Montagne Durbonas (2086m) par les Escaliers

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
1100m
Durée :
1 jour

Caractérisé par son alpage en perdition, uniquement accessible par des itinéraires également tombés dans l'oubli, cette singulière cime est devenu un territoire entièrement voué à la solitude. Avis donc aux amateurs pour ce circuit très sauvage et plutôt sportif partant de Baumugne.

Accès

A la sortie sud du village de Saint-Julien-en-Beauchêne, quitter la route reliant Grenoble à Sisteron, pour une autre bien plus modeste montant au charmant hameau de Baumugne. Se garer à une aire de stationnement légèrement au-dessus (1030m).

Itinéraire

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  • Durée : 6 à 7h.
  • Carte : IGN TOP25 3338OT Serres Veynes.
  • Tracé IGN.

Difficulté et précaution 

  • Le sentier des Escaliers ne pose aucun problème, même si par endroit il est un peu raide avec une courte vire un peu exposée.
  • Prudence sur le plateau sommital par temps de brouillard, car il n’y a plus de réel sentier dans ce secteur.
  • Mais les choses sérieuses se concentrent sur la descente directe à Baumugne. Le terrain est escarpé sans être scabreux, hors sentier sur 800m de dénivelée... et demande surtout un réel sens de l’orientation pour arriver à la crête du Champ du Tun.
    Bonne visibilité requise, en plus de la carte, boussole et altimètre recommandés.

Balisage 

  • Jaune/rouge du GR de pays « Autour du Grand Büech » jusqu’au col de la Bécha.
  • Cairns pour l’itinéraire des Escaliers, plus ou moins fréquents en fonction de la qualité du tracé.
  • Aucun sur le plateau sommital.
  • Jaune TRES anecdotique pour la descente directe sur Baumugne (je n’ai vu tout du long que cinq marques).

Descriptif

Remonter une bonne piste, longeant d’abord en rive droite le Rif de Baumugne, puis effectuant un coude pour gagner le large col de la Bécha (1219m – panneaux en bois).

Prendre à droite un nouveau chemin (direction « St Julien en Beauchêne »), pour découvrir rapidement un cairn. Pénétrer alors hors trace dans la pinède où l’on découvre toute une succession de petits amas de pierres. Toujours en direction nord-est, une sente finit par se dessiner.
Puis, du très discret col de Lazéra, démarre franchement le vieux sentier forestier des Escaliers. Il effectue quelques lacets en tirant surtout sur la gauche, avant de partir franchement sur la droite en contrebas d’une falaise, avec plus de caillasse et parfois encombré de troncs.
Après un court passage en vire sur une pente très abrupte, il remonte en courts lacets sur un terrain plus tranquille. Il se termine alors sur une croupe annonçant l’arrivée, vers 1820m, à l’effilé plateau sommital.

Filer donc vers l’est entre pins à crochets et clairières, soit au plus près du Ranc Lafaille, soit dans le creux de l’ancien alpage du Grand Clot. De la bosse 2019m, le sommet arrondi est alors en vue.

Jalonné d’un cairn et d’une inscription jaune peu discrète sur une dalle rocheuse (mais dont l’usure du temps commence à faire ses preuves), cette cime peu individualisée offre des vues magnifiques sur les Préalpes du Sud, les hauts sommets du Dévoluy et le Diois.

Rejoindre vers le sud la butte 2055m, bien visible du sommet, en franchissant sereinement un collet.
Un cairn y est également dressé. Lieu de bivouac idyllique en contemplant le coucher de soleil.
Une inscription « Baumugne » d’un autre temps nous invite à descendre une arête toujours au sud. D’abord assez étroite, rocheuse (et facile) puis herbeuse, elle finit progressivement par devenir boisée et plus arrondie.
On vire alors vers l’ouest où à 1800m, il faut suivre plus ou moins la lisière de la forêt par des pentes d’herbe et de caillasse.
En contrebas, vers 1650m, les repères se font plus rares et rend donc la progression plus complexe en terme d’orientation. Il faut alors éviter de tirer trop à droite en virant au nord-ouest, ni être tenté de plonger dans le vallon des Roumines. Il faut donc viser juste entre les deux en rejoignant la crête du Champ du Tun, parfois un peu rocheuse, étroite mais facile.

A 1300m, elle se subdivise. Descendre alors entre les deux dans un discret vallon. On retrouve alors assez rapidement un vieux chemin vers 1260m.
Après un coude sur la droite, il se termine en rive gauche du Rif de Baumugne. Traverser alors le torrent pour retrouver le GR non loin du point de départ.

Spéciale dédicace à Goupil pour cette découverte. Merci à lui...

Dernière modification : 16 mai 2018
Montagne Durbonas (2086m)

A propos

Auteur de ce topo :

Topo publié le 17 mai 2016

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 18 mai 2016 à 14h19

    Superbe topo ! Merci pour ce genre d’itinéraire que j’affectionne !

  • par Le 18 mai 2016 à 18h48

    Merci Dyn’s, je te conseille franchement d’y faire un tour. La sensation d’être seul au monde parmi les chamois (qui sont loin d’être rares mais toujours aussi farouches) y est assez saisissante.
    Mais, en y réfléchissant bien, cette Montagne Durbonas a tous les atouts de n’importe quel sommet classique des Préalpes : elle pourrait avoir son chemin classique (le topo d’Alain) et ses itinéraires plus sportifs (par les Escaliers ou par les Marmites du Diable et le pré de la Selle). D’antiques marques jaunes ici et là montrent qu’on a voulu l’apprivoiser pour les nombreux randonneurs avides de points de repères, mais ça n’a pas fonctionné... et ce n’est pas plus mal !

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