Le Rissiou (2622m)

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
1450m
Durée :
1 jour
La carte

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Entre vallée de l'Eau d'Olle et vallée du Flumet, le Rissiou, qui domine Vaujany, forme presque un petit massif à lui tout seul. Très peu fréquenté, il offre pourtant des vues saisissantes sur les chaînes voisines de Belledonne et des Grandes Rousses. Son ascension par le Collet est un éblouissant parcours d'arête.

Accès

  • De Grenoble, prendre la D1091 (route de Briançon) puis, à Rochetaillée, la D526 (route du col de la Croix de Fer).
  • Après avoir passé Allemont et longé le lac de barrage du Vernet, prendre à droite la D43a, vers Vaujany.
  • Stationner dans le village de Vaujany (nombreuses places à proximité du départ du téléphérique).

Précisions sur la difficulté

  • Un passage délicat et exposé peu avant la pointe 2570.
  • La partie finale de l’ascension est raide et exige de mettre les mains. Prudence : le rocher est bon, mais il y a quand même des pierres instables.
  • A éviter absolument par temps humide.
  • Pas d’eau sur le parcours : il faut donc être prévoyant. Je connais un abruti qui n’avait pris qu’une gourde d’un litre...

Les infos essentielles

  • Carte IGN : TOP 25 - 3335 ET "Le Bourg d’Oisans - L’Alpe d’Huez"
  • Altitude minimum : 1250m
  • Altitude maximum : 2622m
  • Distance : environ 11km
  • Horaires : comptez entre 7 et 9 heures
  • Balisage : jaune jusqu’au Collet. Plus rien ensuite.

Itinéraire

Le point de départ de la randonnée se situe au cœur du village de Vaujany (1250m), face à l’hôtel du Rissiou, qu’agrémente une jolie fontaine.

  • On peut préférer gagner du temps et environ 550m de D+ en montant au Collet en voiture : une route bien entretenue y conduit (elle a été créée à l’époque de la construction du complexe hydroélectrique Verney-Grandmaison : les deux barrages sont reliés par une conduite forcée souterraine dont la cheminée d’équilibre a été aménagée au Collet)... Mais on perd alors le plaisir d’une belle balade forestière.

Remonter la ruelle qui longe l’hôtel et prendre aussitôt à gauche la direction du Collet (panneau indicateur). Le sentier, parfaitement tracé et balisé, traverse la Drayre puis s’élève vers le lieudit Rullard (1380m) et le bois du Bessay, en franchissant par deux fois la route.

  • Inutile de chercher à monter par le chemin des Escaliers mentionné sur la carte IGN : il est censé partir de la rive droite de la Draye, mais son tracé est estompé, et c’est un festival d’arbres abattus à franchir tant bien que mal. Pas amusant du tout.

L’itinéraire balisé débouche face à la cheminée d’équilibre. Prendre le sentier qui longe celle-ci par la droite (non représenté sur la carte IGN, mais bien marqué) puis s’élève en serpentant de part et d’autre de ce qui est déjà l’arête sud du Rissiou.

Parvenu à la cote 1900m, attention : le chemin s’écarte de l’arête et part dans le coteau ouest de la montagne. Il faut le quitter au niveau d’un rocher plat portant de vieilles marques de peintures jaune et rouge (voir photo 5 et photo 6). On repère sur la droite une sente plus ou moins envahie par les plants de myrtille et les genêts.

On atteint ainsi sans grande difficulté (quelques passages un peu raides) la pointe cotée 2315m, gardée en point de mire depuis un moment, que surmontent un poteau électrique et, un peu plus loin, une station météorologique.

La suite de l’arête sud et le sommet du Rissiou, jusqu’alors invisibles, se dévoilent enfin. D’ici, le parcours semble très long et accidenté. Il est surtout magnifique. La sente, encore à peu près continue jusqu’à la pointe cotée 2368, se fait ensuite de plus en plus discrète et intermittente, passant en contrebas des principaux escarpements rocheux, tantôt à l’ouest, tantôt à l’est.

Les flancs devenant plus raide après la pointe cotée 2476m, il faut de plus en plus souvent se tenir sur le fil de l’arête. On rencontre, avant la pointe cotée 2570m, un passage descendant un peu délicat et exposé (voir photo 22) : à négocier avec prudence.

Une fois passée la pointe cotée 2570m, l’arête se réoriente et, après une centaine de mètres de quasi-plat, devient le pilier sud-est de la pyramide sommitale.

  • Jusqu’au dernier moment, je me suis demandé si le sommet est la première ou la seconde des pointes que l’on voit sur la photo logo. Parvenu au faîte de la première, j’ai pu constater, non sans plaisir, qu’elle domine nettement la seconde. Là se trouve donc la cime du Rissiou.

Le final est bref (60m de D+ environ), mais très raide. Il n’y ni sente, ni cairn, et pas d’itinéraire s’imposant d’évidence. La meilleure option est, selon moi, de rester en contrebas sud de l’arête, puis de rejoindre celle-ci au dernier moment, lorsqu’elle se réoriente plein est. Attention aux blocs instables, même si la roche est globalement fiable.

Le sommet offre des vues privilégiées sur les massifs de Belledonne et des Grandes Rousses, mais également, plus loin, sur les grandes chaînes des Alpes du Nord et sur la partie ouest du massif des Écrins (secteur de la Roche de la Muzelle).

Descente par le même itinéraire.

Dernière modification : 22 août 2018
Aiguillettes de Vaujany (2547m) en boucle par les cols du Couard et du Sabot

La carte du topo « Le Rissiou (2622m) »

Ouvrir en grand !

Chargement de la carte en cours