Grand Ferrand (2758m) par les Arches Interferrantes

Difficulté :
Alpinisme
Dénivelé :
1500m
Durée :
1 jour

Une aventure typiquement dévoluarde où la fantasmagorie du relief intimide et fascine. Les grandes voûtes qui évoquent les cathédrales romanes sont dissimulées dans une dépression entre Petit et Grand Ferrand. La montagne se pare d’arches majestueuses... difficile de résister au pouvoir d’attraction de cette cavité qui semble nous aspirer dangereusement. – Auteur :

Accès

  • De Veynes ou Gap, prendre la D.937 en direction de la Joue du Loup. Passer le col du Festre. Un peu plus loin on rencontre un carrefour, direction Lachaup. Suivre la D.317 jusqu’à L’Adroit puis prendre à gauche, une petite route mène au hameau de Lachaup.
  • En venant de la Mure, prendre la N.85 jusqu’à Corps puis la D.537 en direction de Saint-Disdier. Continuer par la D.937 Agnières-en-Dévoluy puis sur la droite une petite route D.317 mène à Lachaup.

Précisions sur la difficulté

« Comme souvent dans ce massif, la progression demande des qualités de montagnards et quelques rudiments d’escalade. » Pascal Sombardier

  • Le tunnel des Arches Interferrantes :
    • Le cheminement s’effectue sur un terrain extrêmement friable. La rampe d’accès est alimentée de roches croulantes (exposée aux chutes de pierres).
    • Parcours entrecoupé de plusieurs ressauts très raides (II/III).
    • Rocher "patiné". Il serait difficile de se passer des cordes fixes.
  • Equipement :
    Quelques spits ainsi que plusieurs cordes fixes jalonnent le parcours. Prévoir une frontale, un casque ainsi qu’une corde (par sécurité en cas de repli).

Les infos essentielles

  • Carte : IGN TOP25 3337OT Dévoluy Obiou - Pic de Bure
  • Point fort : à la découverte des plus impressionnantes arches du Dévoluy
  • Altitude de départ : 1392m à Lachaup
    Autre départ possible : Maubourg
  • Altitude du sommet : 2758m
  • Dénivelée cumulée : 1500m
  • Distance du parcours (A/R) : environ 20km
  • Balisage : sur le GR pour la marche d’approche puis marques rouges. Aucun pour les Arches.
  • Date de l’ascension : août 2018

Itinéraire

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« Ce qu’il y a de plaisant dans mon goût pour les lieux escarpés, est qu’ils me font tourner la tête » J.J Rousseau

La marche d’approche

Le début du trajet est identique à celui décrit par Alain.

Une approche tout en douceur par la voie normale du Grand Ferrand.

  • Après le descriptif ci-dessous (topo d’Alain), l’itinéraire quitte la voie normale :

« Remonter cette cheminée assez raide et traverser à droite pour rejoindre une arête par des gradins d’éboulis. (Bien repérer l’endroit où il faudra quitter cette arête à la descente.) »

Au grand cairn, repérer une trace dans le dévers est (suivie parfois par erreur lors de la descente de la voie normale du Grand Ferrand). Gagner la crête qu’emprunte la voie des tunnels mais cette fois dans le sens de la descente afin de rejoindre la Vire Olympique.

L’accès au tunnel

Coincée entre les contreforts inhospitaliers du Grand Ferrand et le rebord vertigineux de la vire Olympique, une sente ténue (qui ne tarde pas à disparaître) traverse le dévers minéral. Rejoindre le bord de la vire puis l’impressionnant Chourum Olympique.

S’orienter à l’ouest en remontant une pente raide et délitée. S’ensuit une partie plus rocheuse.
Accès visuellement intimidant... ambiance garantie !

Le tunnel

Après une succession de ressauts (II), on parvient au pied d’un grand mur.

  • La première main courante n’est pas accessible, elle est "calibrée" pour une ascension hivernale et donc trop haute pour être utilisée à cette saison.

Escalader la paroi qui se présente (haute et glissante III). Plusieurs cordes fixes facilitent l’escalade (Amarrage naturel autour d’un gros bloc).
Ambiance dantesque qui me rappelle mes escapades spéléo d’antan.

La sortie sous les voûtes des Arches Interferrantes est logiquement...ENVOÛTANTE.
Ce prolongement sportif de la voie normale du Grand Ferrand vaut le détour. Dans les Alpes, combien de voies peuvent se targuer d’une issue aussi majestueuse ?

Vers le Grand Ferrand

Poursuivre par une pente raide et délitée pour rejoindre une échancrure. Traverser le petit tunnel (ressauts II) puis, gagner facilement le sommet du Grand Ferrand (2758m).

Descente par la voie normale.

Dernière modification : 2 septembre 2018
Grand Ferrand (2758m) par la voie normale

A propos

Auteur de ce topo :

Marcher en montagne : "je suis bien là, où je me dois d'être. C'était la question cruciale de la vie. La plus simple et la plus négligée." Sylvain Tesson

Randonnée réalisée le 26 août

Topo publié le 30 août

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (8).
  • par Le 30 août à 22h54

    Fabuleux ! et inaccessible pour moi.......Merci de nous faire rêver !

  • par Le 31 août à 09h46

    Époustouflant ! amorce de spectre de Broken sur la photo 19 ?

  • par Le 31 août à 11h34

    Les adjectifs manquent pour qualifier cette traversée... Et encore les photos, je suppose, ne rendent pas compte de la réelle immensité de ces arches...

    La présence de ces cordes fixes me rassurent pour effectuer un jour cette aventure. L’enchaînement hivernal des arches Interferrantes avec la traversée du Chourum Olympique se présente comme une des courses ultimes du Dévoluy, qui me fait rêver mais que je ne peux envisager en solo... Si des fois tu cherches un compagnon de cordée...

  • par Le 31 août à 23h02

    Merci pour vos messages :)
    L’endroit est propice aux spectres de Broken : https://www.altituderando.com/IMG/jpg/e/6/3/h2-2.jpg (ascension précédente).
    Arnaud : On peut aussi le faire à la descente, les cordes en place sont statiques (type spéleo) avec un descendeur spéleo ça doit bien se faire sans avoir à équiper.
    Pour l’hivernale, le Chourum Olympique fait aussi partie de mes rêves.
    Le couloir de sortie est impraticable en été... hélas !

  • par Le 3 septembre à 23h00

    Superbe ! Je n’avais pas osé me pendre à ses cordes fixes lors de ma visite des arches par le haut. Elle n’avait plus de couleur la première, donc pas bien fraîche =p

  • par Le 4 septembre à 06h47

    Salut Mick,
    Que les cordes soient sales n’a aucune importance (parole d’ancien spéléo), en revanche, il faut vérifier l’état avant de se lancer car les cordes statiques sont plus sensibles au frottement.
    De plus, ils ont doublé le cordage sur la partie très raide, ce qui peut rassurer, on s’en sert de main courante à la montée.
    Pour une descente sur corde unique d’en haut, il faut bien sûr jeter un œil avant de s’y engager, le jour où j’y étais il n’y avait pas de problème.
    Comme je l’ai indiqué, sur ce genre d’itinéraire, il vaut mieux avoir sa corde au cas où.

  • par Le 4 septembre à 18h56

    Oui, je ne parlais pas de la saleté mais de la perte de coloration due au soleil, pluie etc... c’est vrai qu’ici c’est de la corde statique. Dans mon souvenir, celle que j’avais vue ne ressemblait pas à une corde spéléo mais une semi statique défraichie, je me trompe surement.
    Subjectivement, "on dit" qu’une corde semi-statique qui à blanchi avec le temps possède au mieux 40% de sa force maximale neuve. C’est pour ça que je faisais la remarque de n’avoir pas essayé de descendre en pensant que c’était une semi-statique. Bien que je n’aurais pas pris de plomb ;)

  • par Le 4 septembre à 20h08

    Les cordes fixes en extérieur sont toujours sujettes à caution. La neige, les intempéries, les frottements etc... Je pense qu’il est toujours plus sûr d’avoir sa corde. Ce sont des cordes statiques même si elles n’ont plus leur éclat originel.

  • par Le 9 septembre à 08h18

    Bravo michel pour cet itinéraire devenu mythique. Tu as maintenant une belle collection des tunnels du Dévoluy.
    Reste les Jeux Olympiques d’hiver ...

  • par Le 15 septembre à 17h47

    Alain, pour les "jeux olympiques d’hiver", il faut se soucier des avalanches. (il y en a déjà eu dans le secteur). En plus je n’ai pas le niveau pour descendre des pentes de 50° à ski.
    Cela dit, en course de printemps, c’est jouable.
    Pour ce qui est des cordes, je rajouterai que l’on peut se soucier des remarques de Mick (qui sont justes) lorsqu’elles sont susceptibles d’encaisser des chutes. Ce qui n’est pas le cas de corde fixes. Le plus important, c’est de vérifier les zones de contact avec la roche, même si mes remarques restent valables.

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