L’Aiguille Rouge ou Guglia Rossa (2545m) par le col de l’Echelle (Cerces)

Difficulté :
Moyen
Dénivelé :
783m
Durée :
1 jour

Magnifique ascension d'un élégant petit sommet, très individualisé, et qui offre un superbe panorama.

Accès

Un peu en aval de Névache (Ville Basse), prendre à droite, lorsque l’on remonte la vallée, la route du col de l’Échelle et de Bardonecchia en Italie. Nombreuses places pour se garer, à droite, de suite après le panneau du col.

Précisions sur la difficulté

  • Sentier parfois raide, mais toujours bien tracé.
  • Dernier mètres de l’ascension un peu plus escarpés.
  • La randonnée, peut être entreprise par des familles un peu entraînées.

Les infos essentielles

  • Carte : IGN TOP25 3535OT
  • Tracé IGN
  • Altitude de départ : 1762m
  • Distance : 7km environ
  • Horaire : 3/4h00

Le col de l’Échelle

  • C’est le plus bas des col routiers entre la France et l’Italie.
  • Une fois remonté le rebord de l’auge glaciaire, il présente un magnifique vallon d’altitude, au-dessus de 1750 mètres, long de 2,5km, presque plat, où alternent forêts et vastes pelouses.

Le sommet

  • Bien que situé entièrement en France, ce sommet est très fréquenté par nos amis Italiens. La récente croix du sommet porte le nom de "Guglia Rossa". Il est vrai qu’avant 1947, et le rattachement de la vallée Etroite à la France, le sommet était frontalier.
  • J’avais déjà fait cette ascension en 1979. Le sommet était un vrai dépotoir. Papiers, canettes, boîtes de conserves etc. Tous ces détritus étant d’origine (si je sais bien lire) italienne. En 2012, le sommet était très propre. Bravo pour le changement de mentalité.

Balisage

  • Du parking à la bifurcation 2240 : blanc/rouge des GR 5B - GR 57

Itinéraire

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Du parking, traverser la route et prendre le GR balisé, panneau "St-Hippolyte et chalets des Thures".

Remonter ce sentier, parfois très raide, mais très bien tracé dans une belle forêt. On arrive à la bifurcation de St-Hippolyte, alt. 1870m, panneau.

Suivre la direction "col des Thures - Chalets des Thures".

Continuer le sentier, toujours en forêt. Celle-ci, va devenir de moins en moins dense et les clairières vont prédominer.

A l’altitude d’environ 2240 mètres, on arrive à une bifurcation, panneau en bois. Quitter le GR qui part sur la gauche, pour continuer tout droit, panneau "Aiguille Rouge 1h".

Le sentier, va alors suivre un petit vallon et sortir définitivement de la forêt.

On arrive à une bifurcation. Prendre la branche droite.

On passe en contrebas d’une petite crête puis on arrive au pied de l’aiguille proprement dite.

Remonter le sentier en lacets, qui va peu à peu se rapprocher de l’arête nord-nord-ouest, appelée crête de la Scia.

On va arriver sous une tour rocheuse. On peut faire le court détour pour gagner l’arête et avoir une spectaculaire vue plongeante sur la vallée Étroite.

Revenir sur le sentier et remonter, en lacets de plus en plus en serrés et escarpés, jusqu’au sommet.

Magnifique panorama : Ecrins, Thabor, Crête des Rois Mages, Pic de Rochebrune. On domine Bardonecchia de 1200 mètres et Névache de 900.

Retour par le même itinéraire.

Variante par le parking de la forêt de la Clarée

Avant la Ville Basse de Névache, prendre une route à droite, qui passe devant la Gendarmerie puis, devant la Chapelle des Ames.

Suivre les panneaux "Forêt Domaniale de la Clarée (Pique-Nique)".

On arrive au parking, par une piste carrossable, courte mais défoncée.

Du parking, alt. 1738m, suivre le GR 5 - GR 57 en direction des chalets des Thures.

Quand on arrive sur le plateau, quitter le sentier et monter au nord-est, trace, pour rejoindre le sentier supérieur.

On rejoint l’itinéraire précédant à la bifurcation à 2240m.

C’est un itinéraire très intéressant qui remonte une combe très ravinée pour aboutir sur un magnifique plateau d’alpage.

Dernière modification : 28 mai 2018
Le col des Thures et le lac Chavillon (2194m)

A propos

Auteur de ce topo :

Topo publié le 24 novembre 2012

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (15).
  • par Le 24 novembre 2012 à 02h42

    De magnifiques photos de cette vallée qui heureusement a pu être préservée. Je n’y ai fait comme randonnée que les lacs Laramon et Serpent avec les enfants, mais j’en garde un très bon souvenir et j’ai toujours la carte IGN rangée dans un coin, qui sait, elle finira par servir à nouveau un jour...

  • par Le 24 novembre 2012 à 09h32

    Salut Alain,
    La fois où je suis passé par ici pour regagner la vallée étroite, le temps à viré à l’orage et comme je n’avais pas envie de servir de paratonnerre, j’ai zappé ce sommet !
    Dommage, un bien bel endroit, une curiosité aussi où on se croit encore en Italie !
    Surement les origines historiques de cette vallée étroite.

  • par richermi05Le 24 novembre 2012 à 09h38

    "immigré" haut-alpin du sud 05, il me faut trouver le temps de me rendre dans cette vallée de Névache que je ne connais absolument pas. Les retraités manquent de temps et l’offre du département et alentour est trop conséquente. Promis au printemps prochain je "monte au nord" pour découvrir Névache et la Clarée. Les photos sont belles et incitent au déplacement.

  • par Le 24 novembre 2012 à 12h29

    Comme souvent, j’ai regardé les photos avant de lire le texte !
    Tu parles de cette enclave française.
    Pour accéder à la vallée étroite côté France, il faut franchir un col, côté Italie ce n’est pas le cas.
    En hiver on ne peut plus s’y rendre par le col routier !
    A ma connaissance, le refuge I Re Magi est le seul refuge du club alpin italien à se trouver en territoire français ?
    L’alignement Ecrins, Agneaux est assez étonnant, les deux montagnes semblent se confondre.
    Heureusement, la calotte des Agneaux est bien identifiable.

  • par Le 24 novembre 2012 à 13h23

    Vallée italienne jusqu’en 1947 depuis française, côté refuge je pense qu’il y a aussi "I tre maggi".
    Toujours des photos sympa.

  • par Le 24 novembre 2012 à 13h25

    Pardon I tre Alpini ! anciennement "Terzo Alpini"

  • par Le 24 novembre 2012 à 13h43

    Bien vu Galipette, +1 donc, mais dans le même secteur je crois.

  • par Le 24 novembre 2012 à 13h49

    Si j’en crois la carte ils sont très proche l’un de l’autre pour ne pas dire voisins.

  • par Le 24 novembre 2012 à 14h05

    Géographiquement parlant, C’EST une vallée italienne. En hiver, le col de l’Echelle, que j’ai connu non asphalté en versant Est, est fermé et il faut passer pal le col de Montgenèvre.

  • par heremeLe 24 novembre 2012 à 23h46

    http://www.refugesclareethabor.com/fr/il4-itineraire_i103_p3-de-valfrejus-aux-refuges-de-la-vallee-etroite-par-le-col-de-la-vallee-etroite.aspx

    Site intéressant pour réserver en ligne. Le nombre de places disponibles est indiqué pour le(s) jour(s) de réservation. On constate par exemple que I Re Magi est complet les 30 et 31 décembre, Terzo Alpini est fermé les 30 et 31/12 et le 1er janvier.

    I Tre Alpini / Terzo Alpini est à une quinzaine de mètres de plus en altitude que l’autre, à une centaine de mètres au sud en distance (par le chemin).

    Ces refuges appartiennent effectivement au CAI. Peut-être vérifier le refuge Torino, vu que la frontière n’est pas tout à fait au même endroit suivant que l’on est Français ou Italien (le Mont-Blanc est-il en France ou sur la frontière ?).

    L’ancienne frontière entre le Dauphiné et la Savoie, établie au traité d’Utrecht en 1713, suivait la ligne de partage des eaux. Ce qui explique que l’on trouve de vieilles bornes frontières avec la Fleur de Lys et la Croix de Savoie en territoire français.

    A noter que la vallée est française, mais la propriété est italienne (comme la plupart des communes qui ont été soumises à des rectifications de la frontière franco-italienne - notre ami Afkalizebone, pour respecter l’anonymat, doit bien connaître cette particularité dans sa région).

    I Re Magi font référence aux 3 pointes des Rois Mages qui dominent la vallée, le Terzo Alpini faisait référence au 3ème régiment alpin italien, Terzo Alpini, transformé en Tre Alpini.

    Une image du Rifugio Uget (actuellement I Re Magi) vers 1930 :

    http://www.vallouimages.com/brianconnais/photo-claree-ve-uget.htm

    En juillet 1980, alors que nous nous apprêtions à monter au col des Thures pour rejoindre Névache à 7 heures, une tempête de neige aussi soudaine qu’imprévue, pendant une demi-heure, à recouvert le sol de 5 cm de poudreuse. Mais quelle montée splendide ensuite à l’arrivée du soleil : notamment les rhododendrons brillaient de tous leurs feux, et les lacs de Chavillon et Bellety contrastaient étonnamment avec la blancheur environnante.
    A noter qu’à l’époque il y avait parfois une douane volante au col de l’Echelle.

    Merci à Alain pour ce reportage souvenir.

  • par heremeLe 25 novembre 2012 à 02h25

    Suite à la remarque d’Alain sur la couleur de l’aiguille, j’ai parcouru divers sites italiens.
    Au Moyen Âge, nombre de personnes empruntaient le col de l’Echelle pour passer en France en évitant le Mont-Cenis où il y avait un péage. A l’époque il s’agissait bien sûr d’un simple sentier de montagne pourvu d’une échelle sur le versant italien au lieu-dit "Le Malpas".
    Ce sentier partait du Pian del Colle. Or dans l’alignement de la Guglia Rossa, que l’on n’apercevait pas depuis le Pian del Colle, il y a, vu de la plaine, un ressaut rocheux de couleur rouge masquant l’Aiguille Rouge. Les habitants, pensant que le sommet était en fait le ressaut, ont donc attribué à l’aiguille la couleur rouge.
    J’ai du mal à voir si ce ressaut (cf lien ci-dessous) correspond à la face NE au piton de la photo 46 (sauf erreur).

  • par Le 25 novembre 2012 à 12h07

    L’antépénultième photo est prise de la route du col de l’Echelle, en aval des tunnels. Avant le creusement de ces derniers, le passage devait se faire par la fameuse échelle, plus au nord. Il est probable que de ce sentier, le piton rouge masque l’aiguille. De l’aiguille elle-même, on voit bien Bardonecchia, dans le prolongement du piton rouge. Mais de de cette ville, c’est peut-être le piton rouge qui frappe le regard, l’aiguille apparaissant en arrière-plan, en partie masquée.

  • par Le 11 octobre 2014 à 10h31

    Quando si sale da Bardonnechia da bici si vede la guglia rossa e come gli anziani credevo ch’éra la vétta.

  • par Le 11 octobre 2014 à 11h16

    La lamiéra è italiana e zizou è francese. Certo sono motociclista che hanno fissato la lamiera, "quelli del trial".
    Non è stupendo, l’estate il prato del colle della Scala è il raduno dei torinesi

  • par Le 11 octobre 2014 à 11h21

    Quando si sale da Bardonnechia da bici si vede la guglia rossa e come gli anziani credevo ch’éra la vétta.

  • par Le 11 octobre 2014 à 11h38

    In francese forse sarebbe meglio, ma come si dice "traduttore traditore" non faro la traduzione. Spero solo che i motociclista non si reccano a mucchi nel prato.

  • par Le 11 octobre 2014 à 19h33

    OK, alors on dira l’Aiguille Rouge. Ce sont surtout les voitures et les familles qui envahissent la pelouse du col, c’est là qu’était la douane. Mais si des trialistes sont montés jusque là-haut pour fixer leur tôle sur la croix alors chapeau ! Ils ont du le faire en petit comité, juste pour le sport.

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