Gorges de la Nesque, Chapelle Saint-Michel de Anesca par le Lac du Bourget, le Rocher du Cire

Difficulté :
Moyen
Dénivelé :
366m
Durée :
demi-journée

Superbe balade dans le second plus beau canyon de Provence, avec une descente spectaculaire dans le fond des gorges pour visiter la Chapelle Saint-Michel (XII ème siècle). La remontée sur l'autre versant est tout aussi grandiose. Au retour on peut faire un détour par le Mont Ventoux, le "Géant de Provence".

Accès

  • De Sault, prendre la D 942 en direction de Monieux et des Gorges de la Nesque. A la sortie de Monieux, prendre à gauche la petite route qui descend au Lac du Bourget (!), parking, aire de jeux, pique-nique.
  • De Carpentras, prendre la D 942 en direction de Mazan, Villes-sur-Auzon, Gorges de la Nesque. A la sortie des Gorges, à l’entrée du village de Monieux, prendre à droite, la petite route qui descend au Lac du Bourget. Cette route qui parcourt les gorges est magnifique. La randonnée étant courte, on peut s’arrêter aux différents belvédères.

Itinéraire

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Carnet de route

  • Carte : IGN TOP25 3140ET
  • Tracé IGN
  • Altitude de départ : 625m
  • Altitude maximale : 865m
  • Point bas : 606m
  • Distance : 8 Km
  • Horaire : 3h30
  • Dénivelée : 366m (107m + 259m)

La Nesque

La Nesque est une petite rivière qui prend sa source sur le flanc Est du Mont Ventoux. En contrebas du village de Sault, à l’endroit ou la route la franchit par un petit pont, elle n’est qu’un ruisseau. On voit le pont, mais pas la rivière, étroite et encombrée de végétation.

Pourtant un peu en aval, elle à creusé sur 25 km des gorges impressionnantes, les plus belles de Provence après le grand Canyon du Verdon. On est toujours surpris qu’une petite rivière, la plupart du temps "à sec" ait pu creuser des gorges aussi grandioses.

Le sol est si perméable que les eaux s’infiltrent rapidement et contribuent à alimenter la plus grosse résurgence d’Europe, la Fontaine de Vaucluse.

Mais à la différence du Verdon, les Gorges de la Nesque sont peu accessibles et peu de sentiers sont tracés.

L’un d’entre eux, descend du Belvédère de Castelleras par un sentier difficile avec des passages rocheux. La remontée sur l’autre versant, comporte aussi des passages rocheux.

L’itinéraire proposé ici est plus facile mais comporte des passages de toute beauté sur des corniches surplombant les gorges.

Nichée sous une baume, datant du XIIème siècle, la Chapelle Saint Michel de Anesca (Anesca = la Nesque) est une curiosité.

A faire quand la rivière est à sec, presque en permanence, la passerelle du fond des gorges ayant disparu.

Aller

Du parking, traverser la digue du barrage et prendre à droite, le sentier qui s’engage le long du lit à sec de la rivière.

Le balisage est assez fantaisiste avec plusieurs marques de couleurs différentes. Des poteaux indicateurs sont en place, mais les premiers n’indiquent pas la direction de la Chapelle. En gros, il faut suivre le balisage avec un trait jaune jusqu’à la bifurcation de la Peisse.

Peu après le départ, un petit sentier se détache à gauche. C’est l’itinéraire non balisé qui rejoint la Chapelle par le lit de rivière. Cet itinéraire peut être très boueux après un orage.

Laisser filer ce sentier, pour continuer sur le chemin principal. Plusieurs bifurcations partent vers la droite, mais continuer le chemin parallèle à la Nesque jusqu’à la bifurcation de la Peisse. A cet endroit, prendre a droite. On trouve enfin un poteau indicateur mentionnant la direction de la Chapelle. Balisage blanc/rouge du GR 9

On traverse clairières et bosquets avant de prendre une vire en balcon. On passe ensuite sous des voutes aux étranges couleurs avant d’arriver dans le lit de la rivière.

On la traverse et la Chapelle est juste en face, à 606m d’altitude, dans un endroit frais, au fond d’une baume.

Une petite échelle verticale, dont le dernier barreau est cassé, puis une corde à nœud élimée permettent de gagner les étages supérieurs dans deux autres baumes.

Il n’y a rien dans ces baumes et l’ascension, au vu de l’état de la corde qui n’inspire aucune confiance est plutôt déconseillée. Sauf si vous pouvez faire l’escalade sans le recours à la fameuse corde et si vous avez en emmené une pour vous faire assurer à la descente ; l’ancrage lui, est bon ; la dalle est quand même raide.

Retour

A gauche de la Chapelle, commence un balisage blanc/rouge qui va permettre de remonter sur la route des gorges à 735m . Très beau parcours avec des passages en balcon.

Traverser la route et suivre, plein Nord, la direction Monieux sur un poteau indicateur. Balisage blanc/rouge du GR 9.

On passe au point haut de la randonnée à 865m alors que le sentier, prend une direction plein Est.

La descente sur Monieux ; boisée sur la carte elle est en réalité plus proche d’une garrigue que d’une forêt ; n’offre aucune ombre.

A proximité du village, on rencontre une bifurcation. Le GR 9, contourne une propriété par un sentier, avec des marches consolidées par des planches, qui se dirige vers la Tour ruinée qui domine la village.

Ne pas prendre le GR, mais continuer tout droit (croix blanc/rouge sur un poteau) le sentier qui atteint le village par un escalier de pierre entre deux maisons.

Revenir au Sud et prendre la petite route qui descend au Lac du Bourget.

Variante : aller-retour au Rocher du Cire

  • Dénivelé supplémentaire : + 280m
  • Distance : +8 Km
  • Durée : +2h30

Balisage

  • Balise de la Peisse - Balise champ de Sicaude : Rouge-Blanc (GR)
  • Balise Champ de Sicaude- Balise "cote 798" : Rouge-Blanc (GR)
  • Balise "cote 798"- Rocher du Cire : Jaune (PR) puis aucun

Difficulté

  • Présence de lapiaz sur les hauteurs du Rocher du Cire

Descriptif

De la balise de la Peisse, continuer tout droit en direction du Champ de Sicaude (Balisé Rouge-Blanc : GR). En chemin, vous allez pouvoir profiter de superbes fenêtres sur les Gorges de la Nesque et le Ventoux ainsi que de très jolies clairières à l’approche du Champ de Sicaude.

Du Champ de Sicaude, continuer sur le GR jusqu’à rejoindre la balise à la cote 798 et sa piste DFCI. De là, prendre à droite, puis juste après (150m environ) vous allez arriver à une barrière (zone pastorale).

Après avoir refermé la barrière derrière vous, quitter la piste pour prendre à droite le petit sentier qui s’engouffre dans les buis et les chênes. Ce sentier fait environ 800m de long et vous amène sur le bord des falaises du Rocher du Cire.

Longer ses falaises à travers buis et lapiaz pour gagner le point culminant du Rocher du Cire et son superbe point de vue.

Le retour jusqu’à la balise de la Peisse s’effectuera par le même itinéraire.

Hébergement

Mise à jour

Dernière modification : 29 août 2018
Combes d’Ansis et de Curnier en boucle

A propos

Auteurs de ce topo : ,

Topo publié le 12 juillet 2011

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (13).
  • par Le 8 novembre 2012 à 11h36

    Salut alain,

    J’ai fais cette magnifique balade hier, en prolongeant jusqu’au rocher du cire. Je ne l’ai pas prise en photo, mais la pancarte a été réparée.

  • par Le 8 novembre 2012 à 11h47

    Pour la pancarte : c’est rectifié. Merci pour la précision.

  • par Le 15 novembre 2013 à 13h56

    Merci Fabien pour la mise à jour de ce topo avec fond de carte, tracé IGN et tout le toutim...

  • par Le 15 novembre 2013 à 15h54

    Je n’aurai pas du cliquer sur HEBERGEMENT, car il y a un risque non négligeable que la "vraie rando" se transforme en "vrai farniente" !

  • par Le 16 novembre 2013 à 10h15

    Salut tous les deux,

    Pas de soucis pour la petite mise à jour, c’était avec plaisir.

    Effectivement, suivant la saison choisie, il y a un gros risque de rester les doigts de pieds en éventail sous l’agréable chant des cigales.

    Merci alain pour cet appel à la détente.

    Maintenant, va falloir passer l’hiver et ses nombreux jours de "mistral noir".

  • par Le 17 novembre 2013 à 16h27

    Histoire et Légendes.

    • Frédéric Mistral et les gorges de la Nesque
      Une stèle en l’honneur de Frédéric Mistral (1830-1914) a été érigée en 1966 au belvédère du Castelleras ; on voit en face le Rocher du Ciré, où Mistral situa une scène du "Calendau, daté de Noël 1867, chant VII " :
      « De là, venu dans la Nesque, il étouffe les ruches du Rocher du Cire, et pour trophée apporte à Estérelle un petit rayon de miel ».

    « Cette Nesque s’engouffre dans une gorge « Aquelo Nesco s’encafourno
    anfractueuse et sombre ; Dins uno coumbo arèbro e sourno
    et puis vient un moment où le roc brusquement E vèn piéi un moumen que la
    roco subran
    et se courbe que c’est rien de le dire... S’enarco amount qu’es pas de
    dire ...
    Je vous parle du Rocher du Cire Vous parle dou Roucas dou Cire
    Ni chat ni chèvre, ni satyre, Ni cat, ni cabro, ni satire,
    Je vous en réponds bien, jamais l’escaladeront » N’en responde segur, jamai l’escalaran !
    (Charles Rostaing, Commentaires de l’oeuvre de Frédéric Mistral "Calendau", Centre International de l’Écrit en Langue d’Oc, 1996)

    Note. La fée Esterelle, cruelle et vindicative, aurait donné son nom au massif de l’Esterel (ou l’inverse) selon la légende. Elle aurait aussi séjourné près de Draguignan, là où se trouve le dolmen appelé “Pierre de la Fée”, où les femmes qui désiraient un enfant venaient boire des breuvages miraculeux. Elle était aussi considérée comme une meneuse de loups.
    (Millin, “Voyages dans les Départements de la France”, 1807).

    Mistral se rendit à Méthamis par les gorges ; ils se perdirent non loin du rocher du Ciré et furent hébergés par une famille de chevriers au lieu-dit les Bessons
    « Le lendemain, ayant repris la gorge de la Nesque, toute bourdonnante d’abeilles, des abeilles en essaim qui y humaient le miel des fleurs, nous arrivâmes enfin, et par une chaleur qui faisaient béer les lézards, au village de Méthamis ».
    (Frédéric Mistral - Mes origines : mémoires et récits de Frédéric Mistral, 1915).

    Note. Il existe non loin de là Notre-Dame-des-Abeilles.

    • La Nesque et la Fontaine de Vaucluse.
      Pour le prouver, un traçage des eaux souterraines a été effectué. L’injection du traceur a eu lieu le 11 février 2004 à 14 heures en amont des pertes de la Nesque (commune de Monieux)... Le traceur est arrivé en 11 jours et 18 heures à la Fontaine de Vaucluse. La vitesse maximale de 73 m/h est élevée… Ce traçage est le premier sur la Fontaine de Vaucluse avec une surveillance en continu du traceur (iode en l’occurence)… Ce nouveau traçage pourrait remettre en cause la validité des premières colorations (fortement médiatisées) des années 60…
      (Nouvelles du site Hydrogeologie.com)

    Note 1. Du XVIIIème au début du XXème, la Nesque faisait tourner 28 moulins à grain.

    Note 2. Etymologie : Le nom de Nesque dérive d’Annesca, divinité romaine représentée sous la forme d’une femme porteuse d’eau et d’épis de blé, symbole de vie, de richesse et d’abondance.

    • Le lac du Bourguet (et non du Bourget - encore une fantaisie de nos cartographes ?)
      Créé en 1965 lors de la mise en place de la base lance-missiles du plateau d’Albion
    • Chapelle Saint-Michel.
      « [les remous de la Nesque] ont pratiqué… des creux assez profonds pour devenir de véritables cavernes, parfois superposées en plusieurs étages comme, par exemple, les trois énormes affouillements qui surplombent l’antique ermitage Saint-Michel. »
      (Nature, la Revue des sciences et de leurs applications aux arts et à l’industrie, E.A. Martel, Masson et Cie éditeurs, Paris, 1903)

    Photo prise vers 1900 :
    http://www.randomania.fr/wp-content/uploads/2007/08/.thumbs/.ermitage_st_michel_nesque_1900_A_Martel.jpg

    Une légende.
    En l’an 492, un homme, nommé Gargan, faisait paître dans la campagne ses nombreux troupeaux. Un jour, un taureau s’enfuit dans la montagne et se réfugia dans une caverne. On lui décocha une flèche qui revint blesser celui qui l’avait tirée. Après trois jours de jeûne et de prières, l’Archange saint-Michel apparut à l’évêque et lui déclara que cette caverne était sous sa protection, et que Dieu voulait qu’elle fût consacrée sous son nom et en l’honneur de tous les Anges. Une chapelle y fut édifiée.
    (Les églises rupestres : Saint-Pons de Valbelle, Saint-Michel de la Nesque, Saint-Eucher de Beaumont, Les Alpes de Lumière, n°46, 1969).

    • L’homme dans les gorges de la Nesque.
      La chapelle a été construite dans un abri sous roche du néolithique.

    Site archéologique moustérien (paléolithique moyen, -300 000 à -30000) du Bau de l’Aubesier.
    Difficile à trouver, pancarte illisible, site fermé.

    objets de pierre taillée (assemblages lithiques) du Moustérien ;
    restes d’herbivores (aurochs, cheval) ;
    flore : pin, sapin, genévrier, hêtre, aulne, tilleul, chêne ;
    témoins archéologiques : le feu était présent silex chauffés, charbons
    végétaux, résidus cendreux, matières osseuses et dentaires brûlées ;
    os et dents, ainsi que trois fossiles humains pré-néandertaliens. « ...
    les chercheurs ont pu diagnostiquer une sérieuse infection de la
    mâchoire, qui a causé la perte des dents de cet individu. Malgré cette
    pathologie et en dépit du fait qu’il ne pouvait pas mastiquer, celui-ci a
    réussi à survivre pendant une longue période ... »
    Les couches ont été datées de -196000 à -169000
    (Comparative morphology and paleobiology of Middle Pleistocene human remains from the Bau de l’Aubesier, Vaucluse, France, 2001).
    (MF Moulin, Bulletin de la Société préhistorique de France, l’abri moustérien du Bau de l’Aubesier (Vaucluse). 1904, tome 1, N. 1. pp. 14-20).

  • par LaetitiaLe 25 mars 2014 à 09h17

    Merci pour ces magnifiques photos !Bravo le photographe ! :)

  • par olivierLe 18 août 2014 à 22h44

    Le rocher du Cire appartient à la commune de méthamis , je le sais car j’y habite :) !! belle photo

  • par WolfgangLe 24 avril 2015 à 08h37

    Belle balade, la traversée de la Nesque à la Chapelle se fait sur un gué (il y avait beaucoup d’eau).

  • par JulienLe 20 juillet 2015 à 16h52

    Merci pour avoir mis en avant cet itinéraire majestueux !
    Les sentiers sont bien tracés, pas de grande difficulté d’orientation.
    Nous avons croisé plusieurs personnes qui le faisaient dans l’autre sens, mieux vaut pourtant suivre votre itinéraire et passer sur l’autre versant en montée qu’en descente.
    Nous avons également vu une famille faire l’aller retour entre le lac et le lit de la rivière sans faire la boucle.
    A 2 jeunes randonneurs non chevronnés, nous avons mis 4h, pauses et repas compris.

  • par snauwaert philippeLe 6 septembre 2015 à 16h54

    Prachtige wandeling .Goede aanduiding van het pad.Vertrekpunt vanaf het stuwmeertje.Tweede deel zeker niet voor mensen met hoogtevrees !HEEL MOOIE VERGEZICHTEN IN DE GORGES.Zeker een aanrader.

  • par Le 6 septembre 2015 à 17h16

    Je vois que Fabien est en balade dans les Pyrénées.
    J’étais à 2 doigts de virer le message si dessus, mais il semble que c’est du Néerlandais, ce qui confirme le succès international d’Altituderando ! Avec quelques mots d’Anglais pour corser le tout, ça donne quelque chose comme ça : "Belle promenade. Bonne indication au départ du chemin. La deuxième partie n’est certainement pas pour les novices... en hauteurs ! TRÈS BELLES VUES DANS LES GORGES. hautement recommandé."

  • par Le 6 septembre 2015 à 17h27

    Dank u.

  • par Le 26 septembre 2015 à 21h18

    Rando faite aujourd’hui, le contournement du lac en véhicule est maintenant interdit, deux barrière en barre l’accès et l’échelle a disparue ainsi que la corde.

  • par juanLe 22 mars 2016 à 11h44

    Joli balade , dommage le bruit des motos sur la departementale au dessus est tres désagréable quand en plus on as le malheur d en croiser une sur le chemin ....

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