Les Civadières (446m) - Parc Naturel Régional des Alpilles

Difficulté :
Moyen
Dénivelé :
380m
Durée :
demi-journée

Situées à proximité immédiate du point culminant des Alpilles, les crêtes des Civadières offrent aux randonneurs un magnifique parcours hors sentier, agrémenté d'un large panorama sur le Mont Ventoux, le Petit Luberon et bien évidemment sur tout le massif des Alpilles. Paradis du sanglier, vous ne verrez que très peu de traces humaines sur ce parcours parfois exigeant.

Accès

  • De Salon de Provence :

Prendre la direction d’Eyguières par la D17.

D’Eyguières, continuer sur la D17 en direction d’Aureille.

D’Aureille, prendre la direction d’Eygalières par la D25.

Peu après être sorti d’Aureille (environ 1km), repérer à droite le parking et ses panneaux informatifs le long des oliveraies.

Se garer sur ce parking.

Itinéraire

Ouvrir en grand !

Chargement de la carte en cours

Carnet de route

  • Carte 1 : IGN TOP 25 3043 OT St Martin de Crau
  • Carte 2 : IGN TOP 25 3143 OT Salon de Provence
  • Tracé IGN : Les Civadières
  • Départ : 155m
  • Point Haut : 446m
  • Distance : 9Km
  • Horaire : 3h à 3h30

Balisage

Aucun

Précautions

Pour des raisons évidentes de risque incendie, l’accès au massif est restreint du 1 juin au 30 septembre par arrêté préfectoral, voire même interdit certains jours.

Pendant cette période, il est inutile de compter s’y rendre un jour de Mistral.

Se renseigner la veille via le lien ICI.

Difficulté

  • Randonnée en grande partie "hors sentier" avec quelques passages au milieu d’une végétation arbustive agressive (broussaille de petite à moyenne taille). Pantalon long fortement conseillé.
  • Ce parcours ne comporte pas ou très peu d’ombre. Éviter les fortes chaleurs
  • Quelques courts passages aériens qui requièrent de l’attention et un pied sûr. Déconseillé aux personnes sujettes au vertige.
  • Circuit à éviter si vent violent.
  • Traversées de pierriers plus ou moins stables. Chaussures à tiges hautes recommandées.

Descriptif

Du parking, prendre le large sentier en contrebas qui s’engage entre les oliviers en direction de l’ancienne vigie des Opies.

Après 150 mètres, quitter ce large sentier, pour prendre à gauche un sentier plus discret qui va longer une clôture sous la falaise de la Civadière (site d’escalade). Ce sentier va rejoindre la D25 à sa cote 179.

Juste avant de rejoindre la D25 et de devoir traverser le ruisseau (souvent à sec), repérer et prendre à droite la petite sente qui s’engage dans la garrigue en direction des Balmes du Larron.

Au fur et à mesure que l’on progresse dans les Balmes du Larron (direction est), la sente finit par devenir très discrète jusqu’à quasiment disparaitre dans la végétation.

Là, continuer votre progression au mieux (toujours direction est) afin de rejoindre une croupe rocailleuse face à vous qui domine les Balmes du Larron.

Rejoindre ensuite un plateau sous la cote 348 des Civadières. On retrouve alors un semblant de sentier qui nous fait traverser ce petit plateau en direction de l’est.

Peu après (environ 300 mètres), rejoindre à vue les crêtes par la croupe rocailleuse sur votre droite. Contourner une mini-barre rocheuse par la gauche pour enfin rejoindre les crêtes des Civadières et leur somptueux panorama.

Continuer le long des crêtes en direction de l’est jusqu’à rejoindre la cote 414. En chemin, il y aura deux ou trois petits ressauts faciles à franchir.

  • À noter, que par endroits on retrouve un marquage marron (pas vraiment un balisage officiel) qui est bien utile pour esquiver les endroits trop exposés.

Plus loin, la crête s’affine et il faut franchir un court passage aérien ponctué d’un petit pas d’escalade facile.

  • Une attention et un pied sûr seront ici nécessaires. Déconseillé aux personnes sujettes au vertige.

Après ce passage, le cheminement devient alors plus aisé et l’on rejoint sans difficulté le point culminant des crêtes à leur cote 446.

Poursuivre le parcours de crêtes sur encore 500 mètres, puis à un cairn, descendre à droite (plein sud) dans le pierrier pour rejoindre le sentier visible menant à la tour des Opies .

Une fois sur ce sentier, descendre le vallon par la droite sur 2 kilomètres jusqu’à rejoindre une intersection avec une piste.

Il ne reste alors plus qu’à suivre la piste à droite pour rejoindre le parking de départ.

Dernière modification : 29 août 2018
La Tour des Opies (496m) - Parc Naturel Régional des Alpilles

A propos

Auteur de ce topo :

Site web : befakali youtube channel

Topo publié le 5 novembre 2014

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 22 janvier 2015 à 23h42

    Salut Fabien.
    Sais-tu quel le rapport entre les civadières et les crêtes rocheuses ?

  • par Le 23 janvier 2015 à 09h30

    Salut Hereme,

    Sur l’IGN, le site d’escalade proche du parking de départ est nommé "la" Civadière , le reste des crêtes sont nommées "les" Civadières.

    "… Mais que signifie « Les Civadières » ?

    Le mot est un terme non pas de montagne mais de marine qui désigne une voile carrée fixée sur le mat de beaupré ; ce type de voile ne se fait plus depuis le XIX° siècle.

    Peut être qu’en sortant d’un bar d’Aureille, il y a fort longtemps, un vieux marin retraité, un soir de pleine lune, inspiré par la boisson ou la poésie a donné aux falaises qu’il voyait au nord du village le nom des voiles qui le faisaient encore rêver : ah ! Les Civadières !."

    Source : http://cpbeaucairois.free.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=540&Itemid=9

    Entre ça et les Opies toutes proches, il semble que la toponymie du secteur soit plutôt excentrique...

  • par Le 23 janvier 2015 à 19h19

    Peut-être ton marin s’est inspiré de quelques éléments de la littérature (avec un peu d’histoire au passage - j’ai fouillé dans mes archives) ci-dessous, et chantait-il "Braves Mariniers" après que la dive bouteille eût fait effet (peu de chances que ce soit du génépi). En tous cas un sujet d’inspiration ton topo, surtout avec ses noms de lieux alphonsedaudesques.

    • Extrait des Ouvrages Anglais périodiques et autres ; des Mémoires etTtransactions des Sociétés et Académies de Grande-Bretagne, d’Asie, d’Afrique et d’Amérique - Charles Derrick - tome 42 - 1809

    " Voici comment s’exprimoit Sir Walter Raleigh dans son discours sur l’invention des vaisseaux.
    « La forme de nos bâtiments anglais a été beaucoup perfectionnée de mon temps. L’invention des mâts de hune est récente : il en est de même de l’addition des bonnettes, des voiles de perroquet, les CIVADIERES et CONTRE-CIVADIERES ... » ".

    • LE MANOEUVRIER ou Essai sur la Théorie et la Pratique des Mouvements du navire et des Evolutions navales - par M. Bourdé de Villenhuet, Officier des vaiffeaux de la Compagnie des Indes - A Paris, chez H.L. Guérin & L.F. Delatour, rue Saint-Jacques, à saint Thomas d’Aquin, Avec Approbation & Privilège du roi, 1765.
      Le même : à Paris ches Desaint, Libraire, rue du Foin - 1769 - Avec Approbation & Privilège du roi.
      Ou encore : chez Bachelier père & fils, Libraires pour la marine, Paris, quai des Augustins n° 55, cinquième édition, 1832.

    " Les Voiles qui font sur l’avant du centre de gravité d’un Vaiffeau, font les CIVADIERES & les focs. Ces voiles appartiennent au mât de beaupré qui fe prolonge hors du Vaiffeau par-deffus l’étrave, obliquement à l’horizon ...".

    • Traité sur la construction des vaisseaux dédié et présenté au roi, par M. le Comte du Maitz de Goimpy, Capitaine des Vaiffeaux de Sa Majesté, Chevalier de l’Ordre Royal & Militaire de Saint Louis, de l’Académie Royale de Marine - chez D.C. Coutirier, pere, Imprimeur-Libraire, aux Galeries du Louvre & Couturier, fils, Libraire, Quai des Auguftins - 1776 - Avec Approbation & Privilège du roi.

    "Si l’’on fait attention que cette folution fuppofe une telle Frégate bien en affiette au plus près & vent arrière, on verra que ces marches peuvent venir à l’égalité dans ces deux pofitions ; & qu’il est même poffible qu’un Vaiffeau au plus près vite qu’il ne va vent arrière : il y auroit encore une moindre différence de viteffe que celle qur j’ai trouvée, fi j’avois compté toutes les voiles, telles que les CIVADIERES et les voiles d’étay ...".

    Eléments de navigation par N.C. Duval-Leroy, chez R. Malissis, fils, Imprimeur-Libraire, Grand’rue, n° 78, et fe trouve à Paris, chez Louis, Libraire, rue de Savoie, n° 12 - An X (1802)

    Nous pourrions nous difpenfer de remarquer que les focs & les CIVADIERES font des voiles qui font point liées les unes avec les autres, non plus que la grande voile d’étai, celle d’étai de hune, la fauffe voile d’étai, ni celle d’étai de perroquet, qui font encore des voiles fur l’avant du centre de gravité du navire ...".

    • Et une petite chanson de marins :

    BRAVES MARINIERS

    Braves mariniers voguons sur l’eau
    Bravons la tempête l’orage et les flots
    Entendez-vous les canotiers
    Qui crient embarquez vaillants mariniers
    Rendez-vous et soyons tous d’accord
    Le pavillon flotte à notre bord

    A bord du vaisseau étant sur le pont
    A manœuvrer soyons vifs et prompts
    Le cabestan est préparé
    Nous faut virer l’ancre est levée
    Le maître d’équipage au coup de sifflet
    Nous fait tous manœuvrer au parfait

    L’ancre est dérapée hissez l’hunier
    Et tous les fiers vaillant mariniers
    Boulinent à bâbord et brassent à tribord
    Nous voilà en mer sur ce joli bord
    Borde les focs et l’artimon
    Pilote gouverne à l’horizon

    Dessus la misaine matelots en haut
    Larguent les cargues font comme il faut
    La grande voile il faut desserrer
    Les perroquets du foc appareiller
    Amure partout borde à toucher
    Hisse et borde toutes les voiles d’étai

    Du haut des huniers messieurs les gabiers
    Promptement desserrez les perroquets
    Aux drisses hissez promptement
    Car nous n’avons presque pas de vent
    Nous avons un calme tout bas
    Car les voiles battent les mâts

    Parons les manœuvres allons à plus prompt
    Que l’on embarque sur le pont
    Borde le tapecul et les civadières
    Il paraît que nous allons vent derrière
    Mes les bonnettes en haut et bas
    Car de la route nous n’en faisons pas

    Du monde aux drisses veillez bien partout
    Voilà un grain de vent pour le loup
    Serrez la civadière à présent
    Toutes les bonnettes crainte du vent
    Bas bas le tapecul et les perroquets
    Voilà voilà nous allons bon frais

    Pour bien arriver dans ce joli port
    Tenez-vous prêts il faut virer de bord
    Adieu va la barre sous le vent
    Le lof est levé brasse hardiment
    Quand on a de bons matelots
    On navigue en mer comme des héros

    Serrez la grande voile la misaine matelots
    Sur les vergues promptement
    Amène les focs et les huniers
    Nous somme en rade l’ancre il faut mouiller
    Chantons en serrant l’artimon
    Mariniers vive la navigation

    (François Ganacheau - Noirmoutier - 1832. Mélodie d’un chant de noce de Marie Mandin, de l’Epine - Noirmoutier.)

  • par Le 23 janvier 2015 à 22h54

    Peut-être intéressant du point de vue randonnée : les 11 principaux sommets des Civadières.
    http://www.geocaching.com/geocache/GC451D0_la-crete-des-civadieres-1?guid=43365447-4c49-4761-a170-e2426d2ec4f5

Chargement en cours Chargement en cours...
Veuillez patienter ...
Nouveau commentaire
Nous vous conseillons de vous connecter !

Astuce : Si votre commentaire est long, aérez-le en créant des paragraphes. Pour cela, il suffit de laissez une ligne vide entre ceux-ci !