Pic de Rochebrune (3321m)

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
1160m
Durée :
1 jour

Cette magnifique montagne, point culminant du Briançonnais ; mais pas du Queyras puisqu'il est dépassé par la Font Sancte ; est un énorme bastion de roches calcaires dolomitiques. L'ascension finale, à la frontière de l'alpinisme, ravira les randonneurs qui aiment se "servir des mains" et rechercher le meilleur itinéraire. Isolé, tout comme son célèbre "voisin éloigné" le Mont Viso, le Pic de Rochebrune, offre un sensationnel panorama à 360°. Un des grands sommets pour randonneurs. – Auteur :

Accès

  • De Briançon ou du Queyras, gagner le sommet du Col D’Izoard.

Précisions sur la difficulté

La première difficulté, est de se renseigner sur les dates des journées où le Col d’Izoard est réservé aux cyclistes amateurs, comme vous ou moi. Info ICI, mais il faut aussi tenir compte des courses cyclistes ou autres manifestations qui peuvent être organisées sur ce col, l’un des plus mythiques des Alpes.

Le danger de chutes de pierres est réel entre le pied de la brèche et le sommet. Il faut donc se suivre de près. Partir tôt pour être les premiers sur la montagne est une bonne idée, qui de surcroît, garanti une montée jusqu’à la brèche dans l’ombre.

L’escalade : le Pic de Rochebrune est une montagne avec un final rocheux, plus ou moins long selon la variante choisie, pourvu de bonnes prises et donc assez facile. La traversée dans les vires est un peu aérienne et demande de l’attention sans plus. Quelques minutes de concentration à la brèche faciliteront l’ascension.

Les infos essentielles

  • Carte : IGN TOP25 3536OT
  • Tracé IGN
  • Départ : 2360m
  • Col Perdu : 2479m
  • Point bas dans la Casse des Oules : 2380m
  • Col des Portes : 2916m
  • Brèche : 3288m
  • Dénivelée : 1160m dont 100m pour le retour
  • Horaire : 6/7h00
  • Distance : 10,5km (11km pour le retour par le Lac de Souliers, en supposant un retour motorisé au Col d’Izoard)

Itinéraire

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Le Pic de Rochebrune

Il est constitué de deux sommets principaux (3308m et 3320m), situés de part et d’autre de la brèche bien visible. Le point culminant, étant le Sommet Nord, à gauche de la brèche. En réalité ce Sommet Nord comprend trois pointes d’altitudes presque égales. L’arête, très déchiquetée, comportant de nombreuses pointes secondaires. Le Pic de Rochebrune, s’est longtemps appelé Grand Pic de Rochebrune ou encore Grand Rochebrune. Un sommet voisin, s’appelle le Petit Rochebrune et culmine à 3078m.

Par convention, nous nommerons les trois pointes du Sommet Nord : Pointe Sud, Pointe Centrale et Pointe Nord.

Par convention également, nous nommerons "brèche" uniquement la dépression entre le Sommet Nord et le Sommet Sud et "couloir" uniquement le couloir en partie délité qui aboutit entre la Pointe Sud et la Pointe Centrale du Sommet Nord.

Les Pointes Sud et Centrale sont dotées d’antennes dont l’une (en août 2011) pliée à 180°. La Pointe Centrale constitue le point culminant.

Matériel

  • Éventuellement, une petite corde (20m). Spits et mousquetons fixes sont en place.
  • Casque.

Col des Portes

Du Col d’Izoard, prendre à l’Est le sentier qui part derrière le monument. (pancarte "Col des Portes")

Ce sentier parvient assez rapidement au Col Perdu à 2479m.

Franchir le col et prendre le sentier qui descend vers le Nord. A 2460m, c’est à dire presque de suite, laisser le sentier qui descend au fond du Ravin des Oules, pour prendre à droite, au Sud-Est, celui qui va traverser la Casse des Oules.

On passe au "point bas" à 2380m, avant de remonter en direction du Col des Portes.

Très bon sentier malgré les éboulis. Montée plus raide de 2800m, jusqu’au Col à 2916m. Sur IGN, l’altitude 2962m, correspond au beau pilier rocheux qui domine le Col.

Ascension jusqu’à la brèche

Du Col des Portes, monter plein Est avec la brèche entre les deux sommets comme point de repère.

De nombreuses traces parcourent ce versant. Certaines correspondent à des traces de descentes. Il faudra constamment faire jouer son instinct de montagnard pour trouver le meilleur passage. On ne peut se fier que modérément aux cairns qui marquent plusieurs traces différentes. Pour résumer, on trouve des cairns partout !

Du Col des Portes, on peut voir, dans la pente supérieure, une énorme table, avec à proximité, à gauche, un étrange rocher gris, de profil triangulaire. La meilleure sente passe à droite de ces deux rochers caractéristiques.

Ces deux rochers dépassés, se diriger vers la brèche bien visible entre les deux sommets. Double brèche en fait puisque partagée par une tour rocheuse.

On se dirige vers la brèche de droite que l’on commence à gravir, puis on prend une large vire qui part à gauche. On gagne ainsi la brèche de gauche, la plus marquée à 3288m d’altitude.

De la brèche au sommet

Plusieurs solutions. Rappelons que le sommet principal est à gauche, au Nord.

  • 1 - Descendre la brèche en versant Est et contourner l’éperon rocheux issu de la Pointe Sud. Remonter alors le couloir qui aboutit entre les Pointes Sud et Centrale. Les deux pointes s’atteignent alors facilement.

La Pointe Centrale, par l’Ouest avec un petit pas rocheux ou par des vires à l’Est.

Cet itinéraire, le plus facile est aussi le plus exposé aux chutes de pierres. Le bas du couloir étant en très mauvais état.

  • 2 - Descendre de quelques mètres dans la brèche. On trouve une cheminée avec un bloc Coincé. (photo) Remonter cette cheminée (II) puis par des vires en versant Est, gagner le haut du couloir précité et le remonter jusqu’à son origine. Le haut du couloir étant beaucoup moins délité.
  • En 2017, le bloc coincé s’est effondré
    Photo
    La "sortie" de Dyn’s
  • 3 - A la brèche, on trouve à gauche, dans un mur rocheux de bonne qualité, une corde à nœuds (photo), suivie par une ligne de spits avec des mousquetons fixes.

Remonter le mur (II Sup sans s’aider de la corde), puis suivre la ligne de spits (II/III) et gagner soit la Pointe Sud, soit le haut du Couloir par des Vires.

Pour cet itinéraire, une petite corde est utile pour profiter des points d’assurage en place.

  • 4 - A la brèche, remonter le long de la corde à nœuds. Cette corde n’est pas obligatoire, c’est du bon rocher avec de bonnes prises.

Au sommet de la corde, partir à droite, sur des vires qui contournent par l’Est le bloc rocheux et aboutissent dans le haut du couloir, que l’on remonte jusqu’à son origine.

Pour info, nous avons choisi la quatrième solution.

  • En début de saison et certaines années de fort enneigement, le versant de la brèche pourrait être occupé par un névé assez raide, rendant obligatoire le passage par le mur avec la corde à nœuds.

Le sommet

Complètement isolé, le Pic de Rochebrune, offre un extraordinaire 360°. Du Mont Rose au Mercantour en passant par le Mont Blanc et le versant italien des montagnes de la Haute Maurienne. Et bien entendu les hauts sommets entièrement français comme la Grande Sassière, la Grande Motte, la Grande Casse, la Pointe de Charbonnel, le Grand Roc Noir, la Pointe de Ronce etc. Le Massif des Écrins, les Grandes Rousses, les Aiguilles d’Arves, le Massif de la Font Sancte, celui de Chambeyron, le Bric de Rubren et le Mont de Salsa, le Grand Glaiza et derrière, le Bric Froid, le Bric Bouchet, la Tête du Pelvas, le Mont Viso etc. etc... C’est un vrai défilé.

Descente

Ce n’est pas le Mont Viso, pas de marques à la peinture. Il va falloir chercher la bonne vire qui ramène au niveau du haut de la corde à nœuds ou au niveau de la cheminée du bloc coincé.

Jean-Claude, mon compagnon est arrivé quelques mètres au-dessus de la corde et est descendu en désescalade sans problème. Je suis descendu par la cheminée du bloc coincé qui se négocie facilement.

Au pire on peut descendre jusqu’au bas du couloir par des vires en rive droite, c’est à dire au Sud et remonter à la brèche.

De la brèche, on redescend jusqu’au Col des Portes puis jusqu’au Col Perdu par le même itinéraire.

Variante de descente par le lac de Souliers

Itinéraire que j’ai pratiqué lors de ma première ascension de ce sommet. C’est très très beau !

L’itinéraire par le Col Perdu est presque exclusivement minéral. Par le Lac de Souliers, on rencontre des pelouses fleuries, un joli lac et on termine par la traversée d’une belle forêt de mélèzes.

Du Col des Portes, descendre en versant Sud par un pierrier. On atteint la Casse des Clausins. Rester au maximum sous la Crête des Oules. Une sente contourne un éperon issu de la crête. On descend d’une centaine de mètres, puis par un parcours presque horizontal, on arrive au Lac de Souliers. Voir quelques photos sur ce TOPO.

Du lac prendre le bon sentier qui part au Sud-Ouest. Après avoir rejoint le GR58, il prend une direction Nord-Ouest jusqu’au parking au Sud de la Casse Déserte, sur la route du Col D’Izoard, versant Queyras.

Si l’on n’a pas disposé une deuxième voiture sur ce parking, il faut arrêter un véhicule montant (ce n’est pas une Nationale, les véhicules montent lentement) pour se faire ramener au Col. Cela marche très bien, bien mieux que le pouce levé.

Sinon, pour les timides, remonter soit par la route, soit par le sentier qui descend de 200m et va rejoindre le torrent de l’Izoard, avant de gagner le Col. Soit 360m de D+ !

Mise à jour de juillet 2013

L’abri naturel du col des portes

La carte IGN mentionne cet abri. En deux passage au col, je n’ai pu le trouver. Je dois dire que je me préoccupai davantage de l’ascension.

Lors de l’ascension de l’Escalinade en 2013, j’ai pu, de loin, repérer cet abri. La photo, sera plus parlante qu’un discours.

Vidéo


Le Grand Rochebrune par britanicus100

Dernière modification : 16 mai 2018
Pic Ouest de Côte Belle (2854m)

A propos

Auteur de ce topo :

Topo publié le 7 août 2011

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (52).
  • par Le 5 août 2011 à 00h29

    Merci pour ce topo très complet !
    J’ai de bons souvenirs de ce pic de Rochebrune, même si le terrain rend la progression un peu fastidieuse...

  • par Le 5 août 2011 à 00h52

    Bonsoir Laurent. Trois jours auparavant, j’ai fait le Petit Rochebrune avec la traversée d’un pierrier sans traces. En comparaison, le Grand Rochebrune m’a semblé une "autoroute".

  • par Le 15 août 2011 à 18h05

    Salut Alain ,
    Merci pour ce topo,et ces belles photos.
    J’en profite pour ajouter un mot à la réflexion dont tu fais part à propos des cotations.
    Au vu des photos c’est "normal" que la cotation soit PD, dès qu’il y a un pas de II+ ce n’est plus du F...
    Evidemment comme tu le dis, cela n’a rien à voir avec une grande course glacière ou mixte cotée F ou PD... c’est toujours le problème de la cotation qui reste celle de la difficulté du passage le plus technique et qui ne tient pas compte de l’engagement physique et des dangers objectifs. Il faut en profiter pour rappeler que la cotation n’est pas toujours liée à la difficulté d’une course. Pour moi une voie cotée TD avec quelques passages de 6a bien protégés est bien moins difficile qu’un long itinéraire sauvage dans du IV non équipé et qui sera coté AD. Et que dire des pentes de neige de plusieures centaines de mètres soutenues à 45/50° ou l’erreur est fatale et qui sont cotés PD...
    C’est pour cela que l’on trouve maintenant plusieures cotations, difficulté, engagement, ...

    bien à toi

  • par Le 15 août 2011 à 20h01

    Pour ma part j’ai l’impression qu’il existe une "cotation Ecrins", car dans ce massif certains sommets pourtant cotés F rebuteront bien des alpinistes...
    Un F dans les Ecrins c’est souvent plus costaud qu’en PD dans la Vanoise !

  • par Le 17 août 2011 à 16h20

    Je suis aussi un peu de cet avis. Une F en rocher dans les Ecrins, ce n’est pas toujours très simple.

  • par Le 24 août 2011 à 20h08

    Avec un peu de retard, merci à Paul pour ses explications sur les nuances des cotations.

  • par zubLe 26 juin 2012 à 23h08

    bonjour, pouvez- vous me dire si il y a assez d’espace au sommet pour bivouaquer ?
    Si oui, plusieurs emplacements ?
    Merci.
    PS : Super topo, comme si on y était !

  • par Le 29 juin 2012 à 21h06

    Bonjour,
    J’ai vu un jour, sur le net, une photo du sommet avec une petite tente. Je pense donc que c’est faisable. Mais attention au vent ! Nous avons vu là-haut une antenne pliée !

  • par Le 6 septembre 2012 à 23h25

    Ce sommet compte dans la vie d’un randonneur je pense, je l’ai fait il y a 8 ans maintenant, et j’en garde le souvenir d’une belle fin avec des pas d’escalade forts sympathiques (je l’ai fait sans corde). Par contre ma vue au sommet était un peu bouchée par les nuages, surtout en direction du nord, malheureusement.

    Je suis assez d’accord avec Alain, le petit Rochebrune que j’avais grimpé 4 ans avant le grand me paraissait plus délicat à négocier dans son pierrier. Après j’étais aussi plus jeune (4+8=12, donc par rapport à maintenant... J’avais 15 ans !) et j’avais eu un coup d’hypoglycémie dans la monté, résolu via une banane.

    Encore bravo pour les photos qui me redonnent en tout cas envie d’y retourner !

  • par Le 13 janvier 2014 à 20h44

    Je me suis inspiré de ce très bon topo pour faire cette rando cet été et on y est arrivé sans problèmes.
    Merci pour le topo qui m’a vraiment bien servi.
    Je confirme le port du casque est impératif . J’en ai fait une vidéo dont voici le lien.( qualité de 240 à 1080p)
    http://www.dailymotion.com/video/x146qfp_le-grand-rochebrune_sport

  • par Le 20 juillet 2014 à 11h06

    Fait aussi ! c’est sublime ! un sommet mythique !

  • par bazanLe 30 août 2014 à 22h04

    Mon premier sommet "sérieux" il y a 40 ans.
    Fait une quinzaine de fois depuis et jamais lassé d’y monter.
    L’abri "les portes" a été agrandi et aménagé il y a longtemps et fut autrefois un bon refuge (refuge Vignet). En effet, en cas d’orage sur le Pic les éléments se déchaînent dans ce cirque rocheux, foudre, grêle, neige et le spectacle est dantesque.

  • par Le 30 août 2014 à 22h40

    Merci pour ces renseignements sur cet abri.

  • par DelgadoLe 16 septembre 2014 à 21h11

    Bonsoir Alain.

    Petite question, légèrement hors-sujet : le Chenaillet, petit sommet au Nord du Pic de Rochebrune, est dans le Queyras, les Écrins ou les Cerces ?

  • par Le 16 septembre 2014 à 22h41

    Bonsoir Delgado,
    S’il s’agit du sommet de 2650m qui domine la source de la Durance, il est dans le Queyras.

  • par DelgadoLe 17 septembre 2014 à 16h07

    Oui, 2650m. L’une des références géologiques ! Où se situe la limite entre les Écrins et le Queyras ? Au niveau de la Durance elle-même ?
    Et le Col de Montgenèvre sépare Cerces et Queyras ?

  • par Le 17 septembre 2014 à 16h20

    En général les massifs sont délimités par des vallées. Donc, l’auge glaciaire du Montgenèvre séparerait les Cerces du Queyras.

  • par Le 17 septembre 2014 à 22h21

    Bonsoir Delgado.

    Pour s’y retrouver, je t’invite à consulter les sites de Géo-Alp, où l’on retrouve toutes les descriptions du briançonnais (avec moultes photos panoramiques) :

    http://www.geol-alp.com/brianconnais/sommaire.html

    http://www.geol-alp.com/brianconnais/_briancon_general/apercu-Queyras.html

    Le Briançonnais (Bassin de la Haute Durance) : limite au nord à la ligne de partage des eaux avec la Maurienne (vallée de l’Arc) et vers le sud à celle séparant, en amont de Montdauphin, le bassin de la Durance de celui de la Haute Ubaye.

    Il comprend, du nord vers le sud, les massifs :

    - qui s’étendent à l’est de la Guisane (montagnes de la Clarée),
    - qui, en rive droite de cette rivière (puis de la Durance), flanquent le
    massif du Pelvoux du côté oriental (massifs de Serre Chevalier, de
    Montbrison et de Gaulent),
    - qui, à l’est du cours de la Durance en aval de Briançon, sont drainés
    par le Guil (massif de Peyre-Haute et vallées du Queyras).

    Le massif d’Escreins est exclu comme n’appartenant pas vraiment au bassin hydrographique du Guil, et surtout en raison des liens géologiques avec la Haute Ubaye.

    Ces massifs ci-dessus appartiennent tous à la zone interne, charriée, contrairement à ceux plus à l’ouest dans la zone externe, autochtone, représentés par le massif du Pelvoux-Écrins (désigné par le nom d’Oisans).

    Concernant le Queyras, il est délimité au nord et à l’est par la frontière franco-italienne, depuis le Grand Glaiza jusqu’à la Tête des Toillies via le col Agnel. Puis il suit la crête délimitant le bassin versant de l’Ubaye jusqu’à la Mortice et remonte au nord-ouest jusqu’à Guillestre. Il suit ensuite crête orientée Nord séparant la vallée d’Arvieux de la Durance en passant par le pic du Béal Traversier, une direction nord-est jusqu’au col d’Izoard, ensuite la crête séparant la vallée des Fonts du bassin du Guil et passant par le Pic de Rochebrune jusqu’à la frontière italienne. On peut d’ailleurs considérer que le Queyras correspond au bassin versant du Guil (avec toujours le problème du val d’Escreins, le Chagne faisant partie du bassin versant du Guil). Le point culminant du Queyras est le Pic de la Font Sancte et non le mont Viso (Piémont).

  • par Le 18 septembre 2014 à 09h51

    Dans ce domaine un grand merci à Maurice Gidon.

  • par Le 18 septembre 2014 à 11h43

    Et merci Galipette, je ne connaissais pas cette personne, c’est effectivement une référence.

  • par Le blopLe 4 octobre 2014 à 15h35

    Hello,

    Avec des topos aussi détaillés tu m’étonne que ça devienne l’autoroute... T_T

    ++

  • par Kit SuneLe 8 juillet 2016 à 15h05

    Bonjour, j’aimerais monter au Col des Portes depuis le Col d’Izoard (pas jusqu’au sommet de Rochebrune, je ne suis pas assez expérimentée). J’ai fait plusieurs fois le Col de la Rousse (depuis Clapeyto), qui est très raide sur la fin, sans problème. Par contre hier je suis montée au Pain de Sucre (Col Agnel) sans bâtons. Grosse erreur ! J’ai eu très peur car la pente et raide et glissante à cause des cailloux, et exposée au vide. Heureusement qu’un autre randonneur a pu me prêter les siens. Ma question est donc : les bâtons sont-ils nécessaires pour monter au Col des Portes ? Merci de m’informer ! :)

  • par Le 8 juillet 2016 à 15h11

    Bonjour Kit (retour en douceur pour moi sur AltitudeRando, la bise à tous mes collègues et amis du site !),

    La réponse à ta question va fortement dépendre de ton expérience de la randonnée avec/sans bâtons.

    J’ai personnellement commencé à utiliser les bâtons en terrain de haute montagne (alpinisme, rando raquette) que très récemment, un an tout au plus. J’avais gravi le Rochebrune il y a plus de dix ans en partant du col de l’Izoard, donc en passant par ce fameux col des Portes et le pierrier un peu scabreux, sans bâtons. C’est donc possible, et les bâtons ne sont donc pas stricto sensu nécessaires.

    Cela étant dit, si tu as une grande habitude des bâtons en randonnée (et donc a contrario tu n’es plus habitué(e) à randonner sans), il se peut en effet que ce col soit scabreux pour toi.

    J’espère t’avoir au moins éclairé à défaut d’aider !

    Très amicalement,

    Julien

  • par Le 8 juillet 2016 à 15h19

    Les bâtons sont un plus, personnellement je les utilise depuis peu tout comme Julien, généralement à la montée, sur le sac à la descente mais présents !

  • par Le 8 juillet 2016 à 15h19

    Il faut être accompagné pour faire ce sommet. Jusqu’au col des Portes il n’y a pas de problèmes mais après c’est beaucoup
    plus difficile. Ascension qui n’a rien à voir avec le Pain de Sucre.

  • par Le 8 juillet 2016 à 15h25

    Effectivement je n’avais pas précisé mais le Rochebrune est un sommet de grande envergure, en solitaire il n’est vraiment pas recommandé.

    Ceci dit Kit Sune précise bien qu’il (elle) ne tentera pas le sommet.

  • par Le 8 juillet 2016 à 16h13

    Il y a un sentier jusqu’au col des Portes. Les bâtons peuvent être utiles mais non indispensable.
    Je me méfie des bâtons à la descente et je ne porte jamais tout mon poids dessus.

  • par AndréLe 4 août 2016 à 10h45

    Sommet gravi hier. Magnifique vue très étendue sur les Alpes françaises. Il y a une erreur dans ce topo, en effet si on passe par la cheminée avec le bloc coincé, il n’y a pas de pas d’escalade et pas de difficulté particulière excepté la raideur des éboulis. Heureusement les rochers permettent de s’appuyer. Ce pic est une randonnée, certes assez dure, mais n’est pas à la limite de l"alpinisme par l’itinéraire du bloc. La corde est inutile sauf si on veut passer par les rochers.

  • par AndréLe 4 août 2016 à 10h50

    L’itinéraire facile se prend 5m sous le départ de la corde a droite dans un petit couloir en partie obstrué par un rocher.

  • par Britanicus100Le 4 août 2016 à 12h29

    Oui à condition qu’il n’y ai plus le névé. En sa présence et vu son inclinaison sans crampons cela devient risqué.
    C’est pourquoi on passe sur la vire située au dessus de la corde pour éviter ce névé, les deux trajectoires étant parallèles mènent pratiquement au même endroit avec un décalage en hauteur de quelques mètres, c’est à dire au pied de la paroi où figurent les antennes.

  • par Britanicus100Le 4 août 2016 à 12h38

    Lorsque l’on prend la corde il n’y a pas de pas d’escalade à effectuer au dessus, sauf pour les grimpeurs. Le rocher est dalleurs équipé de spits.
    La combine consiste à se déplacer à l’horizontale sur une vire suivant la même trajectoire que celle que vous avez emprunté en bas de corde afin d’éviter le passage par le névé qui persiste suivant les années et la saison sur votre itinéraire.
    Par conséquent le topo est parfaitement cohérent.

  • par Le 22 août 2016 à 16h45

    Super topo, la partie difficile très bien détaillée ! Merci
    Effectué le 23 aout 2016
    Echauffement avec ascension de l’Arpelin 2604m, attaque du monstre le Grand Rochebrune, passage du col des Portes pour rejoindre le très joli la de Souliers. Comme ca ne suffisait pas, montée très raide hors sentier à la crête de la Côte Belle, ligne de crête pour rejoindre le pic ouest de la Côte Belle 2854 m. De cette dernière, descente directe dans le pierrier + crête direction le col des Portes. 15,3 km 1600 D+ 7h de marche
    Le film de cette rando :
    https://www.youtube.com/watch?v=TY8ryR-9HA0

  • par Le 22 août 2016 à 22h31

    Que de souvenirs...sommet effectué seul un beau jour d’été 2004 et qui compte dans la vie d’un randonneur ! Passé du côté du rocher précédemment cité plutôt que par la vire, pas très à l’aise à l’époque ! Avec la Font Sancte, dans un genre différent, un sommet qui se mérite !

  • par Le 14 octobre 2016 à 09h19

    Comme le dit ci bien Paul (enfin une personne objective et connaisseurs)la cotation d’une course est basé sur le passage le plus difficile donc cette course est bien un PD, le probleme c’est que la plupart des randonneurs ne connaissent pas les cotations d’escalades qui sont la based’une cotation de course d’alpinisme ou randonnée alpines

  • par Le 14 octobre 2016 à 16h35

    "enfin une personne objective et connaisseurs" les autres contributeurs du site apprécierons !

  • par Le 15 octobre 2016 à 01h19

    Puisqu’il semblerait que je ne sois ni objectif ni connaisseur et que je suis fatigué par certaines choses ? je vais arrêter de corriger les topos de tout le monde et je laisse volontiers la place à une personne "objective et connaisseurs".

  • par Le 15 octobre 2016 à 08h46

    Tous tes topos, commentaires et conseils (en OFF), depuis plus de 4ans, m’ont toujours été très précieux Alain, et, de mon expérience personnelle, se sont, pour l’instant, toujours avérés EXACTS en en conformité par rapport à ce que j’ai rencontré sur le terrain, alors, je tiens à te remercier pour l’ensemble de ton oeuvre sur ce site, et j’espère que ta dernière phrase, n’est qu’un accès d’humeur compréhensible et passager, mais qui serait peut-être dommageable pour les nombreux passionnés de montagnes comme moi, qui visitent régulièrement ce site !

  • par Le 15 octobre 2016 à 09h12

    Il se peut qu’Alain ne soit pas le seul à vouloir jeter l’éponge : s’entendre conseiller d’aller déstresser en montagne lorsque l’on fait une remarque sur un problème concernant un topo et ce par un "connaisseur" n’est pas motivant. Je regrette certaines dérives, nous sommes des bénévoles et pas à la disposition d’ une personne.

  • par Un connaisseur, un vrai.....Le 15 octobre 2016 à 09h29

    Le "connaisseurs" Technif devrait d’abord montrer ses commentaires à Alain pour quil puisse d’abord corriger toutes les fautes de français comme il le fait pour les topos avant de les publier.

  • par Le 15 octobre 2016 à 12h21

    c’est moi qui jette l’eponge no comment (combien de faute) bon courage

  • par Le 15 octobre 2016 à 15h11

    Je voudrais m’associer à tous ceux remerciant les bénévoles, en particulier pour Galipette et Alain, qui ont put se sentir touchés par la remarque de Technif, même si je suis certain qu’elle ne se voulait pas blessante. Continuez comme cela et j’espère , pour ma part, continuer à lire les topos originaux de Technif, toujours en recherche de sommets méconnus.

  • par Le 15 octobre 2016 à 19h22

    Salut ! c’est Raph qui répond, Fred laisse tomber altituderando, c’est donc moi qui dirige ce compte, plus de critiques et de fautes d’orthographe...
    Moi je suis d’accord avec la cotation Difficile, il n’y a qu’un passage en 3b et en plus contournable.

  • par Britanicus100Le 16 octobre 2016 à 14h06

    Ce parcours est classé dans la rubrique randonnée. Ce n’est pas une randonnée facile pour un simple randonneur.
    La cotation difficile me parait donc parfaitement justifiée dans cette catégorie.
    Bernard Ranc la classe en F cotation d’alpinisme. Effectivement du 3b ce n’est rien pour quelqu’un qui grimpe en falaise, c’est un niveau de débutant.
    Je trouve que c’est dommage de se fâcher pour si peu sachant que vous êtes tous très qualifiés.

  • par Le 16 octobre 2016 à 18h03

    Bonjour à tous,
    Je me permets d’intervenir.
    Je pense qu’il est essentiel d’avoir des propos respectueux de tous, cela me parait essentiel pour un dialogue constructif. Je redis un énorme merci à tous les admins du site qui font un travail remarquable et extrêmement sérieux.
    Altituderando encourage le débat, mais dans le respect de chacun. Merci donc de veiller à ne pas avoir de propos blessants.
    Merci par avance.

  • par Le 16 octobre 2016 à 22h13

    Entièrement d’accord avec toi, Vince ! il faut mettre les formes, après on peut toujours discuter, parlementer, mais avec les formes, ça passe toujours beaucoup mieux, même en cas de désaccord, ce qui est humain !

  • par VincentLe 15 août 2017 à 22h41

    Bonjour,
    Tout d’abord merci pour ce superbe topo
    Je souhaite effectuer cette belle randonnée, cependant je suis sujet au vertige... quel itinéraire est le moins "gazeux" ? D’avance merci !

  • par Britanicus100Le 15 août 2017 à 23h15

    Ce n’est pas compliqué. Atteindre le col des Portes puis la brèche.
    Au centre de la brèche il y a une tour. Il faut passer à gauche de la tour.
    On arrive à la corde qui permet d’atteindre une vire située à 3m du sol.
    Au dessus de cette vire il y a des spits. Il ne faut pas s’en occuper. Cette voie est réservée aux grimpeurs et est très gazeuse. Il faut sur cette vire simplement se déplacer vers la droite à l’horizontale sur quelques mètres de façon à apercevoir les antennes situées sur la paroi opposée.
    On redescend de quelques mètres pour atteindre cette paroi puis on remonte vers les antennes. C’est une varappe très facile pourvue de grosses prises.
    En haut c’est un peu gazeux mais il n’y a pas moyen de faire autrement.
    Bien repérer le passage de la vire pour le retour.
    Cet itinéraire décrit par Alain est le plus simple , le moins gazeux et le plus accessible en randonnée.

  • par VincentLe 16 août 2017 à 11h30

    Merci pour votre réponse rapide et super claire !
    Je vais le tenter en fin de semaine.
    Petite H.S, je suis fan de vos vidéos : grâce à vous et votre dame j’ai fait cette semaine le Chaberton et le Grand Galibier.

  • par AndréLe 16 août 2017 à 17h40

    Pour éviter la partie "gazeuse", on passe par la cheminée avec le bloc coincé, il n’y a pas de pas d’escalade et pas de difficulté particulière excepté la raideur des éboulis. Heureusement les rochers permettent de s’appuyer. On ne passe pas par la corde fixe.
    L’itinéraire facile se prend 5m sous le départ de la corde a droite dans un petit couloir en partie obstrué par un rocher.

  • par Le 16 août 2017 à 18h16

    Bonjour André
    Il semblerait que le bloc coincé ce soit éboulé.
    Voici la phot de Dyn’s.
    https://www.altituderando.com/IMG/jpg/8/8/f/img_2664.jpg
    Peut-être le passage en est-il facilité, peut-être que c’est foireux.
    Attendons un retour...
    alain

  • par Le 17 août 2017 à 18h50

    Bonjour Vincent
    Je suis parti deux jours en rando alors je vous répond un peu tardivement.
    Merci pour les vidéos, je suis ravi que cela ai pu vous aider.
    Le problème du passage par le bloc coincé est intéressant si il n’y a pas derrière de névé. Or cet endroit est à l’ombre et il reste souvent un névé qu’il faudra traverser.
    Ce névé est sur une pente fortement inclinée, alors sans crampons c’est un peu chaud car il faut éviter de glisser.
    On s’est fait avoir au retour car on est descendu sous la vire et on a emprunté ce passage qui est en fait parallèle à celui de la vire mais situé à une hauteur de corde en dessous.
    On a donc du traverser avec beaucoup de prudence ce névé.
    Et comme le dit Alain on peut éviter la corde en montant juste à droite de celle-ci.
    C’est ce que mon épouse a fait, elle n’aime pas les cordes.
    Et puis une montée de 3m ce n’est pas vraiment gazeux.
    Après le passage de la vire on attend très rapidement le sommet.
    Inutile de pratiquer l’escalade en falaise, c’est une varappe très facile sur des rochers inclinés pour randonneur.
    En haut bien sur comme sur de nombreux sommets c’est un peu gazeux.
    Cela ne vous posera pas de problème.
    Une petite vidéo de Daubram du CAF de Guillestre. Ils ont essayé par le bloc coincé
    mais névé. Ils sont donc passés par la corde où à droite de la corde comme Alain
    le préconise pour gagner cette vire https://www.youtube.com/watch?v=TLd6NUyVzPI

  • par Le 17 août 2017 à 18h53

    Ps J’ai voulu dire en fait en haut de certains sommets c’est un peu gazeux.
    Ici c’est au niveau des antennes que l’on ressent un peu le vide.

  • par VincentLe 21 août 2017 à 21h14

    Et voila, je viens d’effectuer cette superbe randonnée, avec un panorama grandiose au sommet !
    Pour faire un rapide résumé : on a galéré entre le col des portes et le début rocheux. Sur les vidéos ça parait tellement simple, sauf que dans la réalité le pierrier est bien pentu, et les fameux cairns ne sont pas forcément très visibles, on s’est retrouvé 2 fois dans des situations bien compliquées...
    Quand au sommet, on a pas utilisé la corde mais légèrement en contrebas dans la fameuse cheminée ! (pas de névé)
    N’ayant pas le pied montagnard j’ai trouvé le final assez costaud quand même, pas forcément gazeux mais pour moi (vous l avez compris, un vrai débutant) ça a été de l escalade !
    Merci à Britanicus et aux autres pour votre aide.

  • par Le 22 août 2017 à 12h30

    Bravo Vincent, vous avez bénéficié de conditions idéales car on a un beau ciel bleu depuis quelques jours et il ne fait pas trop chaud.
    Je reconnais que la progression dans les éboulis entre le col des Portes et la Brèche n’est pas très confortable.

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