Lac du Génépy (2906m) pied du glacier de Labby

Difficulté :
Moyen
Dénivelé :
1100m
Durée :
1 jour

Randonnée facile jusqu'au lac, se poursuivant entre rochers et cairns vers le glacier de Labby (arrêt vers 3100, 3200 m) pour constater qu'il a rétréci comme peau de chagrin. Vue sur la Dent Parrachée, le Rateau d'Aussois, le col d'Aussois et sur le Grand Tsaëlar (beaucoup plus énigmatique que "Grand Châtelard"). Dénivelé effectué au lac :840 m. – Auteur :

Accès

De Modane, prendre la direction d’Aussois, puis se diriger sur les barrages des lacs de Plan d’Aval puis Plan d’Amont, parking au pied du barrage.

Itinéraire

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Carthographie

  • Carte : IGN TOP25 3534 OT Les Trois Vallées Modane

Montée

Du barrage de Plan d’Amont, suivre la piste qui monte rive droite du lac jusqu’au pont de la Sétéria.

Traverser le pont, puis peu après, suivre la direction du refuge de la Fournache, refuge de la Dent Parrachée (panneaux).

Le sentier, bien tracé grimpe dans l’alpage on le suit plein est jusqu’au refuge de la Fournache.

Il passe à gauche sous le refuge pour poursuivre nord/nord-ouest en direction du refuge de la Dent Parrachée.

Au-dessus de ce dernier, un panneau indique la direction du lac, le sentier part sur la droite, direction nord.

La montée est relativement douce et le sentier bien tracé. Un petit pont de bois facilite le passage d’un torrent.

À partir du Plan de la Gorma de nombreux cairns jalonnent le parcours, puis après un passage plus rocailleux on arrive au lac du Génépi situé dans un creux.

La balade peut s’arrêter là, mais si la curiosité l’emporte on peut poursuivre, contourner le lac par la gauche, remonter dans les rochers et, en suivant des cairns, s’approcher de ce qui était le glacier de Labby.

Descente

En reprenant l’itinéraire de montée, descente d’autant plus agréable que l’on peut apprécier le paysage.

  • Pour diversifier il est possible de rejoindre à vue à partir du Plan de la Gorma le refuge du Fond d’Aussois puis le pont de Sétéria. (Itinéraire ski de randonnée sur la carte IGN).
  • Dans ce cas prévoir carte et boussole et, dans la mesure où il est nécessaire de franchir un torrent, s’assurer que le débit soit faible.
Dernière modification : 10 août 2018
Grand Châtelard (2816m) - Vanoise

A propos

Auteur de ce topo :

Le soleil n’est jamais si beau qu’un jour où l’on se met en route. (Giono) il existe un monde d’espace, d’eau libre, de bêtes naïves où brille encore la jeunesse du monde et il dépend de nous, et de nous seuls, qu’il survive. Samivel

Topo publié le 29 septembre 2012

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

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  • par Le 29 septembre 2012 à 00h29

    Ambiance alpage et montagnes minérales qui me plaisent beaucoup ! Juste une question par rapport à la légende du logo : Grand Tsaëlar, c’est Grand Châtelard dans une autre langue ?

  • par Le 29 septembre 2012 à 11h51

    Il s’agit vraisenblablement de l’appellation locale ; je tiens cette information d’ un livre sur Aussois de CHARLES CABAUD où il signale que "ce promontoire s’appelle "Grand Tsaëlar" mais que sur les cartes on le trouve sous le nom de Grand Chatelard ou Grand Stella" . je l’ai effectivement trouvé sous ce nom sur une carte IGN de 1979. Personnellement je trouve navrant qu’il ait été francisé.
    Si un Mauriannais peut me fournir plus de renseignement sur la signification de ce nom (traduction littérale ?) j’en serais ravie.

  • par Le 29 septembre 2012 à 12h33

    merci pour la précision et je pense également que la montagne aurait gagné à garder son nom d’origine qui est plutôt chantant

  • par heremeLe 29 septembre 2012 à 18h13

    Couleurs et ciel d’automne : splendide.

  • par Le 29 septembre 2012 à 20h26

    Merci, l’automne est une saison que j’apprécie, propice aux randonnées, on en prend plein les yeux ! De plus j’ai eu beaucoup de chance : côté Mont Cenis des amis n’ont pas vu le soleil de la journée et le Piémont était dans une crasse totale

  • par heremeLe 29 septembre 2012 à 22h12

    Bonsoir Galipette et autres Altituderandophiles.

    Dans un premier temps, si l’on prend acte que la Savoie n’a pas toujours été française, on peut remonter au patois valaisan (le Valais a des limites communes avec la France et l’Italie), où l’on peut repérer, entre autres, deux pistes intéressantes, la deuxième (§ 2 ci-dessous) n’étant pas a priori la bonne.

    Si l’on prend le mot "tsaëlar", à rapprocher notamment de Tsahelet et Tsatella, on retrouve la signification du français "châtelard", terme issu de "château", lui-même de "castel".

    Il y a une certaine homophonie entre "tsaëlar" et le castellar--- latin (cf § 3 ci-dessous).

    Il semble donc que "châtelard" soit la forme moderne d’une forme ancienne "tsa---" ayant la même signification : lieu où se trouvait une fortification quelconque, ou sommet rocheux pouvant évoquer une forteresse.

    A noter également que l’on trouve dans le Valais un sommet "Kastel", au sens métaphorique du mot, qui est la forme alémanique de "Chastel".

    1. Tsahelet, Tsaté, Tsatéboc, Tsatella et
    Patois valaisan tsaté, « château », par métaphore un sommet rocheux dont la forme évoque un château, avec mutation du son [ch] en [ts].
    Le Tsaté, maisons d´alpage et pâturage, Mayens du Tsaté et Remointse du Tsaté, alpages, et Lac du Tsaté (Evolène, district d´Hérens, Valais), nom probablement descendu de la Pointe du Tsaté, 3078m, et Col du Tsaté, 2868m (Evolène, district d´Hérens, et Grimentz, district de Sierre, Valais) ;
    Le Tsatéboc, avec une finale dont le sens n´est pas clair, peut-être « bouc », lieu-dit (Savièse, district de Sion, Valais).
    Patois valaisan tsatelet, « châtelet » avec le suffixe diminutif -et :
    Tsahelet, lieu-dit (Zinal, Val d´Anniviers, Valais) ;
    Tsatelet, lieu-dit (Saint-Christophe, vallée d´Aoste).

    2. Tsalè, Tsalechet, Tsalet, Tsalotet
    Patois romand tsalè signifiant chalet, voir Chal, avec mutation du son [ch] en [ts]. En Valais, le tsalet est un groupe de bâtiments comportant des locaux de travail et de repos pour les bergers ainsi que des étables pour le bétail, qui y séjourne au début et à la fin de la période d´alpage.
    Le Tsalè, quartier (Les Paccots, district de la Veveyse, Fribourg) ;
    Le Tsalet (Vallon de Réchy, Nax, district d´Hérens, Valais) ;
    Tsalet de la Dent, lieu-dit (Ferpècle, Evolène, district d´Hérens, Valais).
    Diminutifs avec le suffixe -et :
    Tsalechet, maison isolée (Lessoc, Haut-Intyamon, district de la Gruyère, Fribourg) ;
    Le Tsalotet, hameau (Villars-sous-Mont, Bas-Intyamon, district de la Gruyère, Fribourg).

    3. Le Châtelard, Castellarii en 1456, château et quartier (Montreux, district de Vevey, Vaud) ;
    Le Châtelard, Castellarium vers 1095, Castellard en 1216, de Castellario in Bogiis et Catellarii Boviciarum en 1324, Cura de Castellario vers 1344, Castellania Castellarii en 1356, canton, commune et village des Bauges (Arrondissement de Chambéry, Savoie), et La Montagne du Châtelard, forêt déclive dans la même commune ;
    Le Châtelard, Castrum dou Chastellars en 1277, Castellarium en 1299-1369, Le Chastellart lez Chastillon en Dombes en 1402, Le chasteau du Chastelard en Dombes en 1650, Chastellenia de Chastellard en 1693, partie de la commune de La Chapelle-du-Châtelard (Dombes, Ain) ;
    Le Châtelard, versus Castellarium damon en 1475, hameau (Saint-Martin-d´Arc, Maurienne, Savoie)


    On pourra se référer aux ouvrages de Henry Suter, Adolphe Gros, Paul-Louis Rousset, Marius Hudry, T. Fragno et S. Massari, et alii.

  • par Le 30 septembre 2012 à 10h45

    Recherche toujours impressionnante, merci pour ces précisions, A noter qu’à proximité de Bessans se trouve un rocher de taille respectable, orné de peintures rupestres, appelé " Le Château " .

  • par Le 30 septembre 2012 à 13h11

    Tout ce qui se termine en Génépi, a un parfum particulier ;-)

  • par Le 30 septembre 2012 à 13h58

    Puisque Galipette parle du "Château", voici une photo :
    https://www.altituderando.com/IMG/jpg/9/3/0/Le_Chateau_alain_bellon.jpg
    Faisant partie de ce topo :
    https://www.altituderando.com/Pointe-Pers-3327m-Aiguille-Pers
    Les peintures, soumises à des conditions atmosphériques difficiles, s’effacent peu à peu.

  • par Le 30 septembre 2012 à 14h11

    selon un moniteur de fond de Bessans ces peintures se détériorent d’autant plus qu’ une personne bien intentionnée a cru bon de surligner les contours avec un enduit ce qui aurait eu un effet malencontreux.
    Pour Vince un fiolon a trouvé sa place au fond du sac, il est réapprovisionné régulièrement !

  • par heremeLe 30 septembre 2012 à 23h08
  • par heremeLe 30 septembre 2012 à 23h25

    Et pour ceux qui déplorent, à juste titre, la disparition des parlers locaux, et savoyard en particulier :

    La toponymie savoyarde et les nouvelles cartes de l’Institut Géographique National
    Paul Guichonnet Revue de géographie alpine Année 1951 Volume 39 Numéro 39-1 pp. 201-211

    http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rga_0035-1121_1951_num_39_1_4264

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