Gorges du Destel et Château du Diable au départ d’Évenos

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
800m
Durée :
1 jour

Une randonnée sportive et engagée permettant la découverte de plusieurs curiosités géologiques varoises dont les Gorges du Destel avec ses étonnantes cuves ou marmites de géant ainsi que de l'immense grotte percée, appelée Château du Diable. – Auteur :

Accès

De Toulon, prendre la DN8 en direction de Ollioules.

Traverser cette ville et poursuivre vers Ste-Anne d’Évenos.

Un peu avant ce village, bifurquer à droite sur la D62 afin de rejoindre le petit village perché d’Évenos.

Se garer sur le parking à l’entrée du village.

Itinéraire

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Informations

  • Carte : IGN TOP25 n°3346OT TOULON - LE GROS CERVEAU
  • Dénivelé : 800m
  • Distance : environ 12km
  • Temps de parcours : environ 5h00 hors pause

Difficultés

Concernant la randonnée dans les Gorges du Destel comprenant les raides descentes et remontées vers Évenos, il s’agit d’un parcours très physique, avec notamment une descente pentue en pierrier, mais aussi plusieurs ascensions avec escalades faciles mais quand même engagées et équipées de cordes ou de chaînes (2B).

Concernant la visite du Château du Diable (qui n’est qu’une option en aller-retour, sur ce parcours, et peut être "zappée") : passage très engagé pour franchir le Pont du Diable qui ouvre le seul accès au Château du Diable, réservé à des randonneurs habitués à ce genre de terrain et n’ayant pas le vertige.

Mais, il s’agit quand même là, de ce que l’on pourrait nommer, le "clou du spectacle"...

Remarque

Un nombre importants de grottes plus ou moins grandes sont présentes sur les hauteurs des deux rives du Destel, nous en avons visité deux (en plus de celle du Pigeonnier décrite dans ce topo) au cours de notre randonnée, mais cela nécessite une recherche approfondie, et des montées et descentes supplémentaires, pas forcément toutes fructueuses.

Les passages y menant ne sont vraiment pas évidents à repérer, je ne les ai donc pas décrits sur ce topo, étant donné que je ne me souviens plus de l’exactitude des départs de sente pour y accéder.

À vous de chercher et d’être curieux si vous êtes motivés !!!

Parcours

  • D’Évenos jusqu’à l’entame du Vallon du Destel

Du parking d’Évenos, entrer dans le village et rejoindre son point haut en circulant dans les jolies ruelles pavées. Le sommet du village est un petit plateau avec de vieux murs de pierre.

Repérer un sentier assez évident, dirigé vers le sud-sud-est qui descend rapidement dans les broussailles (bonne trace, quelques cairns et quelques marquages à la peinture jaune).

  • En option, visite de la Grotte du Pigeonnier en aller-retour : Du plateau, descendre légèrement et repérer des marquages (3 points bleus) correspondant à un petit sentier. Celui-ci part sur la gauche (est). Les suivre afin de rejoindre et de visiter une impressionnante grotte qui domine d’environ 150 mètres, la rive droite du Destel.
    Celle-ci dont la déclivité est très importante, est équipée de cordes à plusieurs endroits et de quelques barreaux en métal (via ferrata), qui permettent de la traverser de part en part par une goulotte étroite et une désescalade engagée. Il s’agit là d’un aller-retour, puisque rejoindre le lit du Destel, plus bas, ne m’a pas paru possible sans équipement d’escalade.

Après être remonté de la grotte, reprendre la descente du plateau d’Évenos en suivant l’évident petit sentier marqué (par endroits) à la peinture jaune.
150 mètres plus bas, rejoindre un petit col avec l’inscription Destel accompagnée d’une flèche jaune.
Il s’agit là du sentier (très pentu) qui rejoint le lit du Destel et que l’on remontera en fin de parcours.

Ne pas suivre cette direction (gauche) et poursuivre la descente en face, qui nous emmène au bord du lit de la rivière la Reppe parallèle à la route d’ Ollioules (DN8).

Suivre le sentier en rive gauche de la Reppe jusqu’à la confluence avec le Destel qui s’y jette.

Là, bifurquer à gauche et entamer la douce montée du lit du Destel orienté nord-est.

  • Traversée des Gorges du Destel et remontée en crête

Boisé au départ le vallon s’élargit un peu et devient plus minéral.

On découvre alors, les nombreuses vasques naturelles souvent encore remplies d’eaux claires de couleur émeraude.

Parfois, ça passe à droite, d’autre fois, à gauche mais la sente reste assez évidente tout au long du parcours.

Rejoindre plusieurs passages faciles équipés de chaînes et poursuivre pendant presque une heure le magnifique Vallon du Destel jusqu’à une grande vasque faisant office de verrou infranchissable (altitude approximative 180m).

La suite du sentier se trouve à droite de ce verrou (rive gauche) et emprunte un passage d’escalade facile et équipé d’une corde.

Il permet de rapidement s’élever et de quitter le Vallon du Destel afin de rejoindre le haut de la falaise en rive gauche du vallon (alt. approx. 380m).

Au cours de la montée, on repère facilement le village d’Évenos d’où on a entamé notre périple, ainsi que la route (D62) qui permet de rejoindre le village du Broussan.

On peut admirer la profondeur des Gorges du Destel, ses pins et sa roche calcaire dont le relief se rapproche beaucoup de celui des Calanques de Marseille.

Une sente orientée sud-est permet de rejoindre le G.R 51 qui chemine en balcon au-dessus des Gorges du Destel.

Suivre le G.R qui s’oriente vers le sud-ouest pendant une petite demi-heure, et monter sur l’arête de la falaise à l’altitude approximative 290m.

Repérer un petit couloir équipé d’une corde et le descendre prudemment.

Il permet d’accéder à un grand pierrier (35° de pente) dirigé vers le Vallon du Destel.

  • Descente du pierrier et visite du Château du Diable

En pleine descente, et arrivé à la base de la paroi rocheuse sur la droite, abandonner momentanément la descente du pierrier et suivre une vague sente à droite (nord) qui va contourner cette paroi.

La sente remonte vers le nord de façon assez rude, et rejoint un cirque rocheux d’où l’on repère facilement une grotte.

Ne pas rejoindre celle-ci, poursuivre la sente qui bifurque plein Est et rejoint la base d’un pont naturel en pierre.

Il s’agit là du Pont du Diable, nommé également l’Arche d’Alliance, qu’il va falloir rejoindre et traverser afin d’accéder à l’entrée du Château du Diable.

Poursuivre la sente très pentue qui file à gauche du Pont du Diable, et qui rejoint une barre rocheuse équipée d’une corde.

Escalader prudemment plusieurs ressauts qui permettent d’accéder au Pont du Diable.

Celui-ci mesure environ 6 ou 7 mètres de longueur, mais sa largeur ne dépasse pas 2 mètres.

Le traverser avec une extrême prudence, car il n’est vraiment pas large et une chute serait... fatale !!!

Personnes ayant le vertige, S’ABSTENIR !! avoir le pied sûr est indispensable.

Personnellement, j’ai entamé la traversée accroupi, pour finir par me relever uniquement en fin de parcours.

Lors de mon premier passage sur l’Arche d’Alliance, nous étions un groupe d’une douzaine de personnes , et seuls cinq l’ont franchi, les autres y ont renoncé, car ils ne se sentaient pas, et ont bien fait !!!

LArche franchie, poursuivre l’ascension de la sente qui rejoint un passage équipé d’une nouvelle corde qui permet d’accéder au Château du Diable.

Pénétrer dans cette immense grotte percée de toute part et la remonter par la gauche, à l’aide d’une chaîne.

On progresse à l’intérieur de celle-ci et on s’élève encore jusqu’à son "terminus" où on trouve une inscription à la peinture rouge Grotte d’Amour.

Le lieu est impressionnant, saisissant et majestueux à la fois !

Une corde fixe d’environ 50 mètres est positionnée dans un grand couloir vertical, et doit permettre l’accès à cette grotte par le haut, au moyen d’un rappel.

Quitter la grotte avec prudence en désescaladant à l’aide des chaînes et cordes fixes en place, puis repasser sur l’Arche d’Alliance ou Pont du Diable, avec toujours une grande concentration.

  • Du pierrier jusqu’à Évenos

Rejoindre la sente, puis le pierrier, et le descendre jusqu’au lit du Destel.

Traverser le faible torrent et repérer, pratiquement en face, la sente boisée qui remonte de façon très pentue, côté rive droite du Destel (marquages à la peinture jaunes), jusqu’au petit col que l’on avait laissé à l’aller lors de la descente initiale depuis le plateau d’Évenos

Cette remontée jusqu’à Évenos est sévère (environ 260m D+) et demande encore de gros efforts physiques.

Descendre dans le village et ses jolies ruelles et rejoindre le parking à l’entrée de celui-ci.

Historique

Gaspard Bouis, dit Gaspard de Besse était un brigand provençal renommé, aimé du peuple et considéré comme le Robin des Bois provençal de l’époque.

Il détroussait les riches marchands et voyageurs au profit des plus pauvres.

Il n’a jamais tué ni blessé quiconque et a opéré dans les massifs de la Sainte-Baume, des Maures, de l’Étoile, de l’Esterel ainsi que dans les Gorges d’Ollioules et du Destel.

Né à Besse-sur-Issole [Var] le 9 février 1757, il est mort à 24 ans du supplice de la roue à Aix en Provence, devant une foule émue.

Sa tête fut coupée et clouée à un piquet le 25 octobre 1781.

Dernière modification : 16 mai 2018
Massif du Cap Sicié (352m)

A propos

Auteur de ce topo :

Habitant les Bouches-du-Rhône et passionné de randonnée sportive depuis 2009, j'ai commencé logiquement à faire mes "armes" dans les magnifiques calanques de Marseille, puis j'ai étendu à la Provence, les Alpes et maintenant, tout simplement "la montagne", où qu'elle soit !!!

Topo publié le 29 mars 2017

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (9).
  • par Le 29 mars 2017 à 15h14

    C’est superbe, Cyril !

  • par Le 29 mars 2017 à 16h28

    Merci !

  • par Le 29 mars 2017 à 18h35

    Le mythe de Gaspard de Besse me fascinait lorsque j’étais enfant.
    J’habite à quelques encablures et pourtant cela fait un moment que je n’ai pas arpenté le Destel.
    Il y a pas mal de curiosités géologiques dans le coin !
    Quelques falaises non moins mythiques comme le Cimaï et des cavités plus connues par le petit monde de la spéléo...
    Bravo l’explorateur :)

  • par Le 30 mars 2017 à 00h32

    Bonsoir Cyril.
    #61 : une trace de géant ? Selon une légende locale (Evenos et Ollioules), "le diable habitait les cavernes du château qui porte son nom. Le Malin prenait plaisir à torturer les âmes des pauvres habitants de Nèbre (Evenos). Saint Martin l’ayant ouï dire, se porta à leur secours, il proposa au Diable de jouer leurs âmes en 3 sauts. En trois bonds formidables, Saint Martin atteignit l’entrée des gorges d’Ollioules. Quand le Diable en deux sauts eu franchi le Gros Cerveau et Capéù Gros en ricanant, Saint Martin s’agenouilla et adressa au ciel une supplique si ardente qu’un brusque coup de vent balaya le Diable qui chuta lourdement dans le Destel au point de laisser l’empreinte de son pied dans la roche du lit du torrent ! "

    (Selon un site d’Evenos).

    Une grotte porte également le nom du "pied de Saint Martin".
    Seule question : que faisait Saint Martin en Provence ?

  • par Le 30 mars 2017 à 07h30

    pouh !! il valait mieux naître plus tard, afin d’éviter cette sinistre période ! lol

  • par Le 30 mars 2017 à 17h07

    "Var-Matin" du jeudi 17 mai 2012.

    "Le monument médiéval, en ruines, a été racheté par un particulier qui veut lancer d’importants travaux de réhabilitation pour en faire sa demeure."

    As-tu vu autre chose que des ruines ?

  • par Le 30 mars 2017 à 18h14

    Ils parlent sûrement du Château d’Evenos

  • par Claude ThomasLe 30 avril 2017 à 21h58

    Je vais tenter cette randonnée avec le CAF d’Aix-en-Provence. :-)

  • par Le 8 mai 2017 à 23h15

    Reco faite samedi 6 mai. Comme je le pensais, la descente par la grotte du Pigeonnier peut se continuer jusqu’au fond des gorges du Destel, en restant à proximité de la falaise. C’est une descente magnifique, équipée de mains courantes (cordes fixes). Seule vraie difficulté (pour les non-grimpeurs) : un rappel d’une dizaine de mètres. Il y a un passage dans une faille qui vaut son pesant d’or.
    Pour le château du Diable : l’accès par le tracé rouge (par le bas) n’est pas le seul accès possible. En effet, au-dessus du château du diable, un couloir équipé d’une main courante et d’un court rappel (15 m)permet d’atteindre la "vire" de la Grotte d’Amour et de redescendre par le chemin "normal" (tracé rouge). En peut donc faire le château du diable en traversée descendante, comme la grotte du pigeonnier, c’est alors un itinéraire fabuleux. 10,2 km et 900 m D+ en 7h30, c’est dire la technicité du parcours. Un vrai régal pour les amateurs de randonnée sportive.

  • par Le 9 mai 2017 à 15h02

    Ok Claude ! alors, ce que je te propose, c’est enrichir mon topo de tes infos très précieuses, en te mettant co-auteur ! tu peux rajouter des photos, si tu en a pris des passages clés, et rajouter du texte pour expliquer ce que tu as fait , qu’en penses tu ?

  • par Le 18 mai 2017 à 15h11

    Rando parcourue dimanche (avec visite de la Grotte du Pigeonnier).
    Très très belle rando, variée et athlétique. Il est conseillé tout de même d’avoir :

    • Une bonne condition physique !
    • Une absence de vertige (notamment la traversée de l’Arche d’Alliance).

    Une précision qui me semble importante à apporter : ne surtout pas se tromper de couloir pour descendre dans le pierrier. Si vous prenez le 1er couloir équipé de cordes roses, vous allez vous retrouver face à une paroi verticale haute de 15 m dans un goulet. C’est en me pendant à cette corde que j’ai compris que l’itinéraire n’était pas le bon ! En effet, cette corde (qui pourrait être descendue sans protection (j’ai failli le faire) mais mort quasi assurée en cas de chute, chacun prendra ses responsabilités ...) est celle dont parle Claude et qui permet d’atteindre la cour intérieure du Château du Diable. Le bon couloir est un peu plus loin et est équipé d’une corde beige.

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