Les Baux de Provence - Tour et visite du village - Le Val d’Enfer - Le Château

Difficulté :
Facile
Dénivelé :
100m
Durée :
demi-journée

Perché sur un bastion rocheux, véritable "navire de pierre", site touristique majeur avec plus d'un million et demi de visiteurs par an, adhérent des "plus beaux villages de France", occupé dès la préhistoire, c'est aujourd'hui un village médiéval entièrement restauré et sans voitures, ce qui lui donne un charme unique. Au-dessus du village, les ruines du château se visitent également, moyennant finance.

Accès

Village des Baux-de-Provence, atteint par Saint-Rémy-de-Provence au nord ou Fontvieille au sud-ouest ou Maussane-les-Alpilles au sud-est.

Nombreux parkings payants de part et d’autre du col de la Vayède.

Itinéraire

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LE TOUR DES BAUX - VISITE DU VILLAGE - LE CHÂTEAU

Carnet de route

  • Carte : IGN TOP 25 3042OT ou 3043OT
  • Distance : 2/3 Km
  • Horaire : 2/3h00

Liens Internet

Descriptif

Du parking, quel qu’il soit, remonter au col de la Vayède.

Descendre en versant est. 250 mètres plus loin, dans le second virage, prendre un chemin à droite, horizontal, direction sud-ouest, qui passe sous le versant sud-est du bastion rocheux qui supporte le château des Baux.

On passe devant un panneau : "Stèles romaines des Trémaïé et Gaïe".

On passe devant la chapelle des Trémaïé, fermée, qui offre un beau point de vue sur le vallon d’Entreconque.

On arrive sous l’énorme proue du bastion rocheux.

A droite, un sentier mène à la stèle romaine des Gaïe. A gauche, un sentier mène sur un promontoire rocheux qui offre un beau panorama.

Revenir sur le chemin principal et contourner la paroi rocheuse.

Le chemin traverse une végétation dense et descend vers la route, au niveau de la "Vierge Noire".

  • De là, possibilité d’effectuer la variante décrite plus bas.

Remonter par la Calade d’Eyguières.

  • Pour calade, voir ICI.

Pénétrer dans le village par la Porte d’Eyguières.

On visite le village selon son inspiration avec, ou non, la visite payante du château.

Finir la visite en gagnant le nord du village et franchir la porte qui arrive au col de la Vayède.

VARIANTE : DÉCOUVERTE DU VAL D’ENFER

ET DE SES LÉGENDES

Carnet de route

  • Distance supplémentaire : 5,5 Km
  • Horaire supplémentaire : 2/3h
  • Dénivelé supplémentaire : +200m
  • Difficulté de la variante : Moyenne - Passage d’un ressaut rocheux équipé d’échelons

Cette variante vous propose de partir à la découverte du Val d’Enfer et de ses légendes. La boucle proposée offre de superbes panoramas sur le village des Baux-de-Provence et son château.
Les plus téméraires et les aventuriers "risques tout" pourront partir à la recherche de la sorcière de Taven et du trésor caché d’Abderamane, qui serait jalousement gardé par la Chèvre d’Or.

Extrait Wikipédia

L’antre de Taven, la sorcière

C’est là, si l’on en croit Frédéric Mistral, que Mireille transporte Vincent blessé, pour le faire guérir par une masco (« sorcière » en provençal). Cette Taven vit dans une excavation jouxtant le trau di Fado (le « Trou des fées »), une des plus spectaculaires grottes baussenques. Cet ensemble de grottes se trouve sur le flanc du baou de la Costapera, un éboulis qui plonge dans le Val d’Enfer. L’antre de la sorcière est précédé d’un terre-plein qui est nommé lou recatadou di ratopenado (le « guano des chauve-souris »).

De là, un couloir mène à la caverne de Taven, un puits profond d’environ six mètres. Dans ses parois s’ouvrent deux goulets. Le premier conduit à la cafourno de la Chauchoviéjo (« la caverne de la Chauche Vieille »), un réduit où la sorcière prépare ses philtres.

Le second, où une stalagmite figure le sarcophage de Taven, permet d’atteindre la « chambre de la Mandragore ». Elle se prolonge vers la coumo di trevan (la « cave des lutins ») puis se dirige vers le pas de la Bambaroucho (le « passage de la Bête Noire »).

La légende veut que seul Abd al-Rahmān, un chef de guerre sarrasin, que tous les Provençaux appellent familièrement Abderamane, ait eu le courage de s’enfoncer au plus profond de ce labyrinthe. Il y fut poussé par la nécessité d’y cacher un fabuleux trésor composé de monceaux d’or et de pierreries, résultat de ses rapines. Personne ne se risquerait d’aller le chercher puisqu’il est sous la surveillance de la Chèvre d’or, gardienne attitrée de tous les trésors enfouis par les Sarrasins en Provence.

Descriptif de la variante

De la vierge noire, rejoindre la route (D27), en contrebas sur votre gauche.

Traverser et descendre la D27 sur 20m, pour prendre de suite à droite la petite route (en sens interdit) qui rejoint la D789.

Prendre à droite et longer la D78g sur 250m environ jusqu’à arriver à une intersection.

Suivre alors la direction des "Carrières du Val d’Enfer" par la gauche.

Continuer sur le bord de cette petite route goudronnée sur environ 150m puis après le premier virage, repérer sur votre gauche la grosse pierre taillée en forme de meule qui marque l’entrée du Val d’Enfer.

S’engager alors dans ce sentier à l’issue incertaine. Le sentier traverse le site pour rejoindre la D26 au niveau de la cote 267. Il n’est pas représenté sur la carte IGN TOP 25.

D’autres petites sentes serpentent à travers le site, mais seule l’une d’entre elles pourra vous faire rencontrer la sorcière de Taven et découvrir le trésor caché d’Abderamane.

Une fois sorti du Val d’enfer et après avoir rejoint la D26, prendre à droite et descendre en direction du village.

Après 250m (cote 180), prendre à gauche le sentier (balisé jaune) qui nous amène à la table d’orientation de cette variante.

Pendant la montée, vous allez rencontrer une intersection.

Quitter alors le sentier balisé qui monte tout droit pour prendre à gauche un sentier qui rejoint la petite route goudronnée sous la table d’orientation.

Traverser cette petite route pour rejoindre tout droit le sentier un peu raide qui nous amène au point culminant de cette sortie.

Revenir sur la petite route précédemment traversée pour la descendre direction est jusqu’à son intersection avec la D27 (cote 225).

Emprunter la D27 par la gauche en direction du village sur 50m environ.

Quitter alors la route pour prendre à droite le sentier muni d’une barrière en bois et qui s’enfonce entre les blocs rocheux.

A la première intersection, prendre à gauche et laisser le sentier de droite qui part surplomber le "Mes de Maï".

L’itinéraire emprunte alors un très joli sentier en direction du sud et traverse un petit plateau qui est un magnifique belvédère sur le village des Baux-de-Provence.

Rejoindre l’extrême sud de ce plateau cerné de petites falaises.

Repérer le gros cairn qui nous amène au petit passage délicat de la variante.

  • On tombe alors sur un passage taillé dans la roche, où il faudra descendre un mur rocheux d’environ 1,8m équipé d’échelons et de rampes.

Cette difficulté passée, suivre la sente qui descend jusqu’à arriver à une dalle rocheuse peu inclinée. Repérer et suivre les cairns ci et là jusqu’à retomber sur un sentier dans le vallon de la Font.

Prendre à gauche et rejoindre la D78g. Le sentier passe d’abord derrière quelques propriétés avant de rejoindre une route goudronnée.

A l’intersection avec la D78g. Prendre tout droit le chemin que l’on avait emprunté au départ (celui avec un sens interdit). Pour rejoindre la D27 et la Vierge noire.

De là, il ne vous reste plus qu’à reprendre le topo principal là où vous l’aviez laissé.

Dernière modification : 29 août 2018
Mont Gaussier (306m) par le Lac de Peiroou - Parc Naturel Régional des Alpilles

A propos

Auteurs de ce topo : , ,

Topo publié le 12 octobre 2013

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 7 novembre 2013 à 11h18

    Joli travail collectif, avec une profusion de belles photos, on a l’impression de faire une balade virtuelle dans le site des Baux.

  • par Le 7 novembre 2013 à 16h27

    Histoire et Légendes

    • Abd-al-Rhaman (mort en 732) a bien existé.
      Abdul Rahman Al Ghafiq, également connu sous le nom Abd er Rahman, Abdderrahman, Abderame, et Abd el-Rahman. Son nom complet était Abu Said Abdul Rahman ibn Abdullah ibn Bishr ibn Al Sarem Al ’Aki Al Ghafiqi. Ouf ; qui dit mieux ?
      Ayant mal évalué Charles Martel, qui était déterminé à empêcher l’expansion du califat sur les Pyrénées et le cœur de l’Europe chrétienne, et les forces dont disposait ce dernier, Abderamane fut défait en 732 près de Poitiers .
      Mais il semblerait que ce soit son fils qui soit concerné par la légende. Celui-ci a tenté une autre invasion de la Gaule en 736 en débarquant à Narbonne, dans le but notamment de renforcer les musulmans de la région d’Arles et ensuite se déplacer à l’intérieur. Charles Martel intervient encore et reprend en 736 Montfrin, Avignon, Arles et Aix-en-Provence avec l’aide de Liutprand, roi des Lombards. Il écrasa une armée musulmane à Arles, quand les musulmans en sortirent, prit la ville elle-même et l’incendia pour éviter de servir de bastion musulman ultérieur.
    • Les trois Maries - les "Trémaïes".
      A la base d’un vieux donjon. dans la roche, on voit trois personnages d’apparence féminine. La tradition enseigne qu’ici sont représentées les “trois Maries” qui accostèrent en Provence. Les vêtements sont bien d’un type de l’époque romaine. Quelques lettres étaient encore visibles au-dessus du bas relief : “F. CALDUS A E POSUIT P...” (sens du texte échappe inconnu). Des ex-votos des 18 et 19e siecle y furent retrouvés.
      Il pourrait de s’agir de trois divinités déesses-mères protectrices de la légion romaine cantonnée ici à son époque (cf Maïa - http://fr.wikipedia.org/wiki/Ma%C3%AFa_(mythologie)
      Autre version : le général romain Marius, son épouse Julia et la prêtresse Salienne Marthe qui se distingua pour le destin de la bataille de Pourrières (“Le Roman de Marthe la Salyenne suivi de notes sur les Hommes et les Dieux de Provence”).
    • Les “Gaïé”.
      Stèle apparemment tombée de la falaise, représentant deux personnes vêtues à la mode romaine.Le mot “Gaïe” viendrait de Caïus, nom romain de Caïus Marius. La scène semble représenter un autel où se célébrait un sacrifice. On y voyait une coulée permettant au sang de la victime de s’écouler dans des cratères offerts aux dieux anciens.
    • Berthe au grand pied ?
      A l’extérieur des Baux : la chapelle Sainte Berthe. Une roche près de celle-ci conservait la trace du pied de Berthe, en fait un grand et large pied schématisé de 41 cm de long (du 63 en mesure classique de pointure).
      Un peu plus loin se trouve le vallon Saint-Martin. Une petite source y coule faiblement : la légende dit que Martin l’ait fait jaillir sous son bâton, lors de son voyage de Gênes à Poitiers.
    • La roche de Baumanière.
      A proximité du Val d’Enfer se trouve la roche de Baumanière.
      Une maison existait au pied de cette roche quasiment écroulée ; elle était réputée construite sur un passage conduisant à un aven vertigineux mais accessible par un escalier de trois marches Il suffisait une certaine nuit d’oser descendre cet escalier : les marches se superposant les unes aux autres permettraient d’arriver en un lieu où était écrit un livre “des morts et des vivants”. Il était interdit au maître des lieux de s’y rendre sous peine que l’entrée en soit obstruée. Mais celui-ci ne put résister à la tentation en entendant une douce rumeur monter du gouffre. Le 30 avril 1653, à 5 heures du matin, la roche s’écroula, ensevelissant maison, moulin, propriétaire, servante, cheval, troupeau. On raconte que la nuit anniversaire du drame on entend toujours la « douce rumeur » ainsi que les gémissements des occupants disparus.
      Mais attention : il reste encore assez de roche pour écraser tous ceux qui auraient l’idée saugrenue d’aller y voir de plus près. Ils risqueraient d’y trouver seulement le "livre des morts".
  • par Le 8 novembre 2013 à 18h59

    Félicitations à vous trois ! Les dernières photos qui montrent le château poussent à venir voir de nos propres yeux ce superbe édifice !

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