Mont Pelvoux (3946m) - Voie normale par le couloir Coolidge

Difficulté :
Alpinisme PD
Dénivelé :
2433m
Durée :
2 jours

Une inévitable classique sur un sommet incontournable et "historique" puisqu'il donna son nom au Massif jusqu'en 1973, date de la création du Parc National des Écrins. Une course "peu difficile" pour une grande montagne... Dans sa partie terminale, la pente du couloir Coolidge atteint 40 degrés. – Auteur :

Accès

De Largentière-La-Bessée, dans la vallée de la Durance, remonter la "Vallouise" jusqu’à Ailefroide.
On laisse le camping sur la gauche. Prendre la route de gauche jusqu’à son terme où l’on trouvera le parking.

Itinéraire

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INTRODUCTION

Déjà bien visible depuis la vallée de la Durance, le Mont Pelvoux révèle toute sa hauteur verticale et imposante au fur et à mesure de la remontée dans la vallée. Il devient également un "compagnon" de randonnée tant il est présent, et écrasant, pendant la montée vers le glacier Blanc ainsi que pendant un séjour au refuge du même nom...

Il est donc logique de s’intéresser à cette montagne, d’autant plus que la course qui y mène est relativement simple...

À savoir : il s’agit ici de la description de l’itinéraire aller-retour, la "vraie" classique consistant à faire la traversée du Pelvoux, c’est à dire montée au sommet par le couloir Coolidge puis descente par le glacier du Pelvoux, le glacier des Violettes, le névé Pélissier... Un itinéraire plus long et plus délicat, surtout en cas de mauvais temps...

DIFFICULTÉ

Course cotée "peu difficile", sans doute si on la considère en traversée... Pour la course "simple", la seule difficulté consiste à avoir de bonnes jambes pour la partie raide du couloir, la descente est à "négocier" délicatement... Attention quand même aux éventuelles chutes de pierres dans le couloir, souvent déclenchées par des grimpeurs.

MATÉRIEL

Tout le nécessaire de course de neige. Attention ! Les crampons doivent impérativement être équipés d’un système antibottage. En effet la descente du couloir ne laisse pas de place au hasard...

Carte : TOP 25 3436 ET MEIJE/PELVOUX

HORAIRE

Du parking au refuge du Pelvoux : 3h30

Du refuge au sommet : au moins 4h

Altitude de départ : 1514m

LE REFUGE

Du parking, remonter le vallon du Sélé en longeant le torrent du même nom par sa rive gauche. Pendant une trentaine de minutes environ, le sentier (excellent), traverse une forêt de mélèzes puis devient caillouteux et prend de l’altitude en lacets.

À un moment donné, le sentier se divise en deux. Prendre à droite vers l’Est en direction du refuge du Pelvoux (pancarte). Si on se retrouve plein Ouest au pied d’une barre rocheuse c’est que l’on a pris la direction du refuge du Sélé...

En direction du Pelvoux, remonter les interminables lacets du sentier et après être passé sous une petite barre rocheuse, on atteint le sympathique refuge du Pelvoux (2704m).

LA COURSE

Au petit matin, prendre plein Nord, derrière le refuge, en direction du glacier du Clos de l’Homme. Arrivé au pied des barres rocheuses, le difficile sentier prend à gauche plein Ouest, et par une traversée oblique, on atteint la Bosse de Sialouze, où l’on prend pied sur le glacier .

Remonter facilement au début le glacier de Sialouze puis, s’orienter peu à peu à droite vers le Nord-Est en direction du couloir Coolidge que l’on voit apparaître...

La pente se redresse lentement mais sûrement dans le couloir pour finalement atteindre 40 degrés environ. On débouche alors à un col qui donne sur le glacier du Pelvoux, un plateau glaciaire.

Le sommet, la Pointe Puiseux, se situe sur la gauche, bien visible et que l’on atteint facilement.

Ne pas "traîner"au sommet, car les rayons du soleil ne tardent pas à "éclairer" le haut du couloir...

LE RETOUR

La descente, du moins pour cette "version simple" de la course, doit se faire sans empressement. Il faut être sûr de soi et de son matériel, car la pente "prise" de face peut être impressionnante pour certains...

Pour la suite, c’est un retour orienté Sud... donc à déguster !

Panoramique 360° du sommet.

Dernière modification : 26 juillet 2018
L’Ailefroide - Sommet Oriental (3848m) Voie normale

A propos

Auteur de ce topo :

Depuis l'adolescence, quand j'ai découvert la rando., j'ai eu l'opportunité de faire quelques balades sur ces montagnes que j'aime tant...Et je me propose de le faire partager...

Topo publié le 8 mars 2011

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (11).
  • par Le 6 mars 2011 à 21h11

    Une course qui compte dans une vie de montagnard.

  • par Le 6 mars 2011 à 21h27

    Il va falloir y aller alors ;-)

  • par Le 7 mars 2011 à 07h53

    Trop tard pour moi, mais pour toi c’est tout bon.....

  • par Le 7 mars 2011 à 09h51

    Depuis le temps qu’on veut le faire !
    Allez Thomas

  • par Le 7 mars 2011 à 09h55

    Il faut savoir laisser la place aux jeunes.....

  • par Le 16 juillet 2012 à 19h47

    C’est vrai que la traversée vaut son pesant de nougat avec ses rappels le névé Pelissier et surtout les désescalades sans fin des vires d’Ailefroide. Je ne sais pas si c’est encore le cas mais on pouvait il y a 15 ans enchainer facilement les deux pointes sommitales.
    J’ai fait ça en 95, autant dire à la vue des photos que c’était une autre course. Le couloir coolidge m’avais impressionné lorsque je l’ai découvert de la bosse de Sialouze.

  • par JayceLe 12 juillet 2014 à 17h47

    Je m’y attaque pour la première fois fin du mois ! Vue l’abscence de crevasses et que la course est PD, est-il vraiment nécéssaire de s’encorder pensez-vous ? Serait-il dangereux de ne pas le faire ? Même tôt le matin ?
    Partagez-moi votre éxpérience !!!

  • par Le 12 juillet 2014 à 21h23

    Salut Jayce,
    De mon point de vue, l’intérêt de cette course réside dans sa traversée (par le glacier des violettes). La cotation PD est alors justifiée.
    Encore une fois, il ne faut pas confondre difficulté et exposition. Ce n’est pas parce qu’un glacier paraît peu crevassé que le danger n’existe pas. Les ponts de neige sont plus dangereux s’ils ne sont pas visibles et cela n’a rien avoir avec la difficulté de la voie. (Le Glacier des Violettes est particulièrement crevassé.)

  • par Le 13 juillet 2014 à 15h40

    Par principe, un glacier devrait systématiquement nécessiter un encordement...n’oublions pas non plus que parfois, des névés demandent ce genre de précaution(pente très raide, etc...). Ceci dit, je trouve personnellement impensable de gravir et encore moins de descendre le couloir Coolidge vue la pente raide et vertigineuse de ce (long) passage...Mais on se retrouve dans le cas du bouclage de la ceinture en voiture(mis à part l’aspect juridique) : On peut faire "sans",tant qu’il n’arrive rien...

  • par hechtLe 29 juillet 2015 à 13h30

    fait il y a longtemps,mais pleins de beaux souvenirs....

  • par montaineerLe 21 janvier 2016 à 13h38

    fait en 1990 par les rochers rouges (pas de neige au coolidge), une ascention extraordinaire pour une course extraordinaire mes plus beaux souvenirs de montagne...à 17 ans !

  • par Le 21 janvier 2016 à 16h30

    bonjour ! la partie glaciaire est elle crevassée ?

  • par Le 22 janvier 2016 à 12h10

    Hello Cyril,

    Vu comment le secteur a dégusté l’an dernier, c’est fort probable. En tout cas si tu te poses la question de l’encordement, la réponse est clairement positive. Sans encordement dans ce secteur, c’est jouer à la roulette russe ;)

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