Le Sparveyre (3002m)

Difficulté :
Moyenne
Dénivelé :
1350m
Durée :
1 jour
La carte

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Le Sparveyre : Bien moins connu que son voisin proche le Pic Ségure, c'est un magnifique belvédère au cœur du Queyras, peu fréquenté et dont l’accès sans difficulté autre que la pente, le réserve aux randonneurs non rebutés par la distance à parcourir. A noter son altitude originale : 3002 m

Accès

Rejoindre Château-Queyras par Guillestre ou par Briançon et le col de l’Izoard.

Remonter la vallée en passant successivement Ville-Vieille, Aiguilles, et Abriès. Continuer jusqu’à Ristolas.

Traverser le Guil sur le pont en bois et continuer tout droit environ 200 mètres pour arriver au parking de départ.

Itinéraire

  • Carte : IGN TOP25 3637 OT
  • Tracé IGN : le Sparveyre
  • Altitude Départ : 1645m
  • Altitude Arrivée : 3002m
  • Dénivelée : 1360m
  • Distance : environ 15km

Version courte :

Se rendre au Lac Lacroix inférieur, garder ensuite un cap est-nord-est jusqu’à la crête, la suivre sur la droite jusqu’au sommet.

Version moins courte :

Partir par la large piste carrossable mais interdite à la circulation. Après quelques lacets, elle devient, à la cote 1738m, une vraie piste nettement moins carrossable mais reste assez large. On chemine au-dessus du torrent de Ségure.

Cette assez longue approche amène au Plan de l’Alp (2170m) où on laisse la piste continuer vers la bergerie pour prendre sur la gauche un sentier (enfin !) qui mène aux Lacs Lacroix (appelés aussi Lacs de Ségure).

Le beau sentier, par une traversée ascendante, rejoint le lac Lacroix inférieur (2383m).

A l’extrémité nord du lac, une bonne trace en diagonale ascendante amène au lac Lacroix supérieur qui surplombe l’inférieur d’une quarantaine de mètres.

A partir de là il n’y a plus de sentier jusqu’à la crête.

Cheminer au mieux dans la pente herbeuse, où on peut faire aisément de très larges lacets pour rejoindre la crête. Il n’y a aucune barre rocheuse en route. Il faut globalement garder un cap est-nord-est pour aboutir au plus près du col côté 2815m sur la carte IGN.

On retrouve sur la crête une sente bien tracée et avec de nombreux cairns, qui chemine dans la caillasse et mène, sans difficulté autre que la pente, au sommet où on trouve un gros cairn.

Le même cheminement jusqu’aux lacs, pour le retour au point de départ, sera l’occasion de se rendre compte qu’on n’a pas forcément suivi le cheminement optimal à la montée qui aura été faite constamment en contre-jour en tournant le regard vers la crête.

Sortie du 02/07/2015.

Après une bonne nuit et un super petit déjeuner au gîte de groupe ‘7 Degrés Est’ à l’Echalp (gîte très recommandable), nous (ma femme et moi) rejoignons en voiture Ristolas et le parking de départ en haut du village.

Il fait frais (10°C) lorsqu’on prend la voiture et nous avons une pensée pour ceux qui souffrent de la canicule en ville. Pour nous c’est ciel bleu mais ça ne sera pas le vrai bleu du ciel du Queyras.

Nous rejoignons un groupe de 7 randonneurs guidé par un accompagnateur de moyenne montagne. Eux vont au col du Clot du Poulain, qu’ils vont traverser pour rejoindre le vallon de Bouchouse et revenir à l’Echalp.

Nous tombons sur le berger qui avait mis pour la nuit ses brebis … et ses trois patous dans un enclos ; les patous ont l’air bien élevés et se taisent sur ordre de leur maître.

Nous arrivons au panneau du Plan de l’Alp où nous trouvons enfin avec soulagement un vrai sentier bien tracé, agréable, aux abords largement fleuris à cette époque de l’année.

Bientôt nous débouchons sur le Lac Lacroix inférieur. Il n’y a personne. La montagne est à nous.

Nous repérons une trace qui du bout du lac nous conduit au Lac Lacroix supérieur, nettement moins beau que le premier.

Et c’est parti pour 450 mètres (environ) hors traces dans des pentes raides mais sans danger, au milieu des fleurs, où nous nous efforçons de trouver des passages qui minimisent la pente.

Nous faisons détaler un magnifique lièvre variable bien trop rapide pour avoir le temps de le prendre en photo.

A l’approche de la crête la pente se fait moins herbeuse et plus caillouteuse.

Nous débouchons un peu au-dessus du col côté 2815m et constatons la présence d’une bonne sente avec de nombreux cairns.
Un magnifique bouquetin nous accueille au sommet mais il ne doit pas voir souvent du monde et nous laisse à peine le temps d’une photo avant de partir dans la pente .

Nous apprécions le panorama magnifique offert par ce belvédère, mais malheureusement, les lointains sont peu nets compte tenu des conditions météo (très forte chaleur estivale).

Une longue pause casse-croûte est la bienvenue après les quatre heures de montée et nous donne le loisir de tenter d’identifier un maximum de sommets.

Nous observons la ligne de crête qui mène au col du Clot du Poulain et, comme sa partie intermédiaire ne nous inspire guère, nous décidons de ne pas l’emprunter et de revenir par l’itinéraire de montée plutôt que de nous hasarder sur la crête.

  • (Note : du col du Clot du Poulain il serait facile de revenir sur les lacs)

A la descente, avec le soleil dans le dos, nous traçons un itinéraire moins pentu que celui pris à la montée.

Au lac, où maintenant il y a carrément foule (six personnes !), c’est avec un bonheur certain que nous mettons les pieds dans l’eau au milieu d’une multitude de petits poissons.

Le ciel se couvre petit à petit, nous prenons le chemin du retour, et c’est avec quelques gouttes de pluie que nous arrivons à la voiture après la looongue piste qui y ramène.

Le Sparveyre  : un magnifique belvédère peu fréquenté dont l’accès sans difficulté autre que la pente, le réserve aux randonneurs non rebutés par la distance à parcourir.

Dernière modification : 16 mai 2018

La carte du topo « Le Sparveyre (3002m) »

Ouvrir en grand !

Chargement de la carte en cours