Le Rocher Blanc (2928m) en traversée, des Sept Laux au Pont de Rieu Claret

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
1750m
Durée :
1 jour

Une randonnée difficile par le versant des Sept Laux. D’ailleurs, quel que soit le vallon choisi pour cette randonnée, elle sera difficile. Randonnée réservée à des randonneuses et randonneurs aguerris, des fendus du cailloux. – Auteur :

Accès

EN VOITURE

  • Départ de la randonnée, du lieu-dit "Cascades des Sept Laux", dans la Vallée de l’Eau d’Olle.
  • De Grenoble, prendre la D.1091 en direction du Bourg-d’Oisans. Passer Gavet Rioupéroux et Livet, puis prendre à gauche à Rochetaillée, la D.526 en direction d’Allemont et Col du Glandon. Peu après avoir passé le Rivier-d’Allemont, s’engager à gauche sur l’ancienne route du Col du Glandon plus en service depuis de gros éboulements. Le départ se situe au lieu-dit Cascade des Sept Laux. Poteau directionnel.

Précisions sur la difficulté

  • Aucune difficulté pour les Lacs des Sept Laux.
  • Hors sentier dans la combe menant au Col de l’Amiante.
  • Pente très raide surtout la fin sous le Col de l’Amiante.
  • Descente hors sentier balisé également.

Les infos essentielles

  • Randonnée effectuée le 05/09/2014.
  • Participant : seul.
  • Carte : IGN TOP25 3335 ET Le Bourg d’Oisans - L’Alpe d’Huez
  • Altitude de départ : 1267m
  • Altitude atteinte : 2928m
  • Horaire : à peu près : 9 h 00
  • Distance : environ 12 km
  • Dénivelé : 1750m
  • Positions GPS : Du Rocher Blanc
    • Longitude : 6. 108°
    • Latitude : 45. 242°
  • Balisage :
    • jaune/rouge du GR. Du Tour des Lacs des Sept Laux pour les lacs.
    • Aucun par la suite, quelques cairns, et balisage jaune à partir du Chalet du Sollliet donc à la fin du parcours.

Itinéraire

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LES LACS DES SEPT LAUX

Suivre les indications du poteau directionnel, en l’occurrence le Lac de la Sagne. Le panneau ici, indique 2h 00 et 3km 100.

Le sentier remonte contre la falaise, aménagé de mains-courantes et d’escaliers en béton. Peu après il remonte en lacets parmi les blocs, avant de franchir à gué le Torrent des Sept Laux.

Il continue sa raide montée en lacets dans la combe, pour franchir à plusieurs reprises son torrent avant d’atteindre un replat à l’endroit même d’une gouille.

Notre sentier découvre soudain le Lac de la Sagne, premier des nombreux Lacs des Sept Laux. Il poursuit sa course vers le Lac de la Corne, puis le Lac Jeplan avant d’escalader le Col des Sept Laux. Il domine le Lac du Cos, puis suit sa rive ouest jusqu’à son extrémité nord.

Il passe sous son barrage, et continue vers le nord. Il domine le Lac de Cottepens, repérer un vallon rocheux à droite qui remonte nord-est. Remonter sa croupe rive droite donc à gauche, plus facile herbeuse et terreuse par endroit. Finalement, on arrive au déversoir du Lac Blanc que l’on traverse aisément.

LE COL DE L’AMIANTE

Suivre une ligne de cairns à gauche, sur la rive ouest du Lac Blanc. On aura ainsi contourné le lac, pour se trouver à son extrémité nord à la base d’une petite combe rocheuse séparée par une barre donnant accès à une seconde combe.

Escalader donc cette première combe, en remontant sur la droite un petit couloir rocheux menant sur un replat au-dessus de la croupe dominant le Lac Blanc. Cairn sur le replat.

Plus haut, en suivant la pente vers l’est, repérer un second cairn. Un passage rocheux se remonte facilement pour surplomber le vallon rocheux. Continuer en rive droite du vallon.

Franchir le vallon sur de gros blocs, au moment où il dessine un arc de cercle de droite à gauche. Remonter la pente en face très raide, dominant les vestiges d’un avion éparpillé en contrebas.

Après avoir franchi de nombreux blocs énormes, je découvre un replat et le reliquat du glacier au pied du mur du Col de l’Amiante.

Peu raide au début, sans crampons je le remonte. La pente s’accentue, je tire à gauche pour prendre une langue terreuse. Me voici au pied du mur.

De gauche à droite, pour éviter les dalles humides et lisses, je remonte la pente raide plus caillouteuse. Finalement avec de bonnes prises j’accède au Col de l’Amiante (2809m).

LE ROCHER BLANC

Suivre à gauche l’arête, puis sur une vire, dominant la combe et le versant de ma montée, où plusieurs cairns sont présents.

L’arête devient déchiquetée, j’aperçois les dalles lisses précédant la pente finale du Rocher Blanc. Un couloir terreux sur ma droite, dominant le Lac de l’Amiante dans son vallon me permet de les contourner.

Remonter dès que possible, sur un col sans nom à la base de la dernière pente du Rocher Blanc. Une trace et quelques cairns, me dirige vers les derniers mètres de l’ascension, qui me permettent de me faufiler parmi les blocs et le gros cairn sommital du Rocher Blanc.

A SAVOIR

Sur le côté ouest du gros cairn, un tube PVC fermé par un gros bouchon vissable cache un gros carnet pour vos premières impressions. Pour ma part, j’ai commencé à mettre les miennes, le stylo ne fonctionnait pas très bien donc je me suis abstenu.

DESCENTE

  • Par le même itinéraire.
  • Ou en traversée sur le Pont de Rieu Claret qui demande soit une navette de véhicules soit de faire du stop.
  • Je choisis d’effectuer la traversée.

Redescendre du Rocher Blanc jusqu’au col sans nom à la base de sa pente finale. Descendre dans le vallon de l’Amiante, en visant les rives nord de son lac donc à gauche.

Une ligne de cairns parmi les blocs, nous aide à le rejoindre. Sur une dalle à l’extrémité du lac, repérer la ligne de cairns pour la descente.

Elle nous dirige dans un vallon toujours très minéral, avec quelques dalles cristallines vers le sud-est. Au bas du vallon, tirer à droite, en traversant un clapier de blocs noirs sous la roche.

La pente devient plus herbeuse, est raide. Viser le fond du vallon au niveau d’un gros rocher caractéristique où coulent plusieurs ruisseaux. Une bonne trace cairnée, sans perdre de l’altitude, me guide sur la croupe à l’est, proche de la cote 2200m.

Elle dévale vers le sud-est, dans un vallon plus tranquille et herbeux toujours. Laisser à droite une trace menant au Châlet du Solliet, un bon sentier balisé de jaune, très bien cairné, me descend sur la Départementale 526, à proximité du Pont sur le Rieu Claret.

JOURNÉE DU 05 SEPTEMBRE 2014

Je reviens seul. Comme pour le Pic de l’Agnelin je choisis ce versant des 7 Laux pour effectuer l’ascension du Rocher Blanc.

Il est 7 h 00, au moment où j’enfile mes grolles de rando. J’avale en hâte les 2 croissants tout frais achetés dans une boulangerie à Allemont. 7 h 10, je remonte ces passages câbles et ces escaliers en béton, pour franchir une barre rocheuse pour redécouvrir la combe de montée, la Combe des Sept Laux.

8 h 35, me voilà au Lac de la Sagne, premier des lacs des Sept Laux, mis à part la petite mare qui le précède. Je poursuis par le Lac de la Corne, puis le Lac Jeplan avant d’atteindre le Col des Sept Laux dominant l’un des plus grand, le Lac de Cos. Il est 9 h 10.

Mon sentier balisé longe sa rive ouest, je croiserai d’ailleurs les premiers randonneurs de la journée ici, 3 couples.

A son extrémité, le sentier descend sur la droite et poursuit vers le Lac Cottepens, le plus grand c’est sûr. Je laisse bien avant de l’atteindre le sentier, pour m’engager à droite nord-est dans une combe garnie de gros blocs, qui est censée m’emmener au Lac Blanc.

9 h 55, j’arrive au Lac Blanc. J’en fais le tour par l’ouest, lève la tête et m’aperçois que là-haut c’est toujours bouché. Les nuages stagnent au-dessus, je ne vois pas ma prochaine destination, le Col de l’Amiante.

2256m, c’est l’altitude du Lac Blanc, 2806m, c’est l’altitude du Col de l’Amiante. Il me reste environ 550m de dénivelé dans une combe raide. Sautant de blocs en blocs, je passe au-dessus de restes d’un avion. Je poursuis la rude montée, voilà qu’un vieux bouquetin mâle m’épie de sa croupe.

J’aperçois mon col, c’est raide, très raide même, mais c’est par là que je passe. Je remonte le reliquat du glacier, peu raide au début puis la pente se raidit, sans crampons, je glisse.
Je repère à gauche une langue terreuse que j’attrape. Me voilà au pied de la roche, c’est ce que je voyais de loin, très raide, je raccourcis mes 2 bâtons puis finis l’ascension sur les dalles très inclinées avec certes de bonnes prises.

11 h 55, quelle joie j’atteins le Col de l’Amiante. Je regarde sur l’autre versant, je ne vois même pas le massif des Grandes Rousses supposé être au sud-est. A ma gauche une trace bien cairnée suit l’arête vers le Rocher Blanc. Une vire, dominant ma combe de montée, les nuages cachent la vue. Je verrais quand même par une trouée le Cottepens et les sommets d’en face.

L’arête devient déchiquetée, j’entrevois des dalles inclinées. Je les contourne en descendant une petit couloir à droite, et remonte dès que possible sur un petit col à la base de la dernière pente du Rocher Blanc.

12 h 30, au sommet du Rocher Blanc. Je ne vois pas grand-chose, très nuageux, si ce n’est un randonneur solitaire comme moi aujourd’hui en contrebas. Nous nous faisons signe de la main, il redescend dans la Combe Madame.

Voilà qu’une petite pluie s’en mêle, après quelques misérables photos pour immortaliser cette ascension je redescends. Au bout de sa pente en direction du Col de l’Amiante, je décide de descendre sur Rieu Claret.

15 H 00 je casse la croûte sur le bord de la route sous le panneau BIENVENUE EN OISANS VALLEE DE L’EAU D’OLLE 1727 m. Je regarde les cyclistes passer tout en cassant la croûte. Un camping-car s’arrête après le Pont sur le Rieu Claret pour prendre des photos. Des touristes, un couple de Britanniques. Je tend le pouce en finissant ma pomme, même pas un regard. J’attends la prochaine voiture, je tend le pouce sans y croire. Il s’arrête, je range vite mon sac et me dirige vers le véhicule.

Un Belge en vacances dans la région. A l’arrière son vélo, encore un cycliste, je pose mon sac et mes 2 bâtons à l’arrière et monte à côté de lui. 11 km sur la route du Col du Glandon ça fait long. Le Belge est plus sympa que le Britannique.

15 H 40, il me laisse à l’entrée de la vieille route qui sert de parking depuis les éboulements.

Voilà une grosse journée en montagne, croisé les 3 couples sur les rives du Lac de Cos, et un randonneur solitaire au sommet du Rocher Blanc. Un vieux bouquetin mâle et 2 chamois détalant sur un névé.

Je suis heureux et content d’avoir atteint le Rocher Blanc par ce versant.

Dernière modification : 18 août 2018
Pic de l’Agnelin (2740m) par le Buyant et le Vallon de l’Ane

A propos

Auteur de ce topo :

"va avec confiance dans la direction de tes rêves, vis la vie que tu as imaginé". "Laisse ton esprit s’évader et tes pieds suivre tes rêves".

Topo publié le 9 septembre 2014

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (3).
  • par claude02Le 10 septembre 2014 à 09h13

    aparament superbe sortie en tous les cas elle m’aurais bien plut, chapeau pour les photo et les commentaires, champion l’artiste, bye.

  • par Le 15 octobre 2014 à 08h49

    Récit très vivant, on s’y croirait. Une sacrée aventure on dirait !

  • par Le 23 décembre 2014 à 21h17

    Merci en retard pour Marc et leglode de vos commentaires, je viens à peine de lire ce message. Pour sûre ce fut une très belle aventure. Rassure toi leglode je suis loin d’être un champion et encore moins un artiste.

  • par Le 30 octobre 2016 à 18h36

    Très bon topo sur lequel je suis tombé en rentrant de cette rando. Comme M. Jourdain, je l’ai faite sans le savoir. Je suis parti des Cascades des Sept Laux pour monter jusqu’à un lac sans nom à proximité du lac Blanc. Après une nuit fraiche (mais pas froide pour la saison) je suis monté sur le Rocher Blanc.

    Il faut absolument prévoir des crampons pour la finale vers le col de l’Amiante. Un peu insoucieux je suis monté sans problème mais j’ai glissé en redescendant et me suis bien égratigné les mains. J’ai eu de la chance.

    J’ai pris le temps de refaire les cairns qui manquent de visibilité parfois. Sinon très bon topo ! Merci !

  • par Le 30 octobre 2016 à 18h44

    Bravo Damien. En cette saison, si tu l’as fait sans crampons tu as pris un gros risque.

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