Le Grand Bargy (2301m), par le Couloir des Ranges

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
1100m
Durée :
1 jour
La carte

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Rando relativement engagée dans l'impressionnante face nord-ouest du Grand Bargy, mais restant abordable pour ceux qui ont l'habitude des petites varappes et des terrains à chamois. Au menu, une sente souvent peu marquée et parfois exposée, entrecoupée de quelques sections de grimpe facile (I, quelques pas de II). A ne pas faire par terrain humide ou risque de pluie.

Accès

Cluses ou Bonneville - Mont Saxonnex, parking au départ du télésiège de Morsulaz.

Itinéraire

  • Carte : IGN TOP25 3430ET La Clusaz - Le Grand Bornand
  • Altitude départ : 1230m
  • Altitude sommet : 2301m
  • Horaire : 6h

Période d’ascension

Faisable par terrain bien sec dès que la neige a totalement libéré l’itinéraire, en général à la mi-juin. En début de saison, vérifier en particulier l’absence de névé sur le sentier dans la combe du col de l’Encrenaz, si nécessaire de visu en redescendant un peu le long de la crête à l’arrivée du télésiège.

Ascension

Rejoindre le haut du télésiège soit par les pistes de ski, soit par le sentier du Lac Bénit partant sur la droite (moins efficace mais plus sympa). En haut, grimper droit dans la forêt juste derrière l’arrivée du télésiège (pas vraiment de chemin visible). En tirant un peu à droite, on finit par retrouver une sente qui monte droit dans la pente, puis part plus ou moins horizontalement sur la droite en suivant une bande de forêt entre les falaises.

Cette longue traversée est bien marquée, mais parfois glissante et exposée au dessus d’une grande falaise (la végétation abondante masquant ce caractère). Une dernière petite montée dans un terrain plus dégagé amène à la base du couloir proprement dit, montant à gauche (balisage rouge sur une partie de l’itinéraire).

S’engager au mieux dans le couloir, en préférant son bord gauche où le rocher est plus sain, plutôt que son fond rempli de caillasses. La première partie est très facile, mais aussi très exposée au chutes de pierres, qui proviennent notamment d’un couloir émissaire sur la droite. À parcourir rapidement ! Ce risque est moins grand plus haut quand le couloir se redresse, mais attention quand même, surtout si d’autres personnes vous précèdent ! (casque plus que conseillé).

Cette partie finalement pas trop raide se grimpe assez facilement, en préférant plutôt le bon rocher de la petite crête rocheuse sur la gauche. Deux courtes sections moins riches en prises peuvent nécessiter un peu d’adhérence. Finalement, la roche fait progressivement place à l’herbe et le terrain devient plus facile. Remonter jusqu’à la base de l’aiguille bouchant le couloir, franchir le petit ressaut sur sa droite, et sortir du couloir par une sente à droite (marques rouges).

Cette sente traverse une petite forêt de pins pour finalement rejoindre un autre couloir rempli de caillasses, qu’il faudra remonter quasiment jusqu’en haut. C’est d’ailleurs ce couloir qui déverse sur la partie inférieure du premier couloir, donc attention à ne pas faire partir de pierres ! Au passage, on peut remonter complètement jusqu’au collu, ce qui vous offrira une vertigineuse vue sur les structures rocheuses descendant vers le lac Bénit.

On sort de ce couloir également par une sente sur une étroite vire à droite, facile mais exposée, et une petite dalle à grimper, qui amène sur des pentes herbeuses qu’il faudra remonter facilement en suivant une sente. On débouche vers la gauche sur un autre collu, marqué par une petite bosse offrant un autre beau point de vue.

Enfin, la montée se fait droit dans la pente, un utilisant au mieux une espèce d’escalier herbeux plutôt confortable permettant de se faufiler entre les dalles lisses. La pente s’adoucit et on débouche sur le bord d’une grande combe remplie de blocs rocheux, de bouquetins et de lagopèdes. Continuer à monter sur le bord de la combe, en allant voir au passage une lucarne dans la falaise permettant de jeter un coup d’œil de l’autre côté.

En continuant la sente sur ce versant, on finit par buter en haut de la combe, où une vire ascendante à droite puis à gauche permet finalement de déboucher sur un petit col de l’arête du Grand Bargy.

Le sommet, facultatif, s’atteint rapidement vers la droite en 20mn, en suivant au mieux sentes et cairns permettant de se faufiler entre les profondes crevasses. Plusieurs itinéraires sont possibles, la crête la plus à gauche offrant une vue impressionnante sur la falaise sud-est du Bargy.

Descente

Revenir au col de l’arête, grimper quelques blocs et trouver une sente contournant la bosse du "Moyen Bargy" par la droite, puis descendant de bosse en bosse en direction de col de l’Encrenaz. La dernière descente dominant le col est raide, et entrecoupée d’un gros ressaut rocheux où le chemin n’est pas évident (plusieurs passages possibles, si c’est trop dur essayer ailleurs). En bas, le col lui-même s’évite par des sentes herbeuses rejoignant le sentier de descente du col de l’Encrenaz.

Cette descente part vers la gauche, puis descend dans la raide et austère combe, en franchissant plusieurs passages terreux exposés qui demandent de l’attention. Enfin, elle rejoint une croupe rocheuse, terreuse et caillouteuse de plus en plus raide qui doit être désescaladée au mieux. Ce passage n’est pas facile en raison du terrain instable offrant peu de prises franches, où le moindre faux pas ou glissade est interdit (impraticable par temps de pluie, rien pour les mains permettant de s’assurer d’une éventuelle glissade, c’est à mon avis la partie la plus exposée de toute la rando, s’effectuant souvent sous le regard moqueur de bouquetins parpinogènes). On finit par prendre pied sur les pentes inférieures où de beaux pierriers permettent de se lâcher un peu, une belle vue sur le lac Bénit en prime.

Après une pause facultative au bord du lac, il faudra remonter par un sentier à gauche vers l’arrivée du télésiège (pénible en fin de rando), puis une descente facile ramène au parking (par le chemin de montée).

Détails de la sortie

Testé pour vous le 10-09-2012, suivant l’inspiration de ce topo.

  • Météo bonne, mais atmosphère brumeuse délavant un peu le panorama.
  • Terrain correct, mais parfois un peu humide dans les lieux ne prenant pas trop le soleil en ces jours d’arrière-saison.
  • Croisé absolument personne sur tout l’itinéraire.
  • Départ 14h45, suffisamment tard pour avoir un peu de soleil dans le couloir. Mais plus tard aurait été trop tard, car il faut absolument être redescendu des difficultés du col de l’Encrenaz avant la nuit.
  • Base du couloir à 15h45, crapahut ludique, deuxième collu à 16h45 après avoir été majestueusement survolé par le maître des lieux, le Gyapète, durant quelques secondes (argh, pas le temps pour la photo).
  • Arête du Bargy à 17h30, sommet à 18h. Bouquetins en-veux-tu-en-voilà.
  • Retour au col de l’Encrenaz à 19h, bas de la combe à 20h (plus scabreux, et donc plus long qu’anticipé) au coucher du soleil, retour au parking à 20h45 avec la nuit.
Dernière modification : 16 mai 2018
Lac Bénit (1452m)

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Photos « Le Grand Bargy (2301m), par le Couloir des Ranges »

Le couloir des Ranges et une partie de l'itinéraire vu d'en bas. La traversée humide et exposée en direction du couloir. Le couloir vu du bas. La partie centrale du couloir, qui se redresse. Le couloir fuyant vers le bas. La fin du couloir, et son aiguille caractéristique. Le chemin de sortie du premier couloir. L'arrivée dans le deuxième couloir, à remonter presque jusqu'au collu. Du collu, vue impressionante sur les rochers et le lac Bénit. Vire de sortie du deuxième couloir, facile mais exposée. Remontée des pentes herbeuses vers le deuxième collu. Du collu, montée des escaliers herbeux se faufilant entre les dalles. Fenêtre dans la falaise. Les vires permettant de sortir de la combe sur l'arête du Grand Bargy. Le lapiaz tourmenté du Grand Bargy. Vue plongeante dans la face sud-est. Descente sur le col de l'Encrenaz, avec vue sur le Petit Bargy. L'austère descente du col de l'Encrenaz. La partie finale de la descente sur le lac, raide, caillouteuse, exposée. Les bouquetins admirent la Pointe Percée.