Le site de la Voie Sarde, les Gorges de l’Échaillon et le plateau de la Ravoire à Saint-Christophe

Difficulté :
Facile
Dénivelé :
250m
Durée :
demi-journée

L'axe principal de communication entre Lyon et Chambéry passait par la Voie Sarde qui a été aménagée par les Ducs de Savoie. – Auteur :

Accès

De l’agglomération chambérienne, prendre la route des Échelles (D1006), franchir le col de Couz, puis à 1 kilomètre environ avant le tunnel des Échelles, tourner à gauche vers St-Blaise.
Poursuivre la route un kilomètre jusqu’au parking terminal des Charmilles.


Coordonnées :

  • 45.4461 N
  • 005.79483 E

Itinéraire

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Carnet de route

  • Carte IGN : TOP25 n° 3333 OT Massif de la Chartreuse Nord
  • Altitude de départ : 562m
  • Altitude minimum : 416m
  • Altitude maximum : 600m
  • Dénivelée : 250m
  • Distance : 9 km
  • Parcours sur fond de carte :
    — en bleu, à l’aller
    — en jaune, au retour
    — en orange, variantes
  • Balisage :
    — panneaux indicateurs
    — petit logo blanc pour le site préhistorique
  • Site : La Voie Sarde

ALLER

Refaire en sens inverse la petite route qui mène au parking.

Lorsque l’on rejoint La D1006 (grande croix), prendre le chemin à gauche.

À l’intersection suivante, prendre à droite la « piste d’Azil et Magda », l’ancien sentier des chèvres qui a été sécurisé par un important chantier d’escaliers métalliques et de passerelles et qui aboutit sur la Voie Sarde.

On peut remonter la Voie Sarde jusqu’à la D1006 (panneaux d’informations).

Redescendre la Voie Sarde, on passe devant le monument Charles Emmanuel II.

Poursuivre à la descente jusqu’au Pont Romain.

On peut remonter sur 200 mètres la rive gauche du Guiers Vif pour aboutir à un belvédère sur les Gorges de l’Échaillon.

Revenir au Pont Romain, puis sur une centaine de mètres jusqu’au bassin et prendre à droite le sentier qui monte.

À la première bifurcation, suivre à gauche le sentier menant au belvédère de Gerbaix.

  • Remarque : on peut auparavant, continuer une centaine de mètres puis, au petit cairn, emprunter le petit sentier continuant tout droit dans les gorges. Au bout d’un bon kilomètre, on rejoint une grotte (avec une résurgence). En poursuivant un peu, on descend au bord du Guiers Vif pour observer une étonnante conduite suspendue.

RETOUR

Redescendre du belvédère et prendre à gauche le chemin qui ramène au parking des Charmillles.

  • Remarque : en prenant au départ le chemin du retour pour rejoindre le Belvédère de Gerbaix, on peut, en poursuivant le sentier, rejoindre la Voie Sarde par les escaliers métalliques (en orange sur le tracé de l’itinéraire). On rejoindra alors le parking des Charmilles en ne suivant pas le sentier du belvédère de Gerbaix et en restant sur le sentier principal (en orange).
Dernière modification : 16 mai 2018
Roche Veyrand (1429m) par les Gandys

A propos

Auteur de ce topo :

Topo publié le 26 janvier 2015

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (3).
  • par Le 10 juin 2015 à 12h34

    Bonjour Stan, de passage dans le coin hier (09/06), en fait je n’avais pas vu ton topo...mais ce n’est pas tout à fait le même circuit.
    @+

    JC

  • par Le 10 juin 2015 à 12h37
  • par Le 10 juin 2015 à 21h43

    Bonsoir,

    je vois que tu es passé par le site archéologique de la Fru ;
    cet hiver, sous une neige lourde qui tombait, je ne l’avais pas trouvé
    à+

    Stan

  • par Le 10 juin 2015 à 22h36

    En fait, le site de la Fru n’est pas vraiment indiqué. Juste avant d’arriver au panneau Les Charmilles (560m),un petit logo blanc discret, sur un arbre a droite, indique la direction du site...je comprend que sous la neige, ce devait être un peu galère...

    JC

  • par Le 25 juin 2017 à 17h40

    Bonjour Stan. Comme on était récemment sur le chemin de la voie "sarde", quelques infos au sujet de la photo # 5, concernant le monument érigé en 1674 en l’honneur du Duc de Savoie Charles Emmanuel II de Savoie (au passage splendides tes images sur fond de neige).

    Axe de communication principal entre Lyon et Turin, la voie "sarde" permettait de franchir la montagne de l’Epine, première difficulté des Alpes en venant de Lyon, a été utilisée très tôt, probablement dès l’époque romaine.

    Au XVIIe siècle les ducs de Savoie décidèrent la rénovation de la voie dont le grand ouvrage reste la rampe Sarde qui permet de rattraper, après le défilé, le niveau de la plaine des Echelles et de St Christophe la Grotte.

    En 1674 Borgonio, architecte au service du duc de Savoie, envoyé pour faire les dessins qui devaient servir à illustrer le "Theatrum Statuum Sabaudiae" (Le Théâtre des Etats de Savoie) visita les travaux de la route des Echelles et entreprit le projet d’y élever un monument à la gloire de Charles Emmanuel II.

    Les travaux commencèrent en septembre / octobre 1674. Le monument ne fut à peu près achevé qu’en mai 1675, un mois avant la mort du duc Charles Emmanuel II le 12 juin, et fut inauguré le 22 novembre 1676.

    Traduction du texte gravé en latin :

    " Charles Emmanuel II, duc de Savoie, prince de Piémont, roi de Chypre, après avoir assuré la félicité publique, s’être occupé de l’avantage de tous, renversant ici les barrières opposées par des rochers escarpés et menaçants, aplanissant les inégalités des montagnes, comblant les précipices sous les pieds des voyageurs, a ouvert cette voie royale, plus courte, plus sûre, fermée par la nature, vainement entreprise par les romains, abandonnée après eux et maintenant offrant à jamais un libre accès au commerce des peuples."

    Mutilé pendant la révolution française, il fut une première fois restauré en 1803 par Joseph Verneilh, préfet du département du Mont Blanc. Une inscription, disparue vers 1815, avait été gravée pour dater la restauration : "Ce monument, justement consacré à la mémoire d’un excellent prince, duc de Savoie, a été restauré sous les auspices de Bonaparte, premier consul des français, l’an XI de la République française".

    D’autres travaux de réparations eurent lieu notamment à la fin du XIXe siècle par la Société des Grottes, aidée d’une allocation du roi d’Italie.

    En 1952 le monument fut inscrit sur la liste des monuments historiques. En 1992 le monument fut restauré avec la participation d’EDF par le sculpteur Livio Benedetti, et notamment ses armoiries.

    http://www.panoramio.com/photo/53763201?source=wapi&referrer=kh.google.com
    (photo Franck Ripert).

    Pour ceux que l’héraldique intéresse :
    "Ecartelé, en I contre-écartelé au 1 d’argent à la croix potencée d’or cantonné de quatre croisettes de même, en 2 burelé d’azur et d’argent de dix pièces au lion de gueules armé lampassé et couronné d’or brochant sur le tout, au 3 d’or au lion de gueules armé lampassé et couronné d’azur et au 4 d’argent au lion de gueules armé lampassé et couronné d’or ; en II grand-quartier parti au 1 de gueules au cheval effrayé d’argent ; au 2 fascé d’or et de sable de huit pièces au cancrelin de sinople posée en bande brochant sur le tout et enté en pointe d’argent à trois bouterolles au bout d’épée faites en croissant de gueules malordonnées ; en III grand-quartier parti en 1 d’argent semé de billettes de sable au lion de même brochant sur le tout et en 2 de sable au lion d’argent ; en IV grand-quartier parti en 1 à cinq point d’or équipolé à quatre points d’azur au 2 d’argent au chef de gueules ; sur le tout d’argent, à la croix de gueules, cantonnée de quatre têtes de maures de sable, tortillées d’argent ; sur le tout du tout de gueules à la croix d’argent.

    Ce sont en fait les précédentes armes de Savoie modifiées pour y placer celles du royaume de Sardaigne (les têtes de Maures ; sur la photo, ces dernières "sur le tout d’argent, à la croix de gueules, cantonnée de quatre têtes de maures de sable, tortillées d’argen" ne sont pas représentées).

    • A noter au passage que la fameuse tête de maure n’est pas d’origine corse, dont l’histoire a été moultement agitée, mais vraisemblablement d’origine aragonaise, symbolisant la lutte contre les envahisseurs "sarrasins" dans la péninsule ibérique.
      A l’époque, Gênes et Pise se disputaient la Corse, qui tomba sous l’emprise de Gênes. Le pape Boniface VIII décida en 1297 de donner la Corse et la Sardaigne au Roi d’Aragon (le Saint-Siège était en effet censé posséder ces îles). Les ducs de Savoie ont donc récupéré les armoiries d’Aragon en passant par la Sardaigne (la croix des Rois d’Aragon entourée de quatre "têtes de Maure anciennes" (symbole héraldique cité plus haut).
      En héraldique :
      "d’argent" = fond blanc
      "à la croix de gueules" = croix rouge
      "cantonnée de quatre de têtes de maures de sable" : si l’on partage le blason en quatre par deux lignes verticale et horizontale (les axes de la croix), on obtient 4 "cantons", chacun portant une tête noire
      "tortillées d’argent" = un bandeau blanc noué sur la nuque.
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