Mont Taranaki (2518m)

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
1582m
Durée :
1 jour

Le Taranaki (ou Mont Egmont), deuxième plus haut sommet de l’île du Nord de la Nouvelle Zélande, est un volcan endormi dont la forme conique est quasi parfaite. Situé très proche de l'océan Pacifique, le voir d'en bas est presque aussi beau que le panorama qu'il offre à son sommet. Il est un sommet très apprécié des randonneurs néo-zélandais, mais aussi des nombreux touristes durant tout l'été. En hiver, entièrement recouvert de neige, il est beaucoup plus difficile d'en atteindre le sommet. – Auteur :

Accès

Depuis Auckland, compter environ 400 km pour arriver au pied du Taranaki. La route passe par les villes de Hamilton, Te Kuiti, New Plymouth. Il faut ensuite se diriger vers le Parc National "Egmont National Park" via la Egmont road. Celle-ci se termine juste devant le "Visitor Center" du Taranaki, point de départ de la randonnée.

Itinéraire

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  • Longueur A/R : 12.6 km
  • Temps A/R : 8h00 à 10h00 selon le panneau mais possibilité de gagner beaucoup de temps à la descente si familier avec la course en pierrier. (fait en 6h)
  • Dénivelé : 1582m
  • Altitude Max : 2518m

Informations utiles

Au Visitor Center, vous trouverez toutes les informations nécessaires pour réaliser la randonnée.

  • La dernière météo (Très changeante dans cette région)
  • Des cartes de topos allant de très basiques à très bien détaillées
  • Un cahier à signer afin de signaler que vous comptez monter le Taranaki
  • Il n’y a pas besoin d’équipement particulier pour réaliser cette ascension
  • Il est fortement déconseillé de réaliser cette ascension par mauvais temps (pluie ou vent)
  • On peut apercevoir des Kiwis … Ce qui implique que les chiens sont interdis
  • Eau potable et toilettes sur le parking + Toilette près de Tahurangi Lodge (pas d’eau)
  • Possibilité de camper entre 15 et 50m du chemin (Interdit au sommet car sacret pour les Maoris)
  • Enfin, possibilité de dormir gratuitement sur le parking pour partir au plus tôt (Assez rare le mot gratuit dans ce pays donc je le souligne ;))

Les 4 parties de la randonnée :

Partie 1 : Parking => Tahurangi Lodge (1h15 – 1h30) (+500m environ)

Le départ de la randonnée est relativement facile. Un sentier bien tracé nous fait passer au milieu de l’immense forêt du parc national. Il est en partie bétonné ce qui rend la marche moins agréable sur un petit kilomètre.
Juste avant d’arriver au Lodge, une grande antenne se dresse sur notre passage et à sa droite, les toilettes publiques. Mieux vaut réfléchir à deux fois avant de les passer car par la suite, aucune zone d’ombre ne saurait vous cacher ;).

Partie 2 : Tahurangi Lodge => La pente de cendre (1h30 – 2h) (+600m environ)

Une fois au lodge, les choses sérieuses commencent. Le chemin s’enfonce dans un premier temps dans un éboulis. Celui-ci nécessite de mettre les mains au sol pour avancer tant les roches sur le passage sont énormes et coupantes. Vient ensuite la partie que j’aime le moins. Des marches, des marches à perte de vue. J’en ai compté 664. Il y a probablement une marge d’erreur à prendre en compte mais je peux affirmer sans trop me tromper qu’il y ‘en a plus de 650 et c’est déjà beaucoup.
Une fois la dernière marche grimpée, commence une pente assez raide, jusqu’à plus de 40%. Le sol est composé de petits cailloux, des pierres de lave très tranchantes, de cendre etc... On avance d’un pas et on recule de deux. La progression ici est difficile et fatigante. J’ai vu plusieurs personnes faire demi-tour dans cette partie.
Les bâtons sont réellement un avantage dans cette partie d’ascension.

Partie 3 : La pente de cendre => Le sommet (1h – 1h30) (+500m environ)

Après les cendres, les gravillons et les petites pierres, on passe aux gros rochers. La pente est toujours assez raide seulement ici, on peut avoir de bons appuis. On se sert des mains, des pieds, beaucoup de bonnes prises, ça va nettement mieux. Des bâtons plantés dans le sol vous indiqueront le chemin optimal vers le sommet. Seul problème, beaucoup sont cassés ou ont été emportés par un rocher, et il est difficile de trouver le suivant. Vers la fin et selon le chemin choisit, le terrain peut devenir aérien. Attention donc à ne pas s’engager sur des parties trop dangereuses, d’autant plus que beaucoup de gros blocs n’attendent que votre pied pour glisser et dévaler la pente.
La partie rocheuse terminée, on arrive dans le cratère recouvert de neige bien verglacée. Cette neige est présente toute l’année et peut être très dangereuse. Ça glisse beaucoup, c’est très venté, et certaines pentes gelées peuvent être fatales si par malheur on y glisse.
Heureusement, ce névé n’est pas très long, une centaine de mètre, et ensuite, il ne nous reste plus qu’à grimper un dernier éperon rocheux pour arriver au sommet.
Enfin, le sommet s’offre à vous, avec un panorama extraordinaire. On aperçoit au loin le parc national du Tongariro, avec le Ruapehu et le Ngauruhoe (Le Mordor dans la trilogie du Seigneur des Anneaux), si le temps le permet, on peut voir l’île du Sud pas si loin que ça, et enfin, on peut admirer la magnifique forêt du Egmont National Park tout autour du volcan, l’océan depuis la face Ouest et très certainement, les nuages en dessous de nous.

Partie 4 : La descente (2h30 – 4h) (-1582m)

La descente est fatigante et met les genoux à rudes épreuves. La partie caillouteuse peut être très longue si l’on y va d’un pas assuré, ou assez rapide si on décide de courir un peu dans les pierriers. Il faut cela dit faire attention car par endroit, les pierriers ne sont pas assez profonds pour permettre d’y courir dessus. Une fois en bas de cette fameuse pente, le reste de la descente est facile et on arrive vite au parking.

Dernière modification : 16 mai 2018
Hooker Valley Track

A propos

Auteur de ce topo :

Topo publié le 24 janvier 2015

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