilise d’anciens chemins peu marqués et des sentes à vaches facilitant la progression. Lorsque ceux-ci disparaissent, monter au mieux droit dans la pente herbeuse pour rejoindre la crête en son point bas à l’ouest du sommet de Montzard. Il est également possible de monter à vue au sommet de Montzard pour la vue et le parcours intégral de la crête.

La suite du parcours est évidente : Il faut poursuivre le long de la crête, sur une sente plus ou moins marquée le long du fil. On atteint ainsi une première proéminence, la Pointe du Châtel. On en descend par un court passage exposé dans le flanc ouest permettant de contourner un ressaut.

Poursuivre longuement la crête sur le fil vers le sud. La sente est peu marquée, mais régulière et agréable. Un premier ressaut terreux se remonte sans trop de difficultés, puis la crête se poursuit en une large croupe herbeuse. Fait suite une seconde raide montée pierreuse permettant de rejoindre le sommet du Petit Agnelin.

Poursuivre vers le sud sur le terrain maintenant pierreux en direction du Grand Agnelin. Le sommet est défendu par deux ressauts assez raides qui se franchissent sans difficultés par bonnes conditions, mais qui peuvent devenir un peu problématiques en cas de terrain gelé ou enneigé.

Derrière le cairn sommital, une grande pelouse, improbable à cette altitude, offrira à tous la place pour se reposer en face du panorama...

Descente

Descendre la pente pierreuse vers le sud-est en direction du col de l’Agnelin. Partir vers le nord en une longue traversée légèrement descendante dans grand le pierrier de la face est pour viser le début d’une crête herbeuse, en s’aidant d’une sente à peine marquée, ou bien à vue.

Descendre cette crête qui se transforme en large croupe herbeuse en direction du plan de la Gouille, puis du chalet de Chanin. Il n’y a plus vraiment de sente, rester sur la crête du côté droit de la croupe. Selon la saison, l’herbe de cet alpage inexploité peut être assez haute et parfois pénible.

Sous le chalet, une sente permet de poursuivre la descente. Il est impératif de trouver cette sente avant d’aborder la zone de buissons (la chercher plutôt à droite de la croupe). La sente serpente puis traverse à gauche dans les vernes. Boueuse et glissante, elle est masquée par la végétation, ce qui la rend souvent difficile à suivre. Les choses s’améliorent plus bas sous les sapins. En un lacet, elle finit par rejoindre le lit du ruisseau du Vallon que l’on traverse.

Prendre à droite un long sentier balcon contournant le Montzard par l’est, en légère montée. On finit par rejoindre les chalets du Besset-Dessus, et l’itinéraire de montée.

Remarques

  • Par sa régularité, le parcours de la crête du Petit Agnelin est une voie d’ascension finalement plus directe et plus commode du Grand Agnelin que l’habituel itinéraire de Chanin.
  • Cette boucle peut parfaitement se parcourir dans l’autre sens. Cependant, le sens décrit permet une montée relativement rapide et efficace sur la crête. De plus, on pourra profiter à la montée du soleil matinal éclairant les Grandes Rousses, alors qu’à la descente le soleil vespéral fera resplendir les Aiguilles d’Arves.

Détail de la sortie du 29 septembre 2016

Un sommet isolé bien tentant, depuis que je l’ai vu à ma dernière ascension du Pic du Mas de la Grave... Une journée de début d’automne magnifique, sans le moindre nuage, l’occasion d’y faire un tour...

Départ vers 8h, dans la fraîcheur du petit matin... Je n’avais pas de topo précis pour cette ascension par la crête, on fera cela à l’intuition, notamment pour la montée des pentes du Montzard. C’est d’ailleurs un rude échauffement, surtout dans les pentes herbeuses pour rejoindre la crête. Mais finalement on y arrive, et on y trouve le soleil qui éclaire la suite du parcours...

Le parcours : Cette longue crête qui monte, qui monte jusqu’au sommet tout là-bas... Un long parcours, esthétique et heureusement sans mauvaises surprises, qui se laisse facilement parcourir par une sente peu marquée mais régulière... Les Grandes Rousses sont magnifiques dans la lumière matinale, et le panorama s’admire sur tout le parcours...

Et voilà déjà le Petit Agnelin, on a fait 1400m de dénivelé quasiment sans s’en apercevoir... La dernière bosse est là, défendue par des pentes raides avec des restes de neige... Celles-ci demanderont quelques précautions notamment à cause des terres gelées malcommodes, par endroits on préfèrera tailler des marches dans les restes neigeux...

Puis voilà le sommet ! Il est 12h30 et tout est magnifique. Et derrière le cairn sommital, cette immense pelouse presque plate, un peu déconcertante à voir après une ascension si raide vers un sommet qui avait l’air tellement pointu, d’autant plus qu’on est à presque 3000m... Casse-croûte, panorama, photos, et puis profitons quand même de cet herbe pour une bonne sieste, histoire d’évacuer les résidus de sommeil d’un départ très matinal, pour ne pas voir ces résidus ressurgir au volant sur la longue route du retour... On somnole donc dans l’herbe dans une brise douce et le bourdonnement des insectes, tel que cela aurait pu être 1000m plus bas...

14h30. Bon, ça fait 2h qu’on est au sommet, il serait peut-être temps de se bouger ! Descente au col de l’Agnelin. Mais voilà, les habitudes touristiques reprennent le dessus, on ne résistera pas à l’appel de remonter la crête en face pour voir le paysage derrière... Derrière Roche Courbe, la crête continue vers la Recoude et le Pic du Mas de la Grave, beau souvenir de crêtes abordées par l’autre versant il y a quelques années...

Bon, maintenant il faut vraiment descendre, retour au col encore une fois, puis on poursuit par le pierrier vers la longue crête herbeuse en direction du chalet de Chanin... La lumière est magnifique, les Aiguilles d’Arves resplendissent au soleil de l’après-midi, au dessus des débonnaires pentes herbeuses coupées d’abominables ravines typiques du coin...

On est tenté de se poser là et d’admirer le paysage, jusqu’à ce que les Aiguilles d’Arves s’enflamment au coucher de soleil... Mais, ne maitrisant pas trop la suite de l’itinéraire, il est plus sage de continuer la descente.

L’herbe se fait de plus en plus profonde... Ça va à la descente, mais monter dans ces pentes sans traces aurait été bien pénible. On rejoint le chalet de Chanin. On trouve une trace, qu’on perd, qu’on retrouve... Finalement, il y a bien une sente, boueuse et abominablement glissante dès qu’on arrive dans les buissons, j’en serai quitte pour une bonne lessive. Plus bas dans les vernes, la végétation se fait dense et le chemin est difficile à suivre. Cela aurait été presque impossible de nuit à la frontale ! Cela s’arrange sitôt gagné les arbres, et on finit par arriver au fond du ravin. Torrent bienvenu.

Et c’est parti pour la longue traversée sur le sentier balcon, hélas trop bas pour pouvoir vraiment profiter des couleurs du soir... Retour bucolique dans les prairies qui plongent dans l’ombre... Les vaches profitent de leurs derniers jours d’herbe fraîche... Fin de la balade vers 19h.

Dernière modification : 16 mai 2018
Cime des Torches ou Grand Agnelin (2958m)

A propos

Auteur de ce topo :

Des paysages sauvages, même si il faut marcher loin... Des panoramas grandioses, même si il faut grimper haut... Des couchers de soleil colorés, même si il faut redescendre tard...

Topo publié le 1er octobre 2016

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 21 novembre 2016 à 18h17

    Rien à dire, c’est trop beau !!! Faut que j’y retourne...

  • par Le 30 septembre à 21h26

    C’est beau, c’est sauvage... Quel panorama au sommet et cette improbable prairie à 2950m pour faire la sieste en face des glaciers des écrins ! Mille merci pour ce topo !

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