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Le Montoux (1012m) et la Chartreuse de Meyriat par Brénod

Difficulté :
Facile
Dénivelé :
650m
Durée :
1 jour

Une belle boucle de 20 kilomètres sur le Plateau d'Hauteville à la découverte des vestiges d'une ancienne chartreuse et à l'ascension courte (mais ardue) du petit sommet du Montoux qui domine la commune de Brénod. – Auteur :

Accès

Le départ s’effectue depuis la commune de Brénod située à 18 km au Sud de Nantua et à 32 km au Sud-Ouest de Bellegarde-sur-Valserine.

Laisser le véhicule sur le parking qui jouxte l’église et la fruitière à Comté.

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  • Tentes de rando
  • Sacs de couchage
  • Chaussures de rando
  • Sacs à dos

Précisions sur la difficulté

Pas de difficulté particulière hormis un passage assez raide mais pas dangereux dans lequel a été installée une corde pour servir de main courante.

La progression entre le Creux Gendrier et les ruines de la Grange de Florence s’effectue sur un discret sentier sans balisage orienté à la montée mais uniquement dans le sens de la descente.

Les infos essentielles

  • Carte IGN : TOP 25 - 3230 OT "Nantua / Hauteville-Lompnes / Nord Bugey"
  • Altitude minimale : 809 m
  • Altitude maximale : 1040 m
  • Distance : environ 20 km
  • Horaires : comptez entre 05 et 06 h
  • Balisage : jaune / jaune et rouge / bleu et jaune

Itinéraire

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Du centre de Brénod, prendre la rue qui fait face au monument aux morts de 14-18 et suivre une petite route balisée qui mène au lieu-dit Champ de Joux puis continuer en direction de la ferme de la Gouille.

Après la ferme, prendre à gauche un chemin qui s’engage dans une clairière puis dans un bois. Plus loin, aboutir à une petite route et prendre à gauche.
Peu après, continuer tout droit en négligeant un chemin qui s’engage sur la droite.

Dans la descente en direction d’une dépression où se situent les vestiges de la Chartreuse de Meyriat il est possible de rendre visite (un court trajet aller et retour) au sapin président de la Forêt domaniale de Meyriat.

Une fois le site des vestiges de la Chartreuse de Meyriat atteint, des panneaux explicatifs récapitulent l’histoire de cet édifice religieux ainsi que les vestiges de la correrie, scieries ou encore les sentiers pédestres du secteur.

C’est ainsi que l’on apprend que du douzième siècle au dix-huitième siècle une communauté de moines chartreux occupa ces lieux au sein d’une magnifique abbaye et qu’après le départ des moines en 1791, les bâtiments furent pillés et détruits.

Quitter le site de Meyriat en suivant une petite voie goudronnée qui monte en direction de la route qui relie Brénod à St-Martin-du-Frêne.

La route atteinte, prendre à droite et passer à côté d’une stèle et puis prendre quelques mètres plus loin à gauche un sentier forestier lequel monte à travers bois.

A l’approche du sommet d’une côte, négliger un sentier qui s’engage à droite et poursuivre à gauche. Un peu plus loin, ne pas prêter attention à un sentier qui part sur la gauche et rester sur le chemin forestier qui aboutit rapidement à une route.

Une fois sur la chaussée, prendre à gauche et passer au large des fermes du lieu-dit Pré de Joux et poursuivre sur la droite la route en direction de la Grange Neuve. Mais bien avant d’atteindre ce lieu-dit, prendre à droite et suivre une belle piste forestière sur plus d’un kilomètre qui passe au dessus des Etangs marron.

A un moment, repérer un panneau de bois qui indique la direction du Montoux.

Suivre alors une discrète sente qui mène à un chemin forestier plus large situé entre le sommet du Montoux et le début de la crête forestière de Pré Goyet.

Repérer alors sur la droite un panneau qui indique la bonne direction à suivre. Le sentier se partage en deux. Soit prendre la voie directe (en ligne droite) qui conduit au sommet soit prendre la variante (dénommée "rampe des belles mères") moins pentue qui monte en lacets.

Peu avant d’atteindre le sommet, emprunter un passage assez pentu sécurisé par des cordes puis aboutir un peu plus loin au sommet du Montoux où un petit panneau en indique l’emplacement.

Puis le sentier descend la crête du Montoux et offre un beau point de vue sur Brénod et ses alentours, sur la Roche Samuel ainsi que le Plateau de Retord.

Arrivé en bas du Montoux, suivre une voie goudronnée puis traverser une route plus grande et continuer en direction des fermes de la Scie. Une fois les fermes atteintes, continuer tout droit.

Après 500 mètres parcourus, prendre à gauche puis après 150 mètres, poursuivre sur un chemin plus étroit sur la droite.

Au bout de 400 mètres, aboutir à une route goudronnée puis continuer tout droit et passer à côté de la Croix des Cortiaux. Poursuivre à gauche en suivant le balisage du GR de Pays Tour du Valromey.

Un confortable chemin mène au lieu-dit du Jorat au bout d’un peu plus d’un kilomètre et demi.

Aux abords des fermes du Jorat, à une intersection, prendre à droite et s’engager plus loin dans le vallon boisé de Creux Gendrier puis remonter en suivant un discret sentier qui n’est balisé que d’un seul côté (celui de la descente) jusqu’aux abords des ruines de la Grange de Florence (1040m).

Laisser alors à gauche le sentier qui monte et s’engager dans une descente qui mène dans un vallon dominé par la Roche Samuel.

Plus loin, rejoindre un confortable chemin et suivre ce dernier sur la gauche sur 700 mètres environ puis prendre sur la droite un discret sentier qui passe à côté de la petite Cascade de Crêt Naillot et qui ramène sur le village de Brénod.

Dernière modification : 2 février 2019
Montagne de l’Avocat (1015m) et son parc éolien par Corlier

Sensibilisation

Pour une montagne plus propreLe milieu que vous allez traverser durant cette randonnée est fragile. Faites attention à la flore et ne dérangez pas la faune locale. Rapportez vos déchets chez vous et ramassez aussi ceux que vous trouverez. Vous soutiendrez ainsi le mouvement KeepTheMountainsClean

A propos

Auteur de ce topo :

J'aime la montagne et la nature en général, Je pratique la randonnée de manière assidue. Quel bonheur d'arpenter les sentiers et de découvrir les paysages des différents massifs montagneux de notre beau pays !

Randonnée réalisée le 28 décembre 2018

Topo publié le 2 février

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (5).
  • par Le 4 février à 22h21

    Salut Jérémy. Un fait divers de 2017 (FR3-Alpes).

    " Le trésor de la Chartreuse de Meyriat attire les convoitises.
    Dans l’Ain, la commune de Vieu-d’Izenave vient d’être le théâtre de fouilles clandestines. Pour trouver un trésor, un habitant de la région toulousaine a fait le déplacement avec deux complices. Les pilleurs de patrimoine ont creusé un trou de plus de trois mètres de profondeur.
    On peut dire que grâce à des habitants du secteur, à un garde forestier, les gendarmes sont arrivés à temps sur le site de l’ancien monastère de Meyriat. Sans cette "chaîne" de vigilance, les dégâts auraient été plus conséquents. A l’aide d’une pelleteuse, les pilleurs se sont concentrés sur le cimetière des moines, un lieu abandonné depuis 1791.

    Le procureur de la République doit à présent décider de la suite à donner à cette affaire de fouilles clandestines et de destruction du patrimoine, un cercueil ayant été endommagé.
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/sites/regions_france3/files/styles/asset_list_medium/public/assets/images/2017/01/10/meyriat.png?itok=O7o4DZhT"

    Pourquoi un tel acharnement ? A cause d’un trésor supposé et de la conviction tenace qu’il s’y trouverait toujours. Ces chasseurs ne sont pas les premiers. Le secteur est régulièrement passé au crible avec des détecteurs de métaux. Une pratique pourtant interdite ici.
    A l’avenir, l’Office Nationale des Forêts entend sécuriser les lieux avec une caméra de vidéo-surveillance. Mais difficile de faire plus, La Chartreuse de Meyriat étant un but de promenade pour nombre de randonneurs. "

  • par Le 6 février à 18h53

    Je te remercie Hereme pour ton commentaire.
    C’est révoltant de savoir que des personnes sont prêtes à profaner un lieu, une sépulture.

  • par DanielLe 6 février à 23h47

    Avec un diplome d’ archeologie par exemple, on peut !

  • par Le 7 février à 10h18

    Oui c’est révoltant, et le carnage ne se limite pas aux vestiges archéologiques ... Les Sabots de Vénus du Col de la Cheminée ont été déterré il n’y a pas longtemps. Les rares connus dans le Hauts Bugey.

    Question : pourquoi ne pas avoir couper par le Crêt de l’Areta ?

    En tout cas ce secteur est fabuleux au printemps quand la flore s’éveille. Le nombre d’orchidée au niveau des Loups de Brénod est hallucinant et je parle pas des champs de Jonquille et de Narcisse un peu plus tôt. Je pense que j’y retournerai faire un tour si j’ai le temps en mai-juin...

  • par Le 7 février à 20h22

    Bonne Question Yann, je n’ai pas opté par un passage par l’Areta parce que je voulais faire une boucle plus longue (j’aime bien faire une vingtaine de bornes de marche) en passant par le Jorat... Mais j’y ai songé.
    De même, il y aurait eu un panorama depuis la Roche Samuel, j’y serais allé également.

  • par Le 8 février à 15h10

    Histoire et légendes.
    Ne pas confondre recherche de l’histoire de l’humanité et vandalisme, et le moine de la #37 garde toujours le "trésor" ; ça marche puisque personne ne l’a trouvé depuis plus de deux siècles.

    A ce sujet, un extrait du livre "Le plateau de Hauteville-Brénod : un pays de légende" de Yann Cruiziat - 1998.
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    " Dans la nuit du 6 au 7 août 1789, les gens de Corcelles, environ une soixantaine, voulurent s’emparer de la chartreuse de Meyriat. Le révérend Dom Rémi Duremberg, prieur de l’abbaye, demanda des secours à Nantua. Dès le lendemain, dix hommes, appartenant à la maréchaussée ou à la garde bourgeoise de Nantua, armés de fusil et d’un petit canon, arrivèrent à Meyriat et repoussèrent les insurgés, en faisant feu sur eux. Ils restèrent une bonne semaine en prévision d’une attaque qui ne vint pas. Une fois ces hommes repartis, les gens de Brénod (cette fois-ci) se ruèrent sur la chartreuse qu’ils pillèrent. Tous les religieux échappèrent au massacre en se cachant au hameau de Chevril. D’autres attaques durent avoir lieu puisque Dom Duremberg demanda, le 28 août 1789, à la municipalité de Nantua et au commandement du détachement d’artillerie en garnison dans cette ville de lui envoyer quelques soldats « pour veiller à la sûreté de sa maison qui a éprouvé dans le courant de ce mois différentes insurrections et même des voies de fait, de la part de quelques communautés voisines, et notamment de celle de Corcelles ». Les derniers chartreux quittèrent l’abbaye en octobre 1791.

    Selon la légende, les chartreux, à la suite de ces insurrections et avant de partir en exil, cachèrent un trésor. Ils contactèrent M. Monnet, menuisier à Saint-Martin-du-Fresne, qui leur fournit, en pleine nuit, onze coffres de bois de chêne cerclés de fer. Le prieur et le sacristain auraient enfermé dedans or, argent, objets précieux et autres archives. Les coffres pleins, ils les descendirent dans un caveau souterrain, dans un endroit connu seulement des deux hommes.

    Selon une autre tradition orale, seuls deux coffres furent commandés, et dès avant l’émeute, par Dom Rémi Duremberg au menuisier de Saint-Martin, M. Monnet. A la forge du monastère, ils furent renforcés et ceinturés avec des liens en fer. Après avoir été aussi enduits de poix fondue pour les protéger de l’humidité et capitonnés d’une bonne toile de chanvre, le prieur et le Père cellérier y déposèrent le trésor.

    • Dans le premier : le crucifix d’or du maître d’autel, un calice d’or massif serti de pierres précieuses, des patènes, des ciboires rehaussés d’émaux anciens, des croix de procession en argent, des burettes et plateaux en vermeil avec aussi de la vaisselle, un monceau d’écus et de pièces d’or.
    • Dans le second : le reliquaire en bois précieux doublé de plaques d’argent ciselées où étaient conservées les reliques de Ponce de Balmey (fondateur de la chartreuse en 1116), des livres d’heures enluminés, d’antiques parchemins et des habits sacerdotaux brodés d’or et d’argent.

    Par une nuit sans lune, les deux coffres furent enfouis dans une petite crypte souterraine dans la forêt de Meyriat puis les moines rebouchèrent la trappe sans, avant, n’avoir pas oublié d’enfoncer un coin de fer dans le tronc d’un jeune sapin pour bien marquer l’endroit. Il parait qu’un jour, dans une scierie, un coin de fer d’un noir bleuté fut découvert dans un bois provenant de la forêt de Meyriat. Malheureusement personne ne se souvenait de quelle souche il s’agissait.

    Pour Félix et Bruno Benoît, le thème du trésor caché dans des ruines de monastère ou de châteaux se raccorde à celui des revenants, esprits qui veillent sur ces richesses. En effet, nombre de croyances accompagnent ce mythe du trésor de Meyriat : un fantôme blanc du dernier moine gardien du trésor erre dans les ruines et ferait disparaître au fond de quelques oubliettes les plus curieux. On parle aussi du spectre de Meyriat ou du Mort Vivant. "
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  • par Le 9 février à 07h42

    Merci Hereme pour ce commentaire très intéressant (comme toujours).

    Les moines de la Chartreuse de Meyriat n’étaient pas appréciés non plus par les habitants de Brénod.
    Cette pauvre abbaye fut détruite (quel dommage, surtout quand on voit la représentation dessinée de cette dernière sur le panneau explicatif) alors que dans l’Ain il y a encore les chartreuses de Portes et de Sélignac qui existent encore.

    De nos jours, sans cette fin désastreuse, les Chartreux auraient été tranquilles dans cette combe inhabitée ou bien que la gestion du site ne soit laissée à des laïcs comme pour Sélignac.

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