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La Tête du Vallon (2591m), en boucle par le vallon de Tirequeue et le col des Trente Combes

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
1200m
Durée :
8h

C'est une grande boucle dans les alpages les plus sauvages de l'Arvan, dans la "face B" du plateau d'Emparis derrière le col des Trente Combes. Ce dernier n'usurpe d'ailleurs pas son nom, car le vallon de Tirequeue est entaillé d'une multitude de combes et de ravines qui contribuent à son isolement et rendent sa traversée difficile. Une boucle idéale pour ceux qui cherchent un long parcours à vue loin de la civilisation... – Auteur :

Accès

Du Bourg d’Oisans, prendre la route du col du Lautaret et, juste après le barrage du Chambon, bifurquer sur la petite route (D25) montant vers Mizoën puis Besse. Poursuivre à gauche sur le chemin d’alpage non goudronné, facile mais très poussiéreux, montant vers les chalets de Cuchet puis l’oratoire de Saint Sébastien jusqu’aux environs de 1950m d’altitude. Parking sur le bord d’une des larges épingles du chemin. S’assurer de l’ouverture du chemin affiché sur un panneau au début de celui-ci avant de s’y engager.

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Précisions sur la difficulté

Il s’agit d’un itinéraire dont la longueur n’est pas à sous-estimer. Bien que l’amplitude d’altitude soit relativement faible, le dénivelé cumulé est assez important en raison des multiples petites descentes et remontées qu’impliquent les traversées de combes et de ravines.

L’itinéraire est non balisé sur une grande partie, se déroulant sur de larges plans herbeux au relief assez tourmenté. Des sentes à moutons facilitent parfois le parcours, mais un bon sens de l’itinéraire est requis pour trouver le meilleur cheminement, minimisant la longueur et l’effort au travers des multiples combes et ravines. En cas de mauvaise visibilité, l’orientation peut s’avérer très délicate, notamment aux alentours du col des Trente Combes.

Les infos essentielles

  • Altitude départ : 1980m (point bas à 1820m).
  • Altitude sommet : 2591m.
  • Durée : 8h.
  • Carte : IGN TOP25 3435ET Valloire - Aiguilles d’Arves - Col du Galibier.

Période

Praticable en conditions estivales, dès que les alpages d’altitude sont suffisamment déneigés, en général à partir du mi-juin. Attention aux bouchons de neige pouvant obstruer certaines ravines assez tard au début de l’été.

L’itinéraire peut s’envisager à skis au départ de Besse, mais le profil en dents de scie, avec de longs faux-plats, le rend peu commode.

Itinéraire

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Ascension

De l’oratoire de Saint Sébastien, prendre le long chemin d’alpage horizontal en contrebas, face ouest, se dirigeant vers les chalets de la Boire, des Moutes, puis le fond du vallon de la Valette. Il est également possible de suivre un des chemins tracés un peu plus haut sur l’alpage, mais il faudra de toute façon redescendre vers le chemin du fond du vallon, au plus tard au niveau du chalet de Côte Brune.

Poursuivre longuement en fond de vallon jusqu’au débouché du vallon de Tirequeue, puis s’élever au nord sur le sentier en lacets vers le col des Prés Nouveaux, délaissant à gauche le sentier du col de la Valette.

À partir de là, le parcours s’effectue hors sentier, en s’aidant éventuellement de sentes à moutons sans aucun balisage. L’orientation peut s’avérer difficile en cas de mauvaise visibilité, notamment sur les larges replats et bosses herbeuses au relief global peu lisible.

Pouruivre sur les larges bosses herbeuses en direction des pentes du Grand Agnelin pour rejoindre le col de Tirequeue, puis traverser en descendant un peu suivant les sentes à moutons à travers quelques petites ravines dans les pentes sud du Grand Agnelin pour passer un peu au dessus du chalet de Tirequeue.

Poursuivre la traversée de quelques ravines pour finalement descendre vers le lit du torrent sur une croupe herbeuse, en visant la sortie du vallon formé par les pentes du Grand Agnelin et du Pic du Mas de la Grave.

Traverser le torrent, puis remonter vers le sud les débonnaires pentes herbeuses à la base des pentes de la Roche de la Recoude. On vient buter sur une série de quatre ravines entaillant la pente, qui se traversent plus ou moins facilement. Il faudra parfois chercher un peu les points de passage les plus commodes, les sentes à moutons fournissant généralement une bonne indication.

On finit par déboucher sur de larges bosses herbeuses. Ne pas se laisser entraîner trop à l’ouest sur ces bosses, mais poursuivre la progression en longeant les pentes du Pic du Mas de la Grave de manière à éviter les détours imposés par deux profonds vallons entaillant ces bosses. Après avoir franchi les ravines à l’amont du deuxième vallon, on rejoint enfin le vaste replat du col des Trente Combes.

Du col, suivre vers le sud-ouest une petite crête herbeuse se dirigeant vers la crête au sud de la Tête du Vallon puis, au moment opportun, partir en traversée vers l’ouest pour rejoindre le sommet. Vue de premier ordre sur les vastes étendues herbeuses sauvages de l’Arvan, dont le plateau d’Emparis ne forme qu’une petite partie. Au delà culminent aiguilles et glaciers des Ecrins, couronnés par la Meije.

Descente

Poursuivre un peu la crête vers le nord, puis basculer dans le versant ouest en traversée vers le sud pour rejoindre la crête sud-ouest qu’on descend tranquillement.

On rejoint un chemin d’alpage qu’on suit sous le sommet des Quarlies puis vers le chalet des Quarlies. Une dernière descente hors-sentier dans l’herbe ramène au point de départ.

Détail de la sortie du 22 juillet 2019

Allons visiter ce petit coin sauvage de l’Oisans... Destination encore incertaine, peut-être le col de la Valette, ou éventuellement même le Grand Agnelin pour peu que sa raide face ouest se laisse grimper...

Départ tranquille vers 13h30 sous la chaleur de la deuxième canicule de l’été. On suit tranquillement le chemin d’alpage supérieur, mais la carte est formelle : il n’y a que le chemin du fond qui permette de continuer plus loin dans le vallon. Une sente à vaches descendant sous le chalet de Côte Brune semble la meilleure option. Cependant, la volonté de poursuivre la traversée vers le fond du vallon sans trop prendre de l’altitude conduira à une petite galère pour franchir quelques petites ravines raides au milieu des arcosses...

Bon, voilà enfin le fond du vallon, après déjà bien deux heures de marche. Et avec le soleil implacable, déjà un litre de boisson vidé sur les trois du jour, alors qu’on n’a pas du tout pris d’altitude par rapport au départ... D’ailleurs, la montée commence vraiment seulement ici.

Les Grandes Rousses étant maintenant accrochés par quelques cumulus, on délaissera le sentier du col de la Valette pour celui des Prés Nouveaux. Et étant donné le cagnard du jour, l’abominable face ouest du Grand Agnelin finira de réorienter les motivations pour un objectif plus raisonnable. Partons donc traverser le vallon de Tirequeue en direction du col des Trente Combes, c’est juste la traversée sur ces pentes débonnaires jusqu’au col qu’on voit là-bas...

C’est juste un traversée... Mais voilà, c’est un coin sauvage de l’Arvan avec toute son immensité, et le col des Trente Combes ne s’appelle pas comme ça pour rien... Déjà toutes ces petites ravines pour traverser au dessus du chalet de Tirequeue pour ensuite descendre au fond du vallon pour traverser le torrent et remonter en face...

Un immense troupeau de moutons montagnards parcourt les flancs de la montagne tel une invasion bactérienne fulminante, protégé par deux patous qui semblaient décidés à ne pas me laisser approcher... Pas d’aboiement agressifs, mais juste une présence d’interposition dissuasive... D’ailleurs, en m’éloignant, poursuivant la route sur les alpages, ceux-ci suivront une centaine de mètres derrière pendant un long moment, prêts à sanctionner les moindres écarts. Une "reconduite à la frontière" polie mais ferme...

On poursuit sous les immenses pentes du Pic du Mas de la Grave. C’est long... Puis voilà une ravine à traverser, on descend puis on remonte derrière. Puis, une deuxième... La troisième donnera un peu de fil à retordre avec quelques tentatives avortées dans les pentes terreuses glissantes avant de se rendre compte que ce sont les moutons qui connaissent la meilleure solution...

Une quatrième ravine encore, puis c’est le soulagement en abordant les larges bosses herbeuses derrière lesquelles la Tête du Vallon semble maintenant proche et la Meije se dévoile enfin. Le col des Trente Combes serait-il juste là ? Mais non, il y a encore une combe à contourner pour atteindre une autre bosse, derrière... Et encore une autre combe, encore plus profonde, qui obligera à revenir complètement au pied du Pic du Mas de la Grave pour être franchie par quelques ravines. Tout cela est tellement immense...

Enfin voilà les gigantesques replats du col des Trente Combes. L’immensité du plateau d’Emparis et du vallon du Chazelet se dévoilent, dominés par les glaciers de la Meije, étincelants malgré la brume.

Bon, cette fois on est en terrain connu. Montée à la Tête du Vallon par le chemin le plus court car les jambes sont maintenant lourdes, les trois litres sont bus et il commence à se faire tard. Une dernière petite pause au sommet pour voir les vallons herbeux plonger doucement dans l’ombre, puis on entame la descente le long des crêtes herbeuses...

Le soleil disparaît derrière les Grandes Rousses, un peu de fraîcheur bienvenue...

Tranquillité absolue dans cet immense paysage qui plonge dans l’ombre... Fin de la balade vers 21h30.

Dernière modification : 21 août 2019
Pic du Mas de la Grave (3020m) par Besse

Sensibilisation

Pour une montagne plus propreLe milieu que vous allez traverser durant cette randonnée est fragile. Faites attention à la flore et ne dérangez pas la faune locale. Rapportez vos déchets chez vous et ramassez aussi ceux que vous trouverez. Vous soutiendrez ainsi le mouvement KeepTheMountainsClean

A propos

Auteur de ce topo :

Des paysages sauvages, même si il faut marcher loin... Des panoramas grandioses, même si il faut grimper haut... Des couchers de soleil colorés, même si il faut redescendre tard...

Randonnée réalisée le 22 juillet

Topo publié le 21 août

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par nanouLe 27 août à 13h16

    tres beau secteur et plateau immense j’ai traversé ces ravines lors de mon retour du chazelet a st sorlin on ne rencontre pas beaucoup de randonneurs dans ce coin !

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