Le Roc des Tours (1994m), par la croupe sud

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
750m
Durée :
demi-journée
La carte

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Une petite ascension hors-sentier sauvage qui allie un beau panorama à un petit parcours de grimpe ludique, jamais difficile ni trop exposé, sur un excellent calcaire de lapiaz franc et accrocheur... A réserver à ceux qui aiment sortir un peu les mains pour sortir des sentiers battus.

Accès

Le Grand Bornand - route du Chinaillon, peu avant d’y arriver bifurquer sur la petite route montant vers les Frasses, la Mazerie, la Culaz. Se garer au mieux aux environs de la Mazerie (emplacements limités le long de la route).

Précisions sur la difficulté

L’itinéraire se déroule essentiellement sur une raide croupe rocheuse un peu végétalisée, sur laquelle de petits ressauts faciles en excellent rocher doivent être escaladés, ou éventuellement contournés. La grimpe, discontinue, n’est jamais difficile (petits ressauts de I avec éventuellement quelques pas de II sur un rocher franc et accrocheur plein de grosses prises). L’exposition n’est jamais importante.

Même si l’orientation est facile, le cheminement précis n’est vraiment défini et pas du tout marqué, et il faudra peut-être un peu chercher pour négocier un cheminement facile au franchissement de certains ressauts. Cependant, certains aimeront peut-être se frotter un peu plus au rocher pour rendre le parcours plus ludique...

La partie la moins commode est l’ascension de la raide pente herbeuse pour rejoindre la croupe. Si les conditions sont mauvaises (terrain mouillé ou herbe sèche et glissante), un piolet peut être souhaitable pour la sécurité.

Une échappatoire est possible au milieu des difficultés. La descente s’effectue sur sentier balisé facile.

Les infos essentielles

  • Altitude départ : 1320m.
  • Altitude sommet : 1994m.
  • Durée : 4h.
  • Carte : IGN TOP25 3430ET La Clusaz - Le Grand Bornand.

Période

L’itinéraire est praticable en conditions estivales, en l’absence de neige. Durant l’intersaison, la neige fond assez rapidement sur la croupe en raison de l’exposition. Cependant, la présence d’une petite couche de neige peut rendre malcommode le sentier de retour, en masquant les crevasses de lapiaz.

Itinéraire

Ascension

Prendre le chemin de la Mazerie et rapidement bifurquer à gauche sur le sentier balisé en direction des chalets de Mayse. Repérer la base de la croupe et quitter le sentier là où c’est le plus commode pour la rejoindre sans trop avoir à traverser de végétation.

Il s’agit de rejoindre cette croupe pour l’aborder au niveau d’un petit pierrier évident. Remonter la raide pente herbeuse en traversée, parfois broussailleuse et malcommode, en direction de ce pierrier. Ne pas monter dans le pierrier croulant, mais le longer pour le traverser dans sa partie supérieure et rejoindre facilement la croupe.

Remonter cette croupe tout droit, sans trop s’éloigner du rebord à gauche. Après quelques rochers végétalisés sans difficultés, un premier ressaut peut se contourner par une courte incursion dans le versant de gauche. La montée se poursuit facilement jusqu’à un beau mur de rochers sculptés. Escalader facilement une faille en son centre pour surmonter un premier ressaut. Au dessus, partir à gauche sur une rampe à pour ensuite revenir à droite sur une petite vire permettant de franchir le ressaut supérieur. Les courts passages de grimpe sont toujours faciles dans un rocher excellent, et jamais vraiment exposés. Poursuivre facilement l’ascension à vue jusque vers 1700m.

On se trouve au pied du ressaut permettant de rejoindre la crête sud-est. Possibilité de s’échapper en longeant le pied de la falaise vers la droite pour rejoindre le petit sentier montant de la Gaudinière vers la crête sud-est et le sommet.

Ce ressaut se grimpe facilement à vue de manière évidente par les faiblesses en son centre, menant à une rampe que l’on remonte vers la gauche, puis vers le haut en direction de la crête. Il n’y a qu’à suivre cette crête débonnaire pour rapidement rejoindre le sentier montant de la Gaudinière, puis le sommet.

Descente

A moins de très bien connaitre l’itinéraire, la descente par la croupe sud est déconseillée, car les points de passage faciles sont peu visibles depuis le haut.

On effectuera la descente par le sentier habituel du Roc des Tours, se dirigeant vers le nord-est à travers le lapiaz entre de beaux rochers sculptés pour rejoindre le collet herbeux au pied de l’Aiguille Verte. Après l’ascension facultative en aller-retour de celle-ci, descendre par un large sentier dans le vallon débouchant sur le plateau de Samance.

Dès la sortie du vallon, prendre à droite la piste se dirigeant vers le sud. Rejoignant le sentier découverte, la piste remonte un peu vers les chalets de la Gaudinière. De là, un raide sentier descend en forêt pour rejoindre le chemin reliant le Chinaillon à la Bouvardière. Tourner à droite pour s’y diriger, et poursuivre sur le sentier ramenant à la Mazerie, puis au point de départ.

Une autre option, plus courte et plus raide, consiste à rejoindre la Gaudinière directement depuis le sommet par le petit sentier descendant le crête sud-est puis un raide couloir herbeux. Arrivé aux chalets supérieurs, descendre hors-sentier dans une petite combe d’alpage pour arriver aux chalets inférieurs et rattraper le sentier de descente.

Détail de la sortie du 23 juillet 2018

Encore un court itinéraire qu’on voit mentionné au détour de pérégrinations sur la toile, et qu’on se dit qu’il faut aller explorer un jour...

Ce jour est donc venu, avec quelques heures de libres dans l’après-midi d’une belle journée estivale... Départ vers 17h de la Mazerie pour cette belle ascension dont on voit l’esthétique ligne depuis le départ.

Mais avant la belle partie de l’ascension, il y a un "purgatoire" de raide herbe à franchir comme on le peut... L’herbe est profonde, ce qui atténue l’impression de pente sans pour autant faciliter la progression, d’autant plus que des broussailles d’églantiers bien épineux se chargent d’ajouter du piquant...

La croupe, enfin... On reprend du plaisir à grimper ces petits ressauts rocheux facile. Un premier ressaut fait obstacle. Résistant à l’envie d’affronter à droite un raidillon exposé, on trouvera la solution à gauche sur une petite vire esthétique.

Plus haut, c’est un magnifique mur de lapiaz sculpté qui barre la route. Un peu d’escalade dans une fissure rendue facile par une excellent rocher aux bonnes prises franches pour franchir le premier ressaut, c’est une petite vire au dessus qui offrira la sortie par le haut.

Déjà, la pente s’atténue, alors que se profile le grand ressaut final pour rejoindre la crête. Très raide au premier abord, son franchissement se fera sans difficultés par l’itinéraire le plus évident, alors que la vue se dégage et que le panorama s’ouvre...

Déjà, voilà la crête débonnaire, sur lequel on rattrape le sentier. On est en terrain connu, il n’y a plus qu’à poursuivre tranquillement vers le sommet. 19h, la vue est magnifique au dessus de l’immense mer de lapiaz du plateau, alors que Aiguille Verte, Buclon et Jallouvre se profilent majestueusement... Plus loin, Aravis et Mont Blanc sont joliment éclairés par la lumière de la fin d’après-midi, alors que de l’autre côté les brumes d’été noient les plaines...

Descente tranquille par le sentier de Samance, et ses multiples détours entre les sculptures du lapiaz... Pause photo au-dessus du collet de l’Aiguille verte avant de plonger dans l’ombre du vallon... Descente tranquille sur le plateau de Samance, et ses troupeaux sonnants... Seul point de frayeur, avoir failli me faire renverser par une moto trial pétaradante remontant le plateau à toute allure et qui avait considéré comme évident que c’était à moi de me jeter hors du sentier pédestre pour le laisser passer sans avoir à ralentir... La fin de la balade se fera tranquillement dans le calme du soir, fin vers 22h.

Dernière modification : 27 juillet 2018
Roc des Tours (1994m)

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