La Croix de Picheu (2524m) et Lac Nicolas (2371m) en boucle

Difficulté
Difficile
Dénivelé
1100m
Durée
1 jour
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Avertissements et Droits d'auteur

Belle boucle intégralement hors sentier sur le versant ouest des Grandes Rousses, qui offre une vue incomparable sur l'envers de Belledonne. On épingle au passage un sommet peu parcouru en été (la Croix de Picheu), un beau lac (Lac Nicolas) et une esthétique crête herbeuse.

Accès

Départ peu après le Lac de Grand-Maison (si l’on vient d’Allemont).
Passer les chalets de Rieu Claret et les Quatre Maisons.
Peu après une route qui part à droite en descente (ne pas l’emprunter), se garer sur une grande plateforme (marquée à l’altitude 1734m sur la carte IGN).

Précisions sur la difficulté

  • Randonnée non balisée
  • Le sentier se résume le plus souvent à une vague sente à mouton. À partir de la Cabane de la Lauze, cheminement hors sentier. Sens de l’orientation nécessaire.
  • Le sentier surplombant le Lac de Grand-Maison n’est que rarement exposé, certains passages en dévers nécessitent néanmoins de l’attention.
  • Franchissement d’un passage exposé sous l’antécime de la Croix du Picheu. Ce passage est facultatif si on décide de monter à la croix en passant d’abord par le lac Nicolas.
  • Randonnée à entreprendre par temps clair et sec.

Les infos essentielles

  • Carte IGN : Top 25 : 3335 ET - Le Bourg-d’Oisans / L’Alpe d’Huez
  • Altitude minimum : 1706 m
  • Altitude maximum : 2560 m
  • Distance : environ 15 km
  • Horaires : comptez entre 6 et 7 h
  • Balisage : absent

Itinéraire

Information

  • Randonnée particulièrement conseillée en été, car en cas de départ matinal, le cheminement s’effectue à l’ombre pour sa première moitié.
  • À partir du Lac Nicolas, les installations de la Station du Col de la Croix de Fer sont visibles. Leur présence ne gâche néanmoins pas le paysage.

La Cabane de la Lauze

Du parking, descendre en direction de l’Eau d’Olle et franchir la passerelle en ciment. Le sentier part à droite (sud-ouest) et surplombe le lac de Grand-Maison. Peu large, le sentier est parfois en dévers et requiert de l’attention.

Après environ 3km, la montée débute. Ne pas rater le sentier qui part en montée (cote 1723 sur l’IGN) car si on poursuit, la sente se perd dans les arbustes et se fait plus exposée. Monter ainsi la croupe de la Lauze dans des pentes herbeuses débonnaires. Le sentier se fait de moins en moins marqué pour disparaître au niveau de la cabane de la Lauze.

Le Chalet de Montfroid

De la cabane, il est tentant de partir plein nord pour atteindre le Chalet de Montfroid. Il est néanmoins plus commode de prendre tout d’abord sud-est pour adoucir le dénivelé, puis de reprendre plus haut (vers 2200m) le cheminement plein nord.

Les petites bosses se succèdent, et on franchit un pierrier stable pour atteindre, après avoir franchi une dernière croupe herbeuse, le Chalet de Montfroid dans sa combe.

Sommet de la Croix de Picheu

Du Chalet, deux options sont possibles pour atteindre la Croix :

  • Prendre nord-est pour atteindre un col sans nom, puis est pour rejoindre le lac Nicolas.
  • Progresser (ce que j’ai fait) en terrain plus aventureux : du chalet, prendre alors plein est pour atteindre les pentes mi-rocheuses mi-herbeuses sous le Lac Nicolas. On prend ainsi rapidement de l’altitude et on franchit quelques passages instables et exposés pour rejoindre finalement la crête permettant l’accès vers le sommet.

Longer la crête pour atteindre l’antécime de la Croix de Picheu que l’on contourne, puis atteindre le sommet. Celui-ci étant marqué à 2524m, il est possible de poursuivre jusqu’à atteindre un promontoire, point haut de la randonnée, à 2560m.

Au sommet, vue complète, entre Vercors et Mont Blanc, sur le Taillefer, Belledonne, les Aiguilles d’Arves,

Lac Nicolas

Du sommet, descendre plein nord entre les gros blocs. Après être descendu d’une centaine de mètres, on atteint ce joli lac sur sa rive est.

Montfroid

Du lac, des cairns sont visibles. Ils permettent, après avoir franchi une croupe herbeuse, de rejoindre le col sans nom éventuellement emprunté à la montée. De là, prendre en face et à travers les herbes hautes pour atteindre le sommet de Montfroid, marqué d’un cairn. Vue imprenable sur les Aiguilles de l’Argentière.

Retour

De Montfroid, prendre vers le nord et rester sur la crête. La descente se fait soutenue mais agréable dans une belle pente herbeuse. Vers 1900m, une faiblesse permet de basculer du côté ouest et de descendre en direction de l’Eau d’Olle. Descendre ainsi une centaine de mètres, puis prendre à gauche (vers le sud) une vague sente permettant de retourner au parking. Ne pas faire ce que j’ai fait (c’est à dire trop descendre), car il est ensuite ardu de trouver le meilleur chemin dans les herbes hautes et les zones humides.

Sortie du 29 juillet

Elle est là, sur le papier, cette sente discrète qui surplombe le lac de Grand-Maison qui monte ensuite dans les Grandes Rousses. Sur le papier en tous cas, car sur le terrain c’est autre chose. Dès que je monte en altitude, en direction de la Cabane de la Lauze, il faut bien se résoudre à ne plus la chercher et à prendre l’itinéraire le plus évident, carte en main. Rien de bien compliqué mais ce cheminement hors sentier, auquel s’ajoute la solitude des lieux, donne à cette sortie un petit air d’aventure.

Je progresse à l’ombre, entre croupes herbeuses et pierriers, sous l’autorité permanente des Aiguilles de l’Argentière. De ce versant, la vue sur l’envers de Belledonne est saisissante. À partir du Chalet de Montrond, la montée se fait plus engagée et soutenue. Pour aller au plus direct, je coupe sous les barres rocheuses en direction de l’antécime de la Croix de Picheu. Je poursuis en longeant les crêtes jusqu’au point haut de la randonnée, un promontoire à 2560m. De là, Belledonne et les Grandes Rousses resplendissent dans leur immensité, et la vue porte jusqu’au Grand Veymont, sommet du Vercors. Malheureusement, le temps changeant me fait bénéficier d’une belle averse alors que je redescends, à travers les gros blocs et les marmottes, en direction du Lac Nicolas, encaissé et splendide.

Je poursuis la descente, tandis qu’un arc-en-ciel se montre, et rejoins à travers les hautes herbes le dernier point d’intérêt du jour, Montfroid. Ensuite, c’est une longue descente sur la crête herbeuse, jusqu’à ce que je trouve une faiblesse me permettant de basculer sur le versant ouest. Dans mon enthousiasme, je descends finalement trop bas et me retrouve finalement à batailler dans les gouilles pour rejoindre le parking. Vous avez dit sauvage ?

Dernière modification : 29 juillet 2017