Le plateau du Parmelan (1856m) par la Grande Glacière et la grotte de l’Enfer

Difficulté :
Moyen
Dénivelé :
650m
Durée :
1 jour

Cette grande boucle permet de voir comment l'érosion a façonné ce grand plateau. – Auteur :

Accès

D’Annecy, rejoindre le village d’Aviernoz.
Emprunter ensuite la route forestière de l’Anglettaz (indiquée par un panneau).
Quand la route n’a plus de revêtement, poursuivre jusqu’à la prochaine épingle et se garer dans le virage.


Coordonnées :

  • 45.9604 N
  • 006.230017 E

Itinéraire

Ouvrir en grand !

Chargement de la carte en cours

Carnet de route

  • Carte IGN : TOP25 n° 3430 OT Mont Salève – St-Julien-en-Genevois - Annemasse
  • Altitude de départ : 1315m
  • Altitude minimum : 1315m
  • Altitude maximum : 1856m
  • Dénivelée : 650m
  • Distance : 18 km
  • Balisage : panneaux ; marques jaunes ou oranges.
  • Restauration – Hébergement : Refuge du Parmelan
  • Difficulté : Une grande partie de l’itinéraire s’effectue dans les lapiaz où le marquage qui est bien réalisé est néanmoins essentiellement au sol. Il ne faut donc pas s’y aventurer lorsque la neige recouvre le plateau. Attention aussi aux nombreuses failles et cavités.

ALLER

La route redevient goudronnée, la poursuivre jusqu’au chalet de l’Anglettaz.

Suivre alors à gauche la piste qui monte jusqu’à un col. Se fier aux balises jaunes sur fond vert.

Peu après être rentré dans la forêt, un sentier moins marqué part à gauche du sentier normal qui est bien balisé. Suivre ce sentier qui mène à la Grande Glacière, un grand gouffre.

Ne pas continuer le sentier avec les marques jaunes mais après avoir contourné le gouffre, suivre les marques oranges au sol sur le lapiaz qui ramènent sur le sentier principal.

Continuer de suivre les grosses marques jaunes jusqu’à la Grotte de l’Enfer, un autre gouffre avec une arche suspendue.

Poursuivre le sentier jusqu’au chalet Camille Dunant. On pourra, peu avant d’y parvenir, suivre à gauche le Sentier du Pertuis qui mène rapidement au point culminant du plateau à la cote 1856.

La Tête du Parmelan (1832m) est située juste derrière le refuge.

RETOUR

Revenir au chalet et descendre à gauche le chemin menant au Petit Montoir.

Le chemin descend sous la falaise et au niveau de la Glacière d’Aviernoz, prendre à droite vers les chalets des Chappeys.

Contourner le chalet par la gauche et emprunter le chemin derrière ce chalet qui ramène à la route de l’Anglettaz qu’on redescend sur 200 mètres pour retrouver le parking.

Dernière modification : 8 août 2018
Le Parmelan (1832m) par Villaz et le chalet Chappuis

A propos

Auteur de ce topo :

Topo publié le 27 juillet 2015

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 28 juillet 2015 à 22h07

    Un peu de littérature : une sortie au Parmelan en ... 1904, par

    Andre Theuriet. — Au Parmelan. Souvenir d’une nuit d’août.

    Sur la route en lacets, le soleil plus oblique nous grillait le dos. [...] au lieu d’arriver en plein jour au Col de la Blonnière, nous n’atteignîmes qu’au crépuscule la croupe mamelonnée qui relie deux massifs boisés. Vers le milieu d’août, les journées s’accourcissent déjà. [...]la jeune lune se rapprochait rapidement de l’horizon. Sa clarté, néanmoins, nous permettait encore de distinguer le mol évasement du col, et, vers la droite, le colossal promontoire du Parmelan, qui coupait horizontalement le ciel étoilé. [...] Au loin, une large tache de clarté tremblotait au fond de la plaine vaporeuse :

    — Ce sont les lumières d’Annecy[...] et nous devons être près du Chalet Chapuy...

    Maintenant [...]il faut tourner le dos à la métairie et appuyer sur la droite jusqu’au Plan de l’Ecureuil, ou commence le sentier qui aboutit au Grand Montoir.

    [...] après avoir traversé les pâtis tourbeux du Plan, nous tombâmes sur 1’embouchure d’une sente fuyant sous bois — une sente enténébrée où nous marchions dans le noir, à 1’aveuglette. — Mais, en montagne, il faut s’attendre à toutes les surprises, et le mystérieux fourré qui s’enchevêtre a la base du Parmelan nous en réservait une quasi féérique. A mesure que nous avancions, sous nos pieds de laiteuses et grouillantes lueurs rampaient à fleur de terre. Après quelques secondes, nous découvrimes que ce phénomene était dû à la phosphorescence des branches mortes et des souches pourries. Bientôt, à ces fantomatiques clartés s’ajouta le verdâtre scintillement de centaines de vers luisants parmi la mousse. Tout cela brillait, s’éteignait, se rallumait dans la nuit. Les mouvantes lanternes minuscules jetaient leur fugace éclat d’émeraude comme pour éclairer un bal de fourmis, et nous croyions cheminer dans un conte de fées. La fantasque illumination nous accompagna jusqu’à la sortie du fourré, et quand nous touchâmes aux premiers degrés du Grand Montoir, quand le plein ciel se remontra, nous vîmes qu’il était sillonné par de blanches trainées d’étoiles filantes, et que, là-haut, se continuait la féérie dansante des sous-bois enténébrés.

    Ce Grand Montoir, si bien nommé, est un escalier géant, taillé dans la paroi du rocher et surplombant au-dessus de 1’abîme. Des rampes de fer scellées dans le roc en rendent l’ascension facile. Elle paralt longue, néanmoins, surtout aux heures de nuit. [...] Nous commencions à nous sentir péniblement essoufflés, quand nous apeçumes eniin la silhouette du chalet du Club Alpin se découpant en noir sur le ciel constellé.

    A l’intérieur du chalet, un bon feu réchauffant ronflait dans le poêle. [...]. Lorsque nous pénétrames dans la grande salle servant de réfectoire, elle était envahie par une vingtaine de touristes d[...]. A travers les groupes, l’hospitalier chalezan Cadoux et sa femme s’affairaient à dresser le couvert sur de massives tables rangées au long des murs et où s’installaient déjà des excursionnistes affamés. Mme Cadoux allumait des bougies et les disposait de loin en loin sur la nappe. [...]

    [...] Les touristes, presque tous las, gagnaient lourdement, les uns le dortoir commun du grenier ; les autres, les cellules réservées. [...] La lumière une fois éteinte, nous distinguâmes de l’autre côté de la cloison la voix [...] en sourdine une chanson populaire savoyarde :

    La-haut, sur la montagne,
    II y a un pré ;
    Les perdrix et les cailles
    Y vont chanter.
    J’ai pris mon arbalète,
    J’y suis allé.
    Croyant en tuer quatre,
    J’ai tout manqué,
    C’est le coeur de ma mie
    Que j’ai blessé...

    [...]

    Nous fûmes réveillés par la voix de Cadoux qui vint crier à notre porte :

    — Messieurs, dépêchez-vous !... Le soleil va se lever...

    [...] Nous gravîmes silencieusement le raidillon qui conduit au tertre du Signal[...]. Devant nous, par-delâ deux plans de montagnes encore noires, le Mont Blanc, teinte d’azur, découpait son dôme et ses aiguilles sur un ciel pur dont les rougeurs s’avivaient de plus en plus â mesure que l’aube grandissait. A droite et à gauche du massif, des cimes lilas dentelaient l’horizon et fuyaient dans la brume matinale. Peu à peu les glaciers se colorèrent d’un rose vif. Le soleil, tout d’un bond, surgit au-dessus des créneaux de la Roche percée, et la chaîne neigeuse étincela d’un bout à l’autre. Sur nos têtes, le ciel d’un bleu de turquoise était traversé par de continuels vols d’hirondelles de montagne. A nos pieds s’étalait, comme une mer de pierres aux vagues figées, les Lapiaz qui dallent le plateau de Parmelan de leurs roches déchiquetées, aux crevasses bordées de sapins à demi morts. Le soleil nous dardait maintenant ses traits d’or et nous enveloppait d’une tiède caresse. [...] les cimes principales de la chaîne : l’arête des Aravis, le Charvin à la pyramide bleuâtre, la Tournette pareille à une colossale mitre d’évêque, les cônes verdoyants des Bauges.

    [...]
    Pendant que nous dévalions dans le sentier caillouteux, nous entendimes[...] la rustique cantilène de la veille :

    « C’est le cceur de ma mie
    Que j’ai blessé :
    Mie, ma douce amie,
    T’ai-je fait mal ?...
    — Un petit peu, pas guère,
    Si j’en mourrais,
    Un baiser de ta bouche
    Me guérirait... »

    A cet instant, le soleil embrasa les degrés du Grand Montoir et nous distinguâmes, à droite, dans le fond, les eaux miroitantes du lac de Genève ; puis, tout au loin, les dents des Alpes valaisiennes...

    [...]

    André THEURIET.
    20 décembre 1904.

Chargement en cours Chargement en cours...
Veuillez patienter ...
Nouveau commentaire
Nous vous conseillons de vous connecter !

Astuce : Si votre commentaire est long, aérez-le en créant des paragraphes. Pour cela, il suffit de laissez une ligne vide entre ceux-ci !