Dent d’Arclusaz (2041m) par le Col d’Arclusaz

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
1126m
Durée :
1 jour

Voici un accès plus sauvage pour atteindre la Dent d'Arclusaz bien moins fréquenté que le versant ouest par le col du Frêne. Légèrement différent de la directe par la face 'est', cet itinéraire, parcourant le célèbre val perché de l'Arclusaz, suit la crête à partir du col éponyme, dévoile une vue époustouflante sur les énormes ressauts sommitaux, chemine en hors sentier dans ce raide versant 'est' puis rejoint "la directe" sous le sommet. La descente tout aussi trépidante, également hors sentier, parcourt la crête entre le col de Cochette et le chalets des Arbets et ramène dans le paisible vallon de l'Arclusaz. – Auteur :

Accès

De Chambéry suivre la direction Massif des Bauges, au Châtelard, suivre la Compôte en Bauges, puis Ecole en Bauges. Prendre en direction de l’Arclusaz jusqu’au parking des Arolles.

Précisions sur la difficulté

  • L’itinéraire ne doit se parcourir que par temps sec.
  • Sens de l’orientation nécessaire.
  • La montée se déroule en hors sentier à partir du col. Les pentes sont raides (40/45°).
  • L’arête du sommet au col de Cochette est aérienne.
  • La descente hors sentier est également raide.

Les infos essentielles

Carte IGN : TOP 25 3432OT Massif des Bauges

Altitudes :

    • Départ : 915m
  • Dent d’Arclusaz : 2041m

Dénivelé total : 1126m
Temps de montée : 4h00

Itinéraire

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Vers le col d’Arclusaz

Départ du parking des Arolles (915m), prendre la piste en direction du col d’Arclusaz, indiqué en 3h30 (faisable en 2h à bonne allure).

Le chemin commence dans les bois puis débouche dans le grand val perché d’Arclusaz.

On passe successivement le chalet du Praz (1405m) et le chalet des Arbets (1530m).

On quitte la piste pour un sentier qui continue jusqu’au col d’Arclusaz (1770m).

L’ascension hors-sentier de la dent d’Arclusaz

Du col, suivre une sente sur la droite, ce chemin se perd plus ou moins jusqu’en haut de la crête en contre-bas de la Dent d’Arclusaz.

De là pour atteindre la croix sommitale, il faut partir entre les rochers et les buissons à l’horizontal pour passer en dessous des trois énormes ressauts jusqu’au sommet.

Continuer donc à l’horizontal jusque sous la croix puis grimper en sa direction par un petit couloir. La grimpette nécessite l’aide des mains.

Descente

Retour par le col de Cochette (1955m), puis descendre à côté de la faille vers l’intérieur de la combe d’Arclusaz, puis suivre l’arête qui sépare le Barandier (sur la gauche) de la Cochette (sur la droite).

On passe juste au dessus des chalets des Arbets puis on rejoint la piste en direction du chalet du Praz puis du parking des Arolles.

Détails :

Réalisé seul le 15 juin 2013.

Départ du parking des Arolles vers 9h15, je mets en marche sur la large piste dans les bois. On peut dire que le début n’est pas rude ! Puis, je sors des bois pour déboucher en bas du vallon vers 10h00. Le cadre de la montée est superbe dans cette grande combe, avec à droite l’objectif : la Dent d’Arclusaz.

Je passe le chalet du Praz à 10h30, puis le chalet des Arbets, 20 minutes plus tard. Col d’Arclusaz atteint vers 11h15. Petite pause pour profiter de la vue avant de se remettre en marche sur un petit sentier qui se perd de temps en temps. J’évolue dans des touffes d’herbes parmi de petits rochers en pentes assez soutenues.

J’arrive finalement à crête avec vue sur le coté du Colombier, je continue en direction de la Dent d’Arclusaz. Les énormes ressauts s’imposent devant moi, je vais devoir continuer à l’horizontal pour les éviter. La pente se fait de plus en plus forte, la démarche se fait plus lente.

Puis j’arrive dans l’alignement de la croix, une centaine de mètres plus bas. Je monte directement dans la pente en m’aidant des mains, puis je suis un petit couloir qui débouche juste sous la croix. J’arrive au sommet vers 13h30. Bonne pause pour profiter de la magnifique vue de la Dent.

C’est reparti par le petit sentier jusqu’au col de Cochette. Le chemin continue vers la gauche vers le col du Potat. Mais vers l’intérieur du vallon, pas de chemin... Je continue donc en hors-piste, la pente est forte donc j’y vais tranquillement.

Je finis par arriver à petit replat après avoir suivi une faille. Petite pause au dessus du chalet des Arbets avant de continuer la dernière partie de la crête (qui sépare la partie Cochette de la partie Barandier). Je rejoins la piste vers 15h30 puis retour tranquille au parking des Arolles à 17h00.

Dernière modification : 1er novembre 2018
Dent d’Arclusaz (2041m) par le Col du Frêne

A propos

Auteur de ce topo :

Topo publié le 29 août 2013

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Commentaires

Afficher les commentaires précédents (7).
  • par Le 29 août 2013 à 18h01

    Impressionnant !! Ca donne envie ! Et on a enfin une photo du passage de varappe qui mène à la croix dans ce versant.

  • par Le 2 juillet 2016 à 12h03

    "Difficile", il ne faut pas abuser non-plus, ce sentier n’est, certes, pas d’une grande facilité, mais de là à dire qu’il est difficile... Dans ce cas-là beaucoup de sentier seraient alors difficile, je pense.

  • par Le 2 juillet 2016 à 12h43

    D’une, le sentier en face est (https://www.altituderando.com/Dent-d-Arclusaz-2041m-face-Est) est raide, nécessite parfois l’usage des mains, donc à ne pas mettre entre les mains de tout le monde, ce qui justifie la difficulté.

    De deux, l’itinéraire de mon topo n’emprunte que le final de ce sentier. Il part du col, suit les crêtes au maximum (hors sentier) et évite les trois énormes ressauts (encore hors sentier) pour rejoindre ce fameux sentier. La descente également hors sentier est bien raide et l’erreur est à proscrire dans ce genre de terrain !

    Nous ne sommes pas tous des chamois avec une grande aisance dans les terrains raides et escarpés ! Restons le plus objectif possible.

  • par Le 2 juillet 2016 à 13h36

    Il y a beaucoup de controverses concernant les cotations, toutes les nuances de difficultés ne peuvent être exprimées et chacun les ressent selon son niveau, néanmoins quelques critères sont incontournables et à mon sens justifient ce "difficile"

  • par Le 2 juillet 2016 à 14h12

    @ le chamois.... Galipette est dans le vrai. Le guide doit se mettre à la place de la caravane qui va passer ou, pour nous, du randonneur lambda. Pour ce topo, la cotation de Dyn’s ne souffre d’aucune discutions. Je mes suis permis de réévaluer un de tes topos qui, à mon sens, est au-dessus du "moyenne". En l’absence d’une cotation plus large, difficile et très difficile sont donc dans la même catégorie.

  • par Le 2 juillet 2016 à 17h09

    Certes, mais maintenant qu’ils l’ont couvert de mains courantes, son ascension est d’autant plus facile Selon moi le "difficile", étant la cotation de difficulté maximale concernant la randonnée sur Altituderando ne justifie que les cas extrêmes, par exemple :http://www.camptocamp.org/routes/176705/fr/pointe-de-la-sambuy-traversee-chaurionde-sambuy http://www.camptocamp.org/routes/54687/fr/pointe-d-arcalod-arete-n http://www.camptocamp.org/routes/54069/fr/obiou-voie-normale-ou-variante-des-chatieres. De plus, mon père m’y emmenait étant bien plus jeune, je l’ai refaite il n’y a pas si longtemps (en passant pareillement par le col) et je ne me souviens pas avoir rencontré lors de cette randonnée de difficultés vraiment exigeantes. Après il est vrai que cela peut aussi dépendre des personnes qui y passent (surtout si celles-ci sont sujettes au vertige)...

  • par Le 2 juillet 2016 à 17h22

    Chamois, la cotation "difficile" est aussi un avertissement, non un absolu : à ne pas mettre entre toutes les mains, ou tout au moins entre tous les pieds. Et comme dit Alain, le randonneur "lambda", celui des "300 m à l’heure", peut être un excellent marcheur sur sentier, et perdre ses moyens sur tout terrain et hors balisage. Et toujours comme dit Alain, D et TD ne sont pas différenciées.
    Moi aussi j’ai parcouru la montagne dans ma prime jeunesse dans des endroits que l’on coterait aujourd’hui de "difficile", mais j’en en avais l’habitude, ainsi que le pied montagnard.

  • par Le 2 juillet 2016 à 18h22

    Chamois, tu cites l’Obiou. Très bon exemple puisque cette montagne sert de référence pour la cotation CtC. C’est une montagne que j’adore car la perspective du versant abordé en fait une montagne absolument grandiose. Je l’ai parcourue plusieurs fois et, dans la voie normale, à la montée comme à la descente, je t’assure que je sors rarement les mains des poches. Ce qui ne m’empêche pas de considérer sa cotation T5 (donc difficile sur AR) comme pleinement justifiée.

  • par Le 4 juillet 2016 à 13h31

    Oui effectivement, l’Obiou (l’une de mes très rares sorties montagnardes hors Savoie), mais je dois tout de même, t’avouer ne pas toujours avoir été serin dans cette sorte de cheminée où il faut poser escalader un-peu, même si celle-ci est bien moins dure et vertigineuse que la traversée Chaurionde-Sambuy (une autre sortie que j’ai cité en exemple). Alain, le Beau Mollard en sois n’est pas si difficile, il y a juste cette partie où il faut pousser sur les jambes...

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