Mont Emilius (3559m) - Boucle par Pila et la via ferrata

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
1900m
Durée :
1 jour
La carte

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Le Mont Emilius, du haut de ses 3559 m, dominant fièrement Aoste, fait partie des rois du val d’Aoste. Il est rare que le randonneur puisse monter à une telle altitude, il ne faut toutefois pas s’y tromper : si les mensurations du topo sont imposantes mais sans plus, ce qui est présenté comme une via ferrata ressemble plus à une petite course d’arête sécurisée et avec quelques échelons pour aider. C’est un régal pour le randonneur de pouvoir ainsi progresser vers d’autres environnements, mais…

Accès

Le départ s’effectue de Pila, station au-dessus d’Aoste et qui se rejoint en télécabine depuis cette ville… ou par 16 km de lacets (c’est plus sûr pour le retour)…
Une fois garé, trouver le télésiège de Chamolé, un peu en contrebas de l’arrivée du télécabine.
Le prix de l’A/R est de 9,50€, la dernière descente est à 17h30 (donc, on est à peu près sûr de descendre jusqu’à Pila à pied !)

Précisions sur la difficulté

On est à la limite supérieure de ce qu’on peut appeler de la randonnée, même si c’est tout à fait praticable seul.
La via ferrata me fait plus penser à un aménagement de sécurité mais prévoir quand même le matériel idoine : il y a une passerelle et quelques dévers ou verticalités.

Les infos essentielles

  • Carte : carta dei sentieri / L’escursionista n°4 - Conca di Aostea Mont Emilius - Mont Fallère
  • Altitude minimum : 1800 m (bas du télésiège) / 2309 m (haut du télésiège)
  • Altitude maximum : 3559 m
  • Distance : environ 20 km
  • Horaires : comptez entre 10 et 12 h
  • Index IBP : 236

On peut aussi couper en 2 en dormant au refuge d’Arbolle

Itinéraire

Avertissement :

Il est rare de pourvoir atteindre 3550m en randonnée mais il ne faut pas s’y tromper ou simplement regarder les mensurations du GPX que l’on a tracé sur un site : le mont Emilius se mérite, il faut prendre du temps. La montée de la face « randonnée » s’effectue dans les blocs et pierriers ; la « via ferrata » est une vraie via ferrata des origines : ce n’est pas un parc ludique comme on trouve en France, c’est un câble (pas continu d’ailleurs) qui permet de se sécuriser, d’ailleurs plus à la main comme une chaîne ou une corde fixe dans certains endroits escarpés que comme une vraie ligne de vie et les barreaux ne sont là que lorsqu’ils sont réellement nécessaires.

Il s’agit en fait d’une petite (et jolie) course d’arête, qui a l’avantage de pouvoir être effectuée seul, mais qui rapproche de l’alpinisme facile, avec quelques pas d’escalade.

Ne négliger ni le temps ni l’altitude (à 3500m, on ne saute pas attraper une prise comme à Lorient).

Au départ de la Via il est affiché 1000m de D+ et 3 à 5 h. Au GPS je mesure 700m de D+ mais uniquement en arête, avec quelques descentes et pas loin de 3 km qui, effectivement, se sont réalisés en 3h00, sans traîner.

Le télésiège étant fermé au retour, ce fut une boucle de 20 km (24 sur la trace brute décoffrage sans lissage), de 2000m de D+ (à 100m près, selon le lissage) et de près de 11h00 au total (oui, même la descente est lente et longue)...

Le topo

De l’arrivée du télésiège, prendre en face, légèrement sur la gauche, l’évident et très couru sentier vers le (quelconque) lac de Chamolé qui s’atteint en quelques minutes, se contourne par la gauche, avant d’attaquer la montée vers le col de Chamolé 320m plus haut et de redescendre d’environ 150m (qu’il faudra remonter au retour) sur le refuge d’Arbolle, où quelques marmottes farouches gambadent aux alentours. Les premiers mètres de la descente sont assez raides.

Une chose est sûre, sur cette première partie de parcours on ne sera pas seul !

Avant d’atteindre le refuge, au milieu des bosselettes de prairie, être attentif à la bifurcation, à gauche, avec le départ du sentier 14.

Assez rapidement celui-ci attaque une descente de 350m pour rejoindre le vallon de Combé, en profitant de quelques fragilités dans la raide paroi. Le sentier est parfois raide et sécurisé par quelques chaînes.

Juste au-dessus du plan des Eaux, vers 2160, partirait sur la droite une bifurcation (sentier 16A). Si de loin on distingue bien un sentier, la bifurcation n’est pas indiquée. Je suis donc descendu jusqu’au plan des Eaux et au pont, pour une distance similaire et une trentaine de mètres en plus à remonter. Ceci dit, la traversée des pâturages avec les vaches vaut le détour.

Au pont, la via ferrata du mont Emilius est signalée et on suit sans difficulté le sentier 16/16A, d’abord en sous-bois puis dans les alpages.

Ne pas perdre de vue, tout de même, qu’il y a 800m à monter (sur 3,3 km) avant d’atteindre le col Carrel, à plus de 2900m, le bivouac Fédérigo et le début de la via ferrata

Si 2000m de D+ dans la journée ne suffit pas, on aura pu bifurquer à gauche à 2620 pour faire, en plus, la Becca de Nona (du moins, le chemin est marqué sur la carte et sur OSM, je n’ai pas le souvenir de l’avoir vu).

L’arrivée au col permet de souffler et de s’équiper (au besoin à l’intérieur du bivouac).

Dès le départ, le ton est donné : si on voit le panneau d’information (qui indique 1000m de D+ et 3 à 5 heures de route) on ne voit pas le câble. Il faut déjà progresser un peu sur l’arête (plutôt sur la gauche du refuge, la droite est exposée).

Le début de la via n’est pas trop difficile, on peut poser les mains et/ou tirer sur le câble. Petit à petit on comprend qu’on est parti pour une longue arête, sans beaucoup de ferraille, sans non plus beaucoup de gaz/verticalité et que, souvent, le câble ne se tiendra qu’à la main, voire sera ignoré pour des passages plus commodes.

On alternera aussi les parties de grimpettes, quelques barreaux –parfois en dévers-, les descentes, les dalles inclinées, les parties presque plates dans la rocaille mais sans indication.

La passerelle, après une première pointe, est presque anecdotique.

À mi-chemin il y a une échappatoire (qui descend je ne sais comment dans le pierrier) et qui doit correspondre à ce qui est indiqué en bas comme « petit mont Emilius ».

Le panorama à 360° récompense tout de même tous les efforts.

La descente s’effectue, jusqu’au col des 3 capucins (3242m) dans du mauvais pierrier raide et la progression n’y est pas beaucoup plus rapide que sur la via ferrata.

Attention à ne pas tirer trop à gauche comme je l’ai fait (lassé de mettre les mains, j’ai préféré éviter les blocs). Je ne suis pas sûr qu’il y ait un chemin unique.

Même par sa voie « randonnée », le mont Emilius se mérite et demande un peu d’adresse.

Après le col, la pierraille continue (l’air de rien, on est à plus de 3000m) mais moins raide et ce n’est, globalement, qu’au niveau de la bifurcation du sentier vers le col d’Arbolle qu’on retour du vrai sentier. Ca fait donc 500m pénibles de descente.

À noter que vers 3040m j’ai perdu la bonne trace et trop visé tout droit vers le lac (corrigé sur le fichier KML). Mais dans les pierriers, dès qu’on a perdu un cairn…

Continuer alors jusqu’à retrouver le refuge d’Arbolle.

Ne pas négliger le temps de la descente : jusqu’à la fourche, il y a environ 500m de D+ et 2 km mais il y en a facilement pour une heure et, ensuite, jusqu’au refuge, il y a encore 3,8 km.

Remonter les 150 qui mènent au col de Chamolé puis plonger sur le lac.

Au lac, pour rejoindre le télésiège, attention à bien faire tout le tour du lac et non à suivre les indications « à mi-lac » qui sont le sentier 19A (certes, ça amène à Pila mais c’est plus long – c’est ce que j’ai fait, même si j’ai pu recouper en cours).

Si le télésiège est fermé, il y a un paquet de pistes de descente de VTT qui descendent directement sur la station. Certes, elles sont interdites aux piétons mais s’il n’y a plus de télésiège, il n’y a plus de VTT…

Pour info, le télésiège fait 2 km et 500m de dénivelé. Avec les pistes de VTT ça se descend en une bonne 1/2h.

Le panorama depuis le sommetici

Dernière modification : 17 mai 2018

La carte du topo « Mont Emilius (3559m) - Boucle par Pila et la via ferrata »

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Photos « Mont Emilius (3559m) - Boucle par Pila et la via ferrata »

Lac Chamolé Lac d'Arbole et mont Emilius Vallon de Combe Col Carrel, arête : on devine la passerelle Bivouac Federigo Becca nova La passerelle puis la suite Le mont Emilius Un bout de l'arête (derrière soi) Vierge sommitale Vierge sommitale Vierge sommitale Plaque commémorative Vers les lacs Mont Rose Lac Chamolé le soir Lac Chamolé le soir Le parcours sur GoogleEarth