Lacs d’Agnel (2344m), Salso Moreno, Haute Tinée

Difficulté :
Facile
Dénivelé :
600m
Durée :
demi-journée

Les lacs d'Agnel ne sont pas d'ordinaire le but des randonnées que l'on vient effectuer dans les parages de ces pelouses rases du Salso Moreno. On leur préférera sans doute la Tête de l'Enchastraye et son panorama, ou, en basculant versant Ubaye, le lac de Derrière la Croix, ou plus au Nord encore le Lac du Lauzanier (voir les topos en lien). Cependant, ces modestes plans d'eau accrochés sur le flanc de la montagne aux marnes noires valent bien un détour, si on a le temps de ne s'offrir qu'une courte escapade sous ces envoûtantes cimes sombres... – Auteur :

Accès

1° Depuis la Vallée de l’Ubaye et Jausiers : Emprunter la Route Stratégique de Restefond. Passer le Col de Restefond, puis celui de la Bonette, et gagner le Camp des Fourches.

2° Depuis la Vallée de la Tinée : Par la RD 64 : Passer par Saint-Etienne de Tinée, Le Pra et Bousiéyas, et arriver au Camp des Fourches.

Se garer sur le petit parking derrière les casernements en ruine.

Itinéraire

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La sortie en quelques chiffres :

  • Carte  : IGN TOP 25 3639 OT "Haute-Tinée 1"
  • Distance : environ 10 km en aller-retour
  • Altitude de départ  : Camp des Fourches 2291m (descente à l’altitude 2100m)
  • Point culminant : Lacs d’Agnel à 2344m
  • Temps de marche : 3 heures environ hors temps de pauses
  • Balisage : Traits blancs et rouges sur le GR5-GR56 "Tour de l’Ubaye", sentier bien marqué
  • Enneigement  : Bien prendre les renseignements sur l’état de la route avant le départ, car la route de la Bonette, de part son altitude, est ouverte très peu de temps dans l’année. Pour info, sortie réalisée en juillet 2012.
  • Averses  : S’il vous arrive de vous faire surprendre par les intempéries, vous comprendrez alors pourquoi ce vallon s’appelle "Salso Moreno", la "Sauce brune" en espagnol : les ravins de marnes noires auront tôt fait de se transformer en torrents de boue sombres...

Le parcours

Départ depuis le Camp des Fourches par le GR5 que l’on empruntera jusqu’aux lacs. On atteint rapidement le Col des Fourches . Sur l’autre versant on découvre la descente en lacets qu’il va falloir emprunter avant de trouver le fond du vallon du Salso Moreno. La large vallée qui s’ouvre vers le Sud à main droite au fur et à mesure de la descente est superbe. Droit devant à l’Est, la frontière avec l’Italie et le Col du Pouriac, tandis que sur notre gauche au Nord se dresse la crête frontalière avec la vallée de l’Ubaye (Bonnet Carré, Rocher des Trois évêques, Enchastraye...). On passe le lit d’un torrent (parfois à sec selon la saison) qui a peu à peu grignoté ses berges au point d’emporter des pans de mur de la cabane de berger qui a fini par se retrouver sur son passage...

Suivre le fond du vallon en passant par une cabane de berger en bon état, elle, avec des aires de pacage autour pour les troupeaux qui paissent dans le coin. On trouve peu après la balise n°37 qui permet si on continue tout droit de rejoindre le fond de la vallée et de gagner le Col de Pouriac. Prendre à gauche, toujours sur le GR5, en direction du Pas de la Cavale. C’est après une bonne ascension et à mi-chemin environ entre le fond du vallon et ce pas que l’on trouvera les lacs d’Agnel.

Le retour s’effectue par le même itinéraire.

Ah, ces méditerranéens...

...toujours à exagérer !
La dernière semaine du mois d’août 2012 nous nous sommes rendus, lors de notre escapade à Tignes, au Col de l’Iseran.
Dans la boutique de souvenirs du chalet-hôtel, une photo faite par la charmante patronne (qui a fait le déplacement en personne jusqu’au Col de la Bonette pour la prendre !) prévient le visiteur : Non, le Col de la Bonette n’est pas le plus haut d’Europe, c’est le Col de l’Iseran !
En effet, les gens du Sud ont apparemment joué sur l’altitude maximale de 2802m de la route de la Bonette pour attribuer cette altitude... au col ! Celui-ci en fait n’est "que" à l’altitude de 2715m, contre 2764m pour celui de l’Iseran. D’où l’agacement de la brave dame, supportant à longueur d’année les hordes de touristes méridionaux venus dans sa boutique et lui lançant : "Peuchère, mais c’est le Col de la Bonette le plus haut col d’Europe !" Il ne reste plus qu’à espérer que cette fausse information disparaisse complètement avant qu’un Niçois ne se fasse assommer par une peluche de marmotte siffleuse assénée sur sa tête par une Savoyarde ayant fini par perdre patience devant tant de mauvaise foi !
De plus amples précisions sur les cols en question sur la page Wikipédia en cliquant sur ce lien.

Un peu d’histoire pour conclure

La page Wikipédia sur l’histoire du Camp des Fourches en lien ici.

Dernière modification : 16 mai 2018
Tête de l’Enchastraye (2954m) par la Tinée

A propos

Auteur de ce topo :

Site web : Rando Terres d’Azur

Bonjour, Je suis installé à Allos dans les Alpes de Haute Provence. Accompagnateur en montagne, je vous propose des randonnées dans le Haut-Verdon et dans tout le Mercantour. Rendez-vous sur le site "randoterresdazur.fr" ou la page facebook "Rando Terres d'Azur". A bientôt ! Marc

Topo publié le 7 novembre 2012

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 7 novembre 2012 à 18h29

    Bon sang, ils crapahutent ces pitchouns !!
    Un méditerranéen qui a longtemps cru que le col de Babaou était le plus haut d’Europe :)

  • par Le 8 novembre 2012 à 16h56

    En effet, Michel, ils marchent pas mal nos enfants, tant qu’on leur trouve des carottes pour les motiver :)
    Après, c’est sûr que pour les cols et leurs altitudes, à part une question de renommée commerciale, ça va pas changer grand chose pour celles et ceux qui ne font que les arpenter et souhaitent juste admirer les paysages...

  • par Le 9 juillet 2017 à 20h07

    Bonjour,
    Randonnée faite aujourd’hui sous un temps très variable, mais malgré de bonnes averses, nous avons trouvé ce circuit magnifique.
    La vue sur le vallon du Salso Moreno depuis le col des fourches est à couper le souffle.
    Nous avons aussi rencontrer de nombreuses marmottes, siffleuses, dont certaines peu farouches, et une maman chamois avec son petit, guère effrayés eux aussi.
    Un pur moment de grâce "Ô temps suspend ton vol"
    Merci pour cette belle découverte

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