La Tête de Moïse (3104m) par sa face sud-ouest

Difficulté :
Alpinisme F
Dénivelé :
1200m
Durée :
1 jour
La carte

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Le point de faiblesse de cette montagne imposante se trouve dans sa face sud souvent qualifiée de dolomitique. Ses grandes pentes d’éboulis et sa couronne sommitale hérissée de pointes calcaires participent au caractère alpin de cette ascension sportive.

Accès

Prendre la D.900 en direction du Col de Larche et de l’Italie.
5 Km après le village de Larche, se garer au parking "Le Pontet".
(La frontière se trouve 1 Km après le parking)

Précisions sur la difficulté

  • Le grand couloir : la montagne se pare d’une immense jupe d’éboulis, un pierrier raide qu’il faut remonter sur 300 mètres. Le risque de déclencher des chutes de pierres étant très important, il convient de faire attention si l’on n’est pas seul dans la voie.
  • Un final rocheux : de la brèche au sommet, on évolue sur un terrain qui requiert des compétences alpines. Une fissure permet d’assaillir le bastion rocheux (dièdre incliné II et ressauts). Plus haut, on atteint un mur (bonnes prises III).
  • La désescalade, bien que relativement facile, demande de la vigilance et une corde peut s’avérer rassurante. Ce sommet reste à la portée d’un randonneur chevronné.

Matériel : pour alpinisme rocheux - corde 20m - Casque

Les infos essentielles

  • Carte : IGN TOP25 3538ET Aiguille de Chambeyron
  • Altitude de départ : 1948m
  • Altitude du sommet : 3104m
  • Dénivelée cumulée : environ 1200m
  • Distance du parcours (A/R) : 12 Km - 14 Km (sur Argentera)
  • Balisage : GR de Pays jusqu’au pied de la face puis marques rouges éparses

Itinéraire

Carnet de voyage

J’ai quitté avec regret ce magnifique endroit des Alpes en juillet 2010. Deux ans plus tard, c’est avec un plaisir non dissimulé que je foulais le sommet de cette montagne emblématique des Alpes du sud.

Préambule

Départ matinal : je suis seul sur le petit parking du Pontet. Un moment de calme et de fraicheur que j’apprécie à sa juste valeur.
Connaissant l’attrait des randonneurs pour les lacs d’altitude, je pressentais un retour moins solitaire.

Vers le pied de la voie

Direction nord-est, un sentier balisé s’élève le long du torrent de l’Orrenaye qui coule en contrebas.

Peu après la cote 2230m, prendre la sente sur la droite. On débouche dans un beau vallon recouvert de pelouses alpines. Le Vallon de l’Orrenaye ou de l’Oronaye pour les Italiens.

Au loin, la Tête de Moïse s’impose déjà en seigneur des lieux. Vers 2353m, l’orientation s’infléchit au sud-est.

A l’aplomb du lac de l’Orrenaye, abandonner le sentier qui mène au col de Roburent pour obliquer au nord-est en direction du col de Feuillas (ou de l’Echelette).

Vers le sommet

La pente s’adoucit à l’approche de la zone d’accumulation du cône d’éboulis. Quitter le sentier pour rejoindre le pied de la voie (2680m).

  • Ce secteur réceptionne la quasi-totalité des blocs qui dégringolent.

Plusieurs sentes se dessinent et les bâtons seront bien utiles pour s’arracher de cette pente d’éboulis (marques rouges au départ - cairns rares).

Plus haut, garder en ligne de mire un escarpement rocheux. C’est un abri idéal pour faire une pause avant d’attaquer la seconde rampe (marque rouge).

Le couloir d’éboulis qui s’ensuit est raide et peu stabilisé. Il se révèle particulièrement délicat à la descente (parties plus terreuses, roches instables etc…).

  • Ce passage peut être chargé de rochers en équilibre précaire, il n’est pas le plus technique mais l’un des plus exposés. Le risque de chutes de pierres et l’orientation sud suggèrent de l’aborder tôt.

Le couloir se termine à proximité d’une sorte de collet. La partie rocheuse, alors bien visible, s’oriente à l’est.

Une flèche rouge indique la direction du dièdre (passage clé). Bien qu’assez facile à escalader, cette dalle est plus délicate au retour (glissante).

Dans une ambiance plus que jamais alpine, remonter l’arête rocheuse en se frayant un passage au milieu de blocs enchevêtrés.

Tout en conservant l’orientation est, l’itinéraire très scabreux se rapproche peu à peu de la face nord.

  • Ne pas se précipiter lors de cette progression car un cheminement hasardeux serait très dangereux.

Aborder le bastion sommital en escaladant le mur qui se présente.
Les prises sont sûres et le rocher plus compact que l’on aurait pu s’imaginer (III inf).

  • Rappel conseillé à la descente afin de sécuriser des personnes moins aguerries ou impressionnables.

Poursuivre jusqu’au point culminant de cette belle montagne (3104m).

Quel beau point de vue !

Aucune montagne ne venant obstruer l’horizon, les Alpes du sud se déploient sans retenue. Le randonneur intrépide ou l’alpiniste esthète devraient trouver beaucoup de plaisir à gravir un sommet qui se situe sur la ligne de partage de ces deux disciplines.

  • Nota  : Remerciements à Eric pour sa photo du passage clé.

Pour découvrir son blog :
Lien

Dernière modification : 16 mai 2018
Monte Scaletta (2840m) par les lacs de l’Oronaye et de Roburent

La carte du topo « La Tête de Moïse (3104m) par sa face sud-ouest »

Ouvrir en grand !

Chargement de la carte en cours

Photos « La Tête de Moïse (3104m) par sa face sud-ouest »

La Tête de Moïse et le Vallon de l'Orrenaye Un aspect dolomitique, vue du Col de Roburent La chevelure hirsute de la Tête de Moïse est un enchevêtrement de blocs calcaires et de parois abruptes Atteindre l'escarpement rocheux puis la rampe sur la gauche L'ambiance dans le haut du couloir délité Le lac de l'Orrenaye Fin de la rampe d'éboulis Passage clé, le ton est donné ! La vue du sommet, au fond le massif de Chambeyron Les lacs de Roburent et de l'Orrenaye— Fin août, l'alpage est déjà jauni Retour au lac de l'Orrenaye (mois de juillet et pelouses verdoyantes) Les environs : lac de Roburent (mois de juillet)