Grand Coyer (2693m)

Difficulté :
Alpinisme F
Dénivelé :
1300m
Durée :
2 jours

Au cœur des Alpes de Haute Provence, les montagnes les plus désertées de France, le Grand Coyer élève ses 2693m devant le Mercantour et les Alpes Maritimes. Un sommet à faire à ski ou en alpinisme de printemps. – Auteurs : et

Accès

Départ au hameau de Peyresq (1525m).

  • Accès par la N202 , soit par St André les Alpes, Thorame Haute, la Colle St Michel ou par Annot, Méailles. A Peyresq, parking obligatoire à l’entrée du village.

Itinéraire

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Vidéo Grand Coyer

  • Carte : IGN 1/25000 3541 OT Annot - Saint-André-les Alpes

Difficulté :

Randonnée difficile dans un environnement sauvage avec une recherche d’itinéraire et des passages pentus. Il y a très rarement du monde au printemps. Le couloir de neige donne la dimension "Alpinisme " de cette course.
C’est une pente de 30/35° de 250 m avec, selon les saisons, un court passage de 40/45° qui demande de l’attention. Selon les conditions on doit pouvoir louvoyer pour éviter ce ressaut en tirant vers l’ouest à mi-pente et revenir au nord pour joindre le sommet par des pentes plus douces.

Matériel conseillé :

Chaussures d’alpinisme, crampons, 1 piolet.
En option : corde + sangle, casque.

  • On peut tenter cette course sur une journée en partant très tôt, et avec un sac léger. L’horaire de Peyresq à l’attaque du Collet d’Emburles est d’environ 3hoo.
    Nous avons fait la course sur deux jours avec étape dans le "cafoutche" de la Cabane Vieille.

Le parcours :

On traverse le village de Peyresq, assez extraordinaire, pour trouver l’indication "tour du Couradour" fléché jaune. Le sentier passe un petit cirque aride puis monte en lacets sympathiques dans les sous bois.
Vers 1900m, on arrive en terrain découvert pour passer les contreforts sud du sommet du Couradour (2158m). S’en suit un passage désertique et caillouteux impressionnant avec des ravins enneigés au printemps. Suivre les marques jaunes jusqu’aux prairies et la Cabane Vieille. Il y a 2 à 4 places dans l’annexe de la cabane, le Berger ne laissant pas la pièce principale ouverte. Dans l’annexe, on trouvera un vieux matelas "cradingue" pour deux personnes et des couvertures. Sinon planter la tente un peu plus loin en direction du torrent du ravin de Serre, à l’aplomb du Collet d’Emburles.

Pour accéder au Grand Coyer, l’itinéraire classique continue jusqu’aux cabanes forestières de Pasquier - possibilité d’étape, lorsque j’y suis passé la cabane de gauche était ouverte et confortable- et à la baisse du Détroit (2472m), puis prendre l’arête SE jusqu’à la passe du Coyer (2478m). On n’échappera pas aux pentes raides du couloir si l’on veut aller jusqu’au sommet.

Je propose un itinéraire plus direct et plus alpin, conseillé par conditions de neige stable, avec un bon regel pour le ski de rando et l’alpinisme de printemps. Cet itinéraire passe par le Collet d’Emburles (2224m) que l’on gravit directement par une pente soutenue mais facile. Puis par une traversée vers le NE pour rejoindre la passe du Coyer (2478m). Le cheminement est logique et parfois cairné. Il n’y a pas de difficulté à ce niveau, mais c’est du terrain montagne à flanc de pente. On voit ensuite les pentes de neige et le couloir qui mènent au sommet. Selon l’état de la neige on peut prendre directement à la base du couloir par des pentes progressives de 25 à 35°, Après une petite plate forme rocheuse sur l’arête à gauche, on revient dans la pente pour attaquer un goulet à 40° au moins sur une trentaine de mètres. Puis, en approche de l’arête sommitale, la pente s’adoucit mais reste exposée par neige dure. La fin est superbe tant qu’elle est en neige. Grande ambiance sur ce massif sauvage et vue inédite sur les sommets voisins de la Fréma (2747m) et de la dent de lièvre (2632m). Vue sur l’Estrop, les Ecrins, le Viso, L’argentera, le Gelas... Mention spéciale aux aiguilles de Pelens.

La descente peut se faire par l’arête sud, du sommet au plan des mouches. Facile au début, elle demande ensuite de l’attention dans des pentes soutenues avec un moment de recherche d’itinéraire et de courte désescalade facile dans des barres de grès. On bifurque avant le plan des mouches en passant par le point 2245 et l’accès facultatif à la cabane de Pra Mouret, fermée !! c’est assez réducteur de la part du berger et peu rassurant en cas de problème. Les cabanes de berger ne sont-elle pas construites et entretenues avec des financements publics ?

Du plan des mouches, on doit ensuite partir au nord rejoindre la sente qui rejoint la cabane vieille en traversant le ravin des Vallières. Ne pas trop descendre au début, pentes expo avant de rejoindre le ravin. On termine en traversant les contreforts sud du Collet d’Emburle, et par la sente, on rejoint le tracé jaune qui mène à la Cabane Vieille.

On peut ensuite rentrer à Peyresq par le sentier qui fait le tour du Couradour. Ce n’est pas vilain, mais bien plus long que l’itinéraire de montée et pas plus joli.

Dernière modification : 16 mai 2018
Antécime du Grand Coyer (2565m) par Ondres

A propos

Auteurs de ce topo : ,

Topo publié le 19 mai 2013

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (21).
  • par Le 27 avril 2014 à 16h41

    Bonjour ! ce topo parle de l’ascension du Grand Coyer en mode "alpinisme" avec la neige, les crampons et piolet, j’aimerai gravir ce sommet mi juin, est ce praticable ? notamment l’ascension de la partie sommitale (2693m) par la baisse du détroit ?

  • par Le 27 avril 2014 à 16h45

    ...par ailleurs, j’aimerai, dans la foulée, effectuer l’ascension du sommet de la Fréma (2747m), et je n’ai trouvé aucun topo sur ALTITUDERANDO (hormis la tête de la Fréma dans la haute Ubaye) est-ce également praticable, je sollicite donc, vos avis d’experts, merciiii !

  • par Le 27 avril 2014 à 17h15

    Salut !
    Dans mon souvenir, en suivant la crête à partir de la Baisse du Détroit, ça doit plus ou moins passer. Mais, sans la neige qui permet de progresser, attends toi à trouver un terrain assez pourri et le couloir que nous avons emprunté est le passage obligé. Le fil de l’arête (encore une fois dans mon souvenir (peut-être défaillant)) est quand même assez expo. Ce qui veut dire montée ET descente dans ce petit couloir... je sais pas trop... Ca doit le faire mais ça sera pas plus facile qu’avec la neige.
    La Frema, je connais pas hélas.
    à plus

  • par Le 27 avril 2014 à 18h00

    Salut Cyril,

    La Fréma : Versant Est, combe du Clot de l’Aï. Par un couloir gagner la crête Nord-Est issue du point 2596.
    On arrive sur l’arête Sud-Est de la Fréma que l’on suit jusqu’au sommet.

  • par Le 27 avril 2014 à 18h28

    peut on envisager de monter le sommet de la Fréma par l’OUEST , au départ de la cabanne de la FUCHière et le ravin des Juges ?

  • par Le 27 avril 2014 à 18h32

    Merci Roland et Alain !

  • par Le 27 avril 2014 à 19h00

    Je sais pas. La face Ouest est haute de 500m 35/40° un pierrier. C’est l’itinéraire skieurs. Plus évident avec de la neige.

  • par Le 27 avril 2014 à 20h03

    ok merci ALAIN ! je ferai un topo si j’y arrive !

  • par Le 19 mai 2014 à 11h53

    coucou, c’est encore moi, j’ai réfléchi à faire une randonnée sur une journée, en partant de Villars Heyssier et pour faire l’ascension, uniquement du Petit Coyer en découvrant les magnifiques gorges de St Pierre.
    1 - est ce quelqu’un pourrait me dire si cette ascension (PETIT COYER) est réalisable et praticable au mois de mai ?
    2 - Y a t’il des difficultés particulières pour atteindre ce sommet ?
    Merci !

  • par Le 19 mai 2014 à 14h01

    Sans problème ! Peut-être quelques névés en face NO, mais sur le fil de l’épaule O, ça doit être déjà bien sec au vu de l’enneigement général du secteur que je surveille depuis 3 semaines. Je connais pas cet endroit. Cependant en regardant la topo de l’IGN, tout semble réuni pour une bonne petit rando en altitude sans difficulté objective.

  • par Le 19 mai 2014 à 15h29

    ok, super ! merci pour l’info Roland. j’ai réalisé le tracé sur mon logiciel géorando, et je suis un peu surpris, il me marque + de 1800 mètres de déniv !!!!!! alors que la chapelle St Pierre se situe vers 1300m et que le Petit Coyer est à 2580 !?!? est ce que quelqu’un d’autre est déjà passé par cet itinéraire ? notamment le topo présent sur le site intitulé "ascension du sommet du Carton", merci !!!

  • par Le 19 mai 2014 à 19h09

    je connais pas géorando mais on dirait qu’il y a du bug : ça doit mal gérer les courbes de niveau très rapprochée des Goerges St Pierre...

  • par Le 27 mai 2014 à 09h15

    bon, c’est fait ! YEES ! je prépare le TOPO "petit Coyer par les gorges de St Pierre ! pour le dénivelé, ça oscille entre 1350 et 1450, je dirai !

  • par Le 30 mars 2016 à 08h53

    Bonjour ! Paul et Roland, j’en remets une "couche" sur ce sommet que je "bade" depuis plusieurs années, déjà ! je compte le gravir début avril 2016, je me demandais s’il était préférable, à cette période de l’année, de partir avec les crampons ou les raquettes.

  • par Le 30 mars 2016 à 10h14

    Salut Cyril. A moins d’avoir des renseignements très précis sur l’état de la neige, il faut parer au pire. Je pense que les crampons et le piolet sont nécessaires pour la partie raide du couloir et si la neige est dure, tu auras besoin des crampons dès le bas de la combe qui monte au sommet.
    Pour les raquettes, début avril, c’est difficile à dire. Actuellement, sur ce versant, je pense que tu auras de la neige transfo à 2000m (mais je dis ça au feeling). Tu risques à la fois de les porter à sec jusqu’à 2000/2200m et de brasser à la descente si tu ne les a pas...

  • par Le 30 mars 2016 à 12h14

    Je penchais déjà plutôt pour la solution CRAMPONS, je voulais avoir un avis plus éclairé sur la question, merci ! Mais je sais que cela dépend aussi de la neige qu’il peut encore tomber les 2 ou 3 jours précédant mon ascension. Je ne comprends pas ce que veut dire "neige tranfo" ? et "brasser" ? hi hi merci de traduire PAULO ...

  • par Le 30 mars 2016 à 12h14

    Brasser, ç’est s’enfoncer ? c’est ça ?

  • par Le 30 mars 2016 à 13h22

    Imagine le geste de la brasse dans la profonde... ;-)
    La neige transfo (en mars/avril) sur les versants chauds et en mai/juin sur le reste est une neige qui a subi des cycles "réchauffement/regel", qui la stabilisent et qui lui donnent au final une consistance dure comme du béton.

  • par Le 30 mars 2016 à 15h39

    Ok Paul, merci beaucoup !

  • par Le 11 avril 2016 à 20h54

    Bon, ben c’est fait, et c’est BIEN fait ! et les crampons m’ont étés indispensables ! un régal cette ascension, je posterai ma sortie bientôt !

  • par Le 11 avril 2016 à 20h58

    yep ! bravo ! Hier j’étais au Cousson et j’ai vu le couloir bien en neige.

  • par Le 11 avril 2016 à 20h58

    Finalement, je l’ai gravi en mode "alpinisme de printemps" et ce couloir très pentu, est sûrement plus agréable, (si je peux employer ce terme légèrement inapproprié), à gravir enneigé avec les crampons !!!

  • par Le 11 avril 2016 à 21h05

    J’ai emprunté le collet d’Emburles, rejoint la "passe" du Coyer en empruntant une sente qui longe en contrebas et par sa droite, le sommet sans nom. Ensuite, ascension du fameux couloir et le sommet. Descente par l’arrête sud, jusqu’au Plan des Mouches, puis le plateau du Pra Mouret. Là, on récupère une belle sente à droite qui permet de traverser le ravin des Vallières, et on boucle la boucle au pied du Collet d’Emburles. Plan de Rieu, Courradour et retour à Peyresc. Une ascension vraiment magique ! merci pour le topo !

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