Glacier de Tsanfleuron (col du Prapio, 2850m), en boucle par le col du Pillon

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
1400m
Durée :
1 jour

Une longue boucle assez exigente et très variée, qui passe successivement par des alpages, des vires herbeuses immenses, une via ferrata d'altitude, un glacier débonnaire, des vires rocheuses impressionnantes... De quoi remplir une magnifique journée. – Auteur :

Accès

Lausanne ou Martigny - Aigle - Les Diablerets - Col du Pillon, grand parking au départ du téléphérique.

Itinéraire

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Jusqu’il y a peu, l’ascension du col de Prapio par la magnifique versant Pierradar devait se faire par l’ancienne via ferrata nécessitant la traversée du glacier crevassé de Prapio, devant être abordé comme une course d’alpinisme. Actuellement, la nouvelle via ferrata des Dames Anglaises ne nécessite plus la traversée du glacier, et peut se faire de manière plus classique.

De plus, le nouveau sentier du Drudy, inauguré en 2012, permet d’envisager cette boucle en accédant au refuge de Pierradar depuis le col du Pillon sans devoir redescendre au village des Diablerets. Ce sentier parcourt des vires herbeuses impressionnantes entre d’immenses falaises et vaut à lui seul le détour, tout en permettant d’économiser 350m de dénivelé, ce qui rend cette magnifique boucle beaucoup plus accessible en un seul jour.

  • Altitude départ : 1546m.
  • Altitude sommet : 2850m (col du Prapio).
  • Durée : 9h.
  • Carte : SwissTopo 1:25 000 - 1285 Les Diablerets.
  • Office Fédéral de Topographie : Glacier de Tsanfleuron

Période

Praticable par conditions estivales quand l’itinéraire est suffisamment libre de neige, en général entre début juillet et fin octobre. Beau temps stable nécessaire en raison de l’altitude.

Difficulté

Longue randonnée sur un parcours varié et très irrégulier, sur un itinéraire bien tracé et balisé, mais parfois un peu difficile, et demandant un peu l’habitude. La montée au refuge de Pierradar se fait sur un sentier récent, facile et bien taillé, mais traversant de longues vires de dévers herbeux impressionnants et exposés. La montée au col de Prapio se fait obligatoirement par une via ferrata assez facile mais plutôt alpine, nécessitant le matériel adéquat. La descente sur le refuge des Diablerets se fait sur un glacier facile mais pouvant être en glace, ainsi qu’éventuellement sur quelques névés parfois un peu raides. Le retour vers le col du Pillon traverse quelques vires rocheuses étroites et impressionnantes, ainsi que quelques dévers caillouteux un peu instables.

Ascension

Depuis le col du Pillon, prendre vers le sud le sentier en direction de la cabane des Diablerets. Rapidement derrière la première bosse, bifurquer vers la droite (sud-ouest) dans une longue traversée presque horizontale en direction des chalets de Lécheré.

Maintenant ascendante vers le sud, la traversée reprend pour atteindre une épaule herbeuse, début de la magnifique et austère vire du Drudy qu’il va falloir parcourir.

Le sentier monte tout d’abord dans un cirque herbeux entouré de falaises, puis entame une longue traversée dans la pente herbeuse de la vire, offrant à chaque instant une impressionnante vue plongeante sur le Creux de Champ. Le sentier, récemment taillé et par endroits câblé, est confortable et assez facile, mais cependant assez exposé. Après être passé devant une improbable table de pique-nique adossée à la falaise, on poursuit la vire horizontale, qui finit par rejoindre le sentier montant de Creux de Champ en direction de la cabane de Pierradar. Celle-ci est atteinte sans difficultés en montant de jolis alpages. Cette sympathique cabane est idéale pour ceux qui veulent étaler cette randonnée sur deux jours.

Derrière la cabane, on effectue une traversée ascendante vers l’est en direction du vallon sous les pentes du Scex Rouge, en franchissant quelques ressauts rocheux par endroits câblés. La trace n’est pas toujours évidente dans ce terrain rocheux chaotique. On délaisse à droite le sentier montant vers le glacier du Prapio, on traverse le torrent et on monte en direction de la barre rocheuse où se trouve l’attaque de la via ferrata.

La via ferrata, assez discontinue, n’est pas très difficile, et accessible à ceux qui ont un peu de pratique. Elle n’est pas très ferrée, et nécessite souvent d’aller chercher des prises dans le rocher. Le parcours s’effectue en traversée sous les "Dames Anglaises", curieux petits pitons rocheux, puis rejoint une petite crête de rochers blancs qui est remontée jusqu’au col de Prapio. Ceux qui en ont marre de ferrater peuvent zapper cette dernière partie en remontant la combe schisteuse à gauche de la crête.

Depuis col du Prapio, on pourra, selon les conditions et l’horaire, prolonger la balade selon divers objectifs. Par exemple, on pourra suivre la crête vers le sud et monter au sommet du Dôme (2986m) offrant une jolie vue. Derrière, le sommet des Diablerets semble à portée, mais le glacier des Diablerets qui y mène est crevassé, et nécessite les pratiques alpines adéquates.

Un autre objectif peut être la traversée du glacier de Tsanfleuron en direction de la Quille du Diable, sur un parcours damé et balisé, en compagnie des touristes. Finalement, la montée au Scex Rouge est destinée à ceux qui cherchent vraiment les restos, les boutiques souvenirs et autres attrappe-touristes...

Descente

Le téléphérique du Scex Rouge est l’option de choix (hors de prix) pour ceux qui veulent finir la rando sans se fatiguer, mais aussi un échappatoire utile en cas de dégradation de la météo. Mais la descente à pied, certes longue, est jolie.

P
our cela, rejoindre vers le nord le col de Tsanfleuron, puis descendre en traversée vers le nord-est le glacier du Scex Rouge. Celui-ci est débonnaire, semble-t-il pas crevassé sur l’itinéraire, et ne nécessite aucun équipement s’il n’est pas en glace. On quitte le glacier et la traversée se poursuit en descendant en direction de la cabane des Diablerets, à travers des pentes d’éboulis pouvant parfois poser quelques problèmes si elles sont couvertes de névés durs.

  • La cabane des Diablerets peut aussi servir d’étape. Cela conviendra en particulier pour ceux qui souhaitent parcourir le lendemain la via ferrata du Rocher Jaune, assez soutenue et très gazeuse, magnifique et impressionnante traversée de la verticale falaise nord-ouest de la Tête aux Chamois.

Le retour vers le col du Pillon contourne tout d’abord la Tête aux Chamois par un système de vires, parfois étroites et impressionnantes. Puis la descente, raide, s’effectue en lacets sur des dévers caillouteux parfois un peu glissants, avant de rejoindre la végétation et la forêt, et de là le col.

  • Ceux qui en ont encore la force et le temps et qui souhaitent rentabiliser leur équipement de via ferrata pourront parcourir la via ferrata de la Cascade, rapidement accessible en descendant un peu au sud du col. Le coin est humide (et même mouillant derrière la cascade), luxuriant, magnifique...

Détails de la sortie

Belle journée de mi-juillet 2012. Ce coin m’attirais, je voulais aller voir...

Départ à 7h du col du Pillon. Le nouveau sentier du Drudy ne figurant pas sur les cartes que j’avais consulté, j’ai, à tort, pris le sentier horizontal au sud du col...

Au bout d’un moment, j’ai réalisé que ce sentier, qui descendait beaucoup trop à mon goût, m’emmenait inexorablement vers le village des Diablerets... Erreur consommée par un panneau m’indiquant une raide montée en lacets dans la forêt... 400m de punition pour atteindre les chalets de Lécheré, à 9h30.

Fatigué, mais l’ambiance au début du sentier du Drudy a vite fait de me remotiver... Magnifiques vires herbeuses déversantes entre d’immenses falaises, d’autant plus austères qu’elles sont à l’ombre le matin, et dans lesquelles le sentier fait sa trace... C’est bien tracé, parfois un peu câblé, mais il faut faire tout de même un peu attention...

Dans un creux de la falaise, une table et un banc m’invitent à un improbable pique-nique avec incroyable vue plongeante sur le Creux de Champ... Hélas, pas le temps pour cela, il faut continuer... Aussi croisé une magnifique salamandre noire au milieu du sentier.

La vire, finalement au soleil, se termine, et la montée se poursuit de manière plus classique jusqu’à la magnifique cabane de Pierradar, sur son replat entouré de falaises minérales. 11h, pas le temps de m’arrêter, on monte en direction de la via ferrata par un chemin tourmenté...

Celle-ci commence assez tranquillement, mais dans une ambiance minérale assez austère. Il faut parfois chercher ses prises dans le rocher et gratonner, ce qui la rend intéressante. Après un parcours discontinu sur une échine de rochers blancs, on atteint finalement le col de Prapio, alors qu’autour de moi, les cumulus commencent à s’amonceler... Un petit détour au Dôme me permet de profiter de la vue d’un sommet, et aussi de m’éloigner des touristes qui se promènent sur le glacier de Tranfleuron en bas...

14h, il faut penser à descendre... Retour au col de Tsanfleuron et descente tranquille du glacier de Scex Rouge. Plus bas, les névés, assez durs, demandent quelques précautions. Arrivée à la cabane des Diablerets alors qu’autour de moi les nuages commençaient à se faire menaçants... Pause à la cabane ou descente immédiate ? Ça devrait encore tenir un peu...

Descente rapide des vires, puis des pénibles pentes caillouteuses dans le brouillard. On entend l’orage qui prend de l’ampleur plus à l’est. Retour dans la végétation, puis finalement au col du Pillon à 17h sous les premières gouttes. Dix minutes plus tard, l’averse arrosait tout...

Dernière modification : 29 juillet 2015

A propos

Auteur de ce topo :

Des paysages sauvages, même si il faut marcher loin... Des panoramas grandioses, même si il faut grimper haut... Des couchers de soleil colorés, même si il faut redescendre tard...

Topo publié le 3 avril 2013

(Avertissements et Droits d'auteur)

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