La Crête des Grues (440m) par Théoule-sur-mer, Estérel

Difficulté :
Facile
Dénivelé :
540m
Durée :
1 jour
La carte

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Si l'on devait ne retenir qu'un atout parmi ceux que possèdent les Alpes-Maritimes en matière de randonnée, cela pourrait être cette possibilité offerte au promeneur de se balader toute l'année, depuis les sommets de plus de 3000 mètres jusqu'aux bordures de la mer Méditerranée. La sortie proposée ici illustre bien cette particularité autant géographique que climatique propre à ce département, avec des panoramas qui embrassent tour à tour les cimes enneigées du Mercantour, les collines couvertes de maquis de l'Estérel, le littoral escarpé fait de blocs de roches rouges entre les Alpes-Maritimes et le Var, et de distinguer, loin vers le sud, les rives septentrionales de l'île de Beauté. Le tout sous des températures qui nous font quitter parfois nos vestes polaires, alors que nous sommes en plein mois de décembre...

Accès

Depuis Mandelieu, suivre la route du bord de mer (RD6098) vers le Var. Traverser La Napoule, puis entrer dans Théoule. Prendre à droite l’avenue Charles Dahon (avant l’Office du Tourisme), passer le rond-point, et continuer sur la rue Jean-Baptiste Pastor jusqu’au parking sur la droite le long de la voie ferrée.

Itinéraire

La sortie en quelques chiffres :

  • Carte : IGN TOP 25 n° 3643 "Cannes-Grasse"
  • Distance : environ 12 kilomètres. Aller-retour du Parking au Col du Trayas, puis boucle pour les crêtes
  • Altitude de départ  : Parking de Théoule, environ 30m
  • Point culminant : Sommet des Grosses Grues, 440m
  • Temps de marche : environ 4h00 hors temps de pauses
  • Balisage : traits blancs et rouges des GR51 et GR653A. On évolue tantôt sur un sentier, tantôt sur une large piste. Nombreuses balises tout au long du chemin (avec parfois le temps de marche indiqué dessus), et bornes de pierres carrées sur le passage des crêtes. On rencontre aussi le marquage de traits blancs et verts signalant les limites de la forêt domaniale de l’Estérel que l’on frôle.
  • Période : Randonnée effectuée en décembre 2012, et réalisable toute l’année. Attention cependant en cas de fortes averses, le sentier dans le vallon de l’Autel sera alors aussi le lit du torrent et il deviendra difficile de garder les pieds au sec !

Le parcours aller :

Au départ depuis le parking, on s’engage sur le sentier du Vallon de l’Autel qui longe par moments le tracé du chemin de fer. Une petite descente, puis toujours en versant ubac, on monte gentiment à travers les arbousiers, genêts, genévriers et surtout les mimosas (*). Nous apercevons les moutonnements minéraux orangés des Rochers des Monges sur l’autre versant, déjà caressés par les rayons du soleil.

Nous devons à plusieurs reprises monter sur les talus qui bordent le sentier, car par endroits les eaux de ruissellement de la dernière averse se sont appropriées le fond du chemin. On atteint le Col de Théoule après cette brève montée dans l’ombre, où nous trouvons le soleil en même temps que la large piste. Vers le sud et entre les modestes collines s’étale la mer.

La Boucle par les Grues :

Nous poursuivons vers l’est entre piste et sentier pour rejoindre un nouveau col, celui du Trayas. La masse pyramidale et couverte de maquis du sommet des Grosses Grues nous fait face, et nous allons, avant de l’attaquer, amorcer un ample mouvement tournant dans le sens antihoraire jusqu’au Col de la Cadière. Depuis cette traversée sur la large piste, nous aurons une jolie vue sur l’arrière-pays et la partie occidentale des Alpes-Maritimes, ainsi que sur les blocs de roches orange du Mont Saint-Martin.

A l’arrivée au Col de la Cadière, nous retrouvons le spectacle éblouissant offert par la mer, côté Var cette fois. A la balise, nous allons emprunter le chemin de crête baigné de soleil, terrain de prédilection des pins maritimes aisément identifiables grâce à leurs longues aiguilles groupées par deux, mais surtout royaume du chêne liège, reconnaissable à son écorce caractéristique que les amateurs de la dive bouteille connaissent bien pour être le gardien de leurs flacons emprisonnant leurs précieux alcools de raisin fermenté...

La montée aux sommets des Grosses Grues et des Petites Grues que l’on enchaîne par la même crête constitue la partie la plus accidentée de la sortie. En effet, tout au long de ce parcours se trouvent de courts passages où il faut mettre les mains sur ces rochers de rhyolite pour grimper et descendre les deux modestes cimes successives. Vous remarquerez les bornes carrées qui jalonnent le sentier, avec les marquages du GR et celui des limites de la forêt domaniale.
La traversée est superbe et offre des points de vue tantôt sur le versant Est du littoral, avec les Alpes-Maritimes (Mercantour, littoral cannois, îles de Lérins...), tantôt sur le versant Ouest et le Var (relief vallonné de l’Estérel, pointe du Cap Roux, Saint-Raphaël). Au Sud, ce sera le littoral septentrional de la Corse que nous pourrons apercevoir si le ciel est suffisamment dégagé (malheureusement difficile à photographier sans un bon zoom...).

Le sentier depuis le Sommet des Grosses Grues suit une direction générale sud, avec le Mont Ours (surmonté de son imposante antenne) à notre droite. Nous finirons par une dernière descente sur la crête par atteindre la base du Mont Ours au Col Notre-Dame, carrefour de nombreuses pistes.

Prendre maintenant la large piste qui part vers le nord-est sous les Grues. Cette assez longue traversée où il est facile de marcher nous fera aisément rejoindre le Col du Trayas, avec la mer toujours visible à main droite.

Le retour :

Depuis le Col du Trayas et jusqu’au parking, par le même itinéraire que pour l’aller.

D’autres informations :

  • Sur le site Randoxygène du Conseil Général 06, le descriptif de cette sortie en lien ici.
  • Toujours sur le site Randoxygène du CG06 et pour les VTTistes, l’itinéraire du Circuit des Monges qui ressemble fort à la balade à pied, si ce n’est l’impasse des crêtes. Lien ici
  • Pour les passionnés des pierres, la page d’un blog consacré à celles de l’Estérel en lien ici
  • Un lien vers la page Wikipédia pour connaître un peu mieux le Chêne liège
  • Un lien vers la page Wikipédia présentant le Pin maritime

(*) N.B. : Le terme "mimosa", bien qu’inexact, est passé dans le langage courant alors qu’il s’agit en fait de l’espèce "Acacia fimbriata", dont les fleurs en glomérules jaune citron sont très appréciées pour composer des bouquets lors de leur floraison en mars/avril.
Extrait de l’article Wikipédia sur le mimosa : "Appellation : Par un étrange télescopage entre les noms vernaculaires et les noms scientifiques, il existe une confusion dans les appellations de trois genres : les genres Acacia, Robinia et Mimosa. En effet, l’espèce appelée mimosa dans le langage courant a pour nom de genre Acacia, alors que ce que nous appelons acacia est en fait du genre Robinia. Quant aux espèces portant le nom de genre Mimosa, nous les appelons plutôt "sensitives"."

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Dernière modification : 16 mai 2018
Esterel - Pic du Cap Roux (453m) et Rocher Saint Barthélemy (203m)

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