La Pointe de Vorlaz (2346m), en boucle par les Lindarets

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
850m
Durée :
demi-journée
La carte

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Ce sommet, cerné par les pistes de ski d'Avoriaz, est totalement oublié... Dernier îlot sauvage du coin, aucun sentier n'y mène... Et pourtant, c'est, en altitude, le 4e sommet du Chablais (derrière les Hauts-Forts, le Mont de Grange et les Cornettes de Bise), ce qui lui vaut un magnifique panorama offert à ceux qui veulent effectuer un joli parcours de crêtes totalement hors-traces...

Accès

Thonon ou Taninges - Morzine - Montriond, route du lac de Montriond et de la Joux Verte, grand parking au Lindarets, souvent saturé par l’affluence touristique en période de vacances d’été.

Itinéraire

  • Altitude départ : 1520m.
  • Altitude sommet : 2346m.
  • Durée : 4h30.
  • Carte : IGN TOP25 3528ET Morzine - Massif du Chablais - Les Portes du Soleil.

Période

Praticable en conditions estivales, lorsque les névés ont libéré l’itinéraire, en particulier sous les crêtes de l’arête ouest, en général à partir de mi-juin. L’itinéraire étant hors-sentier, une bonne visibilité est souhaitable.

Difficulté

La principale difficulté est le caractère totalement hors-sentier de la rando, et il faut être capable de lire le terrain pour éviter de se fourvoyer dans des terrains trop difficiles. Néammoins, l’itinéraire est assez évident. Il y a peu de passages difficiles, si ce n’est un court ressaut rocheux facile mais assez aérien à descendre le long de la crête ouest.

Ascension

Depuis les Lindarets, suivre la large piste en fond de vallée, et bifurquer à droite sur celle menant au départ du télésiège des Mossettes. Prendre à droite le chemin qui continue en montant à flanc dans le prolongement du vallon. Lorsque le chemin s’interromp pour laisser place à en sentier tournant à droite, délaisser ce sentier et poursuivre l’ascension en traversée sur des traces dans le prolongement du chemin.

Ces traces finissent par disparaitre. Remonter alors au mieux dans la ligne de pente, sur un terrain herbeux et un peu buissonneux. Il faut viser un collet, non pas celui sous le Saix du Tour, mais celui plus à gauche (sous la pointe 2059m sur IGN) en contournant par la droite un large mamelon sous la crête. Après avoir franchi une petite cuvette de blocs, la pente herbeuse se fait raide, mais se monte sans problèmes par terrain sec. Finalement on arrive sous le collet, et on monte sur la crête de gauche en utilisant un petit couloir évident dont on sort par la gauche.

Remonter la crête herbeuse et débonnaire vers l’est, en suivant le fil. Elle s’interromp sur un ressaut, seul passage un peu délicat de la rando, qui se franchit par quelques pas de désescalade facile mais aérienne.

Poursuivre sur la crête, redevenue débonnaire, passant à proximité d’un réservoir GazEx. Le pente finale en direction du sommet est un peu raide, mais facilitée par une légère trace en lacets. Le sommet s’atteint facilement, et on pourra continuer un peu sur la crête vers l’est pour le panorama sur le versant suisse et les Dents du Midi.

Descente

Depuis le sommet, descendre la large crête nord-ouest (orientée vers les Lindarets). Rester proche du fil, sans difficultés, si ce n’est queques blocs un peu pénibles sur le haut.

Vers 2000m, la crête se transforme en pan herbeux assez raide. Le descendre au mieux au début droit dans la pente, puis dès que possible traverser vers la droite pour éviter de se retrouver plus bas dans un terrain lapiazeux un peu cahotique. Poursuivre la descente dans une large combe sans difficultés, puis rejoindre le fond du vallon par des pentes un peu plus raides.

De là, rattraper la piste de ski, puis le large chemin redescendant vers les Lindarets.

Détail de la sortie du 13 juillet 2015

Ce sommet, souvent visible durant mes randos dans le coin, m’intriguait... Il est assez élevé et offre certainement un beau panorama, pourtant aucun sentier n’y monte malgré ses pentes assez débonnaires et la proximité de la "civilisation"... Et inconnu des randonneurs aussi, car il semble que mis à part quelques topos ski (ils vont vraiment de partout ces gens là), le nom "Pointe de Vorlaz" est uniquement accaparé par les sociétés immobilières du coin... Ce sera donc de visu, uniquement avec une reconaissance via les photos de Geoportail, que je me lance dans la conquête de cet îlot sauvage inconnu...

En ce jour, beau temps avec juste quelques nuages. Départ vers 14h30 dans la foule touristique attirée par la montagne version "Disneyland"... Montée sans difficultés, on quitte rapidement la foule sitôt que l’on s’éloigne des pistes et des télésièges... Seule gêne persistante, le bruit des pelleteuses en train de "remodeler" le plateau sommital du Saix du Tour pour les besoins du tourisme de masse...

Les photos Geoportail sont d’une grande aide pour planifier un itinéraire hors sentier, beaucoup plus précises sur les obstacles qu’une carte IGN... Cependant, tout n’est pas visible, en particulier de petits ressauts rocheux parfois infranchissables, ou des courts dévers herbeux trop raides... Ma plus grande inconnue était de franchir les eventuels ressauts rocheux pour atteindre la crête au dessus du collet. Finalement, grâce à ce petit couloir en fin de compte débonnaire, on y arrive facilement...

Regard arrière sur le ressaut rocheux de l’autre côté du collet. Il semble difficile mais pas abominable... Il serait donc peut-être possible de parcourir la crête depuis la base du Saix du Tour... A voir pour une prochaine fois...

On poursuit sur la crête débonnaire... Petite surprise devant ce ressaut aérien à descendre, que je n’avais pas du tout anticipé... Mais ça se franchit en fin de compte assez facilement. Puis les dernières pentes sous le sommet, où une petite trace providentielle en lacets m’évitera d’affronter de face des pentes herbeuses un peu trop raides à mon goût...

17h, on admire le panorama juste un peu délavé par la brume, on se repose, et on démarre la descente...

Descente sans difficultés, si ce n’est que sur le bas, il faut réfléchir un peu pour éviter les pentes trop raides, et aussi éviter de se retrouver dans un terrain lapiazeux cahotique... Mais finalement, on s’en sort sans problèmes...

18h30, les télésièges ont fermé, et le calme est revenu dans le vallon des Lindarets. Les vaches peuvent enfin traverser la piste pour aller se faire traire sans risquer de se faire shooter par un VTT kamikaze... Seul, là-haut, une pelleteuse insiste à vouloir faire des heures sup de vacarme...

Dernière modification : 16 mai 2018

La carte du topo « La Pointe de Vorlaz (2346m), en boucle par les Lindarets »

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Photos « La Pointe de Vorlaz (2346m), en boucle par les Lindarets »

L'objectif, vu du départ. Juste avant de quitter le sentier. Montée dans l'herbe... Passer dans les pentes raides à droite du mamelon. Vue sur le sommet, dans toute sa verdeur... En direction du petit couloir permettant de monter sur la crête. Regard arrière depuis le couloir. Franchissable ou pas ? On le saura dans une autre sortie... Montée sur le fil de la crête... Regard plongeant sur le lac d'Avoriaz... Regard arrière sur la crête... La suite du parcours... Vue sur les Lindarets. Un ressaut aérien à descendre... Regard arrière sur le ressaut. Vue sur les Hauts-Forts. Les dernières pentes d'herbe raide... Les pistes d'Avoriaz, sur fond de Dents Blanches. Regard sur la crête parcourue. Presque au sommet... Arrivée au sommet. Les Dents Blanches et les Ruans s'étalent... Regard sur le Grand Ruan et Tour Sallière. Peut-on parcourir cette crête ? En direction de la crête de descente... Vue sur la Pointe de Chamossière et la vallée de Morgins. Descente de la crête... Regard arrière vers le sommet. Descente... Vue sur l'itinéraire de montée vers la crête. Terrain lapiazeux à contourner par la droite. Descente vers le vallon... Regard arrière sur les pentes descendues. On rejoint le fond du vallon... Retour à la «civilisation»... Un dernier regard sur l'itinéraire...