Moure de l’Abéouradou (1357m), en boucle par St-Laurent-les-Bains et les Gorges de la Borne

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
1100m
Durée :
1 jour

Très longue randonnée qui se déroule pour moitié sur une ligne de crête et ligne de partage des eaux entre Atlantique et Méditerranée et pour moitié sur les flancs de la vallée de la Borne te dans les gorges homonymes. Le Moure de l'Abéouradou, où devrait se construire un phare, une œuvre d'art, est sur l'itinéraire. D'autres sommets sont accessibles par de petits détours sans grand intérêt. Deux villages situés dans des sites d'une exceptionnelle beauté sont visités. Saint-Laurent-les-Bains, un village niché avec une tour perchée et Borne, un village perché avec une tour nichée à l'entrée des belles gorges de la Borne. – Auteur :

Accès

  • Col du Bez
  • Départs possibles des villages de Borne (07590) ou de Saint-Laurent-les-Bains (07590)

Précisions sur la difficulté

  • Longue randonnée qui peut se Scinder en deux
  • Succession de montées et de descentes
  • Traversée de la déserte D301

Les infos essentielles

  • Carte : IGN TOP25 2838 OT
  • Altitude de départ : 1224m
  • Point haut : 1370m
  • Point bas : 860m
  • Distance : 26km
  • Dénivelée : 1100m
  • Horaire : 7/8h00

Itinéraire

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Balisage

  • Blanc/rouge
  • Balises à la plupart des intersections
  • Quelques panneaux avec cartes de situation
  • Entre le Bez et St-Laurent, les distances marquées sur les balises sont parfois fantaisistes

Du Bez à Saint-Laurent-les-Bains

Du parking, prendre la piste au sud, direction St Laurent les Bains 13,6km.

300m plus loin, quitter la piste et prendre un sentier derrière un portillon, gauche, sud-ouest, direction St Laurent les Bains 13,3km.

Contourner la piste de l’altisurface par la droite et atteindre le Sommet de la Sagne, alt. 1317m.

Franchir le portillon de sortie et descendre rejoindre une piste à la cote 1296m.

Prendre le chemin en face, sud-ouest. Passer par le Rocher des Resliades, alt. 1355m et le Sommet des Lassès, alt. 1335m. Descendre et remonter au Moure de l’Abéouradou en suivant la sente balisée qui longe une clôture.

Continuer au sud-ouest jusqu’à une intersection à la cote 1299m, balise.

Remonter la piste en face, sud-ouest, direction St Laurent les Bains 7,8km.

Atteindre la balise de Pézillouse.

Continuer par le chemin principal, en face, ouest, direction St Laurent les Bains 6,8km. Descendre rejoindre la D301 au col de Pratazanier, alt. 1222m, balise.

Traverser la D301 et prendre la piste centrale puis, de suite, le chemin de droite, sud-ouest, qui se dirige vers la forêt, direction St Laurent les Bains 7,7km. (On voit bien que cela ne va pas au niveau des indications kilométriques.)

Poursuivre par ce chemin très caillouteux sur une crête boisée. Atteindre un plateau.

Atteindre le carrefour de la cote 1352m dans un vaste découvert, balise. Continuer plein ouest, direction St Laurent les Bains 5,3km. Faire le détour par un joli petit promontoire à gauche, non nommé sur IGN et coté 1369m et qui permet de surplomber la Tour de Saint-Laurent qui surplombe elle-même le village qui n’est pas visible.

Revenir sur la piste, passer sous le Sommet des Trois Seigneurs et atteindre une intersection. Continuer à gauche, sud-ouest, direction St Laurent les Bains 3,7km et atteindre le carrefour du Coulet de Pécoval, alt. 1264m, balise.

Prendre la piste en face, sud-est, direction St Laurent les Bains 3,0km, rejoindre le carrefour de la Croix du Pal, balise.

Prendre le sentier de gauche, est, direction St Laurent les Bains 2,1km.

Dépasser la Tour de Saint-Laurent et atteindre une bifurcation, balise.

Prendre le raide sentier qui descend à droite, direction St Laurent les Bains 0,5km et atteindre le village.

  • Station thermale, la fontaine sur la place dispense une eau à 53°C qui n’est pas idéale pour se rafraîchir en été...

De Saint-Laurent-les-Bains au Bez

Prendre la ruelle qui monte vers l’église, passer par un passage voûté, longer le mur du cimetière et prendre un sentier à droite, nord-est.

Atteindre le village de Borne par un parcours vallonné qui passe par les carrefours de Gravier Nord, la Croisette et Conches. Balises à chaque carrefour, prendre chaque fois la direction de Borne.

Au carrefour sous l’église, balise Borne l’Église, continuer vers le bourg, nord-est, direction le Bez 6,6km.

Traverser le bourg et pénétrer dans les Gorges de la Borne.

Remonter le sentier des gorges et atteindre la petite route de desserte du hameau de Chazalettes. Prendre à droite, est et atteindre une habitation, source.

Prendre le sentier de gauche, est, atteindre une bifurcation proche d’une piste privée clôturée.

Prendre le sentier de gauche, nord-est et rejoindre une petite route. La suivre à droite, est, jusqu’au hameau des Chambons atteint après avoir franchi la Borne, balise.

Prendre à gauche, nord, direction le Bez 1,3km. A la sortie du hameau, balise, prendre un chemin à gauche, nord-ouest, direction le Bez 1,2km.

Franchir la Borne et atteindre le col du Bez.

Détours

Sommet de Pézouillouse (1345m)

  • Dist. : +800m AR ; D+ : 25m

De la balise de Pézillouse, prendre un chemin à droite, ouest, et atteindre les deux sommets dans des landes.

Sommet des Trois Seigneurs (1391m)

  • Dist. : +750m AR ; D+ : 25m

Le Sommet des Trois Seigneurs est plus important par la légende qui s’y attache que par l’intérêt de son ascension.
En 1324, trois seigneurs firent graver leurs armes sur trois pierres au sommet de cette montagne après une bataille contre les anglais. La localisation exacte n’est pas définie.

L’accès direct au sommet est difficile en raison de la densité du couvert de genêts.

Après le passage sous le sommet, amorcer la descente. Au niveau d’un bois de hêtres à droite, nord, pénétrer dans ce dernier et remonter en tirant à droite pour atteindre la lisière non loin du sommet que l’on gagne en traversant quelques buissons de genêts.

Statue (de Bernard de Clairvaux ?)

  • Dist. : +400m AR ; D+ : 0m

Au carrefour de la Croix du Pal, prendre la piste en face, sud.

Tour de Saint-Laurent

  • Dist. : +250m AR ; D+ : 20m

Un chemin permet d’atteindre l’esplanade de la tour. La vue plongeante sur le village est saisissante.
Des expositions se tiennent dans la tour qui est ponctuellement ouverte

Tour de Borne

  • Dist. : +200m AR ; D+ : 20m

À la sortie du village de Borne, balise Borne Tour, un chemin à droite permet de s’approcher au plus près de ce site extraordinaire.

Variante

Cette longue randonnée peut se scinder en deux itinéraires d’environ 13 et 17km grâce à un sentier de liaison, balisé, de 2km entre le carrefour de Pézouillouse et le village de Borne.

  • Le Bez -> Pézouillouse -> Borne -> le Bez
  • Saint-Laurent-les-Bains -> Borne -> Pézouillouse -> Saint-Laurent-les-Bains
  • Praticable dans les deux sens, départs au choix
  • Un bémol, entre Pézouillouse et Borne, le sentier balisé traverse un parc à moutons, sans patous en 2017, ce qui risque de changer

Informations

Dernière modification : 16 mai 2018
Tour du Suc du Montat

A propos

Auteur de ce topo :

Randonnée réalisée le 18 juin 2017

Topo publié le 14 juillet 2017

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 19 juillet 2017 à 23h26

    Bonsoir Alain.
    L’Abẻourảdou, c’est l’abreuvoir. Or il existe a un domaine viticole du même nom : un rapport ?

    Un extrait de "La Fête votive de saint Bartholomée Porte-Glaive" - Léon Cladel - 1870 - ré-édition 2015 (je trouve que ça colle très bien avec les paysages que tu décris).

    " Celui qu’on interpellait par son nom, le cabaretier de « l’abeouradou », gaillard lippu , joufflu, mafflu, qui, sur un ordre clandestin du médicastre, s’était éclipsé pendant le rhabillage, reparut avec une brouette chargée d’un baril cerclé de fer et d’une bouteille monumentale. Holà ! Tous les yeux rayonnèrent, l’eau s’en vint à toutes les bouches, mais personne n’osa branler, personne. Il seyait d’abord qu’il autorisât, Lui... Dârdayræl enfin, décrivit une parabole. En un clin d’oeil le fût mis en perce et la burette garnie. « A toi le pas ! » Il sourit et remercia galamment ; ensuite, ayant versé dans la paume de sa main gauche quelques gouttes de vin rouge, il les lança vers le ciel, disant tout épanoui :
    ¸¸¸¸¸— Voilà pour les âmes !
    Puis, arrosant le sol, il ajouta :
    ¸¸¸¸¸— Voilà pour les corps !
    Et, le premier, ilbut à même la « pansarde », qu’il transmit ensuite à La Bataille, on ne peut plus être impressionné de la faveur.

    • • •

    ... des trépignements à faire gémir les pierres,des colloques, des jurons, des hoquets, d’assourdissantes clameurs ondoyant pêle-mêle, m’arrêtèrent net tout abasourdi ; bientôt des émanations grasses et vineuses emplirent ma narine : ah ! j’étais arrivé devant l’Abreuvoir du Chêne, cabaret bien famé dans tout le bas Quercy, et que les indigènes pratiquent et choient comme les Parisiens la guinguette. On ne sablait là que du piot du terroir, et les anciens du hameau certifiaient que l’Abreuvoir (« abeouradou ») datait du commencement du monde ; ils prétendaient aussi, les braves gens, y avoir avoir toujours vu la même chauve-souris clouée par les ailes à la même porte, et sur l’imposte de l’huis la même branche de laurier, dont tous ceux de la contrée, enfants, adultes et vieillards, entendaient à merveille l’avis hiéroglyphique :

    ¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸ Ici l’on débite
    ¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸ Du rouge et du blanc

    Cabaret unique en son genre, et maison, en somme, à double fin ! Non loin du seuil, en effet, bridée sur un poteau de chêne, une pancarte portait cette inscription en caractères romains et cursifs savamment entrelacés par quelque malin de l’endroit :

    ¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸ cHEuVoX et béFFs
    ¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸ Dé RAnfOrT. la JouRNEt dEux piSTTo
    ¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸¸ Leu ; l’HeuRE uN Escut.

    Tel quel, l’Abreuvoir regorgeait de monde ; on s’y chamaillait, on y buvait sec, rubis sur l’ongle : au
    dehors, en plein air, étaient rangées à la file cinquante ou soixante tables autour desquelles se tassaient des terriens bruns de peau, larges de reins, clients qu’à leurs longued chemises de toile écrue passées sur la veste de drap, taillées comme le sayon antique, on reconnaissait au premoer coup d’œl pour des riverains du Tarn et de l’Aveyron. Ils lampaient à tire-larigot, en veux-tu, en voilà, verse donc toujours, mon bel ami ! "

    • Quant aux "trois seigneurs", la date de la bataille est variable (1324, 1387, ...).
      Les trois seigneurs étaient de Polignac, de Bourbal de Choisinet et des Agrain des Huba(c)s (c’est au hameau des Hubacs qu’a eu lieu la première attaque de la Bête). Les armes auraient été gravées sur des pierres ou tables : certains les cherchent toujours.
    • Le château de Borne
      D’après l’abbé Rampon, curé de Borne, établit l’histoire de la commune de Borne, de son Chateau et de son prieuré.

    " En voyant ces lieux, on ne conçoit qu’une pareille idée ait pu germer dans l’imagination d’un homme, encore moins comment elle a pu être mise en exécution.
    Les restes du château consistent dans une tour rectangulaire qui devait avoir sept étages, dont le plus haut et le plus bas étaient voûtés. Sa hauteur approche les 20 mètres, ses murs sont épais, très solidemment construits avec revêtement intérieur et extérieur de pierres taillées au marteau, de moyenne grandeur, disposées en assises régulières.
    A côté de la tour à gauche se trouve une autre corps de bâtiment qui devait avoir trois étages, dont le plus bas était voûté et servait, dit-on, de chapelle.Rien n’indique cet usage et il est plus problable que c’était le cellier. Le mur de derrière était formé par la paroi même du rocher. A coté se trouve un précipice plongeant sur la rivière et sur un gouffre béant que l’oeil nu ne mesure qu’avec effroi. Les fondations reposent sur des engravures faites dans le rocher de main d’homme en en suivant les sinuosités et ont au pied un talus considérable. Ce n’était qu’à plusieurs mêtres de hauteur qu’on avait pu gagner sur le rocher un plafond de quelques mètres carrés.
    A droite de la tour, il se trouve encore un autre batiment effondré sur lui-même ; on arrivait à ce donjon par une sentier difficile formé en partie par une saillie du rocher et en partie par un mur qui a disparu et dont les matériaux ont servi à la construction et au service de la tour et de ses dépendances.
    Aujourd’hui, on y arrive par une petit sentier presque impraticable et par des marches gravées dans le roc ; marches qui, peut-être, servirent autrefois de fondations du mur dont nous venons de parler."

    Et aussi http://www.pascalblachier.com/2011/09/chateau-de-borne.html

  • par Le 20 juillet 2017 à 00h05

    Bonsoir hereme
    Aucune idée de ce qui a pu valoir son nom à la crête de l’Abéouradou. A moins que ce ne soit à cause des nombreux ruisseaux qui prennent leur source de part et d’autre.
    Merci pour le paragraphe sur le château de Borne.

  • par Le 14 septembre 2017 à 14h54
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